J'ai vu ce film en Replay sur la Chaîne CINE+OCS appartenant au bouquet cinéma d'Orange, je le précise car cette chaîne revendue à Canal + par Orange avec TCM est de plus en plus délaissée par Canal + et j'avais repéré ce film depuis mon PC sur les Replay de cette chaîne et le classement des films je suppose choisi par Canal + est illisible en mettant en avant tous les navets des années 90 à aujourd'hui. J'ai pu enfin trouver ce film sur mon téléviseur dans un classement des films des années 60 : ouf j'ai pu voir ce film sur grand écran. Et cela vaut la peine car pour moi c'est un chef d'œuvre comme on en fait plus depuis 40 ans. C'est une comédie romantique de Robert Mulligan de 1963 qui n'a pas pris une ride avec le duo en or avec Natalie Wood et Steve McQueen dans le milieu populaire d'origine italienne de New York. Les scènes se passent souvent dans les rues froides de NY, froides dans tous les sens du terme. Je ne vous en raconte pas plus en disant que c'est beaucoup plus qu'un mélo, plus un film réaliste qui fait penser aux meilleurs films italiens décrivant la vie populaire mais vu de NY. Natalie Wood et Steve McQueen sont fantastiques dans une réalisation parfaite de Robert Mulligan. A signaler la musique qui colle exactement aux scènes du film composée par Elmer Bernstein.
Le thème est intéressant et quelques scènes sont touchantes mais elle sont engluées dans des moments familiaux des plus ennuyeux. Il y a cette dernière partie enjouée qui gâche aussi le tout. Cette joie est en contradiction avec le film car le romantisme le plus naïf vient se greffer pour un final plutôt bébête. Décevant au final.
Film méconnu dans la carrière des deux vedettes principaux et pourtant une œuvre passionnante ou l'on passe entre des scènes de comédies et d'autres plus graves! Réalisé par Robert Mulligan et produit par Alan , ces deux la travaillaient ensemble souvent dans les années 60 comme par exemple le marquant "Daisy Clover" avec déjà Natalie Wood. Cette dernière joue ici une jeune femme qui tombe enceinte suite à une relation d'un soir avec un trompettiste et va lui annoncer à l'un de ses spectacles qui va tout chambouler chez les deux personnes. Elle décide d'avorter mais hésite, lui va essayer de l'aider, mais dans une Amérique de l'époque où l'avortement se fait clandestinement, mais des liens se tissent. Un long métrage qui passe de la drôlerie, du romantisme, mais aussi avec quelques moments forts de bouleversements comme celle de la tentative d'avortement. Il vaut aussi pour le duo charismatique entre Natalie Wood superbe et Steve Mc Queen dans un rôle inhabituel loin de sa légende du "King of cool" que l'on connaît. "Une certaine rencontre" à la particularité de filmer les coins pauvres de l'Amérique. A voir.
Si l'on prend cette histoire dramatique comme une charge contre l'avortement clandestin, cela fonctionne par sa critique de la dangerosité profiteuse des faiseurs d'anges, bien moins si la dénonciation est religieuse ou idéologique. Si on y voit une analyse psychologique, c'est crédible du point de vue de l'homme (magnétique Steve McQueen) qui découvre cette aventure d'un soir sous un autre jour, endosse le rôle protecteur (stéréotypé), envisage le mariage comme seule solution (entendre la conviction familiale traditionaliste), bien moins de la part de la femme (intense Natalie Wood) qui, indépendante, déterminée, lucide sur le désenchantement à venir si elle n'avorte pas, change facilement d'avis. Si on l'appréhende comme une comédie romantique, consciente de ses limites (la chanson titre), désireuse de faire croire au prince charmant se distinguant du reste des mâles, l'objectif est atteint. Délicat à définir...
Ça commence comme un drame social (spoiler: avortement dans des conditions sordides, à 450 $ ) et se poursuit comme une comédie avec les clichés de la famille italienne, catholique, patriarcale et machiste et une pseudo-discussion sur le sentiment amoureux. Un peu court ! Même si Steve McQueen (33 ans), tout en retrait, jouant Rocky Papasano, musicien, réfractaire au mariage (« qui fait devenir un prisonnier de Zenda ») mais ne se dérobant pas à son devoir, est étonnant. Quant à Natalie Wood (25 ans), elle continue à jouer un personnage (Angela Rossini, vendeuse au grand magasin Macy’s et habitant chez ses parents à New York) qui n’en fait qu’à sa tête, à la limite de l’hystérie. Le titre du film est aussi celui de la chanson [paroles de Johnny Mercer (1909-1976) et musique d’Elmer Bernstein (1922-2004) interprétée par Jack Jones (1938- ).
Un drame social puissant ancré dans une comédie romantique au charme fou, oscillant entre légèreté et gravité, porté par le couple alchimique formé par Natalie Wood et Steve McQueen, sublimé par la mise en scène en scène séduisante en noir et blanc de Robert Mulligan. 3,75
A mes yeux un chef d'oeuvre. Du drame, de l'amour, de l'humour. Une mise en scène impeccable, et des jeux d'acteurs fabuleux. Wood et MacQueen nous en mettent plein les yeux. Je l'ai vu et revu..
À la fin du film on a envie de dire : "toute une époque". Mais c'est encore très actuel, très moderne, cette histoire peut être tournée de nos jours car c'est un thème très valable encore aujourd'hui dans beaucoup de pays. Tourné en noir et blanc, sur une belle et mélancolique musique, ce film a un certain charme grâce au sublime couple McQueen/Wood à l'affiche, deux des plus beaux acteurs de leur temps.
De façon complètement improbable, un aussi beau film que celui-ci, réalisé par un cinéaste dont on sous-estime l'importance (Robert Mulligan dont le film le plus connu est le fameux "Du silence et des ombres") est farouchement introuvable. Aussi a-t-on sauté sur l'occasion de le découvrir en salles lors d'une ressortie en copie restaurée à la Filmothèque de Paris. Et quelle découverte ! C'est une romance qui commence là où bien d'autres finissent : Angie, une catholique d'origine italienne va à la rencontre de Rocky, musicien, pour lui annoncer qu'elle est enceinte de lui ! Lui ne ne souvient plus d'elle, elle lui annonce simplement qu'elle va avorter... C'est sur cette base fragile mais en même temps prometteuse que les deux vont nouer une relation pétrie de maladresses et de tendresse. Film sur une jeunesse qui se cherche, qui veut son indépendance en sortant du carcan familial étouffant, "Une certaine rencontre" est à la fois audacieux et moderne dans son propos. Robert Mulligan et le scénariste Arnold Schulman y dénoncent la façon qu'Hollywood a de dépeindre l'amour et déconstruit ce mythe du coup de foudre à grand renfort de clichés en racontant l'histoire d'un couple qui apprend à s'aimer au-delà de leur nuit d'amour, en affrontant les barrières que cela peut poser. Véritablement moderne dans son propos (Angie y est une femme qui, au grand malheur de sa mère et de ses frères, veut son indépendance), audacieux dans sa façon de dépeindre l'amour et superbement travaillé dans sa mise en scène enfermant ses personnages dans des cadres à longueur de temps, "Une certaine rencontre" est une réussite éclatante qui doit beaucoup au charisme de haut vol de son couple vedette. Natalie Wood, plus belle que jamais, embrasse son rôle avec un sens du jeu époustouflant, donnant au moindre de ses regards une belle signification tandis que Steve McQueen surprend dans un registre plus subtil que celui qu'on lui connaît. Éloigné de ses rôles de machos charismatiques, il livre ici une composition plus nuancée, certainement l'une de ses plus belles. Drôle, tendre et particulièrement émouvant, voilà donc un film à retenir et que l'on aimerait voir débarquer chez nous via une édition vidéo digne de ce nom !
Réalisateur de « Un été 42 » et « Un été en Louisiane », Robert Mulligan a aussi réalisé « Une certaine rencontre » avec Steve McQueen et Nathalie Wood. Cette dernière joue une italienne catholique qui tombe enceinte du premier lors d’une aventure d’un soir. Elle revient le voir quelques semaines plus tard pour lui annoncer qu’elle avorte. Voici un speech délicat pour une comédie dramatique des années soixante. Tourné dans un noir et blanc mélancolique, l’histoire aborde un ton grave pour mieux faire apprécier les moments de joie. Car il s’agit bien de traiter le désir de liberté de toutes les femmes sous les traits du personnage principal. Hors des standards hollywoodiens « Une certaine rencontre » s’impose comme un drame social ancré dans une comédie romantique. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
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3,0
Publiée le 8 mars 2017
Les amours passionnèes, violentes et dèsespèrèes d'un trompettiste et d'une ouvrière! Ces deux ètrangers peuvent-ils s'aimer avant qu'il ne soit trop tard ? C'est surtout quand on vous aime que ça devient difficile! Oeuvre assez mèconnue de Robert Mulligan qui hèsite constamment entre la comèdie et le drame! C'est d'ailleurs le seul reproche qu'on puisse faire à ce film sur l'avortement clandestin qui repose entièrement sur son duo de stars! Heureusement, Steve McQueen (dans un total contre-emploi) et Natalie Wood (qui recevra une nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice) sont convaincants! Cette dernière a une allure du tonnerre de dieu et donne un rècital de ses possibilitès dans la scène misèreuse avec l'avorteuse clandestine. « Mieux vaut se marier que mourir ! » Tel est le constat de "Love with the Proper Stranger" dont la conclusion spoiler: pleine d'espoir n'èchappera pas aux jeunes amoureux ici et là! Une sorte de fin de siècle qui correspond aussi à la fin d'une sociètè et d'une èpoque...
Steve Mcqueen avec Natalie Wood, ce petit bout de femme d'un mètre cinquante-deux tellement craquante qui dans ce film joue le rôle femme enceinte voulant avorté. Le couple qui va se construire petit à petit fonctionne à merveille. Ils sont tous deux formidable. Une certaine rencontre est une excellente raison pour vous aussi de partir à la rencontre de cette histoire où le romantisme entre deux êtres s’éclaircit, l'inattendu des journées. La compassion et l'amour est alliance.