Bien qu'intitulé "The Doors", ce film d'Oliver Stone est plutôt un biopic sur Jim Morrison, et ses courtes mais folles années avec le groupe légendaire. Si la construction du film est classique (ascension, excès, et chute), la forme de "The Doors" ne ressemblent en rien aux biopics musicaux ternes que l'on peut voir par ailleurs. Le scénario et la mise en scène se veulent psychédéliques, épousant les délires poétiques de Jim Morrison. Phrases plus ou moins nihilistes et réflexions sur la mort, le tout sur fond de plans débullés, de filtres oranges et de situations parfois oniriques : le film ne plaira pas à tous ! Ce choix apporte par ailleurs plusieurs lenteurs, et ne développe finalement pas tant que cela les origines de son protagonistes, son goût pour l'alcool et la drogue paraissant presque seul responsable de ses maux. Néanmoins, Val Kilmer est totalement impliqué en Jim Morrison, imitant sa voix de manière bluffante et se voulant habité par la personnalité psychédélique du chanteur. Il est secondé par de nombreuses "gueules" de l'époque qui constituent d'appréciables seconds rôles (Meg Ryan, Kyle MacLachlan, Michael Wincott...). En résulte un film personnel, parfois excessif mais intéressant.
Portrait d'une icône du rock, ce film est un objet fascinant, à la limite du trip sous acides, porté par la musique psychédélique des Doors et la performance hallucinante de Val Kilmer.
Oliver Stone a une sacrée filmographie à son actif et ce biopic sur les Doors fait clairement partie du haut du panier. D’ailleurs de biopic il est surtout question de celui de Jim Morrison tant les autres membres du groupe mythique sont survolés. Première réflexion, c’est extrêmement bien filmé, Stone sait y faire avec sa caméra et on plonge bien rapidement dans la vie trépidante de l’icône. Et quelle vie ! Certes elle fut bien trop courte mais sacrément remplie, il aura fait tous les excès le garçon, son cœur le lui rappellera d’ailleurs pour le faire entrer dans le fameux club des 27 …
Si le biopic est très intéressant et retrace assez précisément le parcours atypique du leader emblématique des Doors, le succès du film, on ne va pas se mentir, est surtout dû à la partition démentielle de Val Kilmer qui livre sans doute là son plus grand rôle. Il est complètement habité par son personnage et il faut reconnaître que sa ressemblance avec Morrison est confondante, en tout cas pour nous spectateur c’est du pain béni. Ça et l’un des autres atouts du métrage, la musique, qui berce ces plus de 2 heures au son des plus grandes créations du groupe.
Certes ça va un peu vite en besogne au départ mais une fois le personnage installé, on est vite comme hypnotisé par la présence de Kilmer, d’ailleurs le reste du casting n’est pas en reste il faut le noter. On pardonnera donc volontiers les quelques cassures dans le rythme qui n’enlèvent pas grand-chose à cet hommage hors norme de la légende Morrison.
C'est toujours un peu le même problème avec les biopics sur les musiciens de rock, c'est toujours à peu près la même histoire de drogue, sexe et alcool. Il est donc compliqué de se démarquer, et Oliver Stone essaie de le faire par une réalisation très dynamique, sans aucun temps mort, en se focalisant quasi exclusivement sur Jim Morrison. Peu de choses sur les autres membres du groupe qui ne ressortent que très anecdotiques, le titre du film est ainsi un peu erroné. On est donc dans un rythme qui va à l'encontre de celui quasi cathartique de la musique des Doors mais qui répond beaucoup plus à celui chaotique du mode de vie de Morrison et de leurs concerts. C'est d'ailleurs là la plus belle réussite du film : retranscrire à l'image des moments de scènes assez hallucinants. Evidemment la bande son est magnifique pour qui apprécie leurs tubes et Val Kilmer est assez sidérant dans son rôle, mais c'est finalement un biopic qui ne se démarque pas assez des autres films de sa catégorie.
Je suis habituellement fan des biopics musicaux, mais ici quelle déception ! Au lieu de s’intéresser au génie créatif de ce groupe, Oliver Stone se focalise surtout sur la déchéance du chanteur, son addiction à la drogue, et l’ambiance hippie de l’époque : aucun intérêt.
Ce biopic des Doors - et pas uniquement de Jim Morrison, même s'il prend évidemment beaucoup de place - est un exercice périlleux, qu'Oliver Stone ne réussit que très partiellement. On peut dire qu'il parvient à rendre une partie de la fascination que Morrison exerce grâce à un Val Kilmer souvent impressionnant de mimétisme, et qu'il arrive à saisir parfois l'ambiance de ces mythiques années 60 américaines, de l'euphorie à la difficile redescente. Et puis que de tubes, tout de même. Le problème, c'est toutefois le style Oliver Stone, tout en boursouflures et effets voyants. On le comprend très vite, Stone veut donner l'équivalent cinématographique d'un bad trip, et il l'assène du début à la fin jusqu'à la nausée. On finit lessivé à force d'être soumis à tant de stimuli visuels et auditifs, et même si cela fait partie du propos, cela anesthésie tout discours un tant soit peu nuancé sur la contre-culture américaine et Jim Morrison lui-même ; tout vire au contraire au grand guignol.
Je ne connais absolument pas les Doors donc je ne peux juger de la véracité de ce biopic. Je vais donc juger ce film comme s’il était une fiction. Tout d’abord, l’œuvre est uniquement basé sur le leader du groupe Jim Morrison. Ici, les trois autres musiciens du groupe ne sont que des figurants tout comme les personnes gravitant autour de la vedette. Pour l’originalité, on repassera. On y voit la descente aux enfers d’une star du rock plongeant toujours plus dans l’alcoolisme et les drogues. Ouah ! Du jamais vu ! Et côté musical ? On n’y apprend pas grand-chose en fait, le film montrant essentiellement les dérives du chanteur. Bref, l’ennui pointa vite son nez et ne me quitta plus. Peut-être que si vous êtes fans des Doors, vous allez plus indulgents mais on a déjà vu biopic plus intéressant ne serait-ce que très récemment avec Bohemian Rhapsody.
Le réalisateur Oliver Stone s’intéresse à l’ascension du groupe de musique « Les Doors » et en particulier son chanteur charismatique Jim Morrison dans un film aux accents psychédéliques reflétant parfaitement la musique et la personnalité des membres du groupe. Son travail de mise en scène rend le film, notamment dans sa première partie déstructuré et manquant de rythme mais le style du cinéaste parvient au final à faire oublier ses défauts et à immerger le spectateur dans la vie pleine d’excès de l’artiste incarné follement par Val Kilmer dont le choix au départ apparait peu emballant mais qui peu à peu s’imprègne de son personnage et livre certainement la meilleure performance de sa carrière.
The Doors est l’un des groupes de musique américains les plus marquants de l’histoire du rock. Formé en 1965, ils se sont dissous en 1973, deux ans après la mort du chanteur Jim Morrison. En 1991, Oliver Stone, le réalisateur de « Platoon » ou « Né un 4 juillet » relatera l’histoire du groupe en se concentrant sur la vie du chanteur. Si le film n’est pas exceptionnel, c’est l’incroyable performance du comédien Val Kilmer qui placera le long-métrage dans les rangs des films cultes. Son rôle a su capter l’essence fougueuse et emblématique du rockeur et nous transporte dans ses péripéties folles jusqu’à sa mort. On y découvrira l’ascension du groupe ainsi que les problèmes d’alcool et de drogues auxquels faisaient face Jim Morrison. Les nombreuses scènes d’hallucinations sont quant à elles mal menées et détériorent considérablement le fil conducteur de l’histoire. Fort heureusement, il reste les moments sur la scène du Roi Lézard qui rendra de nombreux fans nostalgiques. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Bon bah c'est raté... j'avais très envie de découvrir la vie de Jim Morrison cette légende du rock et la faire découvrir à ma famille aussi mais malheureusement on n'a pas réussi à adhérer au film... mais bon c'est vrai que c'est pas évident dès qu'il s'agit d'Oliver Stone ! On a trouvé ça étrange, pas très facile à aborder et on s'est ennuyé... en plus mon grand attendait avec impatience de voir Floyd Westerman mais on le voit à peine pis il n'ouvre même pas le bec et il était encore un peu plus déçu à cause de ça... bref nous sommes restés sur notre faim et mis à part la BO, on a pas aimé grand chose dans ce film !
S'il fallait trouver un gros défaut à ce film, ce serait sans conteste son titre un peu trompeur sur la marchandise, car loin d'être une histoire du groupe en lui-même (même si les grands faits d'armes sont évoqués, ses membres en deviennent un peu trop secondaires), c'est bien le récit des affres de la vie de Jim Morrison et son destin tragique dont Oliver Stone s'empare avec maestria, bien aidé par l'incarnation phénoménale de Val Kilmer qui semble être né pour le rôle tellement le mimétisme est impeccable. Psychédélique et onirique à tous crins, le film est une remarquable plongée dans l'atmosphère de la Californie de la fin des sixties, entre bad trips et concerts bouillants, la mise en scène colle à la bande-son de façon tout à fait magique et l'on déroule le fil jusqu'au bout sans s'ennuyer, en ayant saisi (peut-être imparfaitement) un peu de la psyché du Roi Lézard.
Un film sous acide, avec un casting de bon niveau, en version hippie, avec la force de Val Kilmer qui transcendance le film, en une passion dévorante, qui brille sous Jim Morrison, sous la verve d'Oliver Stone, qui nous emporte dans son monde désincarné. La musique des Doors en plus que demander de plus, si c'est romancé, ce biopic explique peut-être le destin tragique de son chanteur iconique.
Le film aurait bien pu se nommer "Jim Morrison" tant ce biopic est centré sur le leader du groupe. Ce film très réussi tient grandement du fait de la prestation titanesque de Val Kilmer qui prouve encore qu'il est passé à coté d'une carrière bien plus riche. Oliver Stone se focalise peut-être un peu trop sur les dérives de Morrison négligeant son génie tant dans la communication qu'en tant qu'artiste mais il est toujours difficile de tout raconter la vie d'un homme aussi riche (bien que très brève) en aussi peu de temps. Inutile de dire que les musiques sont géniales.
Pas parfait certes, mais un bon résumé de la carrière musicale des Doors et du chemin d'autodestruction de Jim Morrison par la drogue et l'alcool. Tous les événements marquants sont là et la bande son est bien utilisée par Oliver Stone, fan de la première heure. Val Kilmer, pas aussi beau que l'original, y réalise sans doute sa meilleure performance d'acteur.
Film retraçant la vie du groupe "Doors", et de Jim Morrison en particulier. Seul les fans trouveront leurs compte dans ce film romancé, et certainement trop long a mon goût. Mention special toutefois pour Val Kilmer, Meg Ryan et Kyle MacLachlan. Pour les inconditionnel seulement...