Les Moissons du ciel
Note moyenne
4,0
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308 critiques spectateurs

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JSCooper
JSCooper

11 abonnés 881 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2026
"Les Moissons du Ciel" est un paradoxe cinématographique : c'est un film d'une beauté visuelle indéniable, mais c'est aussi une expérience qui peut s'avérer profondément frustrante et hermétique. L'œuvre de Terrence Malick est une splendeur pour les yeux, mais laisse l'esprit et le cœur sur leur faim.

Il est impossible de ne pas être marqué par la photographie absolument sublime du film. Chaque plan, baigné dans la lumière de la "golden hour", est un chef-d'œuvre pictural qui a valu à juste titre un Oscar à son directeur de la photographie. La poésie de la mise en scène de Malick, contemplative et sensorielle, et la bande originale envoûtante créent une atmosphère onirique et une beauté formelle rarement égalées. Sur le papier, tout est là pour un grand film.

Malheureusement, cette magnifique vitrine est au service d'un scénario jugé trop ténu et elliptique. Le récit, qui devrait être une tragédie amoureuse poignante, est tellement épuré et fragmenté qu'il peine à exister. Le rythme, d'une lenteur extrême et contemplative, finit par lasser et par transformer la contemplation en un ennui poli. Les longues séquences d'observation de la nature, bien que superbes, semblent souvent déconnectées de l'intrigue et étirent un récit qui manque déjà de substance.

Cette approche crée une froideur émotionnelle et une distance quasi infranchissable avec les personnages. Ils évoluent comme des silhouettes dans un paysage grandiose, leurs motivations sont floues et leur drame peine à nous toucher. On admire le tableau, mais on ne ressent jamais la passion, la jalousie ou la douleur qui devraient être au cœur de l'histoire.

Au final, "Les Moissons du Ciel" est une expérience déroutante. C'est un objet d'art visuel incontestable, une prouesse technique et esthétique qui mérite d'être vue pour sa beauté plastique. Mais en tant que film, en tant que récit censé nous émouvoir et nous raconter une histoire, il échoue en grande partie, laissant l'impression d'une coquille magnifique, mais désespérément vide.
SB88
SB88

42 abonnés 1 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Les Moissons du ciel - un homme amoureux et desargenté pousse sa dulcinée dans les bras d’un riche propriétaire. Dans le résumé ça donne envie mais l’exploitation est sans surprise. L'issue trop simple. Si vous voulez un film romantique, plein de bons sentiments, vous serez au bon endroit
L’ensemble est correct mais sans plus
3,2/5
denis vieille
denis vieille

1 abonné 108 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mars 2026
Un film pour cinéphile averti, ce que je ne suis pas . la demi étoile sera attribuée à quelques belles images de criquets et aux contrejours qui constituent ce que je retiendrait de ce film.
Je lui accorde aussi une petite valeur thérapeutique ca il est très reposant, un peu trop à mon goût ...
ben ben94
ben ben94

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2026
soit disant un chef d'œuvre, quel ennui oui!
à part quelques très beaux plans et des paysages magnifiques, ce film est d une lenteur terrible. l histoire est très peu captivante et il y a 3 minutes d action. film extrêmement surcoté.
M C
M C

142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2026
Un film qui peut laisser perplexe tant il est sonore et particulier. Malick nous emmène dans cette période cruelle des années 20 au Texas du Nord, à travers une histoire simple et bien documentée.
brianpatrick
brianpatrick

119 abonnés 1 871 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
Les moissons du ciel. Un classique du cinéma. Comme il semble facile de tourner un chef d'oeuvre du cinéma américain. Cela parait facile certes. La misère sociale dans les années vingt dans l'Amérique profonde. Les ouvriers du nord qui partent dans le sud afin de devenir travailleurs agricoles. C'est vrai que la misère et le chômage ramène les gens vers la nature. Le retour aux choses simples. A la méditation et à l'ésotérisme. Ce film, tourné uniquement en extérieur, mérite son Oscar pour la photographie. De très belles prises de vue. Le Texas et ses plaines fertiles. Pour les scènes, une très bonnes cadences. L'acteur principal, Richard Gere. Mais il y a aussi Brooke Adams, et son extrême beauté. Mariée à Tony Shaloub, l'acteur principal de Monk. Et aussi l'actrice Linda Manz, décédée trop tôt, à l'âge de 58 ans. Une musique d'Ennio Morricone, mais un son timide dans ce film. Par contre il y a le son du festival de Cannes. Le festival de Cannes de maintenant. Aquarium, du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saens. Un compositeur parisien, il y a l'astéroide 5210 qui porte d'ailleur son nom.
Hector de Troie
Hector de Troie

2 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
Film qui suit le génial La Balade sauvage, Les Moissons du ciel raconte l’histoire d’un couple, Bill et Abby, de Chicago, contraint de fuir la ville pour chercher du travail comme saisonniers au Texas en 1910. Ils trouvent un emploi dans une ferme exploitant le blé. Le travail y est dur, très dur et ingrat. De plus, n’étant pas mariés, ils doivent faire semblant d’être frère et sœur. C’est cette “astuce” qui va provoquer un changement radical pour eux : le riche propriétaire, mourant, tombe amoureux de la jeune femme et propose de l’épouser. Le couple accepte de jouer le jeu, sachant que c’est une chance unique de sortir de sa situation difficile.

On suit la route de ces personnages et l’on espère avec eux que tout se passera bien, qu’ils pourront vivre heureux dans ce petit paradis. Leur ascension sociale transforme leur statut du jour au lendemain, symbolisant sans doute l’ascension sociale possible aux États-Unis. Mais la vérité finit toujours par les rattraper, implacable, comme dans les tragédies grecques.

spoiler:
Car grâce à l’amour, le propriétaire semble aller de mieux en mieux, et sa mort n’est plus imminente. Lorsqu’il découvre la vérité, il explose de rage, brûle tout et s’apprête à tuer le vrai mari. Sans l’amour, il n’aurait pas survécu et n’aurait pas eu la confiance nécessaire pour affronter Bill. Ainsi, c’est l’amour qui, paradoxalement, va les perdre, peut-être le “péché” d’avoir trompé le propriétaire et de bouleverser sa première union avec Bill. Oui, il s’appelle Bill, mais nous n’entendons presque jamais son nom. spoiler:


spoiler:
Puis l’enfer s’abat sur le domaine par le feu, un feu terrifiant et quasi divin. Cette vision de l’enfer est impressionnante. Le propriétaire retrouve Bill et tente de le tuer ; Bill se défend et le tue. On les suit dans leur fuite, un peu comme dans Badlands et la forêt : la vie sauvage leur sert de dernière cachette, rappelant Adam et Ève traqués qui doivent quitter le paradis pour affronter la douleur de la civilisation. Ce qui marque, c’est le ton léger de cette fuite, comme si ce qu’ils avaient commis n’était pas grave, ou comme s’ils étaient encore au paradis. À la fin, Bill est tué et sa compagne n’a plus rien, à part la petite sœur de Bill, et doit regagner la civilisation, symbole de tristesse et de brutalité. spoiler:


C’est avant tout un film contemplatif sur le travail des champs, presque un tableau impressionniste. Les plans sont magnifiques, leurs couleurs chantantes, presque pastel, parmi des décors qui n’en sont pas vraiment : cinq d’entre eux m’ont particulièrement marqué.

La maison… La maison… On la croirait sortie d’un tableau de Hopper. En vérifiant, c’est bien le cas : Malick s’est inspiré de Maison au bord de la voie ferrée. Cette maison est étrange, isolée au milieu de nulle part, gothique et envoûtante.

Un autre élément frappant est le travail de la terre. On voit les gens labourer, et ce qui marque, ce sont ces machines agricoles. Nous sommes en 1910 et elles sont encore rudimentaires, énormes, ressemblant aux engins imaginés par Miyazaki dans Le Château dans le ciel. Les tracteurs paraissent presque des locomotives adaptées à peine pour le champ.

Les éléments, la terre et le ciel, sont omniprésents, presque des acteurs du film. Ils sont écrasants, et la maison semble être la seule chose tangible. On retrouve aussi la colère divine qui s’approche, avec ce ciel d’orage tout simplement sublime. Comment filmer si magnifiquement quelque chose d’ordinaire ? Comment un thème qui évoque La Petite Maison dans la prairie peut-il devenir presque mystique ? En tant que cultivateurs, le ciel guide leur vie et leur rythme. Tout semble simple sous son regard. La terre, blonde comme le soleil, les nourrit, les fait vivre. Les épis de blé bruissent, cachant les animaux sauvages, les créatures du paradis. La musique de Saint-Saëns magnifie cette ambiance.

Enfin, une “nature morte” — ou presque : une carafe de liqueur et deux verres posés sur une table — révèle, en un instant, toute la magie du film. C’est un véritable tableau qui se déploie devant nos yeux.

C’est la magie de ce film : faire d’un sujet apparemment banal quelque chose d’autre par la beauté de l’image, parler des hommes, du destin et de Dieu. 4/5
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2025
On ne peut nier la beauté des images, souvent tournées à l’heure dorée (dans l’Alberta, dues à l’Espagnol Néstor Almendros, 58 ans, connu pour avoir collaboré 9 fois avec François Truffaut et 7 fois avec Barbet Schroeder et Éric Rohmer, et qui obtint l’Oscar de la meilleur photographie), afin, probablement, de donner une atmosphère empreinte de spiritualité [le titre original fait référence à un extrait (11 :21) du Deutéronome (5e livre de l’Ancien testament) : « Afin que vos jours et ceux de vos enfants soient nombreux dans le pays que l’Eternel a juré de donner à vos ancêtres, autant que les jours du ciel sont au-dessus de la terre »] ; le film est une ode à la nature (beaucoup d’animaux filmés tels que des bisons, des paons, des faisans, des dindes et mêmes des criquets) et aux saisons. Cela est renforcé par le recours à la musique « Aquarium », 7e morceau du « Carnaval des animaux » (1886) de Camille Saint-Saëns (1835-1921), et rendu populaire lors de chaque festival de Cannes. spoiler: Sans oublier la scène, digne des enfers, de l’incendie, accidentel, des champs de blé.
Malheureusement, le point faible est le scénario, un peu atone, (sauf vers la fin), hésitant entre le drame social [recours à des ouvriers agricoles temporaires pour la moisson au Texas, payés 3 $ par jour, en 1916, mais on est loin des « Raisins de la colère » (1940) de John Ford, même si les photos en noir & blanc du générique montrant des gens du peuple étaient de bon augure] ou le film noir [ spoiler: deux hommes, l’un riche, malade et propriétaire (Sam Shepard, 35 ans), l’autre pauvre, impulsif et ancien ouvrier d’une fonderie à Chicago (Richard Gere, 29 ans), amoureux de la même femme (Brooke Adams, 29 ans)
] mais on est loin des films « Le facteur sonne toujours deux fois » (1946) de Tay Garnett ou « Assurance sur la mort » (1944) de Billy Wilder. Quant à la sœur de l’ouvrier (Linda Manz, 17 ans), son rôle n’est pas indispensable, hormis sa voix off qui commente les événements. spoiler: Idem pour l’irruption des clowns italiens en avion.
Lujsharkzz
Lujsharkzz

14 abonnés 708 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 octobre 2025
Film culte certes avec un récit très sympa et de bons événements, mais c'est mal mené, même pour l'époque. Alors oui c'est beau, mais pendant plus de 1h on a juste le droit à des plans sur les champs de blé avec soit des ouvriers qui travaillent soit les protagonistes qui s'amusent. Et c'est dommage parce que avec une meilleure tension et un meilleur rythme et le film aurait été excellent, mais non. On se contente de peu, de très bonnes idées mais qui ne collent pas avec le rythme. Au final on se retrouve avec 1h30 de film qui semble assez lourde et limite frustrante, dommage j'ai pas accroché.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2026
D’une beauté presque irréelle, Les Moissons du ciel transforme une tragédie amoureuse en méditation cosmique sur la fragilité des existences. Terrence Malick filme la nature comme une présence souveraine, indifférente aux drames humains qui se jouent à sa surface. La photographie légendaire de Néstor Almendros, baignée dans la lumière fuyante de l’« heure magique », confère au film une dimension presque picturale, suspendue entre réalisme et rêverie. Derrière l’apparente simplicité du récit, chaque geste, chaque regard entre Richard Gere et Brooke Adams semble déjà chargé d’une fatalité silencieuse. De cette alliance entre grâce visuelle et tristesse diffuse naît un poème de cinéma d’une pureté bouleversante.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
Impossible de réduire ce film de Terrence Malick à un simple triangle amoureux tant la beauté esthétique de la mise en scène irradie l’écran par les longs plans qu’opère le réalisateur sur une nature insaisissable au gré d’un rythme lancinant où le cinéaste fait parler son film non pas au travers les dialogues mais des images.
Geoffrey N
Geoffrey N

4 abonnés 96 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2025
La photographie est superbe, le film est magnifiquement réalisé. Même si on ne passe pas un mauvais moment en le regardant, celui-ci reste très contemplatif. Ce n'est pas le genre de film que je préfère et ne lui trouve pas autant de qualités que sa réputation lui donne.
helioo
helioo

14 abonnés 94 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2025
Un très long métrage, mdr.
Troisième film de Malick que je vois et dernier que je tenais à voir, je retrouve de bons éléments qui caractérisent son cinéma, dont je parlerai après, mais il faut d'abord bien le dire : ce film est d'un ennui pas possible. La réalisation n'aide pas mais je ne blâme pas Malick pour ça, c'est sa façon de faire. Le problème c'est le scénario : il n'a aucun intérêt, il n'accroche jamais le spectateur, on s'en fiche et on attend que ça passe. Pour ces raisons, impossible de monter au-dessus de 3.
Il faut cependant reconnaître les qualités indéniables que ce film doit à la réalisation très maîtrisée de Terrence Malick. La photographie est, comme d'habitude, très jolie mais avec une palette de couleurs très terne, qui donne toujours aux images de Malick un air de souvenir, de beauté voilée. Les plans de caméra sont parfois vraiment très beaux, surtout les plus larges et les plus collectifs. Mais je retiens surtout l'immense théâtralité de la mise en scène de la machine : le train, la moissonneuse, le fusil... Le réalisateur nous donne à voir les derniers moments d'une ruralité pas encore complètement industrielle, où aucune machine n'a encore su remplacer les centaines d'ouvriers journaliers charriés par une locomotive qui traverse la moitié du pays en crachant sa fumée noire. La bande son d'Ennio Morricone est jolie mais résolument somnifère, tout comme le scénario. Dénué de toute originalité sur le principe, il spoiler:
donne à voir une palette de sentiments assez large mais jamais assez intéressante pour qu'on s'en rende compte. Dommage...
Oreades
Oreades

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mai 2025
De très belles images, il suffit de se montrer contemplatif et admiratif des références musicographiques au Carnaval des animaux. Franchement, cela vaut le détour..... tout dépend dans quel sens.
s.y.mach
s.y.mach

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2025
Une œuvre qui est enchantée par la beauté de la vidéo. De la scène du train à la scène où quatre personnes jouent dans le champ de blé, la lumière et la composition sont toutes belles comme des peintures.
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