Malick film d'une façon magnifique. Chacun de ses plans est somptueux, comme toujours! Il signe un grand film, critique sociale de l'époque et une histoire d'amour, de jalousie, de confrontation entre deux hommes pour une femme palpitantes Mais la seule chose qui m'a quelque peu déplu sont les dialogues. Je les ai trouvé moins bien écrit que dans ses autres long métrages et je me dis que, peut être, la voie off suffisait, et que les dialogues étaient peu utiles, superficiels, et qu'ils parasitaient presque le film, et qu'un long métrage muet s'eut presque été mieux! De l'art a l'état brut!
Une belle histoire simple et une image magnifique : à la différence de certains réalisateurs, Malick réussit à captiver le spectateur par la beauté d'un film par sa photographie et une histoire humaine tout en étant simpliste, sans tomber dans la mièvrerie à aucun moment. Le cinéaste fusionne l'amour avec les éclats de couleurs des paysages, où la plupart des plans sont tournés à l'aube et au coucher. Il y a aussi la durée qui a déterminé l'excellence du film puisque le film ne dure qu'une heure trente alors que d'autres l'auraient allongé de séquences inutiles, glamour et lourdes à souhait. De même pour la musique, Morricone re-orchestre une version du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns et donne une oeuvre somptueuse qui se marie avec l'image. Le pari artistique est rempli à merveille, la photographie de Almendros est exquise, le jeu d'acteur très bon, et malgré une fin un peu bâclée qu'on pardonne l'histoire est honorable pour ce très grand film.
A chaque film de Malick, j’essaye de me réconcilier (de me concilier plutôt) avec son cinéma, mon erreur aura été de ne pas chercher dans ses premiers films plus tôt. A l’époque où il n’était pas encore proclamé génie. Avec les Moissons du ciel, j’arrive enfin à le considérer comme tel.
Si loin de la prétention accablante de ses derniers films -en particulier The Tree of Life et A la merveille-, Les Moissons du Ciel montre à quel point ces deux films sont des parodies de ce qu’il à pu réaliser : la splendeur des plans de paysages, les caméras aériennes, la volonté de montrer pas sa mise en scène une cohabitation entre la nature, les animaux et les hommes malmenée, l’atomisation de la narration par des ellipses et un montage poétique récurent.
Ses deux derniers films cherchaient à capter une métaphore de la vie, de l’amour, par une successions de symboles, de plans-métaphores, Les Moissons de Ciel vise plus bas et touche infiniment plus haut, les métaphores sont à l’échelle du film et non du plan. Elles sont émouvantes, sincères, justes, quand The Tree of Life est anecdotique, enfantin, auto-satisfait.
Sous couvert d’un mélodrame dans un Texas tantôt tourbillonnant de blé, de fumée, de feu, (et de sauterelles) tantôt calme, fluide, Malick signe un film ou le lyrisme côtoie la violence, celle du travail à la chaine dans une Amérique profonde, celle de la transformation de la terre par l’homme et celle de la nature qui reprend ses droits, celle de l’amour décu, trompé par l’ambition, celle de la vengeance et celle du regret. Un Southern Gothic, lyrique au plus haut point, magnifiant ces étendues de blé comme ces couples rompus, qui, sans cesse évoluent.
La voix off, est ici un fil conducteur, elle nous guide entre les plans, nous amène aux quelques séquences narratives et dialoguées mais jamais bavardes, loin du mutisme d’A la merveille, loin des voix off puritaines pseudo-métaphysiciennes de The Tree of Life. Il nous montre une fois de plus son amour pour les belles femmes qui gambadent, sans confiner au ridicule cette fois, au contraire, Brooke Adams, dévastée ou exaltée est envoutante.
Les Moissons du ciel, réalisé, filmé et interprété avec virtuosité, prouvent que Malick avait énormément à offrir quand son statut de génie était encore à faire, et je meurs d’impatience de passer à nouveau quelques heures devant l’un de ses (premiers) films.
La fresque tragique de Terrence Malick me touche à chaque fois encore un peu plus ... Les décors, la musique, la photo, les acteurs, cette histoire, tout me bouleverse ! Terrence Malick filme les champs de blés, l'invasion de sauterelles, les personnages, la vie et la mort sous toutes ses coutures avec une maestria renversante. Le générique à lui seul est un modèle du genre, un chef d'oeuvre ! Un cinéaste qui use des métaphores, il peuple son cinéma et magnifie chaque geste ! Je manque toujours de mot pour dire ce que je ressens vraiment, trop d'émotions ... Simplement, Days of Heaven - titre original oblige - est un long métrage fascinant, une Oeuvre d'Art !
Un drame romantique subtil et fin, qui traite d'un triptyque amoureux dans lequel la femme devra choisir entre passion et raison. Une belle reconstitution historique avec des plans magnifiques. Mais globalement trop lent et souvent en manque de fluidité dans l'enchaînement des scènes. Il laisse un goût d'inachevé largement comblé plus tard par le somptueux " Nouveau Monde".
Un film d'une lenteur indescriptible. Je n'y ai trouvé aucun intérêt, mis à part de voir des anciennes machines agricole en fonctionnement. On est loin du chef d'oeuvre annoncé par beaucoup de critiques...
Avec ce second film, Mallick confirme son talent de metteur en scène avec une histoire d'amour superbe. Si l'histoire reste assez classique, c'est bien la mise en scène et la photographie splendide qui magnifie ce film pour un résultat des plus réussi. Les acteurs excelle et parviennent a rester "sobre", laissant l'image raconté l'histoire. Enfin, la BO signée Ennio Morricone apporte la dernière touche au tableau, faisant de ce film un immense classique et l'un des plus film (visuellement) de l'histoire.
Un poème visuel effarant de beauté. L’autre chef-d’œuvre du réalisateur, avec Badlands. C’était la belle époque, celle où Malick n’essayait pas de livrer des messages philosophico-catho, celle où il se reposait uniquement sur son incroyable talent de cinéaste et ne cherchait pas à se la jouer grand penseur. Une œuvre impérissable.
Comme toujours dans les films de Terrence Malick, "Les moissons du ciel" propose une bande-son magnifique couplée avec des images sublimes. Tout ceci pour soutenir une histoire fort intéressante. A ne pas rater, donc !
Un film d'une toute beauté. Rares sont les films qui permettent un dépaysement tel que celui-ci. Ce champ de blé à l'infini que l'on peut presque sentir avec ses mains tellement c'est bien filmé est à la limite du Fantastique.
Visuellement époustouflant. Rien que pour la photographie, il faut voir ce film. On peux regretter quelques longueurs et un scénario un peu léger, mais sinon, c'est grandiose.
Terrence Malick est l'un des plus grands génie visuel du 7ème art et il sera très dure de l'y déloger. Fort d'une filmographie parfaite sans aucun raté, Les moissons du ciel confirme ce status que j'aime répéter haut et fort depuis avoir été totalement envouté par "le nouveau monde" et "tree of life". Richard Gere offre une interprétation remarquable dans ce qui ressemble pour moi comme son plus grand rôle.