Amadeus
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589 critiques spectateurs

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Herve Montaigu
Herve Montaigu

6 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2026
Une mise en scène époustouflante, un jeu d’acteur brillantissime, surtout celui de Salieri, des idées nouvelles pour faire un Biopic qui sort du traditionnel, une qualité d’image parfaite dans cette restauration à l’institut Lumière, fantastique décors d’époque et costumes… et bien sûr, la musique, intemporelle, envoûtante, Mozart ! Un chef-d’œuvre, que dire de + 1, ne pas rater sous peine de louper quelque chose avant de mourir. 
Poutchi
Poutchi

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2026
Même si vous n’aimez pas la musique classique, ce film là est fait pour vous un des meilleurs films au monde si on doit l’inscrire dans le panthéon des films. C’est dommage qu’on attribue qu’un Oscar pour un seul acteur, parce que dans ce film là les deux acteurs méritait de l’avoir
CrystalEagle
CrystalEagle

5 abonnés 121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2026
Amadeus ou l'« aimé de Dieu ». Tout est déjà dans le titre. Miloš Forman ne filme pas une biographie, il filme un scandale théologique : par quel caprice Dieu a-t-il choisi ce gamin obscène, dépensier, au rire de hyène, pour vaisseau de SA voix ? Le vrai héros, c'est Salieri, c'est-à-dire nous. Nous, les besogneux, ceux qui ont reçu du génie la faculté de le reconnaître et rien de plus. Sa malédiction n'est pas d'être mauvais : c'est d'avoir l'oreille sans avoir la plume. Enfant, il a passé un marché avec Dieu : la chasteté, le travail, l'humilité contre un peu de génie. Le Ciel encaisse tout et va porter le don ailleurs, chez un gamin qui incarne à lui seul tous les vices que Salieri s'était interdits. C'est illogique, c'est injuste, c'est insupportable. Le crucifix qu'il jette au feu n'est pas un caprice de vieillard, c'est une déclaration de guerre : s'il veut briser l'instrument, c'est pour atteindre le musicien céleste qui s'en sert.

Raconter Mozart par les yeux de celui qui le déteste, sous forme de confession d'un vieillard interné : voilà le vrai coup de génie du scénario. Le film s'ouvre et se referme à l'asile, et Forman, qui avait déjà prouvé avec Vol au-dessus d'un nid de coucou qu'il savait filmer la folie sans la caricaturer, installe son Salieri en roi dérisoire régnant sur un royaume de fous. On sait donc dès la première minute comment ça finit, et le film devient un compte à rebours qui nous prend à témoin. Ça démarre en farce poudrée, perruques absurdes et cour ridicule, puis ça glisse sans prévenir vers l'horreur intime. Forman filme le XVIIIe comme un lieu habité et non comme une vitrine : ça sent la cire brûlée, la sueur et la maladie. Sa Vienne est bruyante, gourmande, un peu vulgaire. Et dans les séquences d'opéra, il monte la scène, la salle, puis le visage de Salieri qui écoute. Par ce simple triangle, le profane se met soudain à entendre ce qu'entend un connaisseur. On n'assiste plus au concert, on y est assis. Ce film nous apprend à écouter.

Autre pari gagnant : pas une star au générique. F. Murray Abraham accomplit la chose la plus difficile qui soit : jouer l'écoute, ne rien faire pendant qu'un autre est génial. Pendant la Gran Partita, on lit sur son visage l'extase, puis l'incompréhension, puis la terreur d'avoir compris, et chacun de ses silences dit tout haut ce que l'envie murmure en nous. Tom Hulce déroute d'abord, tant ce Mozart braillard fait voler en éclats le portrait sage hérité des manuels scolaires, mais c'est exactement le but. Un météore lâché dans un siècle trop bien rangé, un anarchiste du XVIIIe, et un rire insupportable qui rend la faveur divine encore plus injuste.

Le premier et le dernier acte sont sublimes ; c'est le deuxième qui s'étire, et Mozart y reste une énigme qu'on ne perce jamais (peut-être le prix du dispositif, puisqu'on ne le voit que par les yeux d'un homme qui n'y accède pas davantage). Car ce que Forman nous montre fait mal : le don ne se mérite pas, le travail ne rattrapera jamais la grâce, et chacun a croisé un jour quelqu'un dont le talent lui a signifié sa propre limite. Je l'ai revu plusieurs fois, et c'est toujours le même visage qui me reste : celui d'un homme à qui l'on a montré le paradis en lui expliquant qu'il n'y entrerait jamais. Sauf une fois. Une seule : la dictée du Requiem. Un mourant qui dicte, un rival qui écrit. Les basses d'abord, les cuivres qui embrasent, les voix aiguës posées au-dessus du feu, l'architecture qui monte étage par étage. Salieri, pour la première et la dernière fois, est à l'intérieur de l'acte créateur, sa main devenue celle de Mozart, ne subissant plus la musique mais la fabriquant. Il tient la grâce entre ses doigts le temps d'une page, sachant déjà qu'elle ne lui appartiendra jamais. Et il ne trouve à dire que la phrase la plus humaine du film : « vous allez trop vite ». Parce que ce que le génie reçoit d'un coup, les autres doivent le gravir. Et pouvoir seulement suivre est déjà une chance que la plupart n'auront pas.
jujube
jujube

16 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2026
C’était tout simplement magnifique. Les musiques mêlées au spectacle sur scène, les costumes et les décors nous transportent immédiatement. La jalousie de Salieri envers Mozart, incapable d’accepter de ne pas posséder le même talent que lui, le pousse à rejeter la faute sur Dieu lui-même.

Leur relation est tellement complexe. Par moments, j’ai l’impression qu’ils ont envie d’être les meilleurs amis du monde et de composer main dans la main. À d’autres, qu’ils veulent simplement se détruire l’un l’autre.
LapinoFurioso
LapinoFurioso

4 abonnés 273 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2026
Waouh quel récit épique que cet Amadeus.

Face à ce gros morceau de trois heures, je craignais qu'il y ait quelques longueurs par moment mais il n'en est rien. Le rythme est vraiment maîtrisé sur toute la durée du film. Le choix plutôt malin de placer la narration du côté de Salieri permet de créer une dynamique forte entre les deux compositeurs. Il navigue entre admiration du génie de Mozart et détestation de ce qu'il représente à ses yeux.

La prestation des acteurs principaux est vraiment impressionnante et accrocheuse. Le personnage de Mozart a ce côté de génie complètement déjanté et libre d'être lui-même. Salieri est interprété de manière ambivalente avec son amour haine pour le génie de Mozart et la qualité des œuvres qu'il compose. J'ai également beaucoup apprécié l'interprétation de sa femme Constanza, qui essaie toujours de ramener son mari à la réalité et joue quelque part un peu son rôle d'agent et de boussole.

Les diverses représentations d'opéra qu'il y a dans le film sont vraiment très prenantes alors même que j'ai plutôt tendance à ne pas accrocher au style de l'Opéra, mais il y a certains passages de pièces qui sont vraiment bluffants et captivants. Pour peu qu'on aime la musique, c'est vraiment un plaisir de voir l'interprétation inspirée de ces chefs d'orchestre et compositeurs et de les voir animées lorsqu'ils livrent leur performance.

À ce titre, la manière de mettre en scène la création musicale est vraiment prenante. Je pense qu'un des passages que j'ai trouvé le plus réussi dans le film, en dehors des des tableaux d'opéra, est tout le passage où Salieri, sous la dictée de Mozart, écrit le requiem à son chevet. Le génie créatif de Mozart est très bien retranscrit dans ce passage où il imagine chaque voix et instrument de la pièce et où chaque passage est alors joué de manière isolée ce qui nous permet presque de rentrer dans sa tête lors de l'exercice de composition.
M C
M C

137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2025
Grandiose. Je l'ai vu trop tôt en 6ème 5, je ne remercie donc pas Mme Lelostec qui m'a traumatisé en nous le faisant visionner. Je suis persuadé qu'il faut avoir un minimum de culture classique pour apprécier. Une épopée personnelle sur Mozart, la cour et Salieri, qui fut peut être le premier impresario de l'histoire. Tout le monde est excellent et convaincu. Ce film a maintenant 40 ans et vieillit parfaitement. Forman a réalisé une œuvre pédagogique et nécessaire.
stans007
stans007

41 abonnés 1 474 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2025
Un parti pris astucieux (mais erroné) de mise en scène – un Mozart puéril vu à travers la haine qu’aurait éprouvé le compositeur de la Cour Salieri faussement auto-nommé « Saint Patron des médiocres » - qui permet de renvoyer l’image d’un grand enfant au génie incommensurable. C’est hardi mais parfaitement réussi. Un film esthétique qui privilégie certes le Cinéma par rapport à l’Histoire mais qui fait mouche à l’image du portrait de l’Empereur mélomane ou de la scène finale à la fosse commune.
Mme Hérisson
Mme Hérisson

6 abonnés 377 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2025
Amadeus est souvent présenté comme une pure fiction, prenant quelques libertés avec la vie réelle de Mozart. Mais peu importe : le film fonctionne à merveille tel qu’il est ! Sa plus grande force ? Il marque les esprits pour toujours. C’est l’un de ces rares films qu’on n’oublie jamais, même des années après l’avoir vu.
Et pour cause : Amadeus cumule les qualités. La mise en scène et les costumes, d’un faste visuel époustouflant, transportent le spectateur. Le rythme de l’histoire est impeccable : malgré sa longueur, on ne voit pas le temps passer, captivé de bout en bout. Quant à la musique, elle nous embarque et donne envie de redécouvrir Mozart.
Le choix de raconter l’histoire à travers le regard de Salieri est génial : il humanise les personnages. On découvre un Salieri rongé par la jalousie, manipulateur à l’extrême, face à un Mozart politiquement incorrect, coureur de jupons, méprisant les conventions, et doté d’un rire aussi déstabilisant qu’inoubliable.
Bref, Amadeus est une réussite absolue, et ses 8 Oscars sont amplement mérités !
Mk Kim
Mk Kim

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2025
Un vrai chef d’œuvre ! L’histoire de Mozart racontée de la plus belle des manières. Un film à voir absolument
denis vieille
denis vieille

1 abonné 108 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 décembre 2025
JK'avais des doutes , parce que ces historiens amateurs de cinéma criaient ai scandale de l'invention. Je me suis donc penché sur l'histoire avant de voir le film et tout ce que j'ai pu lire est loin de ce qu'a repris le scenario.
Si c'est bien filmé c'est agaçant de voir qu'on peut vous raconter l'histoire en l'inventant ..
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2025
Il était temps pour moi aujourd'hui d'affronter, que dis-je, d'apprécier le grand Amadeus de Milos Forman que j'avais adoré avec Vol au dessus d'un nid de coucou.

Et, effectivement, cette oeuvre n'est pas commune, elle se démarque et mérite amplement ses 8 oscars. Après coup je me suis renseigné et ai remarqué que beaucoup de moments du films ne sont pas tirés de l'histoire de Mozart mais bien romancés. J'ai tendance à dire que c'est une bonne nouvelle et un apport au film, lui permettant de se détacher de la réalité pour exprimer et montrer des émotions et un suspens toujours plus puissants.

J'ai particulièrement apprécié la fin de l'oeuvre, où finalement on découvre réellement chaque personnage, un Mozart triste et mélancolique regrettant de ne pas avoir su aimer ses proches et un Salieri conscient de sa jalousie et sa haine maladive impertinente face à un tel génie.

Ce film, bien sûr, est accompagné d'une bande son 5 étoiles qui nous permet de ressentir une variété d'émotions et de passer du rire au larme. J'ajouterai que les personnages secondaires subliment ce film, que se soit l'Empereur ou bien la femme d'Amadeus jouée par Elizabeth Berridge.

Néanmoins, si ce film est magnifique et est un chef d'oeuvre, en terme d'émotions je suis ressorti un peu déçu. Effectivement, et là est mon problème, je ne suis pas très fan, et des biopic, et de cette époque. Dès lors il me fut compliqué d'apprécier chaque détails, que ce soit les tenues, les décorations et les décors. Néanmoins je reconnais haut et fort que ce film à sa place dans les bijoux du 7ème art de part sa force et sa perfection. Un second visionnage me permettra sans doute d'en apprécier sa juste valeur.
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Amadeus, film dont j'entend que du bien depuis un petit moment, c'était donc un film que je devais voir, et j'ai été pris complétement sur ce biopic, bien réalisé, bien écrit, un casting merveilleux même en VF. Ce a quoi je réponds que c'est un film parfait à mes yeux.
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2025
Bien loin du biopic conventionnel que l’on retrouve bien trop souvent, le réalisateur Milos Forman dresse ici un portrait romancé, voir même fantasmé de Mozart, liant son récit à sa rivalité avec le compositeur Salieri, donnant une confrontation de poids tant les personnalités dressées sont aux antipodes l’une de l’autre, tandis que le premier est fantasque, enjôlé, arrogant ; le second est froid et manipulateur. Tous deux sont parfaitement incarnés à l’écran au sein d’un long-métrage fastueux et foisonnant.
J31frites
J31frites

18 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2025
Amadeus est un classique des années 80 réalisé par Milos Forman (Vol au-dessus d’un nid de coucou).
Si la personnalité déroutante de Mozart (je ne compte pas son rire particulier) est apparemment fidèle à ce qu’elle était (coquin, plaisantin, orgueilleux), le concept de base du film repose sur une légende fortement inscrite dans les consciences : la rivalité entre Salieri et Mozart. Le film est adapté de la pièce de théâtre également nommée “Amadeus” qui imagine cette rivalité mais dans les faits Salieri admirait profondément Mozart et les deux étaient vaguement amis, et ça s’arrête là. Il en va de même pour toute la partie finale sur le requiem qui mélange les temporalités (Mozart ne l’écrivait pas en même temps que la flûte enchantée) et intègre le personnage de Salieri qui n’avait rien à voir avec.
Si on oublie donc tout ce côté romancé, qui va jusqu’à ajouter de fausses (mais amusantes) anecdotes sur les inspirations de Mozart (ex : la reine de la nuit) le film bénéficie d’une reconstitution superbe, de deux acteurs principaux peu connus et pourtant absolument superbes (Tom Hulce, Abraham), et d’une mise en scène géniale (l’histoire racontée du point de vue d’un Salieri empreint de jalousie et d’émotions) qui met en lumière un jeu de psychologie excellent : la lutte entre l’admiration et la haine que ressent Salieri pour Mozart.
Tout le côté prodige et travailleur acharné de Mozart (personne n’a jamais composé autant que lui en 35 ans) est fortement documenté et pertinemment montré.
Pour ce qui est des extraits musicaux, ils se concentrent surtout sur les trois grands opéras de Mozart et son requiem, ce qui est assez réducteur, mais il aurait fallu plusieurs films de 3h, couvrant toute la vie du compositeur, pour être assez exhaustif. La sérénade Gran partita et l’excellente 25ème symphonies sont des choix qui ne laissent pas le spectateur sur leur fin. De plus, chaque morceau est utilisé de manière épique et reflète l’action du film à merveille (l’ouverture sur Don Giovanni est un excellent choix).
Un super film qui aurait été parfait s’il relatait des faits plus véridiques.
Joēl Tychyj
Joēl Tychyj

27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2025
La vie d'un génie, le cinéaste réussit à capter la suite géniale de ce compositeur.
On le voit au piano, à la composition, comme chef d'orchestre
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