Demy, nouvelle vague, militaire US, soif de changement des jeunes, blocage moral des plus anciens, Anouk Aimée, on est en plein dans la nouvelle vague, et je trouve que ça à plutôt très mal vieillit, tant par le jeu souvent grotesque d'Anouk Aimée que par le montage mou au rythme inconstant et aux scènes inutiles. Néanmoins, cette balade à travers Nantes est un plaisir historique et nous porte pour le deuxième volet de ce triptyque vers Cherbourg et ses parapluies...
Le premier long métrage de Demy est déjà une merveille de poésie enchanteresse et mélancolique, qui annonce toute son œuvre. Les travellings sur les rues de Nantes, les quelques numéros musicaux, les jeux de l'amour et des coïncidences ou la grâce de la musique de Legrand permettent de reconnaître d'emblée le style du maître. Les références sont aussi bien internes et annonciatrices (Cherbourg, "Une chambre en ville") qu'externes ("À bout de souffle", Bresson, Ophuls...) et le film s'inscrit pleinement dans le courant de la Nouvelle vague. Anouk Aimée, magique, trouve son meilleur rôle et compose l'un des plus beaux personnages féminins du cinéma français. Et il faut saluer les excellentes prestations d'Elina Labourdette et Margo Lion. Une date dans l'histoire du cinéma français.
Lola est un film de la nouvelle dite vague..... cette vague avait la prétention de filmer la vraie vie en extérieur, certes bien après le cinéma italien qui avait déjà sorti le néoréalisme..... bon mais pourquoi faut-il que les gens parlent comme s'ils avaient 12 ans ? jouent comme s'ils avaient 5 ans ? et dans des situations qui ne correspondent absolument pas à la vraie vie et avec des dialogues totalement irréalistes et faux ? En gros la seule actrice qui vaut le coup d’œil est la Cécile de 13 ans qui est complètement raccord..... après, Demy nous fait le coup du marin américain, l'apologie des bordels, un doigt de pédophilie et les chansons qui n'en finissent pas..... Anouk Aimée joue plus que mal et récite un texte d'une voix énervante..... un beau gâchis.....
"Ah, que le monde est petit". Tout le film est résumé par cette réplique. Entre chassés-croisés, déclarations, retrouvailles ; Jacques Demy orchestre une jolie fable à l'amour dans un décor magnifique. Le film (qui aurait dû être une comédie musicale) est tourné en Noir et Blanc (très bon choix) dans la ville magnifique de Nantes d'après guerre. Un des points captivants est le scénario ; entre rencontres et retrouvailles, il est assez captivant et nous amène à la rencontre de différents personnages qui vont se rencontrer à la fin. Les acteurs ont tendance à surjouer mais on n'en tient pas compte dans le résultat final. Les personnages sont de natures diverses entre lola, danseuse, cécile, jeune fille rêvant d'être danseuse, roland, intelligent déprimé et michel, un marin riche. Ainsi, un film moyen appréciable par sa beauté (du décor et du N&B).
Le 1er film de Jacques Demy a la fougue, la passion des premières fois et aussi un vrai sens cinématographique qui ne demandera qu'à se développer. La passion, le hasard, l'amour jouent à des jeux tranchants autour d'une Anouk Aimée magnifique et désirée, notamment par un amour de jeunesse. On se laisse porter par la force des sentiments et des comédiens, autour de la musique de Michel Legrand, dans une œuvre assez sombre finalement
Arte ayant déprogrammé ex-abrupto un film (que j'avais cru enregistrer) pour rendre un hommage à Anouk Aimée (1932-2024) comédienne française décédée le 19 juin, je me suis retrouvé en train de découvrir malgré moi cette "Lola" intrusive, vingt-deuxième de ses soixante-quinze films... Pour moi, Anouk était un peu la fille spirituelle de Martine Carol... Si elle est toujours restée un peu en retrait de la célébrité par rapport à certaines concurrentes plus médiatisées, elle n'est jamais totalement disparue de nos écrans et de l'actualité... mais Dominique Besnehard pourrait en parler bien mieux que moi.. La seule pause enregistrée dans la carrière l'aura été pour se consacrer à sa famille de 1970 à 1978... A un âge ou les propositions de rôles féminins commencent à se raréfier... Anouk avait été mariée quatre fois mais connu d'autres aventures.... Elle est ici la seule artiste connue dans ce premier film de Jacques Demy, un an plus âgé qu'elle, (1931-1990) long-métrage que j'ai trouvé particulièrement mauvais et pénible... Le premier d'une trilogie avec les "Parapluies de Cherbourg" et "Model Shop" Je n'ai jamais beaucoup apprécié Jacques Demy, ni les comédies musicales genre opérettes sorties du théâtre, ni de Michel Legrand qui se disait compositeur... C'est vous dire si j'ai "subi "cette daube franco-italienne au scénario plat : "Une danseuse d'un cabaret de Nantes "fille-mère"... aux amours et amourettes tumultueuses mais peu passionnantes) du genre "Une fille dans chaque port" A côté, "Dédée d'Anvers" peut-être considérée comme la "Joconde" du film portuaire et je ne suis pas belge... Le réalisateur-scénariste-parolier se laisse aller à tous les poncifs de l'époque : voitures américaines, abus de musiques classiques pour faire intello, casting au rabais pour satisfaire aux exigences du producteur (habilement prudent et inspiré !) Le noir et blanc bon marché ajoute à la platitude de l'ambiance générale : j'ai fait un phénomène prévisible de rejet... Pourtant, on avait failli l'échapper belle : le négatif original avait brulé mais un gros malin en avait fait une copie... Demy avec ses quatorze films de 1961 à 1988 n'a jamais fait de grosses audiences : 620 147 entrées avec cette Lola... Son plus gros succès commercial (Peau-d'Ane) a attiré quand même 2 198 576 en salles... Sauf admirateurs inconditionnels du réalisateur s'abstenir... . Arte le -
Premier film de Demy. Les ingrédients des Demoiselles ou des Parapluies sont déjà en place: mouvement incessant de personnages qui se cherchent, se ratent, se retrouvent, tentation d’un ailleurs, chansons (un peu), rêveries (beaucoup), discussions philosophiques et terre-à-terre à la fois, jeunes filles en fleurs, marins de passage, etc. Visuellement, on est plutôt dans La Baie des anges, avec ce très beau noir et blanc. L’histoire n’a pas grand intérêt en elle-même et la fin tourne un peu en rond, mais il y a une légèreté, une fluidité du montage et surtout une poésie et une beauté des dialogues qui donnent à l’ensemble beaucoup de charme, malgré les minauderies parfois pénibles du personnage de Lola.
On est heureux de retrouver l’œuvre fondatrice du cinéma de Jacques Demy, magnifiée par une remarquable restauration. Bien sûr sa façon de filmer la douceur tranquille de la vie de province des années soixante pourra paraître aujourd’hui un peu désuète, mais la poésie diaphane des images reste magique. Quant à Anouk Aimée, elle est Lola jusqu’au bout des ongles, ce personnage attendrissant fait de naïveté et de détermination, de charme et de générosité. Comédie musicale sans musique, le film de Jacques Demy mérite sans discussion son statut de film de patrimoine. Un cocktail de nostalgie sans tristesse à déguster sans modération.
Un film daté, au bon sens du terme, qui respire une époque, mais aussi un lieu, ce qui lui confère une ambiance particulière. Dans ce cadre Nantais, et dans un style très nouvelle vague, des personnages se croisent et s'entrecroisent, le hasard jouant souvent son rôle, avec toujours l'amour comme moteur des comportements. Entre leurs destins et leurs expériences s’établissent de singulières et étranges correspondances. S'il ne se passe à proprement parlé rien d'exceptionnel, il se dégage du film une singularité marquante, un charme suranné et des beaux moments de tendresse.
Lola est un film de Jacques Demy plutôt charmant. N'étant pas du tout fan du style de ce cinéaste (c'est-à-dire le fait que toutes les lignes de dialogue sont chantées), ce film-ci ne m'a donc pas du tout dérangé par sa forme puisque le réalisateur n'applique pas encore la formule qui le rendra célèbre dans les Parapluies de Cherbourg et les Demoiselles de Rochefort. L'histoire est assez séduisante de par ses destins croisés et ses intrigues amoureuses multiples. Le tout reste cohérent et compréhensible (sans être simpliste), c'est plutôt équilibré. Le personnage de Lola est attachant dans sa complexité. De même que le personnage de Roland. Les acteurs sont bons, Anouk Aimée et Marc Michel en tête (je ne connais pas le reste du casting, mais je n'ai pas vraiment remarqué de fausse note). Le décor nantais ressort bien à l'écran. Il n'y a pas vraiment de longueur. De la filmographie de Jacques Demy, c'est sans doute celui que j'ai préféré (et peut-être le seul que j'ai fondamentalement apprécié).
Moins connu qu’À bout de souffle, ce film de la Nouvelle Vague réalisé par J. Demy est plutôt sombre, et centré sur des personnages tourmentés: un jeune désœuvré, et une danseuse pas très heureuse. Tout les 2 attendent l'Amour avec un grand A, quelque chose qui va les faire sortir de leur quotidien où ils s'ennuient. Le cinéaste navigue entre le quartier portuaire, ces petites rues et ces cafés, et le centre de Nantes, commercial. Le scénario est très bien construit: d'un côté, les 2 personnages principaux et leurs tourments, et de l'autre, une petite intrigue, quelque chose qui va relier les personnages entre eux. Moins connu que d'autres films, ce film est à recommander pour tous ceux qui veulent découvrir ou redécouvrir cette fameuse Nouvelle Vague. Heureusement pour moi, ce film n'est pas une comédie musicale comme ce fut le cas dans le prochain film de Demy, les Parapluies de Cherbourg. Mais il faudrait peut-être que je le regarde un jour!
Très joli film en noir et blanc. Il y a une réelle sincérité dans le jeu des acteurs et on peut facilement s'identifier. La ville de Nantes est sublimée par Jacques Demy. Mention spéciale à Anouk Aimé et ce rôle de femme à la fois forte et fragile.