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Tupois Blagueur
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4,0
Publiée le 2 février 2014
Cela faisait très longtemps que je voulais voir ce film dont on dit que c'est un chef d'oeuvre du cinéma. Honnêtement je ne serai pas aussi enthousiaste, mais je dirai que c'est un très bon film. D'abord parce qu'il est bien construit : même si le scénario est loin d'être original, la construction narrative est solide et nous emmène rapidement dans ces champs du Texas, et Terrence Malick filme la nature et les animaux avec une évidente facination, comme si le sujet principal du film n'était pas forcément les hommes mais plutôt les animaux. Mais " Les Moissons du ciel" c'est aussi un triangle amoureux, ici en les personnes d'un jeune couple qui survit et d'un riche et jeune propriétaire terrien. Ce thème est universel, et apporte son lot d'émotions et de disputes, tout comme il amène la fin dramatique du film. Pour nous faire voir et entendre tout cela, Malick n'a pas forcément besoin de faire dialoguer à foison ses personnages, il n'utilise pas non plus une mise en scène tapageuse ou virant au second degré. Non, parfois des regards simples, fugitifs suffisent, des regards qui en disent long, parfois on a juste de besoin de ressentir l'horreur d'une situation grâce à la voix-off de la fillette, l'entendre parler de situations que peu d'enfants connaissent. Je crois qu'à tout moment, Malick nous laisse le soin de nous faire notre propre idée sur le film, comme s'il n'était que le messager d'une vérité ou le conteur d'une histoire, une histoire à laquelle il n'aurait jamais participé.
Je m'attendais à un film plein de sentiments ,de compassion pour un homme de cela . Les images sont belles ,on sent au début un souffle épique avec de belles images de paysages et d'animaux. Le procédé de la voix off est totalement insupportable . Le faux frère omniprésent se comporte bizarrement et tue curieusement le mari malade. L'actrice du rôle principal n'est pas très convaincante. La fuite armée est bêtement grotesque. un beau scénario, de belles images, mais de sentiments très peu. Les 5 étoiles..... me semblent très injustifiées.
Visuellement "Les moissons du ciel" est superbe et révèle déjà l'une des thématiques fortes que Malick développera dans ses films suivants : le rapport entre l'Homme et la Terre. Pour cela il nous montre la vie de paysans américains du début du siècle en en faisant une parabole sur les inégalités sociales et sur l'ambition. Mais il le fait avec un minimum de mots, ce qui créer une froideur et une distance dommageable avec ses personnages. Heureusement son montage est très resserré, et on évite ainsi tout sentiment de lassitude pour se laisser malgré tout transporter par l'histoire.
C'est le deuxième long-métrage de Terrence Malick, son chef-d'oeuvre à ce jour. Et l'un des plus beaux films jamais tournés. Tableau d'une époque, il évoque l'industrialisation en marche, l'exploitation de la population ouvrière, les travaux des champs. Sur le plan social, on songe aux Raisins de la colère, de John Ford. Et sur le plan formel, certains plans sont dignes des toiles de Millet. Mais le réalisateur transfigure ces références cinématographique et picturale pour faire oeuvre unique. Dépassant la dimension sociologique, embrassant dans une même contemplation le drame des passions humaines et les vibrations de la nature, il fait jaillir un lyrisme sublime, qui touche à la fois au terrestre et au divin. L'histoire est simple et bouleversante. La narration procède par petites touches, avec pour fil directeur la voix off de Linda, petite fille à la voix et au visage singuliers, tout droit sortie d'un roman de Faulkner. Les dialogues sont rares, mais quelques mots et regards suffisent pour exprimer l'essentiel. Le récit avance comme en apesanteur, alignant des moments suspendus avec une grâce inouïe, jouant du bonheur éphémère et de la tragédie latente. Beauté troublante. Indicible mélancolie. Mais ce qui marque le plus dans ce film, c'est la sensibilité du réalisateur à la nature. Jamais on ne l'avait filmée ainsi, dans un tel mouvement sensuel. C'est une fête pour les yeux et pour l'ouïe. Le toucher et l'odorat semblent aussi sollicités par on ne sait quel miracle. Malick a fait preuve d'une patience et d'un sens esthétique incroyables pour capter la pousse d'un grain de blé, la caresse du vent dans les épis, la vie des animaux, la lumière et les couleurs idéales. Ici, chaque plan est un tableau. Et l'enchaînement est un poème. Cela dit, la nature n'est pas seulement un cadre à l'action, elle en est la résonance. Et même plus que ça. Il y a une forme de panthéisme chez le réalisateur. Le divin est dans la nature, qui protège ou punit les hommes. L'évocation de la Bible au début du film, la réflexion de la petite fille sur le bien et le mal, ou encore l'attaque des sauterelles (comme l'une des dix plaies d'Égypte), suivie d'un incendie d'apocalypse, sont autant d'indices d'une inspiration mystique qui s'inscrit dans un registre poétique. Auteur du scénario et de la réalisation, Malick ne doit cependant pas récolter tous les lauriers. La photographie de Néstor Almendros est somptueuse ; la musique d'Ennio Morricone ajoute à l'envoûtement des images ; les acteurs principaux (Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard) dégagent une innocence émouvante et sont d'une beauté renversante. L'association de ces talents laisse béat d'admiration. En 1979, le film a obtenu l'Oscar de la meilleure photographie et le Prix du meilleur réalisateur au festival de Cannes. Terrence Malick attendra ensuite vingt ans avant de refaire du cinéma (La Ligne rouge, 1998).
J'ai voulu voir ce film par curiosité, parce qu'il figurait selon les critiques parmi les chefs d'oeuvres absolus du cinéma, l'un des meilleurs films jamais tournés. Je n'avais pour ma part jamais entendu parler de Terence Malick, béotienne que je suis. Sans préjugé aucun et ne connaissant même pas le synopsis, j'ai démarré le visionnage. Je pensais tomber vu le début sur un film genre " les raisins de la colère ", que j'avais beaucoup apprécié. Mais malgré les images superbes qui défilèrent telles des tableaux sous mes yeux, malgré les thèmes abordés intéressants mais déjà vus ailleurs, je me suis rendue compte et davantage encore lorsque j'ai lu les critiques dithyrambiques des admirateurs éperdus de ce film et d'autres du même réalisateur, que j'avais tenté d'emprunter un chemin qui n'est pas et ne sera jamais de ceux qui pourraient me conduire quelque part. Car peu contemplative de nature et peu esthète, je me suis copieusement ennuyée pendant la totalité du film. Dès l'arrivée à la ferme, voyant le fermier, j'ai aussitôt supputé un intérêt du fermier pour le personnage interprété par Brooke Adams, tout en imaginant les implications de situation en découlant, changement de niveau de vie, jalousie du fiancé, violence, drame. Et je déteste les mélos, aussi flamboyants soient-ils. Richard Gere arbore un brushing très peu en rapport avec son personnage d'ouvrier 1910. Brooke Adams est mignonne, mais pas de quoi ameuter les foules. Sa fraîcheur est peu crédible après des années d'esclavage à peine salarié où les années comptent triple. Bon, j'ai bien compris que l'histoire du triangle amoureux n'était pas l'essentiel du film, sauf que pour moi, un film doit s'articuler autour des interactions entre différents personnages et certains événements. Il y a beaucoup de personnes plus sensibles que moi, mais l'on peut quand même se demander si un certain snobisme ne préside pas à l'engouement suscité par ce film.
Un film simple et pudique qui étonne par sa beauté et sa profondeur. Déjà en 1978, Malick prouve ici qu'il est un virtuose de la mise en scène. Avec une photo époustouflante de beauté et son regard incroyable sur la nature, l'homme et Dieu, le cinéaste délivre une copie formellement parfaite. La caméra reste à hauteur d'homme et filme ses faiblesses sans jamais juger. La réalisation est à la fois simple et discrète tout en étant absolument divine, ce qui est remarquable. Le scénario est au diapason avec une histoire simple qui a finalement des implications philosophiques très intéressantes. On regrettera peut-être un rythme trop doux, mais tout cela reste sublime.
Terrence Malick décline un être humain enchaîné à la Terre sous l'oeil impassible des cieux dans cette deuxième oeuvre aux airs panthéistes, d'une magnificence picturale crépusculaire (la plupart des plans y ayant été tournés) marquante, mais aussi limitée de manière agaçante par l'obstination du réalisateur à délaisser son récit. Des images splendides donc, quelques plongées et contre-plongées bien senties ainsi que certains appuis mythologiques jettent un regard admiratif sur les cieux, mais sous ce couvercle céleste, l'espace est presque envahi par le vide. Vide narratif, que le réalisateur ne cherche pas à combler mais entretient avec des ellipses agaçantes, mais aussi vide émotionnel pour cause de personnages dont la placidité est certes apaisante, mais crée une barrière pour l'empathie. On se concentre donc sur les blés ondulants et la beauté de l'Amérique profonde. Certes beau, mais toujours aussi plein de vacuité.
J'ai été déçu par ce film. Après Badlands ou la Balade Sauvage, j'attendais beaucoup du deuxième film de Terrence Malick. Oui la photographie est superbe, oui les images sont magnifiques, mais c'est un peu près tout, et beaucoup trop court pour en faire un chef-d'oeuvre. Le scénario est banal, même assez cul-cul, la psychologie des personnages n'est pas assez exploitée.
La forme prédomine sur le fond, donc. J'ai du mal à comprendre les critiques dithyrambiques qui entourent ce film.
Des qualités esthétiques rares et une sensibilité artistique chez le réalisateur qui placent Les Moissons du Ciel comme un film à part. On conserve longtemps à l'esprit les plans larges sur les champs de blé et sur le ciel aux multiples textures.
Terrence Malick met ici en scène une femme partagée entre deux hommes: le premier est son frère, l'autre est riche, et gère la période des moissons. Ce triangle amoureux au milieu de cette nature changeante, donne au film un caractère diablement envoûtant. Car les acteurs, tous exceptionnels (pouvant passer de la sérénité à la fureur) semblent pouvoir transmettre leurs émotions au spectateur. Ce dernier ressent toute la sensibilité qui se dégage de l'image de Malick, unique et sublime. Ces émotions, si fortes, peuvent aussi exister grâce au rôle majeur joué par la Nature. Celle-ci semble avoir une grande influence sur le contenu narratif. En effet, quand un champ de blé brûle, il annonce un terrible tournant dans les passions qui animent les personnages. De même que tout semble aller au mieux quand ces gens se quittent sous un magnifique coucher de soleil. Cette cohérence est maintenue tout au long du film, en provoquant des effets de mise en scène virtuoses (le changement de couleurs et de rythme lorsque un drame arrive). "Les Moissons du Ciel" est donc une oeuvre riche, où abondent les thèmes chers à son auteur ( La Nature, qui porte toujours en elle un mystère et une signification, l'Amour naïf et dangereux, ou encore la Liberté qui serait le salut de l'Homme), et qui dévoile, derrière chaque regard, chaque mot, et chaque plan, une nouvelle piste à explorer.
Un film grandiose magnifique et touchant. On arrive à un stade de film qui fait ressortir des choses que l'on attend sans pouvoir les exprimés. Le jeu des acteurs parfait, sans prétention du grand art.
Que dire , ce film est le chef d'oeuvre de Malick ! il est beau poétique térriblement bien joué, non il n'y a rien a jeté a ce film ! l'ambiance est magnifique Richard gere est dans un rôle sérieux sam shépard au sommet de son art .. réellement je ne trouve pas de défaut 1h29 de pur bonheur !!
De brillants passages qui témoignent d'une sensibilité artistique indéniable, et rare. L'ensemble est touchant, fiscellé, même intéressant. Cependant, l'écriture est parfois douteuse, plongeant parfois dans une morale mystique peu appropriée, ou mal présentée, et certains passages, mauvais disons-le, contrastent étonnement avec le reste de l'oeuvre. Cela est dommage, mais "Les moissons du ciel" en reste tout de même un film de qualité, globalement... (12/20).
Sommet de l'oeuvre de son réalisateur, Les moissons du ciel est un melodrame flamboyant qui réunit en un film tous les miracles made in Mallick : un art filmique incomparable s'appliquant aux fonderies incandescentes comme à des champs cultivables envahis par les criquets dans le soleil couchant. Une sublime histoire d'amants maudits guidés cette fois (contrairement à Badlands) par une ambition purement matérielle (la mythologie de la conquête de l'Ouest n'est jamais loin) et qui lui donne même des allures de film noir (Assurance sur la mort, Le facteur sonne toujours 2 fois), la grâce infinie en plus.