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Beau film qui devient dense dans sa seconde partie où la fuite dans le froid et l'immensité rendent la vie des hommes difficile.
La femme est le trait d'union entre les protagonistes et l'on regrettera qu'il n'y ait pas de résolution finale. Car l'aventure n'est pas finie mais elle était passionnante
La femme est le trait d'union entre les protagonistes et l'on regrettera qu'il n'y ait pas de résolution finale. Car l'aventure n'est pas finie mais elle était passionnante
La loi du nord est un film magnifique. La réalisation inspirée de jacques Feyder y est pour une grande part. Passionnant de bout en bout, le film monte en puissance pour finir par nous jeter dans une intense émotion. Les personnages sont merveilleusement incarnés, Jacqueline (Michèle Morgan) en tête. Animé d'une force mentale presque infaillible, elle rayonne, jetant tout du long un éclat mystérieux qui fascine au moins autant le spectateur que les principaux protagonistes masculins du film.
L'interprétation et la mise en scène sont au diapason, offrant assurément un grand film d'aventure et de passion ( on peut dire que c'est également un polar) qui nous abandonne au bout d'1h40 enchantés et bouleversés, avec la conviction d'avoir assisté à un moment de cinéma essentiel.
L'interprétation et la mise en scène sont au diapason, offrant assurément un grand film d'aventure et de passion ( on peut dire que c'est également un polar) qui nous abandonne au bout d'1h40 enchantés et bouleversés, avec la conviction d'avoir assisté à un moment de cinéma essentiel.
Un bourgeois tue l'amant de sa femme, s'évade et se réfugie dans le Grand Nord avec sa secrétaire.
Le film de Jacques Feyder prend tout de suite le ton du mélo (forcément, avec Pierre Richard-Wilm et Michèle Morgan, accablée comme toujours) et la mise en scène balourde donne de la première partie et de ce prologue, des airs de mauvais roman. Précisément, est-ce le roman adapté qui détermine la médiocrité du film de Feyder ou bien ce dernier n'a eu besoin que de lui-même ?
Sur la forme, Feyder situe l'action en Amérique, où tout le monde parle français bien évidemment. Pour l'authenticité, c'est déjà raté. Il tourne dans des décors naturels, qu'il alterne avec des scènes en studio qui ne font pas illusion.
Nous avons donc deux fugitifs qui pensent trouver refuge dans le grand nord canadien, ce qui est quand même une mauvaise idée pour subsister. Le duo devient trio avec le trappeur qui les guide puis quatuor avec le policier de la police montée joué par Charles Vanel. On peut s'efforcer de voir dans l'épreuve commune au milieu de nulle part la métaphore d'un retour au dénuement et aux choses qui comptent, on peut regarder aussi le personnage féminin comme une sorte d'idéal convoité par ses trois compagnons. Mais, non, pas envie, les personnages sont vraiment trop niais et dépourvus de réalisme humain pour qu'on supporte longtemps leurs petits différends bavards, leur jalousie sentimentale et leur errance dans la neige ou à travers les glaces.
On verra Michèle Morgan abattre des chiens de traineau avec un fusil à lunettes, on verra aussi Jacques Terrane terrasser à mains nues un loup en peluche : ça n'est pas très sérieux. Et le film se conclut sur un mode pathétique grossier. Je ne suis jamais entré dans l'aventure, qui n'en a que l'apparence.
Le film de Jacques Feyder prend tout de suite le ton du mélo (forcément, avec Pierre Richard-Wilm et Michèle Morgan, accablée comme toujours) et la mise en scène balourde donne de la première partie et de ce prologue, des airs de mauvais roman. Précisément, est-ce le roman adapté qui détermine la médiocrité du film de Feyder ou bien ce dernier n'a eu besoin que de lui-même ?
Sur la forme, Feyder situe l'action en Amérique, où tout le monde parle français bien évidemment. Pour l'authenticité, c'est déjà raté. Il tourne dans des décors naturels, qu'il alterne avec des scènes en studio qui ne font pas illusion.
Nous avons donc deux fugitifs qui pensent trouver refuge dans le grand nord canadien, ce qui est quand même une mauvaise idée pour subsister. Le duo devient trio avec le trappeur qui les guide puis quatuor avec le policier de la police montée joué par Charles Vanel. On peut s'efforcer de voir dans l'épreuve commune au milieu de nulle part la métaphore d'un retour au dénuement et aux choses qui comptent, on peut regarder aussi le personnage féminin comme une sorte d'idéal convoité par ses trois compagnons. Mais, non, pas envie, les personnages sont vraiment trop niais et dépourvus de réalisme humain pour qu'on supporte longtemps leurs petits différends bavards, leur jalousie sentimentale et leur errance dans la neige ou à travers les glaces.
On verra Michèle Morgan abattre des chiens de traineau avec un fusil à lunettes, on verra aussi Jacques Terrane terrasser à mains nues un loup en peluche : ça n'est pas très sérieux. Et le film se conclut sur un mode pathétique grossier. Je ne suis jamais entré dans l'aventure, qui n'en a que l'apparence.
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