299 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
49 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
5 critiques
3
16 critiques
2
14 critiques
1
9 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
kibruk
195 abonnés
2 767 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 8 avril 2011
On se dit qu’un tel sujet serait maintenant traité d’une toute autre façon et que le film a donc affreusement vieilli. Mais ce n’est pas son âge qui est son principal défaut, mais bien la qualité de sa réalisation. Entre la répétitivité de sa construction, le surjeu peu convaincant de la plupart des – pourtant bons – acteurs, une dernière partie de procès interminable, les critiques sont fort nombreuses. Seuls la performance de Charles Denner et les bons dialogues de Sagan permettent de donner un intérêt à un film assez maladroit.
Très décevant, la mise en scène et le montage sont laborieux. Tout sonne faux en plus la qualité des images est médiocres. Charles Denner surjoue de manière ridicule, très difficile de s'intéresser à cette intrigue tellement c'est horripilant, pourtant il y a de la matière a faire un bon film avec l'histoire de Landru.
De la part de Chabrol je m'attendais à mieux certes il y a un beau casting féminin et Charles Denner est parfait en Landru (c'est un grand acteur du cinéma français un peu oublié de nos jours) mais la première heure est assez monotone avec une certaine répétition dans l'action. En fait il faut attendre la dernière demi-heure avec le procès pour que ce film semble se réveiller ; l'ensemble fait preuve d'humour noir mais on ne le ressent pas toujours. Donc au final si ce n'est pas un mauvais film je suis tout de même déçu par le Landru de Chabrol.
Inspiré de l'affaire criminelle du célèbre tueur en série, "Landru", bénéficie d'une mise en scène soignée et d'une interprétation remarquable de Charles Denner dans le rôle-titre. Cependant, malgré son approche ironique et son ton détaché, le film peine à intéresser. L'humour noir qui traverse l'œuvre peut parfois sembler désamorcer l'horreur du personnage, ce qui atténue l'impact émotionnel du récit. Bien que l'approche cynique de Chabrol soit intéressante, "Landru" ne laisse pas une empreinte durable.
C'est un Landru pur sucre. C'est une fiction tournée en 1963 par Claude Chabrol. C'est très bien tourné et il y a un bel effort concernant le décor et les costumes. Par contre c'est un film très longuet et très long. Aujourd'hui c'est une série qui ne se passe même pas sur une chaine secondaire en semaine et l'après-midi. Par contre il y a toutes les plus belles actrices françaises de l'époque. Landry comme on le veut, charmeur à ses heures.
Le film véhicule un improbable romantisme morbide, une douceur, une poésie charmante au service de la mort terrible. C'est un film étonnant dans sa veine humoristique et passionnant dans son plaidoyer à la fin. Denner est formidable.
Un Charles Denner parfait... C'est Charles Denner quoi ! Si les deux premiers tiers sont malheureusement bien mous et vraiment trop longs, le dernier tiers concernant le procès est excellent et aurait bien mérité d'être le vrai cœur de la réalisation de Chabrol.
Landru par Chabrol c est un film plein d humour noir avec des dialogues savoureux et surtout l interprétation d un formidable Charles Denner dans le rôle titre. Même si la psychologie d un des plus célèbres tueur en série français n est que peu développée le film se déguste comme un bonbon acidulé.
Ressorties en salle de plusieurs opus de la première partie de la filmographie de Claude Chabrol dont " Landru " tiré de l'histoire criminelle du premier assassin considéré comme serial killer français.
Chabrol a été parfois critiqué pour le supposé côté mysogine de son film. Cette interprétation n' est pas la mienne. Toutes les victimes décrites sont toujours présentées comme des femmes bienveillantes et sensibles.
Le personnage de Landru est montré comme un manipulateur sans état d'âme ( sauf à l'égard de Fernande, interprétée par Stéphane Audran compagne du cinéaste à la ville. )
On retrouve Jean Pierre Melville et Raymond Queneau dans un petit rôle et certaines des stars françaises d'un cinéma éreinté par la nouvelle vague ( Michelle Morgan et Danielle Darrieux notamment).
Le film lança la carrière de Charles Denner. Voilà un des bons opus du cinéaste même s'il ne figure pas parmi les cinq titres que je préfère de Chabrol.
Le film de Chabrol tourne le dos au réalisme et à la noirceur du sordide fait divers Landru. Son récit est une fantaisie macabre -et même frivole au regard de l'importance que Chabrol accorde à la reconstitution d'époque (décors, costumes, accessoires) et à la prépondérance de celle-ci, manifeste parfois, par rapport à l'action dramatique- une fantaisie d'ailleurs beaucoup moins mémorable pour son inspiration humoristique qu'en raison de la singulière apparence physique, sur un mode expressionniste, de Landru incarné par Charles Denner. Ce dernier campe un Landru, certes assassin, mais néanmoins affable et bon père de famille, un Landru volontiers cynique et sibyllin d'autant plus mystérieux que Chabrol ne nous éclaire guère sur la personnalité, imaginaire ou non, du criminel. Faisant suite à une première partie du film dont le caractère comique est essentiellement lié à la récurrence schématique des faits spoiler: (rencontres courtoises avec de jeunes femmes solitaires, puis coups d'oeil roublards sur la chaudière, sur la cheminée fumante et sur l'indisposition des voisins) , l'arrestation et le procès de Landru forment la seconde partie un peu longue, et vaine, parce que les contingences judiciaires de l'affaire Landru ne semblent pas constituer, en vertu même de l'approche humoristique de Chabrol, son intérêt majeur. spoiler: Seule nous interpelle alors la persévérance étonnante de Landru à clamer son innocence.
En résumé, il manque au film,sinon un style et un ton originaux, mais un portrait de criminel plus significatif.
Ah, la France des premières décennies du XXème siècle et les procès. Pas de star pour le personnage principal, mais un premier rôle pour Charles Denner que l'on dote d'une barbe bien taillée et de bonnes manières. Dommage qu'on puisse être si prompt à qualifier la première de bleue et à rapprocher les secondes d'une affectation guindée ; Denner incarne la fascination périmée de la France pour ses plus fieffés malotrus, cherchant cahin-caha à reproduire le fruit propice du meurtre aux feuilles de choux excitées par la guerre.
Mais comme la voix de son interprète qui ne sait pas où donner de la tête (coupée), le film ne sait pas ce qu'il veut être. Tout le monde a bien sa petite moustache, son couvre-chef, et son assortiment d'expressions fânées, mais le genre est plus indistinct encore que la prestation théâtrale ; reconstitution historique, remise au goût du jour, passage de l'histoire (réelle) de Landru à l'amidon du scénario commercial, parodie cherchant l'humour dans ses plus sanglants recoins... Contrairement à cette phrase, tout cela ne rime à rien.
On trouvera son compte dans le tribunal qui sert de conclusion, même si là non plus, on ne sait pas ce qu'est le propos ; la beauté des plaidoiries est là, mais les joutes oratoires préfèrent se réfugier derrière les raccourcis du montage que de faire monter la mayonnaise. Laquelle manque, tout comme ma métaphore de subtilité, à ces salades arrosées d'un mystère trompeur et insatisfaisant.
L’histoire fascinante de Landru aurait mérité un meilleur traitement. Chabrol s’embourbe dans une narration répétitive et livre une œuvre un peu longue. Le film se regarde toutefois avec plaisir car les situations cocasses sont légions, mais il aurait pu atteindre une tout autre dimension en exploitant avec plus d’intelligence son fantastique casting féminin.
Un film intéressant mais mineur dans la filmographie de Chabrol qui se contente d'une ou deux bonnes idées de mise en scène suggestive (les voyages en train, la fumée) et d'une succession d'actrices de caractère qu'il prend un malin plaisir à faire découper. Pour le reste, son scénrio est allusif et ne fouille pas assez le contexte et les mécanismes meurtriers de Landru. Bonne interprétation de Charles Denner cependant.