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Freaks101
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3,5
Publiée le 8 septembre 2014
Vers la fin des années 70, les grands studios hollywoodiens eurent l’idée incongrue de produire quelques films qui traitaient de la classe ouvrière et du syndicalisme : « F.I.S.T. » avec Stallone, « Blue collar » le premier film de Paul Schrader, et enfin « Norma Rae » de Martin Ritt. Le film valu même un oscar à son actrice principale. Par la suite arrivèrent les années Reagan et le triomphe de l’ultra libéralisme. On ne vit quasiment plus d’ouvriers sur les écrans américains. Pourtant ces trois films sont excellents, et prouvent que l’on peut captiver le public avec une histoire qui a pour toile de fond des conflits sociaux dans une usine. « Norma Rae » fait même dans l’optimisme à la Capra, sans pour autant cacher les aspects rude et cruel du travail ouvrier. Reste qu’avec la mondialisation l’usine de textile de Norma aura probablement été délocalisé dans un pays d’Asie, malgré la victoire de ses luttes syndicales.
Inspiré d’une histoire vraie, ce film de Martin Ritt retrace l’engagement syndicaliste d’une femme ouvrière dans une industrie de textile au cours des années 1970 aux Etats-Unis. Si l’histoire est poignante et restitue parfaitement le contexte social, culturel et économique de l’époque, il convient de reconnaitre que la mise en scène du réalisateur reste bien fade et sans grand dynamisme. Seul le jeu sobre et sincère de Sally Field (qui obtient l’Oscar de la meilleure actrice en 1980 pour son rôle) donne un peu de dramaturgie à cette épopée. Bref, un portrait qui manque de piment.
Voici un film engagé comme on en tournait dans les années soixante-dix. Les films traitant des conditions de vie de la classe ouvrière sont devenus rares et, à ce titre, Norma Rae fait figure de document historique. On y voit notamment dans quelles conditions épouvantables travaillent des femmes qui approchent les soixante-dix ans dans l'un des pays les plus riches du monde. Le film est porté par l'actrice Sally Field qui compose un superbe personnage. Norma Rae est néanmoins à la fois un peu mou et trop didactique. Il est permis de penser aussi que les patrons d'une entreprise du Sud profond ne céderaient pas aussi facilement et emploieraient des méthodes encore plus violentes face à une tentative du personnel de s'organiser. Malgré une volonté de réalisme évident, tout n'est pas toujours crédible. Norma Rae figure en dépit de ses défauts parmi les classiques du film social militant.
Un film fort sur la condition misérable des ouvriers d'une usine qui se font exploiter. Norma Rae, jeune employée, va se ranger du côté d'un délégué syndical et mener un combat pour que les ouvriers puissent avoir leur mot à dire. Évidemment, la direction va lui mettre des bâtons dans les roues. Est-ce un film socialiste, féministe ? Ou tout simplement un film humaniste, qui cherche à rassembler les gens, indépendamment de leur couleur de peau et de leur religion, autour d'une même cause ? Quoi qu'il en soit, on ne voit globalement pas le temps passer, et même si par moments ça fait un peu cliché, ça reste un bon film. Il ne faut pas oublier qu'il est sorti en 1979, à une époque qui était différente de la nôtre.
Sally Field est magnifique dans ce rôle d'une femme qui s'engage dans la lutte syndicale contre les conditions de travail dans l'industrie textile du sud des Etats Unis. C'est quasiment tourné comme un documentaire et donc assez austère. Cela marque aussi la fin d'une époque du textile et quelques années plus tard le début de la mondialisation entre le capitalisme occidental et la Chine communiste....... une bien belle union sur le dos des travailleurs...... une drôle d'arnaque avec des drôles de maoïstes pour un drôle retour de bâton....... Un film fort.
Un film puissant et inspirant qui raconte l'histoire vraie de Norma Rae Webster, une ouvrière d'usine de textile qui devient une militante syndicale. Sally Field, dans le rôle-titre, offre une performance extraordinaire, capturant parfaitement la détermination et le courage de son personnage. Ce qui rend ce film si spécial, c'est sa capacité à illustrer les luttes des travailleurs avec une authenticité et une intensité rares. Le film aborde de manière frontale les problèmes de conditions de travail, de droits des employés et de justice sociale, tout en restant centré sur le parcours émotionnel et personnel de Norma Rae.Un film véritablement inspirant et un must pour tous ceux qui s'intéressent aux histoires de luttes sociales.
Ce film retrace le parcours d’une pionnière déterminée à défendre les droits des ouvriers dans les usines textiles. Il dresse le portrait d’une femme imparfaite, mais animée par une sincérité et une persévérance qui forcent l’admiration. Sally Field y livre une interprétation remarquable, et le récit, ancré dans le réalisme, évite tout manichéisme. Si le film se regarde avec aisance, il manque parfois d’intensité dramatique. Les émotions y sont discrètes, comme si l’on assistait davantage à une tranche de vie qu’à une épopée. Ce choix, s’il atténue l’impact émotionnel, renforce en revanche la crédibilité et l’authenticité de l’histoire.
Excellent film palpitant de vie, de liberté et de révolte unificatrice ! Je remercie Etienne Chouard de me l'avoir fait découvert via son billet de blog intitulé CHRIS HEDGES : « Seule la grêve générale pourra sauver les classes populaires. »
Réalisé par Martin Ritt, Norma Rae a permis à son interprète principale, la sensationnelle Sally Field, de remporter le prix d'interprétation féminine à Cannes et l'Oscar de la Meilleure Actrice. Il faut dire que la comédienne donne beaucoup de sa personne, sans pour autant surjouer et tomber dans la performance, pour interpréter cette ouvrirère du textile qui découvre la lutte pour syndiquer l'entreprise de filature où elle travaille. Le fond social du film sonne étonnamment juste, le réalisateur se refusant à tout effet de manche ou à toute grandiloquence à l'aide d'une mise en scène sobre sans être lisse ou académique et d'un propos à l'intérêt constant. Mais Norma Rae est avant tout un touchant portrait de femme à la découverte d'elle-même, sans aucune psychologisation. Si une chaîne quelconque a un jour la bonne idée de diffuser ce film, il ne faudra pas hésiter, ne serait-ce que pour honorer la grande actrice qu'est Sally Field.
Sally Field lance une certaine tradition du rôle féminin fort du ciné américain (la Julia Roberts d'Erin Brokovich lui dit merci), et Martin Ritt signe une épopée syndicale sans esbroufe, ni triomphaliste ni pathétique. Le film s'intéresse moins à l'issue du combat de son héroïne qu'à l'éveil de sa conscience, par le biais d'un syndicaliste mâle mais sans paternalisme ni romantisme (merci pour ça aussi).