J’en ressors encore un peu sonné. Amadeus, c’est du grand cinéma, de celui qui t’attrape dès les premières images et qui te lâche plus. Visuellement, c’est somptueux. Chaque décor, chaque costume, chaque éclairage semble pensé pour te plonger dans cette époque. Et puis la musique… évidemment. Mozart partout, tout le temps, dans les scènes, dans l’émotion, dans le drame. C’est un film qui respire la passion, autant celle du génie que celle de la jalousie. Mozart, insolent, génial, incontrôlable, est impossible à oublier. Et Salieri, c’est le regard du spectateur impuissant, écrasé par un talent qu’il comprend sans pouvoir l’égaler. C’est tragique et fascinant. J’étais presque prêt à lui mettre un 5/5. Mais ça dure. Et pas qu’un peu. Il y a des longueurs, des moments où j’ai senti mon attention partir. C’est ce petit ventre mou qui l’empêche d’être un chef-d'œuvre absolu. Mais même avec ça, ça reste un film immense, beau, vibrant, à voir au moins une fois dans sa vie.