27348 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
589 critiques spectateurs
5
339 critiques
4
177 critiques
3
42 critiques
2
20 critiques
1
10 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Benj'Top F
32 abonnés
358 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 1 novembre 2013
Suite à une émission de Stephane Bern (oui oui), je me suis décidé à regarder ce Mozart de plus près .... Une révélation ! Même à présent, ce film est un chef d’œuvre ! a voir d'urgence.
C'est pour moi un chef d'œuvre, il a changé ma vie, m'a rendu fan de Mozart, m'a fait découvrir la musique classique et l'opéra, et m'a donné envie d'apprendre le piano. Un grand merci à Milos Forman.
Les films biographiques grand public ont souvent tendance à romantiser la réalité principalement pour la rendre divertissante à découvrir. Forman, lui, la romantise afin d'en tirer bien plus qu'un divertissement : il effectue une remarquable approche d'un thème il me semble assez peu exploré au cinéma : celle des voix qui accusent et qui condamnent, mais qui peuvent laisser place à la possible rédemption. Celle-ci peut survenir lorsque nous sentons que nos insuffisances, nos petitesses et notre infinie médiocrité nous sont pardonnées. Nous sommes absouts ! Et méritons tous l'Amour.
Milos Forman réalise ici un film non pas sur Mozart mais plutôt sur sa musique, car oui la vie de Mozart devait être bien plus complète et riche, et 3h30 ne suffisent pas tout montrer , donc sans que ce soit vraiment fidèle on explore son monde avec grand plaisir, entre ( légère ) folie amour et musique classique, mais aussi avec un Salieri "médiocre" qui rêve de se venger de lui en lui volant son talent . Une plongé éblouissante dans le 18eme siècle, et on remarque un travaille incroyable sur les décors et les costumes, tous aussi soignée et parfait les un que les autres .
Ce qui rend ce film aussi formidable ce sont bien ces quatre choses : Les interprétations extraordinaire , des acteurs tous aussi bons, entre un Tom Hulce dans le rôle de Mozart qui semble complètement habité par le personnage et un F. Murray Abraham dans le rôle de Salieri qui est impliqué au plus profond, des interprétations sans la moindre faille et juste parfaite qui intensifie la grandeur du film .
Les décors et les costumes qui sont parfait et très fidèle joue beaucoup sur l'immersion . La mise en scène qui de bout en bout est sans le moindre défaut, avec par exemple l'histoire qui est raconté par Salieri a un prêtre .
Mais bien évidemment le plus gros point positif n'est rien d'autre que la bande son splendide, entre les passages au piano ou les opéras on découvre l'immensité du talent d'un Mozart qui fut et restera l'un des plus grands compositeurs . Une bande son tellement belle qu'elle donne une figure encore plus grandiose a certaines scènes .
On pourrait regretter une implication explicite dans la mort de Mozart de la part du réalisateur, un biopic qui n'y ressemble pas vraiment ou encore quelques longueurs mais ceci ne gêne en rien la beauté de cette oeuvre . Une œuvre spectaculaire signé Milos Forman qui mérite amplement ses 8 Oscars.
Magnifique chef d'œuvre riche d'enseignement le tout reconstitué de façon absolument merveilleuse. Les acteurs sont excellents dans un jeu plutôt sobre, notamment l'interprète de Mozart. Beaucoup de mal à accrocher au début, deuxième partie bien plus intéressante à mon avis, plus rythmée. Scènes musicales (opéras ou moments où Mozart compose) à couper le souffle même s'il ne s'agit pas là de ma musique de prédilection.
Oh que ça fait du bien de voir ce Mozart là ! Loin des pensums pseudo intellectuels de quelques musicologues morgues, on nous le montre, certes super-doué comme il l'était mais truculent, épicurien, espiègle et tellement humain. Sa flute enchanté vivisectionée par des théoriciens fumeux en mal de copie est restituée telle qu'elle l'était, un opéra populaire, crée dans une salle populaire. Quelle belle réalisation, quel spectacle, on ne s'ennuie pas une seule seconde ! Après ce film je me suis passé du Mozart en boucle et j'étais heureuse.
L'homme ... la musique ... la folie ... le meurtre ... le film. Chef d'oeuvre absolu du maitre inconsté Milos Forman, Amadeus est plus une fiction librement adaptée, qu'un biopic fidèle à la réalité. spoiler: Sallieri n'aurait jamais assisté à l'enterrement de Mozart, par exemple.
Côté casting, le film embarque Tom Hulce,F. Murray Abraham (Fais attention Jack, il a tué Mozart !) ainsi que la toute jeune et jolie Elizabeth Berridge. Bien que chacun de ces acteurs soient tous excellents dans leurs rôles, ils étaient quasiment inconnus avant la sortie de Mozart, et ont honteusement sombré dans l'oubli le plus total depuis. J'ai toujours préféré les films d'époque aux films d'action bourrés de CGI sans queue ni-tête. Amadeus n'échappe pas à la règle, la reconstitution de Viennes du siècle des lumières est tout simplement splendide. Tourné en 1984, (presque aussi âgé que l'empereur Palpoutine !) Amadeus n'a rien perdu de sa superbe. Les costumes sont d'une beauté époustouflante, et les décors d'ont rien à envier aux films modernes, tant ils sont sublimes. Côté scénario, on suit l'histoire d'Antonio Sallieri, compositeur officiel de la cour. Après avoir dédié sa vie et sa chasteté (le pauvre !) à Dieu, il se trouve confronté face à Mozart, dont le génie musical le surpasse très rapidement. Mozart se révèle très rapidement être un gamin obscène, d'une personnalité complexe, vulgaire (on oubliera jamais le rire de Tom Hulce), et obsédé sexuel. Chaque plan est tourné d'une main de maître, Milos Forman n'oublie aucun détail. Le scénario semble avoir parfois mal vieilli, ceci dû à certains dialogues d'une naïveté extrême. Néanmoins, Amadeus reste un chef d'oeuvre, ne serait-ce que par son jeu d'acteur théatral magistral, sa recherche graphique splendide, et sa musique universelle.
Amadeus, film de Milos Forman, a obtenu 8 Oscars lors de la cérémonie de 1985. Meilleur film, meilleur acteur pour F. Murray Abraham,(malheureusement oublié aujourd'hui) meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleur maquillage, meilleurs costumes, meilleur direction artistique et bien évidemment meilleur musique. Nommé pour dix récompenses, au vu du chef d’œuvre de Forman Amadeus, on se demande comment ses deux derniers trophées ont pu lui échapper. Cette oeuvre n’est pas un documentaire mais bien une fiction. Tout droit sorti de l’imagerie romantique, ce film se permet de nombreux écarts avec ce que nous savons de la réalité. Par exemple, si on voit à plusieurs reprises Mozart en chef d’orchestre de ses propres opéras, il semble ne l’avoir jamais fait. De plus, les succès et les échecs présentés dans le film n’ont pas forcément eu lieu. Exemple flagrant : l’opéra Don Giovanni présenté comme un fiasco dans ce film fut en réalité un succès grandiose. Amadeus est une adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Peter Shaffer et par conséquent l’intensité dramatique n’est pas non plus en adéquation avec la vérité . Ce film ne dévoile pas Mozart mais finalement sa musique !!! Ce virtuose nous accompagne tout au long du film et elle est tellement belle et variée que le cinéaste peut s’en servir pour exprimer n’importe quelle émotion. C’est une joie intense et profondément merveilleuse que de redécouvrir cette harmonie des sons que nous connaissons tous. Le paroxysme est atteint lors d’une scène finale de toute beauté où l’on assiste à l’écriture de son requiem et où l’on saisit toute l’ingéniosité de cet être si singulier. On comprend alors que il entendait parfaitement la musique au plus profond de lui même . Une fois le film terminé, on veut tout entendre de lui, symphonie, concerto, sonate, opéra, on voudrait se noyer dans sa musique et s’en bercer pour l’éternité, car les morceaux de ce compositeur émérite sont incontestablement immortels. Le film joue également sur une intensité dramatique forte , le duo d’acteurs, formé par F. Murray Abraham et Tom Hulce, est tout simplement époustouflant. Le premier joue un Salieri stupéfiant, retenant ses émotions avec une habilité rare et pourtant habité d’une noirceur profonde. Le second, quant à lui, joue un Mozart démentiel, de l’insolence à la folie en passant par l’égoïsme tout est maitrisé. La reconstitution historique est brillante et les costumes comme le maquillage sont impeccables, du grand art. L’histoire nous est contée par un Saliéri Vieillissant, qui se remémore ses souvenirs. Les scènes où il apparaît sont réalisées à la perfection et la relation que le metteur en scène entretient avec la religion est développée de la plus belle des façons, c’est à la fois profond et étonnant.
A l’instar de sa musique, ce film est un chef d’œuvre.
Ce film part du constat qu'on croit au don surnaturel du musicien génie, comme on croyait jadis aux sorcières. Un film populaire populiste qui aime à se conforter et à conforter le public dans ses propres convictions. le scénario est clairement fait pour amadouer, à partir d'une fiction inventée de toute pièce, rafistolée par petits bouts à quelques (trop) rares endroits avec de petits faits historiques. En résumé : du babillage commercial, ni plus, ni moins. Mais si vous voulez pleurer, préférez la légende de 1900, même si le parti pris sur le don est au moins aussi ridicule, au moins il y a une histoire originale (peu crédible, mais originale) qui joue une parodie de Richard Clayderman sur un bateau.
"Amadeus" est une fresque ambitieuse sur le génie et les jalousies que ce dernier suscite, un film sur l'inné et l'acquis, mais aussi sur la folie. La première chose qui saute aux yeux, c'est la réalisation de Milos Forman : on a du mal à croire que son oeuvre date du début des années 80 tant l'image est léchée, la photographie superbe. La seconde, c'est le talent des acteurs - jusqu'aux seconds rôles -, mais vraiment, Mozart et son rire contagieux, comme Salieri et sa jalousie aussi pathétique que compréhensible, sont fabuleusement interprétés par Tom Hulce et F. Murray Abraham. Et si le film est long de presque 3 heures, on ne voit pas le temps passer au rythme des notes de l'un des plus grands génies connus de notre histoire (à part peut-être à la fin de la 2ème heure), comme de la bonne humeur qui se dégage de l'ensemble. Après, on peut reprocher à Milos Forman d'avoir pris quelques libertés historiques, mais vu le résultat, il donne surtout envie d'en savoir plus sur le monsieur... Virtuose.
Une interprétation impeccable, une ambiance parfaite, un cynisme latent, et surtout l'histoire d'un compositeur (Salieri, joué par Murray Abraham) oublié qui pourtant avait du talent. Le Mozart de légende, compositeur connu entre tous, est démystifié, avec grand succès. Réflexion profonde sur la notoriété et la jalousie, sur la constatation de ses propres capacités, les désillusions et la folie de l'argent facile et du faste, Amadeus reste l'un des films incontournables du XXe siècle.
Que peut-on ajouter en conséquence sur cette œuvre majeure, sinon qu'elle suscite un plaisir intense malgré sa longueur (près de trois heures). 4,5/5
Le film se veut moins fidèle à la réalité historique qu’à l’intrigue de la pièce dont il est tiré. C’est pour cela qu’il donne le sentiment de manquer de chair : tout semble le décor d’un opéra. On aperçoit peu Vienne, que des lieux précis, des scènes de spectacle, le salon du Roi, les appartements de Mozart. Et dans cet univers étriqué, on passe des théâtres où le peuple s’abreuve d’alcool, et tourne tout en dérision, au palais du Roi idiot, entouré d’idiots, un roi ouvert à la musique, mais de manière si maladroite qu’il en est ridicule, on saisit là l’enjeu de la culture qui doit faire rayonner les potentats de l’époque, aujourd’hui la culture traverse les frontières, et n’est plus l’ornement d’un pays, mais un dialogue, ici l’enjeu est plutôt entre peuple et monarque, notamment à propos des noces de Figaro « qui attise la lutte des classes ». Mais le meilleur c’est l’envers de Mozart, son double maléfique, Salieri qui veut commettre contre Dieu le pire crime qui soit : tuer sa créature la plus belle, celui dont l’âme produit le génie le plus pur. C’est ce triptyque Mozart/Dieu/Salieri qui est fascinant. Salieri reste le seul à pouvoir, dans l’entourage de Amadeus, comprendre le génie et la nouveauté de la musique de Mozart : nouveau, incompris de son temps, adulé pour l’éternité, et qui finit dans une fosse commune. On peut critiquer le côté puéril de Mozart version donné par le réalisateur, mais peut-être le film est une grosse farce, qui n’épargne personne.
Milos Forman, à qui l’on doit notamment Vol au-dessus d’un nid de coucou, signe avec Amadeus un chef d’œuvre intemporel présentant la vie de Mozart, et sa confrontation avec Antonio Salieri. Ce long métrage est le mariage parfait et ancestral entre le cinéma et la musique, entre l’image et le son. Les partitions de Mozart sont honorées tandis que le personnage est présenté comme un génie arrogant et agaçant. F. Murray Abraham est inoubliable tandis que la réalisation de Milos Forman est une leçon de cinéma : photographie sublime, montage efficace, rythme précis et une bande sonore captivante.