Lola
Note moyenne
4,0
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87 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2026
Avec Lola, Jacques Demy réussit le miracle de faire coexister la légèreté du conte amoureux et une mélancolie presque déchirante sur le temps qui passe et les rendez-vous manqués. Le noir et blanc sublime chaque rue de Nantes comme un décor suspendu entre le réel et le rêve, déjà hanté par toute la musicalité future de son cinéma. Anouk Aimée irradie le film d’une grâce fragile, transformant Lola en figure à la fois mythologique et profondément humaine, toujours en mouvement mais éternellement prisonnière de l’attente. Derrière les croisements amoureux et les hasards romanesques, Demy filme surtout des êtres qui cherchent obstinément un peu de lumière dans leur solitude. Une œuvre d’une douceur infinie, où chaque sourire semble déjà contenir une larme.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2026
Lola - un petit film sur les sentiments amoureux et la fidélité. Il n’est pas bien long et se suit avec plaisir.
3/5
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 juillet 2025
Malgré les minauderies insupportables de Lola, malgré l'accumulation de coïncidences ou de rebondissements narratifs très hasardeux (tous les protagonistes sont liés, le retour pardonné en un instant après sept années de silence, la proposition malhonnête avortée), malgré l'artificialité de divers dialogues, se dégage de la réalisation une délicate poésie mélancolique. Au final fort pessimiste voire cynique, l'intrigue confronte des chassés-croisés amoureux où tous tombent amoureux d'une personne qui les fera souffrir tandis que l'image idéalisée du premier amour hante douloureusement. Et que dire du flirt d'une adolescente de 14 ans avec un marin bien adulte!?
PhiPhi
PhiPhi

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2025
Quel chef d'oeuvre, oh oui ! Et, fichtre, qu'elle crève cet écran, Anouk Aimée, c'est vrai ! Elle est... ensorcelante, mention spécialement distinctive à ses grands yeux.
Mais, quatre étoiles et demi, pas cinq, ce n'est pas une erreur je l'affirme, et j'argumente : il y a un élément dans l'interprétation d'Anouk Aimée, justement, manifestement voulu par Demy et donc de l'ordre de la direction d'acteurs, que j'ai trouvé tellement irritant que je vais utiliser l'expression consacrée pour l'exprimer : Lola, à force, j'aurai presque fini par vouloir l'étrangler.
Parce que, d'accord, l'époque, c'est daté, et puis elle est par moments très émue, et puis la stylisation volontaire et tout et tout...
Mais je dis non et stop, parce que même au théâtre une telle emphase dans le fait de faire systématiquement des manières exagérées, outrées presque pourrait-on dire, serait en faire bien trop.
À part ça, je le répète, quel délice ce film, et quel trouble une femme à l'écran peut-elle provoquer chez un vieux grincheux comme moi !
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2024
Un film daté, au bon sens du terme, qui respire une époque, mais aussi un lieu, ce qui lui confère une ambiance particulière. Dans ce cadre Nantais, et dans un style très nouvelle vague, des personnages se croisent et s'entrecroisent, le hasard jouant souvent son rôle, avec toujours l'amour comme moteur des comportements. Entre leurs destins et leurs expériences s’établissent de singulières et étranges correspondances. S'il ne se passe à proprement parlé rien d'exceptionnel, il se dégage du film une singularité marquante, un charme suranné et des beaux moments de tendresse.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 décembre 2024
Un film génial de Jacques Demy avec une ambiance très naïve et légère mais sans non plus tomber dans l’agaçant ou le niais. C’est un drame à la fois drôle et dynamique avec des personnages très attachants et une histoire parfaitement rythmée et ficelée. Une simplicité mais un plaisir.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2024
La première est danseuse qui semble toujours joyeuse bien que teintée de mélancolie, le second vit en dilettante parce qu'il ne sait pas pourquoi il travaille (?!... on le lui expliquerai bien !). Mais on a bien du mal à s'attacher à eux, l'une s'avère finalement inconsistante et superficielle, l'autre reste un faineant que sa situation qu'on devine aisée lui permet. Mais surtout c'est un film de la Nouvelle Vague, un dogme qui fait constamment le funambule entre l'excellence et l'ennui, entre l'élégance et le snobisme. Les dialogues sont si littéraires ou du moins en langage si soutenu à chaque instant que ça devient parfois presque surréaliste, notamment avec le petite Cécile qui est avec sa mère "très nerveuse" parce qu'elle attend une visite où on va lui prêter un livre ; effectivement quel stress ! On passera sur la relation bizarre entre un marin et une fillette. Heureusement il y a donc bel et bien l'élégance, surtout celle de Anouk Aimée, et l'intelligence de traitement sur la relation entre Roland et Lola. Un film considéré comme un chef d'oeuvre mais qui s'avère un monument cinéphile d'un point de vue historique mais avouons-le qui reste un brin surestimé.
Site : Selenie.fr
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2024
Un très beau film qui a gardé tout son charme et sa fraîcheur et ce pour plusieurs raisons. Peut-être tout d’abord un très bon scénario, très original, bien sûr une base romantique avec cette jeune femme toujours amoureuse de l’homme qui l’a abandonné il y a 7 ans et l’a laissé seule avec son petit garçon. Mère célibataire elle est devenue entraîneuse de cabaret, et vie librement, elle couche quand elle veut , avec qui elle veut mais en gardant intact son amour et sa foi dans le retour de son homme, son 1er amour , leitmotiv qui sera récurent dans tout le film , « seul le 1er amour compte ». Elle élève son enfant de manière très libertaire, à la cool. Donc une thématique assez rare, et très bien construite, avec un patchwork d’actions et de scénettes, comme un puzzle, qui s’assemblera, comme par miracle, dans la très belle scène finale. Il y a ensuite des personnages secondaires formidables très intéressants, le personnage de Marc Michel, sorte de Pierrot lunaire, d’artiste rêveur , qui retrouve lui aussi son amour de jeunesse, sa Cécile , Mais malheureusement celle -ci aime l’autre homme . Le personnage de Elisa Labourdette ( star des 50’s, un peu oubliée) , formidable, iconoclaste, de jeune veuve rayonnante qui élève sa fille, jeune ado, seule, et se prend de béguin pour le bel artiste ténébreux, décalé, atypique, amour qui ne sera pas partagé. La jeune fille qui vient d’avoir 14 ans et qui tombe amoureuse du marin, amant de Lola, magnifique scène de séduction dans les manèges à la foire, beaucoup de fraîcheur pour cette jeune , mutine, jouant à la jeune femme affranchie, Lolita avant l’heure, et pourtant elle ne fera pas carrière. On retrouve aussi dans un rôle de danseuse du cabaret, la très belle Corinne Marchand, qui sera 1 ans plus tard la star iconique du film culte de Agnès Varda, « Cléo de 5 à 7 ». De très belles scènes de fêtes et de danses endiablées, dans le cabaret, puis toute cette mythologie autour du voyage, du départ, de l’abandon, de la fuite très Henri Laborit, très intéressant. Il y aussi cette image Noir et Blanc de Raoul Coutard, super esthétique et magique, et enfin la bande son de Michel Legrand avec en refrain principal l’allegretto de la symphonie n. 7 de Beethoven . Vraiment une œuvre magique de Jacques Demy, un 1er film très fort.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2024
Film bavard, dans le style de la « nouvelle vague », sous-financé, ce qui explique le noir et blanc et l’absence navrante d’éclairage. Donc, ça papote et cela n’arrête pas. Ça raconte ses tourments intérieurs, ça se torture soi-même, voilà l’histoire, l’intrigue et le scénario, truffé de dialogues niais. Un truc d’époque, quoi, qui n’a pas bien vieilli, malgré la restauration. Une seule petite étincelle dans ce crépuscule cinématographique, l’adolescente de 14 ans, la demoiselle Cécile, incarnée par Annie Duperoux, qui apporte toute la spontanéité et la fraicheur qui manquent aux autres personnages.
Almaduv
Almaduv

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2024
Je trouve ce film délicieusement rétro. Et je trouve dures certaines critiques : déjà c'est un premier long métrage, avec des moyens réduits qui ont obligé Jacques Demy à réduire ses ambitions.
J'aime l'esthétisme, la lenteur, l'excellente diction des acteurs. J'ai pensé à Rohmer, et plus particulièrement à son "Conte d'hiver ".
Demy était un tendre, ce n'est plus trop la mode pour les cinéphiles d'aujourd'hui. Quel dommage !
LNKRDRN
LNKRDRN

12 abonnés 765 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2024
Un film qui a un peu mal-vieilli.

En effet, celui-ci a une histoire assez classique, des scènes lentes mais une durée acceptable.

Il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent à part des dialogues assez bien écrits.

C'est vrai! Le film aurait pû aller plus loin en termes de situation et d'enjeu mais il ne se passe pas grand chose.

À voir pour les gens aimant le vintage.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 juin 2026
Arte ayant déprogrammé ex-abrupto un film (que j'avais cru enregistrer) pour rendre un hommage à Anouk Aimée (1932-2024) comédienne française décédée le 19 juin, je me suis retrouvé en train de découvrir malgré moi cette "Lola" intrusive, vingt-deuxième de ses soixante-quinze films...
Pour moi, Anouk était un peu la fille spirituelle de Martine Carol... Si elle est toujours restée un peu en retrait de la célébrité par rapport à certaines concurrentes plus médiatisées, elle n'est jamais totalement disparue de nos écrans et de l'actualité... mais Dominique Besnehard pourrait en parler bien mieux que moi.. La seule pause enregistrée dans la carrière l'aura été pour se consacrer à sa famille de 1970 à 1978... A un âge ou les propositions de rôles féminins commencent à se raréfier... Anouk avait été mariée quatre fois mais connu d'autres aventures....
Elle est ici la seule artiste connue dans ce premier film de Jacques Demy, un an plus âgé qu'elle, (1931-1990) long-métrage que j'ai trouvé particulièrement mauvais et pénible... Le premier d'une trilogie avec les "Parapluies de Cherbourg" et "Model Shop"
Je n'ai jamais beaucoup apprécié Jacques Demy, ni les comédies musicales genre opérettes sorties du théâtre, ni de Michel Legrand qui se disait compositeur... C'est vous dire si j'ai "subi "cette daube franco-italienne au scénario plat :
"Une danseuse d'un cabaret de Nantes "fille-mère"... aux amours et amourettes tumultueuses mais peu passionnantes) du genre "Une fille dans chaque port"
A côté, "Dédée d'Anvers" peut-être considérée comme la "Joconde" du film portuaire et je ne suis pas belge...
Le réalisateur-scénariste-parolier se laisse aller à tous les poncifs de l'époque : voitures américaines, abus de musiques classiques pour faire intello, casting au rabais pour satisfaire aux exigences du producteur (habilement prudent et inspiré !)
Le noir et blanc bon marché ajoute à la platitude de l'ambiance générale : j'ai fait un phénomène prévisible de rejet... Pourtant, on avait failli l'échapper belle : le négatif original avait brulé mais un gros malin en avait fait une copie...
Demy avec ses quatorze films de 1961 à 1988 n'a jamais fait de grosses audiences : 620 147 entrées avec cette Lola... Son plus gros succès commercial (Peau-d'Ane) a attiré quand même
2 198 576 en salles...
Sauf admirateurs inconditionnels du réalisateur s'abstenir...
.
Arte le -
Aria
Aria

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juin 2024
Pour un premier film c'est un film réussi au niveau des décors très poétiques Nantes, la fête foraine, les marins. Mais l' histoire ne m'a pas touchée le jeu des acteurs propre à cette époque est insupportable. Et pourtant Anouk Aimée est une femme merveilleuse mais à mon avis ce n'est pas son meilleur film loin de là.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2024
Le 1er film de Jacques Demy a la fougue, la passion des premières fois et aussi un vrai sens cinématographique qui ne demandera qu'à se développer. La passion, le hasard, l'amour jouent à des jeux tranchants autour d'une Anouk Aimée magnifique et désirée, notamment par un amour de jeunesse. On se laisse porter par la force des sentiments et des comédiens, autour de la musique de Michel Legrand, dans une œuvre assez sombre finalement
Joseph
Joseph

8 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2024
A Nantes, 3 jours suffisent pour lier les destins de 6 personnes au carrefour de leur existence. Un relatif manque de moyens modifie bien largement la tournure du film, additionné au passage de George de Beauregard à la production grâce à l’intervention de Jean Luc Godard. Le producteur accepte de se lancer dans le projet en conditionnant les ambitions de Jacques demy : la couleur s’efface au profit du noir et blanc, il abandonne la comédie musicale et Jean-Louis Trintignant et remplacé par le tout aussi talentueux Marc Michel. Le budget manquant pour disposé de ses décors laisse donc place à un film en noir et blanc filmé dans un cadre naturel des rues de Nantes, qui confère un attrait indigent typique des premières œuvres de la nouvelle vague. C’est en 1957 que Jacques Demy commence à écrire le scénario de Lola, intimement rédiger, pour finalement sortir en salle en 1961. Le film qui devait s’appeler " Un billet pour Johannesburg " raconte l’histoire d’une jeune danseuse de cabaret qui attends le retour de son mari depuis 7 ans en élevant seule son petit garçon. Elle rencontrera son vieil ami, Rolland Cassar, un jeune homme rêveur ennuyé de sa vie, marchant sur un fil qui sépare la réalité et l’imaginaire. Au cinéma, c’est toujours plus beau", dit alors la tenancière de café à Roland : en faisant coïncider la fiction et réalité au sein du personnage de Marc Michel. On observe un personnage au désir d’émancipation accru, abattu par sa vie insipide. Lola, qui est d’ailleurs son nom de scène( son vrai nom est Cécile ), est quant à elle une femme douce, sensuelle, qui charme les hommes malgré elle, elle aime plaire mais fera preuve d’une fidélité éternelle pour Michel, au point de coucher avec un marin américain pour sa ressemblance avec son mari disparu. Anouk aimée avouera même que c’est le plus beau personne qu’elle aura interprété de sa carrière.
Tout est annexé au destin déchu de Lola, la petite Cécile qui se met à fumer lors de la scène du dîner avec sa mere et Rolland, qui de plus répète qu’elle veux devenir danseuse à l’instar de Lola, la rencontre entre la fillette et Frankie qui évoque la relation entre Lola et Michel ou encore Mme Desnoyers, ancienne danseuse, qui élève seule son enfant. Le film prend de fil en aiguille un aspect cyclique, qui de sort en sort renvoie a l’existence de Lola. L’entrelacement des destins est mis en scène par la métaphore du manège lors de la séquence avec Cécile et Frankie, cette scénographie lie inconsciemment tous les personnages entre eux et crée une cohérence presque spontanée. Jacques Demy fait également référence au cinéma américain à l’image de la rencontre de la petite Cécile, à la recherche d’un dictionnaire français-anglais, et de Frankie. La bande originale mêle d’ailleurs la Septième de Beethoven avec la musique jazzy de Michel Legrand, qui a remplacé au pied levé Quincy Jones. Dès le premier plan, l’arrivée du cow-boy en Cadillac blanche, avec son chapeau vissé sur le crâne et un cigare aux lèvres, est révélatrice de la pénétration du mythe américain dans l’imaginaire français. Lola est un film charmant et mélancolique, comblé par la courtoisie et le bon vivant, une symbiose de cinéma, entre le réalisateur et ce qu’il en ressort.
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