Merci la vie
Note moyenne
2,9
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47 critiques spectateurs

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Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2021
« Merci la vie » de Bertrand Blier (1991) donne l’impression de la juxta-position de 2 demi-films ou – comme dit par certains critiques - de 2 vrais faux flash-back. Dans le premier film Joëlle (Anouk Gingberg), « une fille de la route », croise par hasard Camille (Charlotte Gainsbourg) venue s’isoler pour réviser le Bac qu’elle passe pour la 3ème fois. Joëlle va entraîner Camille sur le chemin de la vie, du sexe… conférant à chaque homme qu’elle croise « une ch’touille » (qui s’avérera en fait être le Sida) et c’est là que le film bascule, car Joëlle est « pistée » par Marc-Antoine (Gérard Depardieu », un jeune médecin qui veut « se faire des couilles en or », « habite une maison de toubib », « est toujours à la clinique » et pourchasse les malades sur un mode policier avec d’ailleurs un ton à la Jouvet ! Mais dans leur fuite Joëlle et Camille vont croiser un décor de cinéma et là on bascule dans la seconde partie du film qui est beaucoup plus intéressante : après qu’elle ait crié « Papa j’ai besoin de toi. Je suis dans une sale histoire », Camille est à la recherche de son passé, du pourquoi de sa naissance et de sa vie. De façon très astucieuse, Bertrand Blier au lieu de grimer les acteurs au fil du temps « utilisent » les tandems Michel Blanc/Jean Carmet et Catherine Jacob/Annie Girardot pour être les parents de Camille avec des switches entre le passé avec l’occupation allemande et le présent avec les années Sida. Le tout comme toujours avec Bertrand Blier avec des répliques cocasses telles que : « Je suis encore dans tes couilles » dit Camille ou « ma moule est pourrie » dit Joëlle. De plus Bertrand Blier nous intègre dans la réalisation de son film… avec un superbe « Coupez : c’est bon pour Cannes » !
A noter la présence truculente de Jean-Louis Trintignant en officier allemand sadique et une scène très forte d’un train de déportés juifs fusillés filmée d’une façon que je n’avais pas encore vue et ce sur un air de Baschung ! Le nazisme était-il le Sida de l’époque ?
A noter la prestation de Jean Carmet qui reste à l’écran les yeux dans le vague, durant tout le générique de la fin du film, prestation où il dit « Je suis un vieil acteur. C’est chiant. On me case (par respect ?) dans des petits rôles » … prestation poignante d’amour qui lui a valu un César du meilleur acteur dans un second rôle alors que Catherine Jacob qui a reçu le prix équivalent mais qui – à mon sens – était plus méritée par Anick Girardot avec sa tirade « Je suis vieille ... Je suis ridée … Oui je bois ».
Ce film curieusement monté à mon sens, a cependant reçu ni plus ni moins que 7 Césars !
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2024
J'adore Anouk Grinberg, c'est un fait, son côté fille paumée et débordante d'amour... Une brochette d'excellents acteurs. Depardieu, Trintignant, Girardot,... Mais tout ça ne suffit pas à faire un bon film.... Scénario trop décousu, décadent, "no future" à mon goût...
Seskapil
Seskapil

14 abonnés 217 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 juillet 2022
Le plus mauvais Blier que j'aie pu voir. Foutraque comme souvent chez lui, mais surtout terriblement confus avec ces aller-retours dans le temps sans beaucoup de rapport entre chaque scène.
Les dialogues frôlent souvent le ridicule et malgré la présence de très bons acteurs il n'y a aucune scène qui ressort réellement, aucun dialogue devenu iconique.
2 heures entièrement perdues.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2011
un bon cru pour ce film qui a l'avantage de suivre un scénario contrairement à certains .
Anouch K
Anouch K

10 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2010
Je viens de le voir sur grand écran au festival cinémed, j'avais une certaine appréhension car je suis assez difficile en film mais en fait je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Je me suis même éclatée avec ce film très original qui fait tantôt rire tantôt pleurer et des acteurs vraiment sublimes. La présence de Blier dans la salle et à une table ronde juste après le fims était un plus formidable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2019
C'est pour ce genre de film que le cinéma mérite le nom de 7ème art.
Comme toujours chez Blier, on ne comprend pas au premier abord, on est dans un premier temps scotché par ce que l'on voit. Puis le propos prend peu à peu sens. Car le film ne s'arrête pas au générique, mais continue à vous hanter pendant des jours. Sublime !
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2018
Ce 11 ème film de Blier est une grosse claque. Cela commence par un érotisme sensationnel avec les personnages de Charlotte Gainsbourg et d'Anouk Grinberg. On se dit que le film va rester comme ça jusqu'au bout, dans une folie érotique, déjà intéressante. Mais il faut en plus que le film rentre dans un délire majestueux, où on confond le réel et la fiction, le réel et l'imaginaire, on ne sait plus si ce qu'on voit est réel ou un rêve de pellicule. L'alternance entre la couleur, le noir et blanc en plus d'être splendide casse notre vision du réel. Quand arrive le personnage de Depardieu, génial, on est happé, décontenancé. Et que dire de ses dialogues qui ne prennent sens que dans un film, porté par Charlotte Gainsbourg et Anouk Grinberg, qui nous offre des performances magistrales, on a rarement vu ça, une liberté, une déchéance, un combat pour vivre. La suite du casting se complète avec Michel Blanc Jean Carmet :Annie Girardot et Catherine Jacob tout étincelant. Le film part dans un trip dont chacun pourra l'interpréter différemment, c'est ça sa beauté, mais pas uniquement. On prend un tel plaisir à ne pas tout comprendre, on prend un tel plaisir à comprendre, on prend un tel plaisir à ce que les scènes soient irrationnelles. Le film alterne l'humour plutôt noir, l'absurde, le drame terrible, et même l'érotisme et le genres: la quête de soie; la famille; l'amour; les femmes; la guerre; le sida; la jalousie et la mort. Le film part donc dans tout les sens, avec en fait ni plus ni moins qu'un tournage halluciné et fantasmé par Gainsbourg, mais il y a tellement plus de chose à voir qu'il serait bête d'uniquement l'interprété comme cela. Avec ce twist final, en tout cas c'est comme ça que je l’interprète spoiler: le personnage de Anouk Grinberg est en fait une métaphore du sida, métaphore si terrible qu'on la compara à la déportation qui a fauché des jeunes gens en plein vol
. Mais même sans ce twist je ne compte pas le nombre de scènes marquantes, troublantes, le signe d'un très très grand film et sans quelques longueurs,et plus de cohérence on aurait pu faire un chef d’œuvre. Alors ce film ne plaira pas à tout le monde, certains crieront que ce film n'a aucune cohérence. Mais pour tout vous dire je m'en fiche, je vois ce film comme une sorte de rêve métaphorique,sans ennuie, parce que c'est ça qui compte au final et quelle originalité,quelle originalité. Avec en plus une belle BO avec Arno décapant chantant du Brel et Philip Glass pour le côté froid, merci la vie, tu la dis.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2010
Linéaire la première demi-heure, puis totalement absurde et déstructuré l'heure et demie suivante. Bertrand se lâche et laisse son "automatisme psychique" (c'est beau) faire les choses. On pourrait dire, pour donner du crédit, que c'est très "surréaliste" ou très "ionescien" ... mais non ! C'est à prendre avec légèreté bien sur ; il n'y a rien à comprendre, c'est pas sérieux, juste drôle. Dans la même veine que "1, 2, 3 soleil", voir "Calmos". Sympathique.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 octobre 2008
Non! Pas toi Charlotte! Je suis une fan de tout ce que tu fais, mais là... Non. Ce film est vraiment insipide et prétentieux. J'ai tenu jusqu'à la fin pour toi, mais il faudrait me payer vraiment très cher pour que j'accepte de le voir une seconde fois.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2020
“Merci la vie” se présente comme un road movie temporellement déstructuré entre le réel et la fiction (la réalisation du film de cette histoire). Une fois n’est pas coutume, Blier pose une réflexion sur la création dans laquelle la part du rêve et des souvenirs occupe une place prépondérante. Là où ça se complique c’est lorsqu’il s’agit d’un souvenir rêvé qui semble issu de la réalité alors qu’il provient de la réalisation d’un film (l’oeil). D’abord, linéaire, lent et dépouillé comme les décors minimalistes du bord de mer, puis de plus en plus mélangé, chargé et rapide, le film se termine dans un joyeux désordre où les bons plans et bons mots prennent le dessus sur le script qui a explosé en vol. Question casting, excusez du peu : Jean Carmet (César du meilleur acteur), Annie Girardot, Michel Blanc, Catherine Jacob, Jean-Louis Trintignant, Gérard Depardieu et surtout Anouk Grimberg épatante de bout en bout. Par contre, Charlotte Gainsbourg semble sur la retenue et même si François Perrot ne démérite pas dans le rôle du réalisateur, Blier lui-même aurait apporté une profondeur supplémentaire à la dimension créative de cette histoire. Difficile à suivre (surtout la fin), même si la pellicule de Philippe Rousselot est toujours d’une lisibilité impeccable, au passage le cinéaste le cinéaste range a égalité le fléau HIV et le nazisme (historiquement très discutable). Entre deux répliques cultes (genre « A chaque fois que j’essaie de m’élever, y a pas d’ascenseur ») et un choix musical remarquable, à commencer la les génériques de début et de fin, cette œuvre ambitieuse mais ratée mérite largement le détour, surtout comparée au reste d’un cinéma français très anémié côté création (Resnais excepté). Cerveaux gauches s’abstenir.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2012
Blier a l'air d'utiliser toutes les métaphores visuelles ( changement de filtre ) très bien soignées pour se donner un style ( parfois fantastique et grotesque : Joëlle plane et l'armoire ) ou pour alors combler une histoire incomplète et qui part un peu dans tous les sens si bien qu'on se perd et que l'intérêt diminue, et à ses dialogues reconnaissables où ses personnages se parlent à eux-mêmes à voix haute, plus une ressemblance aux Valseuses dans le genre road-movie de deux personnages errants qui ne manquent pas de charme. Et un surprenant long plan-séquence sur Jean Carmet en fauteuil roulant qui ne bouge pas d'un cil durant tout le générique de fin.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 décembre 2018
« Merci la vie » est un joyeux capharnaüm. Poupées russes ou histoires à tiroirs multiples. Ca part dans tous les sens, on s’y perd avec plaisir, je ne comprends pas tout et quelque part, je m’en moque. Même si j’avais vu le film à sa sortie, je préfère cocher la case « découvrir » plutôt que « redécouvrir » tant je ne m’en rappelais plus. Je peux tenir le même discours pour « Tenue de soirée », « Beau père » par exemple, excepté « Buffet froid » que j’entretiens régulièrement et excepté « Calmos » que j’ai vraiment découvert. Il y en a d’autres que je dois (re)voir tant ma mémoire me joue des tours ! Bertrand Blier, ce sont avant tout des dialogues percutants, un mélange savant de brutalité et de poésie. Une mise en scène au service d’un récit parfois aux circonvolutions absurdes comme ce « Merci la vie ». Pour que ça fonctionne, en tout cas pour moi, il faut un Bertrand Blier grand directeur d’acteurs. Je pense que pour un acteur, accepter sa vision est un véritable cadeau. Jean Carmet par exemple, obtiendra un second César du meilleur second rôle pour avoir interprété le père de Camille (Charlotte Gainsbourg). Son personnage regrette de ne pas avoir été un grand acteur, un premier rôle. Quelle ironie du sort que ce « Merci la vie »! Anouk Grinberg est merveilleuse, à la fois femme enfant et femme fatale, entendez « virus » ; c’est ainsi que je vois son rôle. Bertrand Blier nous dit en substance que l’Occupation et le virus du Sida ont volé une jeunesse. Mettre en parallèle l’Occupation et le Sida c’est fort de café ! De là à dire que l’Occupation nazie est comparable à un virus, il n’y a que le pas d’une botte. Deux fléaux ! Au-delà de ces deux virus indéniables, Bertrand Blier nous parle de la vieillesse, de la misère sexuelle et de la mort. Et de cinéma bien sûr ! Et du bon. A noter la chanson du générique de fin : Arno, Lonesome Zorro. Un must ! Oui, Bertrand Blier nous dit aussi que la vie mérite d'être vécue malgré les tourments, les passages difficiles. Merci Bertrand Blier pour ces bons moments... de vie !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2023
Anouk Grinberg et Charlotte Gainsbourg, prises dans la tourmente de la vie et de l'Histoire, malmenées par les hommes et témoins des tragédie du siècle: la déportation, le sida. Bertrand Blier n'épargne pas Joëlle (Anouk Grinberg, une sacrée nature d'actrice) ni Camille dans un univers étrange et déroutant, où se téléscopent en une apparente incohérence images, couleurs,époques et même de multiples scènes d'un film dans le film.
Quel dessein poursuit Blier à travers ce scénario qui part dans tous les sens? Sans doute de nous dire que la vie est une succession d'épreuves dramatiques et brutales, incompréhensibles au commun, et qu'elle lui inspire, en dépit de ses dialogues comico-absurdes, un sentiment globalement pessimiste., à en juger, de surcroît, par le dernier plan spoiler: où Jean Carmet pose, le regard vague, en vieillard paralytique, comme l'aboutissement inéluctable de toute vie.

Personnage central de "Merci la vie", Anouk Grinberg, belle, pleine d'amour et de vitalité, semble incarner l'humanité souffrante, la victime de tous les maux sur Terre.
Quoiqu'il en soit, Blier égare le spectateur dans un labyrinthe où la noirceur cohabite avec le grotesque, où la dialectique impertinente, décalée, de l'auteur est moins réjouissante que dans ses films moins graves, tels "Buffet froid" ou "Tenue de soirée". Dans le désordre de la mise en scène, les petits numéros d'acteur, tout en provoc et en loufoquerie, des Blanc, Depardieu ou Annie Girardot, laissent indifférent et c'est ce qu'on regrette le plus de la part du dialoguiste Blier.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 août 2023
Un Blier où celui-ci veut faire des effets de style avec un scénario foutraque. C'est long à démarrer, c'est long sur la longueur du film. C'est quand même 2h de notre vie que l'on donne.

Heureusement qu'il y a un gros casting avec des comédiens et comédiennes qui savent jouer et font un peu oublier la forme théâtrale de décliner le texte en début de film et font oublier l'absurdité de l'histoire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 septembre 2007
C'est très certainement le long-métrage le plus déconcertant et le plus hallucinant que j'aie vu jusqu'ici. Ne vous attendez surtout pas à visionner une histoire linéaire. C'est en cela que "Merci la vie" est une oeuvre fortement originale, très intéressante même, puisqu'elle permet de réfléchir sur l'évolution des moeurs et de la société entre les plus importantes époques du XXème siècle. L'utilisation de ces diverses couleurs accentue encore plus les contrastes spatio-temporels. Que dire de plus, à part que la distribution est délicieuse et excellente ?
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