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Freaks101
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4,0
Publiée le 8 juin 2013
Le film d'Aldrich fut taxé de racisme à sa sortie, cette étiquette n'est pas forcément fallacieuse, mais pas totalement juste non plus. L'image que le film donne des indiens n'est pas très reluisante en effet, il peut même être vu comme une réponse au « Soldat bleu » de Ralph Nelson, qui mettait en parallèle le massacre des indiens avec celui du village de My Lai, perpétré par les américains au Vietnam. Ici la cruauté des apache peut être vu comme identique à celle pratiqué par les Vietcong. Fort heureusement Aldrich nuance son propos grâce à deux beaux personnages plus ambigus, l'éclaireur joué par Burt Lancaster, fataliste et désabusé, et son ami indien Kenitay, il prend soin aussi d'évoquer les conditions de vie déplorables des apaches parqués dans les réserves, bref son film n'a rien de démagogique et ne choisis pas de camp en particulier. Côté mise en scène le cinéaste y va fort sur la violence pour le plus grand plaisir des amateurs de cinéma d'exploitation, il est même très gore pour l'époque. La première irruption de cette violence est là pour casser la mythologie du western, un jeune soldat censé sauver la veuve et l'orphelin commence par tuer la veuve afin de lui épargner les sévices des indiens, il finit éventré avant d'avoir put sauver l'orphelin. On est clairement dans une approche nihiliste, loin du mythe et de la légende chère à John Ford. Cette optique est d'ailleurs développer tout le long du film, la violence répondant à la violence dans un cercle sans fin, les soldats blancs reproduisant à leurs tour les cruautés des apaches. Au final « Fureur apache » est plus une version pessimiste de « Bronco apache » que Aldrich tourna 20 ans plus tôt.
J'ai plusieurs reproches à faire à ce western mais pas celui dont on le taxe principalement à savoir d'être raciste ; les apaches ne sont certes pas montrés sous leur meilleur jour mais les blancs non plus, de plus même si ce n'est pas explicite on nous fait bien sentir que s'il y a excès de barbarie ils ont des raisons pas entièrement illégitimes d'agir ainsi. Bref, Robert Aldrich ne fait pas dans l'angélisme, ne fait pas dans la thèse, mais ni non plus dans le manichéisme, montre juste la réalité crûment. Maintenant ce que l'on peut critiquer c'est une nette absence de souffle, qui se fait cruellement ressentir principalement dans la deuxième partie, et le manque de cohérence psychologique dans le comportement du personnage du lieutenant. Reste Burt Lancaster, excellent en vieux baroudeur, pour cet Aldrich audacieux et pas du tout politiquement correct dans le ton mais très imparfaitement maîtrisé.
Un western qui joue la carte de la crédibilité. Assez violent, intelligent et tactique, car on y voit les stratégies pointues de poursuites et de traques. Visuellement le film est impeccable. Burt Lancaster est excellent comme a son habitude.
Un grand western sans concession signé Robert Aldrich. Il n'y a pas ici les gentins américains contre les méchants indiens, non c'est beaucoup plus complexe. C'est d'abord du bon spectacle et c'est surtout une réflexion sur la violence. Un Aldrich mal reçu à sa sortie, à tort, et réhabilité aujourd'hui avec raison. Pour ceux qui ne sont pas encore convaincu, il y a au casting le toujours épatant Burt Lancaster.
Rien à voir avec Bronco Apache, autre film de Robert Aldrich, dans lequel Burt Lancaster jouait le rôle d'un Indien. L'acteur est bien plus crédible ici, dans la peau d'un cow-boy fatigué et désabusé. Pas de tonalité lyrique ou humaniste dans Fureur Apache. C'est un film cru et cruel, où l'on ne cache pas l'horreur des massacres perpétrés par les Indiens, tout en soulignant qu'il s'agit d'une réponse à l'oppression américaine. Parmi les scènes chocs : l'exécution par un soldat d'une femme qui va tomber entre les mains des Apaches, suivie du suicide de ce soldat, pour la même raison. Violence pure, peur, incompréhension entre les cultures, pour une oeuvre dure, réaliste, pessimiste.
Bon western bien qu'un peu "foireux" sur la fin ..... Les indiens, c'est les méchants et les blancs, c'est les gentils pour ceux qui n'auraient pas saisi .....
Ceux qui ont vu "Bronco Apache" du même réalisateur tourné en 1954 pourront le comparer à "Fureur Apache" réalisé 18 ans plus tard. Autant le premier film est pro indien comme ce fut la tendance de l'époque avec des films comme "Les Cheyennes" de John Ford ou l'excellent "La porte du diable" d'Anthony Mann, autant le second se présente comme son antithèse. Les acteurs et les rôles : L'indien Ulzana (Joaquin Martinez) nous rappelle Massaï (Burt Lancaster), le guide McIntosh (encore Burt Lancaster) reprend le rôle du scout Al Sieber (John McIntire) et le pisteur Ke-Ni-Tay (Jorge Luke), celui de l'éclaireur Hondo joué par le jeune Charles Bronson. Le thème : "Fureur Apache" montre la cruauté des indiens, notamment dans l'art de tuer leur victime à petit feu. Bien que le film apparaisse plutôt sous un jour anti-indien, Robert Aldrich s'est toujours défendu d'avoir réalisé un film raciste. Au contraire, il a voulu montrer la cruauté des hommes des deux côtés (voir la scène où le lieutenant DeBuin intervient auprès de ses hommes en train de se ruer sur le corps d'un indien). Aldrich révèle tout son art dans le maniement de la caméra, notamment, dans le pistage des indiens et dans les scènes gestuelles où le chef Ulzana dirige ses hommes. Un western d'anthologie à ne manquer sous aucun prétexte.
Qui aime le cinéma peut ne pas apprécier Fureur apache mais qui adore le western ne peut faire autrement que de l’aimer. C’est le prototype même du genre avec ses forces et ses faiblesses. Certes ses imperfections de mise en scène sont nombreuses, ce que ne font jamais John Ford ou Hawks par exemple mais les risques pris sont extrêmement grands, quitte à décourager les spectateurs. Rarement la violence ou la mort n’auront été montrées avec autant de sens, nul voyeurisme, nulle complaisance ; Aldrich sait bien que la réalité est encore pire. Rarement il nous sera permis de réfléchir aussi fort au prix de nos vies et à la non intervention de Dieu sur terre et tout cela sous l’emprise d’ une action qui ne se relâche jamais. De l’annonce de l’évasion d’Ulzana à la cigarette que se roule Mc Intosh nos nerfs sont mis à rude épreuve et ce n’est que lorsque le film est terminé que nos réflexions commencent et ne finissent jamais puisque certains aspects du film ne seront pas éclaircis. Peu importent les réponses, ce sont les questions qui comptent et la façon dont elles sont posées. Ce western n’aurait rien perdu de sa force et de sa valeur sans Burt Lancaster mais avec lui, il devient mythique, c’est l’apanage des immenses acteurs que de transformer un chef d’oeuvre de genre en un chef d’oeuvre du cinéma tout court.
Un vieil éclaireur spécialiste des Indiens et un jeune lieutenant sorti de l'école d'officiers se lançent aux trousses d'un groupe d'Apaches sanguinaires... Tout n'est pas forcément mauvais dans ce western de Robert Aldrich, car il y a notamment quelques séquences bien réalisé et qui s'avère bien violentes, et aussi une interprétation bien convaincante de Burt Lancaster à travers son personnage de baroudeur. Mais bon, on ne peut s'empêcher de penser que le tout fait partie des oeuvres mineurs de la filmographie du cinéaste ( on n'est quand même loin des qualités de "Vera Cruz" ou encore de "Bronco Apache" ), car l'histoire est pas franchement toujours appréciable, en partie du fait que les Indiens sont montrer de manière bien trop barbare à mon goùt.
Un western ou je me suis ennuyer tout le long, il y à beau avoir le grand Burt Lancaster qui joue là un baroudeur rien n'y fait. Tout le film est qu'une poursuite aux apaches avec des questions assez barbante à la longue du Lt. Garnett DeBuin. Un petit point positif et encore je suis bon seigneur, présence de violence mais bon là aussi de tout façon, un fois énoncer tout ça, hop le film se termine comme un cheveux dans la soupe.
Un beau western sans concession, à l'état brute. Burt Lancaster y est impeccable. La mise en scène est soignée jusqu'au plus petits détails. Un western non romancé.
Un western violent, très réaliste. Aldrich montre des apaches (révoltés par leurs vies dans les réserves) cruels, barbares mais nobles s'échappant pour semer la terreur et être libres. Un bijou du genre.
Un western âpre et violent, de bonne facture, avec un Burt Lancaster vieillissant ce qui lui donne de la profondeur. Une initiation pour le jeune lieutenant (Bruce Davison).