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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 avril 2013
Je viens de le regarder sur Arte dans une version remastérisé. Quel bonheur ces films des années 60. L'ambiance y est extra-ordinaire, les voix mythiques, la BO également. Je ne pense pas être un connaisseur de ce genre de film, de cette époque, alors ma critique ne serait que subjective. De ma vingtaine d'année, en 2013, ce film ne ressemble à aucun autre des films d'aujourd'hui. Des scènes, des émotions, des gestions, des postures, des images qui n'apparaissent plus aujourd'hui. Aucune comparaison à faire, évidemment... "Lola" est un très bon film. A voir... à découvrir pour les amateurs de cinéma !
une histoire intéressante mais moi je ne sait pas ce qu'il lui trouve a cette greluche car elle est insupportable. c'est la le plus gros problème les personnages sont froid et stupide mis a part rolland très troublant et sa personnalité était très affirmé il est facile de s'identifier a lui et de comprendre sa raison d’être. de bon moment parfois un peu chiant. la musique est magique demy puise dans les grands classiques, excellent choix.
Grand Jacques Demy, et grande Anouk Aimée dont le personnage donne son nom au film ! On aimerait vivre dans un film de Demy, où tout le monde se croise sans se voir, où la cruauté n'existe pas, où les sentiments sont beaux même quand ils sont tristes. Les personnages se croisent également entre les films : Lola dans Model Shop, le pauvre Roland Cassard dans les Parapluies de Cherbourg ... Et on est ravis, étymologiquement comme substantiellement.
On est transporté années soixante (Nantes centre, le Katorza, Les Dames de France de la Rue du Calvaire), une ambiance proprette de port encore actif quoique peu grouillant, sans doute faute de moyens... C'est frais comme un premier film de cinéaste qui a "quelque chose". Sublime fête foraine, ce ralenti de l'ado avec son yankee, fugace, typique de la préadolescence... Les minauderies de Lola (Anouk Aimée trop maquillée, qui jure avec la rugosité des collégiennes !) peuvent mettre en 2012 les nerfs féminins à rude épreuve (même Gréco avait cette élocution précieuse typique de Bardot en ce temps-là, la Nouvelle Vague dut tirer parti de ces chatteries en les renforçant... Pour comble ici, un rire de bécasse ! Se boucher les oreilles ou couper le son, on a alors la tendresse pure à l'image, qui vient jurer avec la rugosité des deux petites de 14 ans... Le petit Yvon semble un petit ribouldingue muet mais peu contrariant... Dialogues parlés (on échappe au brame chanté de bout en bout), angles choisis parfois déroutants. On a la french touch du film avec les entrechats du cabaret et surtout la chansonnette éponyme, l'androgyne Marlene Dietrich demeure indétrônable. En entendant chuchoter "Michel Michel" on peut aussi être renvoyé à un film célèbre... Hors ces embardées réflexes, ce premier film a la fraîcheur du cinéaste aux maladresses attachantes. C'est rempli de captivants jeux d'ombre et de lumière. Les plongées sur les épreuves, le sort de ces gens restent suspendus avec cette tête retournée dans la voiture... Tragi-comique, un peu eau de rose, voire c... la praline pour ce qui est de la forme. Qu'importe, on y entre et on en sort avec une nostalgie à couper au couteau !
Quelle mise en abyme géniale que de voir Lola au Katorza, à Nantes, là-même où le personnage de Roland Cassard va s'installer dans Lola pour regarder un film. Jacques Demy a rendu avec ce premier métrage un superbe hommage à Nantes. Un hommage qui mérite d'être vu rien que pour les images -quasiment d'archive- qu'il propose sur la ville. Si les minauderies d'Anouk Aimée m'auront parfois rebutée, la candeur et la poésie de l'ensemble ont pris le dessus pour me convaincre. Car Lola est un film frais sur les premiers émois amoureux, ceux qui laissent une trace. Lola, c'est un peu la femme chantée par Barbara dans "Dis, quand reviendras-tu". Avec ses idéaux et ses espoirs, elle nous transporte dans un autre monde dont seul le cinéma a la clé. Et je trouve le personnage de Roland Cassard très intéressant. L'éternel rêveur, l'artiste, le type qui aime se croire incompris et différent et qui se justifie en citant des passages de La Condition humaine. Le genre de personnage que j'aime en somme. Mais ce qui cimente et parachève à ravir le film, c'est surtout la fin. Cette fin à tambour battant est dotée d'un rythme absolument parfait, et c'est elle qui scelle toute la cohérence du film. Pour ses débuts, Demy avait donc tapé plutôt très fort.
Un des chef d'oeuvre du cinéma français. Le plus beau rôle d'Anouk Aimée, sublime et bouleversante dans cette fausse naïveté. Je suis atterré de voir des critiques la traitant de frivole alors que, bien que strictement opposé physiquement, elle aurait presque ce côté grave, léger et virevoltant de Marylin. Lola annonce les futurs personnages des Parapluies et des Demoiselles. Demy : un immense poète du Cinéma français, magnifique représentant de notre patrimoine culturel.
C'était bien agréable de voir ce film au cinéma ! La bande son est magnifique, les images également, et que dire d'Anouk Aimée... on lui pardonne presque son jeu qui est, pourquoi se le cacher, assez agaçant (même si, certes, ça colle au personnage...). Au final, on retrouve bien tout le talent de Demy dès son premier film (ou presque), et on est bien contents que ses personnages se soient mis à la chanson, ce qui évite le (gros) problème de leur jeu.
Un film ancien comme je les aime : décalé, poétique et bourré de charme ! Les intrigues sont simples mais le ton est si léger que le spectateur de laisse porter par le film .
je n'ai pas aimé l'interprétation d ' Anouk Aimée qui minaude, qui en fait trop et surtout qui emprunte la voix de B.B. quant à l'histoire, digne d'un roman de gare.
Après avoir vu le film plusieurs fois, je peux dire qu'un mythe s'écroule. Une parodie de la féminité, de la femme... Il s'agit là d'un mauvais casting, Anouk Aimée... Il aurait fallu (ce qu'il a fait plus tard) une Françoise Dorléac. Mais imaginons une seconde le rôle de Lola joué par Bardot... Ce qui est laborieux pour Anouk Aimée, aurait été un jeu facile pour Bardot.
On ne se lasse pas de ces chassés-croisés délicieusement subversifs et brillamment orchestrés par Jacques Demy et Michel Legrand. Des clichés, des fantasmes, les minauderies d’Anouk Aimée, et pourtant tout semble naturel, léger et terriblement mélancolique. Pour ses débuts en long métrage, Jacques Demy s’imposait avec force et délicatesse. Quelle époque aussi : en l’espace de quelques mois, les spectateurs découvraient Malle, Godard, Chabrol, Truffaut, Demy et tant d’autres. Cela laisse rêveur …
Jacques Demy nous a offert sans le savoir un fabuleux voyage dans le temps. Tant cinématographique qu’historique, la découverte de cette ville et de ses habitants aux destins croisés subjugue notre intérêt. Souvent drôle, on se demande si cela est vraiment voulu. La sensation d'un surjeu de certains acteurs rend le film ambigu sur sa légitimité. On est avant tout séduit par le charme cette Lola et de la nostalgie que par le scénario assez simple en fin de compte.
Le premier film de Jacques Demy résume à lui seul tout l’esprit de sa filmographie, de sublimes images nous narrant avec une légèreté enchanteresse un terrible drame existentiel. Les trois personnages, la rayonnante Lola, Roland et la jeune Cécile, dont les destins s’entrecroisent dans un chassé-croisé affectif parfaitement écrit, incarnent chacun à leur façon une manière de recherche l’amour. Bien inspiré (la dédicace à Max Ophuls en est la preuve la plus évidente), le réalisateur nantais tenait initialement à faire de LOLA une comédie musicale, ce qu’il réserva à ses succès suivants, a toutefois réussi à nous offrir un spectacle plaisant et surtout une photographie noire et blanche magnifique à voir dans sa version restaurée. Evidemment, le film a terriblement vieilli, principalement du fait du jeu ultra-surligné des acteurs.
Grosse déception. Minauderie outrancière d'Anouk Aimée, dialogues désopilants (malgré eux ?), absence totale de psychologie. Reste une certaine vision enchantée de la province, captation émue d'un monde disparu, qui prend parfois un accent quais-proustien. Curiosité un peu datée qui lasse et amuse plus souvent qu'elle ne charme. Mais n'est-ce pas justement le propre de tout le cinéma de Demy ?