Les Moissons du ciel
Note moyenne
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307 critiques spectateurs

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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2026
Bill et Abby témoignent, en ce début de XXème siècle, de la dureté des temps pour le prolétaire américain, précisément pour cette vague de saisonniers occupés au travail des champs. Comment le couple pourrait-il échapper à sa condition précaire sinon en arrangeant le mariage d'Abby avec son riche et jeune employeur que Bill sait condamner par la maladie...
Je m'en veux de résumer le sujet de Terence Mallick en des termes prosaïques et réducteurs. Car son film n'est pas seulement formellement beau, grâce à la superbe photographie de Nestor Almendros, grâce à la flamboyance de ses couleurs, mais il est riche aussi de sa sensibilité romantique, riche de ces instants de pure poésie nés de paysages champêtres magnifiés. Il ne s'agit pas pour le cinéaste de conter l'infortune d'amants maudits ou cyniques, que ne sont pas Bill et Abby, ni d'accabler ceux-ci d'un châtiment mérité ou pas. Terence Mallick raconte l'histoire de pauvres gens dans leur tentative malheureuse et tragique de s'élever.
Imagé et implicite, le drame n'est pas sans quelques longueurs mais atteint, à l'approche du dénouement, une belle intensité.
bouloumbou
bouloumbou

9 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2026
Le chef d’œuvre de Malick. Tout est en place pour un grand film. Acteurs, drame, lumière, musique… que dire de plus ?
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2026
Les Moissons du Ciel (1978) de Terrence Malick s'impose sans conteste comme l'un des chefs-d'œuvre absolus du cinéma américain. Dès les premières images, le film nous transporte dans un état de grâce visuelle rarement atteint sur grand écran. La photographie somptueuse de Néstor Almendros, baignée dans la lumière dorée de l'heure magique, transforme les plaines du Texas en un tableau vivant d'une beauté à couper le souffle. Le récit, simple en apparence, révèle une profondeur troublante, mêlant amour, trahison et destin avec subtilité et suffisamment de souffle pour éviter le didactisme social. Richard Gere, Brooke Adams et Sam Shepard jouent avec une remarquable justesse, portés par une mise en scène qui privilégie l'émotion à la démonstration. La bande originale d'Ennio Morricone enveloppe le film d'une mélancolie irrésistible. Malick signe ici une méditation poétique sur la nature humaine, où la beauté du monde contraste avec la fragilité des êtres. Un film qui se contemple autant qu'il se ressent et qui vous marque.
Luerna
Luerna

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
Inoubliable, puissant, intense et mélancolique chef d'oeuvre de de Terence Malick. Vu à sa sortie en 1978 lorsque j'avais à peine 16 ans, et ce fut un choc esthétique, la beauté farouche de ces deux hommes, Richard Gere et Sam Shepard (alors inconnus). Je serais plus réservée sur le rôle féminin principal, l'actrice est correcte mais tout de même moins convaincante. La musique de Camille Saint-Saens, la photographie extraordinaire du fabuleux Nestor me déroutait et tout m'emportait. Quand même j'avais lu l'été précédent Les Pâturages du ciel (titre français) de Steinbeck. J'avais aussi vu Géant de Stevens avec James Dean, ce qui me donnait tout de même de précieux points de reconnaissance. Comment ne pas rêver d'Amérique alors ?
C'est un film dont je suis sortie ébranlée, ivre d'envie de vivre, de me battre, de voyager, d'aimer, de conquérir. Quels que soient les obstacles. Je veins d ele revoir en 2026 et je trouve ce film éblouissant de beauté moderne et intemporelle. Difficile de réaliser qu'il date des années 70 !. Dans ce film le rapport aux forces de la nature éternelle d'une part et à l'incertitude des destinées humaines, d'autre part, relève du génie. Et la construction du film est magnifique, avec la voix off de la narratrice et jeune actrice qui boucle le récit sans le fermer vraiment. Avec beaucoup de subtilité et de grâce le sens de l'histoire est mis dans les mains des femmes, seules et pauvres. Il est à regretter que cette toute jeune Linda Manz, elle aussi inoubliable, n'ait pas eu la carrière à laquelle elle pouvait prétendre. C'est un film-monument qui a magnifiquement traversé le demi-siècle.
Verobisson
Verobisson

21 abonnés 312 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2026
Dans « les moissons du ciel », ce qui est extraordinaire, c’est la photographie, d’un film tourné uniquement en pendant « l’heure dorée » c’est à dire 20 mns après la disparition du soleil à son coucher (ela donne tout un film avec une douceur totale, bien adaptée à l’époque où l’électricité n’existait pas)
Le tout sur fond de travailleurs malmenés, les amours rompues, de trahisons de désirs inavoués tout ça dans une belle délicatesse

Malick expose avec lyrisme, ce rapport mélancolique à l'histoire de l'Amérique et à sa violence native, tiraillé entre le ciel et la terre, la Bible et le flingue, l'enfer et le paradis.

Cependant meilleur sur les plans larges en extérieur que les plans intérieurs un peu flous, ce qui passe juste a coté du chef d’œuvre
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2026
Un couple et une petite ado arrive donc dans la ferme d'un riche fermier condamné par la maladie. Une aubaine pour Bill/Gere qui pousse sa petite amie dans ses bras espérant sa mort prochaine. Bill/Gere n'a pas de scrupule et Abby/Adams se laisse convaincre, mais est-ce vraiment pour échapper à la misère ou est-ce par amour pour Bill ?! Malgré le côté crapuleux de ces petits escrocs dont la petite soeur est le témoin, le réalisateur instille dans son récit une douceur et une tendresse omniprésente aussi bien sur le fond que sur la forme. Sur le fond il semble que le triangle amoureux soit dans un sens ou un autre lié par des sentiments sincères mais sinueux et forcément tangents. Sur la forme, la voix Off de la petite soeur, témoin des événements donne un côté innocent voir naïf sur ce qui se passe réellement, tandis qu'on perçoit le style de Terrence Malick, qui place les paysages et les décors comme un élément central, voir comme un personnage principal, légèrement contemplatif mais pas au point de ces films futurs. La photographie avec un léger grain naturel optimisé sur les heures du matin ou du soir, le tout pour appuyer la volonté du cinéaste à créer "une beauté romantique incandescente".
Site : Selenie
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
Un joli film, écrit et parfaitement mis en scène par Terrence Malick. Le réalisateur mythique nous propose avec "Les Moissons du ciel" une belle reconstitution des USA du début du siècle dernier. Il nous offre également de jolis décors sauvages, et une magnifique photographie. Son scénario romantique nous propose un final extrêmement dramatique un peu décevant.
A l'affiche de ce film, une excellente distribution avec la jeune et émouvante Linda Manz dans le rôle de Linda la sœur de Abby, et dans les rôles du couple vedette Abby/Bill : les magnifiques interprétations de Brooke Adams et Richard Gere.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 214 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2026
Eté 1916 au Texas, un ouvrier agricole pousse sa petite amie à épouser le riche fermier qui les emploie pour échapper à leur condition. Superbe film de Terrence Malick avec Richard Gere et Brooke Adams sur une musique d'Ennio Morricone. Les scènes photographiques de la nature sont exceptionnelles, la réalisation très soignée et l'histoire poétique, sociale et dramatique à la fois.
Emmanuel Feuchot
Emmanuel Feuchot

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 avril 2026
Comment est-il possible d'ériger ainsi ce film au niveau de chef d'oeuvre ?
Un scénario creux...
Des acteurs qui ont des têtes des années 80 : rasés, toujours coiffés (coupe 80's) malgré les difficultés de la vie de l'époque.
Les dents blanches...
Totalement irréaliste...
Rien de crédible....
Ridicule.

De la neige pendant les moissons.
Des vêtements repassés...

Rien ne va....

Regardez plutôt There will be blood de Paul Thomas Anderson, c'est un vrai chef d'oeuvre....
ODYSSEAS
ODYSSEAS

16 abonnés 80 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2026
Revu avec plaisir à la télé, un film qui exige le grand, voire le très grand écran pour en apprécier toute la beauté.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2026
Deuxième tentative mais toujours en petit écran, vais-je partager les avis toujours dithyrambiques sur ce film?
Si effectivement je dis oui aux prises de vue et à la photographie au crépuscule, et également à la mise en scène de travail collectif durant la première partie des moissons, en revanche le jeu d'acteurs ne procure pas d'émotion profonde et l'histoire a un côté artificiel et peu réaliste, voire simpliste. Malick intercale des passages qui ne dénoteraient pas dans un film animalier et à nouveau de bonne qualité.
Le mariage vénal raconté par la petite sœur laisse les sentiments à distance. Linda Manz est la plus attachante des trois acteurs principaux.
A voir la maison du fermier - on dirait un tableau de Hopper- on comprend que Wenders aime ce film et en particulier la présence de Sam Shepard, en maitre des lieux, plus romantique que patron inflexible.
En résumé, on ne s'ennuie jamais devant une collection de très belles photos, mais le cinéma c'est autre chose que l'apparition des premiers tracteurs pour venir remplacer les chevaux de traits.
Le titre original se réfère au paradis ou au ciel (days of heaven) lequel effectivement occupe une large part des cadrages, mais on peut aussi y devenir une référence religieuse, voir biblique spoiler: (l'invasion des sauterelles)
.
Est-ce les curés de l'époque se sont mis à bénir les machines-outils des aciéries tout comme ils le faisaient au démarrage de la moisson?
Quitte à revoir du Malick, je choisirais plutôt Une vie cachée, un tournage quarante plus tard. Plus humain sans perdre la beauté formelle.
TV2 - mars 2026
Denis Dambrain
Denis Dambrain

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Très beaux paysages naturels sublimés par le réaliser.
Acteurs assez bon.

Mais loooooooonnnnng !

Je me suis endormi...

Mais pour ceux qui aiment les histoires romantiques c'est très bien. Sinon... vous serez peut être déçus..
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2026
même avec un scénario sans grande originalité, on peut faire un très joli film. Il suffit de montrer sans trop dire et d'envelopper et laisser parler les images et la musique.
ici l'intrigue est simple,, au début du siècle dernier, un jeune homme, sa petite sœur et son amante qu'il fait passer pour sa grande sœur, fuient les usines sidérurgiques de Chicago pour le Texas et ses immenses terres à blé où l'on a besoin de beaucoup de main d'œuvre pour la moisson; Le fermier est jeune, beau, taciturne, riche et malade. D'où un plan immoral pour assurer l'avenir du trio.. Chassé-croisé amoureux aux contours évolutifs et flous. Mais sublimé par des images somptueuses, de levers et coucher de soleil, de plaines ondulants sous la brises, de bisons, de rivières, de sauterelles, de trains, de voitures ou d'avions et d'une maison près de la voie ferrée qui est inspirée d'un tableau de Hopper.
Le réalisateur sublime tout ce qu'il montre, comme si l'histoires racontée, ou la critique sociale et même la musique de Morricone, n'étaient là que pour accompagner toutes ces images d'une beauté exceptionnelle
Azure
Azure

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Bon film, avec une histoire d'un autre temps qui nous replonge dans le passé. Tout au long nous avons la vision de la petite fille en tant que narratrice. C'est sympa à regarder mais ce n'est pas un grand chef d'œuvre.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2026
"Les Moissons du Ciel" est un paradoxe cinématographique : c'est un film d'une beauté visuelle indéniable, mais c'est aussi une expérience qui peut s'avérer profondément frustrante et hermétique. L'œuvre de Terrence Malick est une splendeur pour les yeux, mais laisse l'esprit et le cœur sur leur faim.

Il est impossible de ne pas être marqué par la photographie absolument sublime du film. Chaque plan, baigné dans la lumière de la "golden hour", est un chef-d'œuvre pictural qui a valu à juste titre un Oscar à son directeur de la photographie. La poésie de la mise en scène de Malick, contemplative et sensorielle, et la bande originale envoûtante créent une atmosphère onirique et une beauté formelle rarement égalées. Sur le papier, tout est là pour un grand film.

Malheureusement, cette magnifique vitrine est au service d'un scénario jugé trop ténu et elliptique. Le récit, qui devrait être une tragédie amoureuse poignante, est tellement épuré et fragmenté qu'il peine à exister. Le rythme, d'une lenteur extrême et contemplative, finit par lasser et par transformer la contemplation en un ennui poli. Les longues séquences d'observation de la nature, bien que superbes, semblent souvent déconnectées de l'intrigue et étirent un récit qui manque déjà de substance.

Cette approche crée une froideur émotionnelle et une distance quasi infranchissable avec les personnages. Ils évoluent comme des silhouettes dans un paysage grandiose, leurs motivations sont floues et leur drame peine à nous toucher. On admire le tableau, mais on ne ressent jamais la passion, la jalousie ou la douleur qui devraient être au cœur de l'histoire.

Au final, "Les Moissons du Ciel" est une expérience déroutante. C'est un objet d'art visuel incontestable, une prouesse technique et esthétique qui mérite d'être vue pour sa beauté plastique. Mais en tant que film, en tant que récit censé nous émouvoir et nous raconter une histoire, il échoue en grande partie, laissant l'impression d'une coquille magnifique, mais désespérément vide.
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