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Nath Visuals
84 abonnés
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4,0
Publiée le 8 septembre 2025
C'est plutôt rare de voir des films sorti dans les années 50 de nos jours, et c'est d'ailleurs assez rare d'en voir d'aussi bons. Le rythme a bien évolué aujourd'hui et il est de moins en moins facile de regarder des films de cette époque. Mais en s'y penchant, on peut découvrir de superbes oeuvres tel que celle-ci.
On suit l'histoire d'un homme condamné à mort pour du sabotage durant la seconde guerre mondiale. Cet homme tient à la vie et sans spoil, il va s'échapper. C'est d'ailleurs ça qui est spéciale dans ce film. Le titre en plus d'être très long, nous spoil totalement la fin du film. Il n'y a aucun suspens. Mais ce qui est intéressant n'est pas la finalité mais la manière d'y parvenir. Ce film est aussi latéralement un tuto pour s'échapper de prison. Mais la limite de l'oeuvre est sa crédibilité. Plusieurs fois, on se dit que c'est impossible que les gardes ne se rendent pas compte de la préparation d'évasion. Leur manque de vigilance est un peu trop simple pour lui. Le seul moment où il a commencé à flipper c'était pour une histoire de crayon.
Mais mis à part ça, l'oeuvre est très facile à suivre, on a en permanence une voix off quand le personnage principale est seule et on rentre très facilement dans l'action.
Principes réguliers d'une évasion, sans romantisme déplacé; d'ailleurs signes avant-coureurs d'une libération que ne saurait anticiper l'ennemi: L'indicible en marche.
En 1943, un résistant, le lieutenant Fontaine, est arrêté par les forces d’occupation allemandes et enfermé dans la prison de Montluc, à Lyon, où il sera condamné à mort. Le film de Bresson est l’histoire, racontée "sans ornements", est-il précisé dès le 1er plan, de l’évasion de cet homme. Réalisé à partir des mémoires d’André Devigny, ce récit véridique suit donc un fil dramatique très classique, sans surprise au niveau de l’intrigue, le contenu narratif du film étant déjà presque entièrement résumé dans le titre. Cela n’empêche aucunement "Un condamné à mort s’est échappé" d’être l’un des films les plus captivants que le cinéma français nous ait offert. Mais l’intérêt, pourtant, est ailleurs, et réside dans l’affirmation du "style bressonien", dont le dépouillement permet d’atteindre et de révéler l’essentiel, avec une force peut-être sans égale dans l’histoire du cinéma, et dont je n’arrive à trouver d’équivalent que dans la littérature, avec Tolstoï par exemple. Et quel est cet essentiel ici? Les enjeux moraux et spirituels de cette évasion qui, bien au-delà du seul acte qu’on pourrait qualifier d’héroïque du personnage, ouvre une vaste réflexion sur l’espoir et la puissance de la volonté humaine lorsque celle-ci est animée d’une foi, d’une inaltérable conviction. Et le titre du film donne au spectateur la même certitude, lui permettant de vivre de l’intérieur le cheminement spirituel du personnage. Cet état de transcendance de Fontaine lui permet de développer une intelligence pratique hors du commun (les moindres détails concrets de l’évasion sont filmés avec une minutie digne de l’orfèvrerie) et contamine l’ensemble des prisonniers: le succès de l’évasion de Fontaine devient un enjeu collectif et réveille les espoirs les plus endormis. Cinématographiquement, "Un condamné à mort s’est échappé" est un immense chef d’œuvre sonore, et en cela une date importante pour le cinéma. Désormais, le langage cinématographique posséderait un nouvel auxiliaire: le son.
Un excellent film de Robert Bresson, l'un des meilleurs sur l'univers carcéral. L'histoire d'un condamné très méthodique et courageux tentant de s'échapper d'une prison où les Nazis agissent tel qu'on le sait, avec la même terrible et totlaen absence de pitié et d'humanité, et règnent sur ce royaume de déchus désespérés pour certains et exécutés pour beaucoup sous les coups de mitraillettes qui ponctuent ce très bon film, dans un climat d'indignation oppressant mais efficace. Outre l'histoire, le jeu des acteurs est très original (à la Robert Bresson, en fait!), et parfois comme chez Marguerite Duras (mais chez elle, c'est volontaire), les gens parlent sans ouvrir les lèvres (je ne sais pas si c'est volontaire ou pas) ! Bravo à François Leterrier pour son interprétation convaincante du lieutenant Fontaine envoyé au fort de Montluc en 1943 pour y être exécuter par l'horreur nazie qui parvient (je ne dévoile rien, c'est le titre !) à s'échapper. De plus, la musique de Mozart embellit dans ses rares instants de présence les belles scènes poétiques de ce film que j'ai vraiment beaucoup aimé, aussi pour sa simplicité (Robert Bresson le fait savoir en l'écrivant de sa main avant le générique (magnifique) de début, c'est une histoire vraie, qu'il raconte comme elle l'est, sans en faire plus) et la force de ses scènes (la première scène où il tente de s'échapper de la voiture parce qu'il a les mains libres (tentative qui ...) et qu'il en tend une vars la poignée de la porte qu'il effleure et scrute de son magnifique regard m'a marqué, elle est vraiment belle !!). Un film à voir, vraiment !!
Fort de Monluc, Lyon 1943. L'histoire vraie et détaillée de l'évasion d'André Devigny, sous-lieutenant résistant condamné à mort par les Allemands. Conté façon Bresson avec un luxe de détails précis sur la préparation, les risques et les hésitations qui fait qu'on s'identifie progressivement au personnage. Les vingt dernières minutes, hyper dangereuses, sont d'une remarquable qualité de mise en scène. Musique de Mozart.
Prix de la mise en scène à Cannes, ce film carcéral à l'approche minimaliste raconte comment un homme prisonnier des nazis va réussir à s'évader, la méthode nous rappelle d'ailleurs des films comme " Les Evades ", modèle du genre.
Ce film est une leçon sur la liberté. On est en admiration sur ce personnage le lieutenant Fontaine qui s'échappe de cette prison tenu par les nazis. La mise en scène est très bien mené dans cet univers carcéral. Les plans sont serrés et on obtient ce sentiment d'enfermement, d'étouffement et cette sensation d’oppression de se faire écraser par cette violence des nazis. Le réalisateur Robert Bresson décide de créer un univers sonore bien particulier avec cette voix off qui nous donne l'impression d'être associée à ce plan d'évasion du lieutenant Fontaine. La violence est masquée on ne voit pas la mort mais on la sent grâce à la mise en scène et par l'intelligence du traitement du son. On a dans ce film tout le mode opératoire pour pouvoir s'évader, on ressent toujours le risque par la réalisation que le lieutenant Fontaine va se faire attraper. Ce film a des valeurs de courage, d'abnégation et de détermination a toujours croire à la liberté malgré un contexte qui donne aucun espoir. Mais la vie de cet homme montre qu'il faut toujours garder espoir et que le combat dans une situation comme il l'a vécu est le meilleur remède à suivre. Très beau film, une œuvre qui donne de la force.
C'est simple, naturaliste; et très bien. L'anxiété issue de la tension du film arrive tout naturellement. Comme dans un bouquin de Camus selon moi. Les deux univers on surement un lien direct. Je n'en sais rien, je ne me suis pas informé. Peut être lent mais il y a une force qui est bien présente du moment que l'on est investi.
Film assez austère, mais qui reste cependant haletant grâce à la grande précision du réalisateur dans la description de ce processus d'évasion. Les acteurs ne jouent pas toujours très juste mais passons.
Est ce parce qu'un film à plus de 50 ans que l'on doit faire abstraction de l'ennui total que celui ci dégage. Tout simplement ennuyeux, lent, soporifique
Bresson nous offre une ode magnifique dédiée non pas à l'espoir mais à la lutte. "Un condamné à mort s'est échappé", outre un suspens très fort dans les images (les mains, les gestes propres à l'évasion, l'attente), poigne par le monologue intérieur de Fontaine où se battre "contre les murs..contre moi... contre la porte..." est la seule survie. Un espace clos mais tant que ça car : chaque avancée, chaque ouverture, et c'est le coeur de ce film, existe et se prolonge grâce à la fraternité.