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icniv
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5,0
Publiée le 26 avril 2021
Le temps s'étire... les images en noir et blanc permettre des plans fixes magnifiques. Beaucoup de films modernes devraient s'inspirer de ce réalisateur.
Un condamné à mort s'est échappé est un bon film de Robert Bresson. L'histoire est séduisante et on suit avec intérêt l'évasion du lieutenant Fontaine et pour le coup, la voix off n'est pas de trop. Son évasion est filmée avec une tension réussie. François Leterrier joue correctement le personnage principal. Pour un noir et blanc, le film est très beau et les décors simplistes mais froids de la prison font leur effet. C'est un film de prison très convaincant qui mérite d'être vu.
Ce film en N&B sur le thème de la seconde guerre mondiale nous raconte l'histoire d'un jeune condamné à mort qui va tenter de s'enfuir. Il m'a rappelé le Trou de J. Becker mais en moins bien. Ce film de R. Bresson est presque un vrai huis-clos, psychologique. Ici il n'y a pas de scènes d'actions et encore moins d'effets spéciaux. Cela manque un peu, mais c'est ce qui fait aussi le charme du film. Le réalisateur fait des plans très resserrés, se concentrant sur l'acteur principal et ses compagnons. On ne voit presque jamais les soldats Allemands.
La mise en scène et le style de Bresson sont utiles au sujet. Chaque objet, chaque détail acquiert une importance primordiale sur la quette de liberté de cet homme condamné. Un gros travail sur le son vient amplifier cette routine carcérale où le silence est roi et où les dialogues sont intériorisés. Lent mais efficace !
D'une grande sobriété ce film ou docu fiction nous fait partager les certitudes, les doutes et les hésitations d'un héros presque ordinaire. On assiste à sa préparation d'évasion comme si on y était.
Sorti en 1956 et réalisé par Robert Bresson, ce film nous raconte la détention d'un résistant durant la seconde guerre mondiale ainsi que la préparation de son évasion. Adoptant le noir et blanc, le film montre dés le début un minimalisme évident dans sa réalisation. En effet, les plans sont des plus simples, jouant énormément sur la suggestion, mais sont explicités par la voix off du personnage permettant de comprendre chaque plan, chaque action. Coté bande son, le minimalisme est aussi présent et l'ensemble est rythmé par les bruits des serrures, des exécutions et des pas dans les couloirs, tandis que la musique de Mozart n’apparaît que de façon sporadique à des moments importants du film. Au final, ce film est un des chefs d'oeuvres méconnu du cinéma français qui mérite d’être (re)découvert par le plus grand nombre.
On trouve déjà dans ce film la volonté de dépouillement qui sera la marque du réalisateur. Il l’annonce d’ailleurs dès le générique : il va nous raconter une histoire vraie, et ce, « sans ornements ». En effet la narration, si elle intègre quelques surprises et une forme de suspense (relatif, car le titre et la voix off du prisonnier racontant l’évasion laissent pressentir la suite), évite tous les effets qui auraient pu être « spectaculaires » : les deux seuls moments d’affrontement se déroulent hors champ. Robert Bresson privilégie les images « signifiantes », même si elles semblent banales, et donne à la bande son une place centrale, tant dans la perception de l’environnement que dans la narration des évènements. Peu à peu la démarche du prisonnier, par la volonté et la foi qui la guident, prend un aspect symbolique et même mystique, accompagnée en ce sens par les références bibliques (voir le sous-titre : le vent souffle où il veut) et la musique de Mozart.
Un film brillant de bresson tournee en noir et blanc ,un huis clos savoureux avec une economie de dialogue qui accentue pour ma part une certaine dramaturgie au niveau du scenario. Le lieutenant fontaine a ete arrete par les nazis,condamne a mort, il essaye par tous les moyens une occasion de s echapper un tres bon film a decouvrir
Bresson favorise encore une fois une mise en scène très dépouillée, et se focalise sur son principal personnage. Parti pris intéressant, qui, si il pourra en rebuter certains, permet de se focaliser véritablement sur le personnage, sur lequel on ne sait pas grand chose, bien qu'on ait tout de même l'impression d'être dans sa tête, via le procédé de la voix-off.
Si la première partie du film peut sembler un peu longue, elle reste tout de même assez intéressante, quant à la seconde elle est plutôt captivante. Bresson parvient à ce que l'on s'attache aux protagonistes, à tel point qu'on a envie de savoir ce qu'il se passe ensuite. Et faire ça en une heure trente environ et avec si peu de dialogues, c'est quand même pas mal.
A noter aussi un jeu intéressant sur les lumières et l'éclairage.
En son temps, Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson avait été récompensé du prix de la mise en scène décerné lors de l’édition 1957 du festival de Cannes. Ce film entièrement bâti sur l’obstination à s’évader de prison de son personnage principal est si limpide qu’il en devient mystérieux. Une œuvre-référence qui se montre tout à la fois classique et expérimentale. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
C'est incroyable le culte que voue nombreux cinéphiles à Bresson. Une admiration que j'ai beaucoup de mal à comprendre, ses films sont d'une austérité inébranlable mal joué par des amateurs. Mais pour une fois dans cette austérité sert le film, car elle s'accorde parfaitement avec le sujet de la prison. Autant je n'ai pas aimé (voir détesté) d'autres de ces films, antant je m'incline devant celui-ci.
Peut-être le film de Bresson le plus accessible par son sujet. En tout cas le seul qui a eu un certain retentissement auprès du public lors de sa sortie. Comme déjà mentionné, le film est moins un film d'évasion qu'un film sur le courage. Fontaine ne cède rien car il est résistant dans l'âme. Pas par héroïsme. Bresson dissipe totalement tous les enjeux politiques et autres qu'on retrouve souvent dans les films sur la résistance, comme L'armée des ombres. Certains sont courageux, d'autres pas, mais tous ont des raisons de sortir. Bresson ne condamne pas les lâches, et d'ailleurs les allemands ne sont pas diabolisés mais seulement représentés comme des obstacles au plan de Fontaine. Cette épure de tout le superflu s'allie à merveille avec l'authenticité recherchée par le cinéaste. Rarement plan d'évasion n'a été aussi peu extravagant bien qu'ultra recherché et répété, on est loin de Prison Break! Comme toujours, Bresson utilise le cinéma pour jouer sur la temporalité, ici pour traduire l'attente et la longueur de la mise à exécution, ainsi que suspendre le temps lors de l'évasion. L'interaction avec tous les autres détenus, en premier lieu Jost, est passionnante. Presque aussi épuré, Le trou de Becker est lui aussi un grand film, joué par des amateurs et visant le réalisme à tout prix, mais dont le sujet est réellement l'évasion en elle-même.
Un très bon film qui souffre cependant d'une certaine longueur en milieu. Mis en quasi isolement, les hommes communiquent plus par les gestes car par les mots. Ce ne sont pas non plus des "héros" mais des hommes, certes volontaires, mais doutant d'eux-mêmes. En plus de l'intrigue prenante, la réalisation est exemplaire sans aucun flottement. Du grand art Monsieur Bresson. A étudier dans les écoles.