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TCovert
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4,0
Publiée le 20 avril 2011
Pour moi Yojimbo a pendant longtemps été « le film dont Pour Une Poignée de Dollars et le remake », et ce n’est que mon intérêt nouveau pour Kurosawa qui me décida à le regarder. Force est de constater que l’original est nettement moins marquant et intense mais n’en est pas mauvais pour autant. Yojimbo est même un film assez agréable grâce au charisme de Toshirô Mifune et à la mise en scène de Kurosawa qui lorgne définitivement vers le western. Le scénario est identique à celui du remake donc pas de surprises là-dessus, chose assez rare au cinéma que 2 cinéastes majeurs s’expriment sur le même sujet… le Kurosawa est bon mais personnellement la version de Sergio Leone me paraît extrêmement plus efficace.
Il est consternant qu'Akira Kurosawa est plagié un film que Sergio Leone réalisera trois ans plus tard (oui, c'est très con ce que j'écris!). Non, sans déconner c'est du très bon Kurosawa (mais est-ce qu'il existe du mauvais Kurosawa de toute façon ?). Ici pas vraiment de réflexion profonde comme on peut en voir dans d'autres oeuvres du cinéaste, mais on a envie de dire "Et alors ?". Il y a de l'action (les scènes où le héros zigouille à lui seul plusieurs mecs sont superbement chorégraphiées!), un zeste d'humour, une BO délirante en total décalage et puis surtout l'IMMENSE Toshiro Mifune à jamais inégalable en rōnin pouilleux, cynique mais incroyablement rusé et fort. Un divertissement de très haute gamme.
Super film que ce Yojimbo, j'ai adoré! Il y a un point qui m'a énormément plu dans ce film c'est l'importance accordée à l'esthétique, on a une photographie soignée aux petits oignons, c'est beau! En plus d'avoir le droit à ce régal visuel, Kurosawa nous sert en prime une mise en scène des plus inspirées avec des mouvements propres et rigoureux qui viennet se mêler à des combats se permettant un peu plus de folie, le tout agrémenté d'un montage maîtrisé on sent vraiment la maîtrise d'un cinéaste derrière tout ça. L'histoire en elle-même est plutôt classique mais c'est très bien écrit et sans fausses notes. Le film a une allure de western non cachée, et d'ailleurs Leone s'inspirera fortement de ce film pour réaliser Pour une poignée de dollars dont le schéma narratif est quasi similaire. Mais en dehors de ce schéma classique, j'ai adoré le ton que Kurosawa a su insufler à son oeuvre. A vrai dire le ton est léger, presque caricatural des fois, ça se voit que le réalisateur ne s'est vraiment pas pris au sérieux et ça fait plaisir de ressentir ça à l'écran. Toshirô Mifune, alias Yojimbo, m'a beaucoup plu dans ce film. J'avais pas trop accroché à son jeu dans Rashômon mais là je l'ai trouvé super dans son rôle, et ma foi ce mec avait une classe impressionnante. La présence de Tatsuya Nakadai que j'adore est très appréciable aussi, j'ai aimé son personnage pourri jusqu'à la moëlle (un peu comme tout le monde dans le film) armé de son sabre et de son revolver, le petit clin d'oeil au western. Certains passages du film sont même carrément jouissifs, je ne m'attendais pas à des passages assez fous comme ceux-là. La musique n'est pas trop le point fort du film, elle casse un peu les oreilles et est limite superflue. Bon ça ne reste qu'un détail pour ma part car heureusement elle n'est pas omniprésente. En gros si je devais résumer ce film ce serait: des personnages hauts en couleur, un ton léger et un tantinet décalé, des combats maîtrisés, une esthétique et une mise en scène géniales, bref que du positif! Mon Kurosawa préféré avec Rêves, un film que je ne saurais que conseiller à tous, même aux plus réfractaires au cinéma japonais.
En réalisant "Yojimbo", Akira Kurosawa décide réaliser un film qui donnerait une sensation parfaite de divertissement. Pour cela, le cinéaste puise dans plusieurs influences. Il emprunte une bonne partie de l'intrigue aux romans noirs de Dashiell Hammett ("Moisson Rouge", "La Clé de verre"), notamment dans la façon dont un personnage solitaire affronte seul et avec intelligence deux bandes rivales dans une seule ville. Visuellement, c'est vers le western qu'il se tourne avec son village truffé de ''gueules'', son vent qui souffle sur une plaine aride, son héros solitaire et ses duels. Il est d'ailleurs amusant de constater que "Yojimbo", influencé par le western, influencera également ce genre à son tour puisque Sergio Leone en fera un remake avec "Pour une poignée de dollars", premier de ses westerns spaghettis iconoclastes et violents. Se déroulant à la fin de l'ère d'Edo (et donc au XIXème siècle), "Yojimbo" nous conte donc l'histoire de Sanjuro, un samouraï errant arrivant dans un village rongé par une rivalité entre deux clans. Le jeu et la violence règnent tandis que personne n'ose sortir dans les rues et que tout le monde a l'air résigné, excepté le croque-mort du coin qui ne peut que se réjouir de ces affrontements réguliers. Voyant dans ces luttes incessantes l'occasion de gagner de l'argent tout en débarrassant le village de ces brutes, Sanjuro entreprend donc de monnayer ses services auprès des deux clans, les montant l'un contre l'autre avec ruse. Pour ce qui est du divertissement, Kurosawa a réussi son rêve haut la main. Son film est un vrai régal, avec une véritable personnalité japonaise mais une sacrée influence due au western. Pratiquant l'ironie à tour de bras, le film se moque gentiment des clichés du genre mais les adopte néanmoins avec ferveur, ne manquant pas de nous offrir une bonne dose de violence (le sang gicle, un bras est coupé, un chien se promène avec une main tranchée dans sa gueule) et d'action avec des duels rapides mais à la chorégraphie efficace. Très bien écrit, "Yojimbo" dénonce la violence et l'appât du gain qui dominaient cette époque et doit beaucoup à Toshirô Mifune qui apporte énormément au personnage de Sanjuro. L'acteur se montre roublard, moqueur et calculateur et offre une composition mémorable, faisant de son samouraï solitaire un héros complexe qui dit aimer l'argent et mépriser un mari dont la femme lui a été arrachée mais qui l'aide sans hésitation en lui laissant l'argent qu'il a extorqué à un chef de clan. Face à lui, les trognes défilent et parmi elles, on trouve Tatsuya Nakadai, particulièrement diabolique dans son intelligence et particulièrement dangereux dans sa façon de manier l'arme à feu. Véritable western où les sabres remplacent les armes à feu, "Yojimbo" est un modèle de mise en scène à l'influence considérable. Un nouveau chef-d’œuvre signé Kurosawa en somme.
un chef d oeuvre de akira kurosawa .toshiro mifune est exelent .mais il est impossible de dire si l original est mieux que le remake de leone tant les deux films sont different mail il n en reste pas moin tout deux des chef d oeuvre
Vous trouviez la copie réussie? C'est normal, l'original est un chef d'œuvre !
La musique est une tuerie. La photo n'est jamais prise en défaut. La mise en scène est époustouflante de bout en bout. Mifune est génial (comme d'hab), les affreux sont... charmants. Et le scénario ne parait banal qu'au spectateur moderne paresseux qui oublie combien il a inspiré de productions par la suite. Le regard cynique que pose Kurosawa sur les mutations de l'ère Meiji à venir préfigure les rapports que nous entretenons avec notre propre époque. La critique du capitalisme est subtile mais réelle : deux marchands se livre une concurrence sans merci qui fini par tout engloutir, et les hommes, et les idéaux... Tous ces drames étant traités non sans humour.
Malgré l'apparente victoire sur ses ennemis de classe, Sanjuro le cynique (le chien est un motif récurant dans le film) reste lucide. En redonnant à son ennemi son révolver il accepte de prendre le risque d'être tué, sort qu'il sait inéluctable à terme (historiquement, les marchands finiront par supplanter les samurais). Ce geste final répond au geste initial lorsque le samurai errant lance une branche dans les airs qui déterminera quelle route poursuivre. Le héros de l'ancien ordre reconnait et consent à se soumettre aux forces qui le dépassent : le Hasard, l'Histoire…
Ce grand film, finalement peu connu en France, est véritablement une clé de voute du cinéma mondial : il a autant digéré intelligemment le jidaigeki, le western, voire le film noir (tous genres sur lesquels Yojimbo s'appuie), qu'il a alimenté des pans entiers du cinéma à venir (celui qui nourrit encore nos imaginaires).
Un très bon film, original dans le sens ou on ne voit pas un samouraï classique. Le personnage principal est plus un mercenaire, parfaitement interprété par Toshiro Mifune. La première partie est à mon sens plus comique avant que l'action et le côté dramatique surgissent en seconde partie. La scène de bataille finale est excellente en tous points. A noter que ce film d'Akira Kurosawa inspirera Sergio Leone, qui fera de son remake " Pour une poignée de dollars " le premier western spaghetti de l'histoire.
du grand kurosawa, du grand mifune. Finalement bien mieux que le remake de leone grace notament a mifune qui a presque plus de charisme qu'eastwood (j'ai dis presque !), et qui est plus dans son role.
Ma foi un très bon moment pour moi. Bien que j'ai été un peu troublé par rapport à ce que je connaissais du réalisateur: un chambara de Kurosawa (et même tout simplement un film) qui ne se prend pas au sérieux, un John Belushi qui ne joue pas un rôle de vilain très sérieux, un samouraï très loin d'un bushido rigide et d'une droiture impeccable, etc. L'idée d'un seul et même lieu contenant l'intrigue (ce village décadent), et la manière dont est suivi le héros à la fin et au début (avec quelle musique!) sont très réussies.
Cet original de Kurosawa égale à son remake western de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars. Bien qu'il se ressemblent en tout points, Yojimbo est extrèmement divertissant et les batailles au sabre sont excellentes. Porté par deux acteurs fétiches du réalisateur, Toshiro Mifune et Takashi Shimura, on passe un agréable moment.
Comme Son confrère américain le film souffre d'une histoire qui ne tient pas, voilà des familles qui se battent depuis longtemps sans résultat et à la fin l'une attaque l'autre sans problème on ne voit pas trop ce qui la retenait avant ?! On préferera tout de même la copie à l'originale plus dynamique, plus crédible et mieux jouée.
"Yojimbo"( Le garde du corps )est un bon film de samouraï qui aurait pu être encore bien meilleur si et seulement si il n'y avait pas eu autant de temps morts et de faux rythmes dans sa collection. En effet, et bien que le scénario est inventive et bien ficelé, on regrette néanmoins l'apport massive de scènes ennuyeuses, longues et lentes, et qui plus est, ne font que dégrader le potentiel énorme de ce film culte qui aurait pu l'être encore davantage sans ces fautes de mauvais goûts. Certaines scènes sont tellement ennuyeuses que l'on a parfois l'impression que l'heure s'arrête de tourner, que le temps est comme figé par une force surnaturellement...ennuyeuse. Et lorsque l'on sent arriver un rythme plus actif, quelle n'est pas notre déception de constater que ce n'était qu'un leurre ! Non, l'idée de départ est pourtant très bonne, mais la construction du film a été un peu bâclée par Sa Majesté Kurosawa. Comme quoi, même les génies peuvent faire des erreurs.
Je vois enfin le film qui a inspiré "Pour une poignée de dollars". Je dois reconnaître que je me suis profondément ennuyé, alors que le scénario de base est bon. Les temps morts sont trop nombreux, il n'est pas toujours simple de comprendre qui est qui, la musique bof. Bref, vive la version de Sergio Leone !
Pour les amateurs de western spaghetti c’est une révélation : avant d’avoir été mis en scène par les italiens dans un Far West reconstitué, les topiques du genre avaient été presque tous inventés par Kurosawa : on a la petite ville rongée par la cupidité et la terreur, les guerres de clans, le héros ambiguë, à la fois mercenaire et justicier, revenant régler ses comptes après avoir été laissé pour mort, les trognes incroyables des « méchants », les combats à suspens… Kurosawa invente des angles de vue étonnants, il donne à voir une violence sèche, précise et surprenante comme le coup de sabre final. Il a enfin un interprète exceptionnel, génial, en la personne de Toshiro Mifune.