Un film très plaisant. C'est le deuxième western que je découvre après la bon la brute et le truand, et c'est tout aussi efficace. L'action s'en tient à l'essentiel, on est pas dans le on dit, et ça fonctionne très bien. Marlon Brando m'a pleinement convaincu, le film, c'est lui!
"One eyed Jacks" Marlon Brando acteur et réalisateur ! Seule et unique fois. Le résultat est plutôt réussi. On a droit à de magnifiques décors et de beaux paysages, une intrigue et des personnages intéressants. La photographie est de qualité. On pourra peut-être reprocher quelques longueurs, avec des dialogues à n'en plus finir durant la deuxième partie du film. Paraît-il qu'au montage, il y avait plus de 8h de pellicules. Le maître Scorsese lui-même estime que le travail fait par Brando est de qualité.
La seul réalisation de Marlon Brando. C'est un bon western qui explore les deux facettes d'un homme (d'où le titre du film). On retiendra surtout de ce film, la très bonne mise en scène de Brando.
Très beau western joué et réalisé par Marlon Brando. Si l'histoire peut s'avérer classique, elle n'en reste pas moins passionnante. Le rhytme paraît lent, c'est le parti pris de Marlon Brando qui surjoue les réactions de son personnage et qui a donc par mimétisme amené ses partenaires à lui donner la réplique de la même façon. C'est un peu déroutant, mais on s'y habitue. A noter la performance de Karl Malden, son personnage est magnifiquement détestable,
Cet unique film de BRANDO derrière la caméra est d'une force lyrique implacable. Même si l'histoire est claire du début à la fin. On passe souvent d'un espace temps de l'histoire à un autre à la recherche de la vengeance au final. La dramaturgie se fait sentir au bout de 20 minutes et le personnage central "Rio" alterne entre le bon, la brute et le truand mais le magnétisme de M.B. fait le reste. Peu conventionnel à l'époque, ce western de 1961 trouve une force dans l'interprétation de ses acteurs, de sa photographie et sa narration, et suit une trame introspective, tragique et contemplative. Finalement, "La Vengeance aux deux visages" restera comme "Brando" : une énigme de la vie à l'image de "Brando".
Cette unique réalisation de Marlon Brando qui même si le pitch de départ est une simple histoire de vengeance, propose un western atypique qui met en avant des personnages complexes aux relations ambigues. La mise en scène laisse la part belle au jeu des acteurs qui nous offrent tous une excellente prestation. Dommage que Kubrick ai été sorti du projet. Reste une belle œuvre à découvrir ou à revoir sans modération.
Le point central de ce film est de proposer une histoire de vengeance qui sort quelque peu des sentiers battu. En effet au cours de ses 2h20 le film arrive à naviguer dans d'autres eaux que celles très balisé de la vengeance pure et dure. On passe à autre chose, on explore les relations d'amitié et d'amour entre certains personnages, le film laisse de côté la vengeance au profit d'autres éléments scénaristiques, pour nous amener à un final qui apparait comme inéluctable.
Marlon Brando est magnétique et tous les autres acteurs jouent parfaitement bien, Karl Malden est très juste et apporte une véritable profondeur et une sensibilité à son personnage, qui lui évite ainsi d'être simplement un antagoniste lambda.
La mise en scène propose quelques plans magnifiques, grâce au panavision, qui figure presque comme des tableaux. Le tout est assez dynamique, cette mise en scène s'efface, sans artifices, au profit d'un scénario à l'écriture solide. Le tout peut paraitre académique mais jamais ennuyeux. Marlon Brando s'en sort plutôt bien derrière la caméra.