Clôturant une décennie où il a été au sommet de son art, Luc Besson propose "Jeanne d'Arc" en 1999. Un film plutôt controversé, notamment dans son rapport avec l'histoire de ce personnage historique, et dans la manière dont cela est traité. Le problème étant que j'aime bien ce film, et que je ne comprends toujours pas le fait que personne n'ait vraiment réussi à comprendre l'envie du réalisateur avec ce projet. Clairement, le but n'était pas de faire un film historique, mais bien de revenir sur la légende de Jeanne d'Arc et sur ce qui fait sa particularité. Pour cela, Luc Besson joue énormément sur ce double-jeu entre la véritable guerrière vaillante et la folle aveuglée par ses croyances. Une idée qui peut clairement rebuter, mais qui est assumée comme telle. Et dans l'ensemble, cela fonctionne plutôt bien. On remet cette histoire en perspective, notamment lors d'un troisième acte assez intense. Le seul petit problème avec cela, c'est que Milla Jovovich a beaucoup tendance à exagérer son jeu. Par conséquent, il est vrai que c'est parfois un poil ridicule. Mais malgré tout, cela n'empêche pas l'ensemble d'être parfaitement bien agencé. Plongé dans une photographie de qualité et dans une belle représentation d'époque, le film se veut surtout extrêmement cru et violent en ce qui concerne les réalités de cette guerre. L'époque oblige à cela, mais on est quand même face à une œuvre très violente dans son contenu et qui n'a pas peur de proposer des scènes d'actions particulièrement gores. L'atmosphère réussit donc à prendre, et ces séquences sont clairement les plus marquantes du projet. Certes, on pourrait râler sur les déviances historiques de ce scénario, car il dévie parfois de ce que nous connaissons de ce sujet. Mais globalement, cela n'est jamais très gênant, car les grandes lignes sont respectées. Il est vrai que certains détails sont un peu forcés, notamment dans l'introduction, car tout est réalisé dans le but de renforcer la thématique principale du film. Mais ce ne sont que de petits détails, et je ne comprends donc pas que cela puisse être si gênant pour certains. Jeanne d'Arc a beau être un grand symbole français, elle est aussi un personnage d'Histoire, et je ne vois pas le mal à vouloir utiliser sa légende pour raconter quelque chose. Nous ne sommes pas en face d'un personnage sacré, j'apprécie donc l'initiative de vouloir aller plus loin avec cette histoire. Pour conclure, un film qui est un peu trop sous-estimé à mon goût.
Jeanne d'Arc : On peut dire que c’est le Braveheart de Luc Besson car il a voulu faire comme lui, une épopée épique sur un personnage réel tout a prenant des libertés. Et le résultat est plutôt grandement réussit au niveau des batailles qui sont très réussit mais coté historique, c’est un peu plus délicat. Déjà, gros point fort du film, sa réalisation, on peut dire ce qu’on veut mais la mise en scène est solide, il y a de très beau plan avec une bonne mise en valeur de son héroïne, excellent mise en valeur d’ailleurs, après, les effets des visions sont un peu confuse et c’est ce qui fait tache dans le scénario. Après, les batailles sont nerveuses et tape dedans grâce a un très bon montage et des plans plutôt variés, donc de ce point de vue, ça bien. Après, le casting est conséquent, dommage que Besson s’obstine a vouloir prendre des acteurs étrangers pour une histoire française tout ça pour que le film puise avoir du sucée et passé a l’international, c’est vrai que coté authenticité, ça le fait moi, exemple : Mel Gibson pour sa Passion du Christ, tout le film est en hébreux… Mais bon, est ce rédhibitoire, pas vraiment car n’importe qu’elle bon acteur peut jouer un personnage qui soit anglais, français… J’en suis sur que même un acteur autre que britannique pourrait jouer un James Bond ^^. Mais bon, revenons a Jeanne, brillamment interprété par Milla Jovovich qui a vraiment la rage dans ses émotions. Et tout les autres acteurs sont plutôt convaincants et quel casting : John Malkovich, Tchéky Karyo, Vincent Cassel, Dustin Hoffman… Après coté histoire, ça retrace les grands lignes de l’histoire, les batailles et événements sont fidèle, il y a quelque facilité mais bon. C’est aussi le sujet de l’héroïne qui est délicat, car le film donne une version qui pourrait déranger la vrai histoire, car elle devint folle à la fin, certains message du film sont pas claire… surtout vers le fin. Du coup, le coté historique/religion est confus : dommage car c’est un des intérêts du film. Donc voila, en tant que film, c’est un très bon film avec de jolie bataille, le scénario est a prendre avec des pincettes mais il y a beaucoup de qualité pour contrebalancé.
Une bonne adaptation du mythe servie par un casting d'exception et des batailles formidablement orchestrées. Seule la dimension mystique du film est un peu discutable, non pas qu'elle desserve le personnage, mais ce sont surtout les effets de réalisation liés qui sont un peu lourds...
Ce film est la cloture qualitatif d'un cinéaste talentueux qui fera par la suite des gros nanars commerciaux; la fin d'une époque ou il était considéré comme le Spielberg Gaulois, Luc Besson. Aprés le succés du film "Le cinquième élément" au niveau international, le cinéaste enchaine à la surprise générale un long métrage sur une figure historique de notre patrimoine Français connue pour ses visions envoyés par dieu que beaucoup la traitent de foile, Jeanne d'Arc. Besson dépeint spirituellement la jeune fille qui voit assassiné sauvagement sa soeur par les Anglais, convaincre le prince de France d'envoyer une armée pour défier les Anglo-Saxons sur l'appel de dieu pour couronner le prince au rang de roi de France et de finir lachement comme l'histoire nous a été éduqués à l'école. Co-écrit par Andrew Birkin (frère de Jane), Luc Besson rend noblement hommage de façon touchante, poétique, cruelle et meme divertissante à Jeanne d'Arc incarné par sa muse de l'époque, Milla Jovovich. Les combats sont spectaculaires et les visions forts bien réussits. Jolie casting aussi comprenant d'excellents acteurs comme Dustin Hoffman, Faye Dunaway, John Malkovich, Desmond Harrington, Vincent Cassel, Tchéky Karyo ou Pascal Grégory entres autres. Un pur chef d'oeuvre!!!
Même si Luc Besson prend quelques libertés avec l'histoire, Jeanne d'Arc n'en reste pas moins un très bon film historique sur la Pucelle d'Orléans. Le casting est très bon (Milla Jovovich est super en Jeanne d'Arc), la réalisation de Besson est maitrisée, les costumes et les décors sont excellents, les scènes de bataille sont bien filmées et la musique d'Eric Serra est superbe. Luc Besson réalise, ici, un très grand film sur un personnage incontournable de l'Histoire de France (mon préféré) au destin hors du commun. Un film que j'ai vu je ne sais combien de fois, que j'adore, et qui est dans mon top 3 des films de Luc Besson avec Le Grand Bleu et Léon. A voir.
« Jeanne d’Arc », sorti en 1999, peut être crédité du statut de dernier véritable bon film de Luc Besson. Disposant d’un casting international impressionnant (Milla Jovovich, John Malkovich, Faye Dunaway, Dustin Hoffman, Vincent Cassel, etc.), ce long-métrage revisite l’épopée de la Pucelle d’Orléans. L’ambigüité de son parcours guidé par une folle soif de violence ou bien des révélations mystiques permet de replacer le mythe de Jeanne d’Arc dans son époque. Personne ne connaissant la vérité, chacun pourra retenir la thèse qui lui convient le mieux. Bref, une œuvre qui au-delà de l'interprétation historique brosse le portrait d’une femme hors du commun.
Par la longueur et le faste, on pourrait presque dire de ce film qu'il est l'équivalent médiéval de Il faut sauver le soldat Ryan. Un parallèle bizarre et qui manque au premier regard à la noblesse de Jeanne, et pourtant ils sont deux exemples de ce que peut faire un excellent réalisateur quand il s'attelle au thème de la guerre et veut mettre le paquet. Notons d'abord combien il est déplorable que, le film étant américain, les personnages français soient joués par des français parlant (mal) anglais ou par des Américains imitant (mal) l'accent britannique du noble anglais d'alors, tandis que les Anglais sont joués par des Anglais. Un bazar sans queue ni tête qu'on doit en plus à un Français.
Mais bon : il a très bien réalisé ses scènes d'action, et si le scénario comme certains détails manquent d'un peu de consistance pour qu'on les considère particulièrement bons, la partie finale qu'on pourrait sobrement qualifier de celle du doute est menée avec autant de perfection que les combats sont millimétrés. Une actrice discrète mais énergique est aussi très bien choisie pour interpréter le personnage principal et préfigurer le changement et la domination du culte le plus pur (et naïf) à un Dieu bienveillant.
Et pour les sceptiques, la partie du doute est aussi le compromis de l'esprit grand public avec l'esprit critique. Car les deux pistes, jusqu'ici guidés allant de front comme deux animaux de trait, sont repris à zéro et mélangés ici jusqu'à l'homogénéité la plus satisfaisante.
Le film de Besson pose d intéressantes question sur l histoire, six cent ans après, est il possible de savoir qui était exactement la pucelle d Orléans. Résistante pieuse voulant sauver le royaume de France, hystérique assoiffée de vengeance ou artifice de la royauté de l époque... Besson dresse ainsi un portrait complexe et je trouve complet d une personnalité forcément hors du commun. La brutalité de l époque est parfaitement restituée avec des batailles dantesques. Le casting XXL donne une force supplémentaire au film.
Je ne m'attendais à rien de particulier, sinon à un film spectaculaire -et je ne fus pas déçue- mais la présence de Vincent Cassel, la magnificence aliénée de Milla Jovovich ainsi que le rôle d'Aulon m'ont agréablement surprise. Luc Besson est doué pour romancer des faits historiques en y ajoutant quelques touches d'humour, et c'est une merveilleuse idée que de se pencher plus sérieusement sur la foi de Jeanne, tous ces gros plans sur son visage en font réellement le personnage principal et non une simple figure emblématique. La scène de fin m'a, je crois, marqué à tout jamais tant elle est magistrale.
excellent ! a commencer par un scenario superbe nous tenant en haleine durant 2h40, un casting de qualité, avec l'immense John Malkovitch, accompagné de Dustin Hoffman, Mila jovovich, et le tout mené par un grand réalisateur français que l'ont ose pas tellement appeler ainsi avec ce film tres anglo-américain, enfin on s'en fout, c'est super ! Et il y a quand même Faye Dunaway qui est exceptionnelle ...
Il faut prendre le film pour ce qu'il est, c'est à dire une oeuvre de fiction inspiré de faits historique. Et Luc Besson s'en tire plutôt très bien, prouvant ainsi qu'il était bien un grand réalisateur dans un passé proche. Le personnage de Jeanne d'Arc, interprété étonnamment par Milla Jovovic, ne plaira pas à tout le monde, cependant il n'en reste pas moins très cohérent. On appréciera aussi les scène de batailles, et la léger humour dont fait parfois preuve le film.
Quel meilleur réalisateur que Luc Besson pour traiter un personnage historique aussi symbolique que Jeanne d’Arc, franchement ? Avec ses films précédents qui dévoilaient des portraits forts et atypiques de femmes complexes, notre cinéaste national s’attaquait à du très lourd en voulant évoquer le parcours de la Pucelle tout en se sentant en terrain connu question scénario. Malheureusement, ce film est arrivé au moment où Besson a commencé à se perdre dans un cinéma dont il n’a aujourd’hui plus le contrôle (alors que paradoxalement, il prétend l’avoir). Retour sur ce long-métrage (trop) ambitieux qui représente à lui seul la position du réalisateur en ce qui concerne le cinéma français à l’international : avoir le cul entre deux chaises.
Du point de vue scénaristique, il y a du bon comme du mauvais. Et c’est bien dommage étant donné que sur le papier, Luc Besson voulait à tout prix s’éloigner de l’aura quai messianique de Jeanne d’Arc pour en faire une femme et rien d’autre. De ce côté, le cinéaste fait preuve d’un culot hors pair en s’appropriant la légende à sa manière. Par là, il faut entendre que Besson se permet énormément de libertés vis-à-vis des faits historiques et des témoignages d’époque afin de mieux servir sa façon de voir le personnage. À savoir une jeune femme qui suit naïvement des visions et qui va en douter par la suite étant donner les massacres que cela va créer. Le fait de voir Jeanne perdre confiance en Dieu, en sa Foi et en ce qu’elle entreprend – au point d’être vraiment considérée comme une folle aux yeux des spectateurs – nous permet d’avoir un protagoniste d’une complexité travaillée comme on pouvait s’y attendre de la part de Besson. Cependant, l’ensemble souffre d’une écriture des plus bancales. En effet, le scénario de Jeanne d’Arc dépasse tellement l’ambition du Français qui perd le spectateur en proposant des séquences qui manquent cruellement de clarté. Que ce soit l’intervention aléatoire des visions ou bien l’apparition sortie de nulle part de la conscience de Jeanne. D’ailleurs, ce détail est la preuve de l’écriture non contrôlée du film : on croit voir Dieu alors que Besson parle de conscience. Jamais dans le film cela n’est évoqué même indirectement ne serait-ce une seconde ! Résultat, on se retrouve avec un script certes riche question personnage principal, mais qui ne parvient jamais à lui faire honneur tout en sacrifiant maladroitement les secondaires (qui disparaissent du film comme bon leur semble), perdant un public qui se sent pour le coup déboussolé.
Autre problème : tout ce qui concerne le tournage. Avec un long-métrage tel que Jeanne d’Arc, autant dire que Luc Besson s’était mis en défi de nous livrer un Braveheart à la française, ce qui était tout à son honneur (surtout après avoir mis sur pieds un projet tel que Le Cinquième Élément). Et question moyens, Jeanne d’Arc tient ses promesses en proposant tout un lot de décors, de costumes et autres accessoires en tout point crédibles. Sans compter que Besson s’est également offert les services de bons effets spéciaux numériques bien de chez nous et des services de son compositeur attitré Éric Serra, alliant le tout avec son énergie et son savoir-faire en matière de mise en scène pour livrer un film à la fois sensoriel, visuel et brutal. Mais encore une fois, toutes ces bonnes choses sont ternies par de gros défauts. Comme un montage quasi clipesque qui ne plaira pas à tout le monde, une mise en scène certes dynamique mais jamais percutante (à l’instar de la séquence du viol, incroyablement plate), un rythme non soutenu (après l’efficacité de la première partie du film, on passe à une dernière heure molle du genou) et un humour rigolo n’ayant cependant pas sa place dans ce style de projet (faisant plus penser à la partie médiévale des Visiteurs qu’autre chose). Encore une fois, Luc Besson s’est montré trop gourmand en s’attaquant à un tel film car, même s’il a su exploiter pleinement les moyens à sa disposition, le cinéaste n’a su pas le faire convenablement pour rivaliser avec les ténors du genre. Il suffit de voir la scène de la tentative de reprendre Paris par les Français, simple discussion mais qui pâtit d’une erreur de direction monumentale en arrière-plan : aucune bataille, des figurants qui se tournent les pouces, refont le même geste jusqu’à ce qu’on leur cri « coupez ! »… Rien qu’avec ce passage en tête, vous comprendrez alors que Luc Besson n’était pas prêt pour s’occuper d’un projet aussi spectaculaire et épique que Jeanne d’Arc.
Et si vous n’êtes toujours pas convaincus par cet aspect noir et blanc du film, attardez-vous sur le casting de celui-ci ! Une distribution internationale qui est parvenue à regrouper bon nombre de célébrités talentueuses comme John Malkovich, Faye Dunaway et Dustin Hoffman devant faire avec des interprètes français un peu à la ramasse (hormis les excellents Vincent Cassel et Tchéky Karyo). Mais tous se font piquer la vedette par Milla Jovovich, la célèbre Leeloo du Cinquième Élément. Une comédienne qui s’est plus faite remarquée que ses camarades non pas pour son talent mais plutôt par son manque de talent. Jovovich, qui doit sa place dans ce film au fait qu’elle était à l’époque l’épouse de Besson, surjoue comme pas possible. Elle va même jusqu’à hésiter dans son jeu d’actrice, ne parvenant pas à livrer la bonne émotion quand il faut. Un regard vide, des sourcils qui froncent de manière autonome et aléatoire, une bouche qui ne s’ouvre que pour hurler jusqu’à une extinction (rapide) de sa voix… c’est tout ce que vous retiendrez de cette interprétation !
Oui, Luc Besson avait toutes les cartes en mains pour faire un film historique de grande envergure. Oui, le réalisateur possédait bien des atouts pour livrer ce qui aurait pu être son meilleur film. Mais en voulant se mesurer à un projet des plus impressionnants, Besson s’est fait littéralement dépassé par ce dernier au point de ne jamais arriver à ce qu’il voulait initialement faire. Du coup, malgré les idées, les moyens et l’ambition, nous nous retrouvons avec un film bancal et qui donne surtout l’impression de n’avoir aucun aboutissement concret. Car après avoir vu Jeanne d’Arc, vous vous poserez cette question : « où Besson a-t-il bien voulu en venir ? »
mon film détesté entre les détestés, tout simplement.
Pourquoi ? Eh bien j'aimais Milla Jovovich, je la trouvais jolie. Et Luc Besson fit "Jeanne d'Arc". Jamais femme ne fut aussi mal filmée. J'aimais Milla Jovovich, je la trouvais jolie, maintenant je la trouve affreuse; la faute à ses plans ultra-rapprochés où elle hurle. Et dire que c'était sa femme.