Un superbe film mêlant des actions foudroyantes et des moments de grâce bouleversants. Besson en profite pour nous montrer des scènes de guerre qui sont assez terribles, mais qui font aussi partie de la vie de Jeanne d'Arc. Une biographie superbe
Besson porte un regard intéressant sur la complexité de la personnalité de Jeanne d'Arc, ses certitudes puis ses doutes, dans cette fresque historique spectaculaire et violente portée par une Milla Jovovich grandiose.
Un film plaisant à suivre qui sans peut-être respecter scrupuleusement la vie de Jeanne D'arc nous permet tout de même de la découvrir. Mila Jovovich livre d'ailleurs une belle interprétation de ce si célèbre personnage.
Un superbe portrait de femme dans une mise en scène brillante et étourdissante, à l’image de celle qui galvanisera une armée et son roi pour bouter les Anglais hors de France. Dans un scénario teinté de mystique, voire de fantastique, le réalisateur Luc Besson a su imprimer sa patte et sa vision de l’histoire et on se fiche qu’il n’ait pas respecté la vérité historique à la lettre. Il excelle quand il met à l’écran des femmes comme dans « Nikita », « Le cinquième élément » ou « Angel-A ». Les scènes de bataille sont superbes, Milla Jovovich irradie dans son rôle de passionnée, à la limite de l’hystérie, Faye Dunaway s’impose tandis que John Malkovich reste en-deçà de ses possibilités.
J'ai enfin vu Jeanne d'Arc de Besson, après avoir passé tant d'années à me dire qu'il faudrait que je le vois. Je trouve la note spectateur assez juste.
Le film n'est pas grandiose, mais pas mauvais non plus. Avant toute chose, je précise que je juge le film en tant que divertissement cinématographique uniquement, en faisant complètement fi de la cohérence historique dont je me fiche royalement.
Milla Jovovich est plutôt convaincante dans son rôle. Mais il est dommage que Besson ait choisi de faire perpétuellement naviguer ce personnage entre la confusion et l'hystérie.
De plus, à aucun moment, on ne ressent le frisson d'une bataille épique, comme ce peut-être le cas de films comme Braveheart à la même époque. On ne ressent pas le côté "meneurs d'hommes" de Jeanne.
De manière générale, on se fiche un peu de ce qui se passe à l'écran, lors des batailles, comme dans les moments de calme. Ce qui est montré, du point de vue narratif, est rarement captivant. Mais pour être honnête, je ne sais pas ce que Besson aurait pu faire de mieux pour rendre le scénario plus attrayant. C'est là qu'on se rend compte de la difficulté de mettre en scène une telle histoire.
Néanmoins, le film arrive à surprendre par moments, avec de belles compositions visuelles. Et les scènes de vision de Jeanne sont plutôt sympas, avec un petit côté psychédélique. Bref, ce n'est pas un grand film, mais ce n'est pas un ratage industriel non plus. Disons que pour l'époque, la prise de risque de Besson de traiter d'un sujet aussi complexe, pour en faire un film à grand budget, était assez louable. Et s'il y a bien une qualité que l'on ne pourra jamais enlever à ce réalisateur, c'est son ambition, qui confine parfois à la démesure.
Pour commencer par le positif - bien mince - on dira que ce Jeanne d'Arc n'a pas trop mal vieilli, qu'il propose quelques bonnes scènes d'action et qu'il a au moins le bon goût de ne tirer aucune ficelle politique. Tout cela ne le sauve toutefois pas de sa médiocrité évidente, qui transparaît tant dans ses dialogues, terriblement pauvres, que dans ses réflexes bêtement illustratifs (chaque parole est montrée) et ses effets très kitsch (ces gros plans sur le visage d'un Christ aux yeux globuleux sont ridicules). Le pire reste bien sûr le casting, qui confine parfois à l'absurde (Malkovich en Dauphin, vraiment ?), et que la direction d'acteurs pousse vers le gouffre. Milla Jovovich, par exemple, fait probablement ce qu'elle peut, mais sa performance est souvent pénible à regarder. Cela donne un film bancal, peu convaincant, et par dessus tout interminable.
On ne peut que comparer injustement cette oeuvre de Besson au chef-d'oeuvre de Mel Gibson « Braveheart ». Les deux films relatent des faits historiques fortement « romancés ». Wallace va être amené à se battre pour l'indépendance de l'Ecosse comme Jeanne D'Arc se battra pour celle de la France ! De plus, les circonstances qui amènent les deux individus à suivre cette route sont relativement similaires... Mais là où Gibson prône la poésie, Besson prône le « in your face » accompagné d'un humour piquant propre à Besson. Je suis un fan absolu du « Braveheart » de Gibson que je considère comme un indispensable mais remettons les pendules à l'heure : Luc Besson est français les gars ! Le type à la tête de cette production historique épique est français... Niveau budget, la réputation et l'ambition de Besson le précèdent, il dépassera celui de Gibson... Faut-il lui reprocher son ambition comme le font les spectateurs suite à « Valerian » ? Non bien sûr ! On le sait, Besson se donne les moyens de faire ce qu'il veut et... il a une idée très précise de ce qu'il veut ! Comme pour les films qui précèdent ce « Jeanne d'Arc », Besson révolutionne le genre qu'il traite ! Si nous comparons cette oeuvre à celle de Gibson, Besson parvient à se détacher totalement de l'oeuvre qui l'aura sans aucun doute inspiré ! Certes « Braveheart » propose des scènes violentes mais celles de « Jeanne d'Arc » sont bien plus nauséeuses, notamment le viol/meurtre de la soeur de Jeanne au début de l'oeuvre, l'une des scènes les plus horribles jamais réalisées. Le rythme est donc bien différent, ni mieux ni moins bien : différent... le rythme de Besson qu'on aime retrouver sur chacun de ses projets ! Comme à l'habitude du cinéaste, il sera bien entouré ! Il reprend Milla Jovovich pour le rôle-titre, convaincu de son talent car elle brillait déjà dans « Le 5ème élément », il lui donne ici un rôle complètement barge qui lui va à merveille, il s'entourera de stars américaines : le fantastique John Malkovitch qui joue un grandiose Charles VII mais aussi Dustin Hoffman, Faye Dunaway, Vincent Cassel, etc... Rien que ça... Vincent Cassel est également, comme à son habitude, impeccable et amène une fraicheur contrastante ! Luc Besson, comme à son habitude, nous sert un film unique ! Jamais un film historique à dimension épique n'aura été abordé comme il l'est par Besson, une des raisons qui explique le rejet de la critique générale ! Pourtant, même si j'avoue qu'il s'agit selon moi d'un film mineur dans la carrière du cinéaste, je ne peux m'empêcher de tirer mon chapeau car j'apprécie, au cinéma, ce qui sort de l'ordinaire ! Le cinéma de Besson est bel exemple de ce qui m'attire et de ce que j'admire ! « Jeanne d'Arc » est un indispensable car c'est du « jamais vu » ! Des plans qui pourraient paraître grossiers dans un autre ensemble, par exemple les gros plans sur les visages (ces gros plans sont fréquents chez Besson) mais qui se révèlent ingénieux car se rajoutant à un « tout » les accueillant à bras ouverts ! Du grand cinéma qu'on devrait voir plus souvent ! En outre, le film propose des scènes qu'on n'oublie pas, uniquement grâce à cette réalisation hors du commun : la scène où l'on contrôle la chasteté de Jeanne d'Arc, celle où cette dernière doit reconnaître le Roi parmi tous ses fidèles, etc... On oubliera aucun des dialogues entre Jovovich et Hoffman ! Hoffman est l'un des ingrédients majeurs de l'oeuvre alors que son personnage ne nous arrive qu'en fin de métrage.
Bon film avec les acteurs qu'il faut pour hausser le niveau. En dehors de ça, on peux clairement se rendre compte que Luc Besson a plus voulu jouer avec l'aspect mystique de Jeanne d'Arc que les faits historiques a proprement dit (sans s'en détourner).
Luc Besson revisite de façon très personnelle l’histoire de Jeanne d’Arc, incarné par une Milla Jovovich plus proche de l’hystérie qu’autre chose. Le film malgré une mise en scène soignée peine à convaincre, faute d’impulser un véritable souffle à l’histoire, dont les personnages manquent trop de justesse, ou de caractère.
Certes, ce film est une libre adaptation historique et reste bien meilleur que ce que certains réalisateurs auraient pu faire, néanmoins, tout fan de Besson que je suis, je n'y trouve pas grand chose du très grand réalisateur.
Luc Besson s’attaquait en 1999 au mythe national de Jeanne d’Arc, avec cette superproduction tournée en anglais et porté par la sublime et mystérieuse Milla Jovovich. Il sut tirer de l’histoire de la pucelle d’Orléans un divertissement populaire, à l’atmosphère moyenâgeuse superbement reconstituée et aux nombreuses séquences de combat impressionnantes. Mais aussi une œuvre intéressante sur l’essence de la passion chez l’humain, à travers le portrait d’une Jeanne d’Arc à la foi inébranlable, mais pétrie de vengeance en raison du massacre de sa famille par des soldats anglais, et finalement traversée par le doute sur la nature de ses visions et de son combat. Malgré quelques effets de caméra moins bien sentis, cette Jeanne d’Arc a globalement fort bien vieilli, et est truffé d’une ribambelle de seconds rôles absolument géniaux (John Malkovich, Faye Dunaway, Tchéky Karyo, Vincent Cassel, Pascal Greggory, Desmond Harrington, Timothy West…).
Hélas, les français ne savent pas faire de bons films de guerre et encore moins parler de leur grandiose histoire. Luc Besson en fait l'étalage flagrant dans cette reconstitution certes de facture correcte mais qui fait passer notre héroïne nationale pour une illuminée...
Si l'épopée de Jeanne d'Arc est une chose historique, malheureusement même avec un très bon Luc Besson le film n'atteint pas des lumières et la fameuse Jeanne nous montre que son mauvais côté, sans jamais validé de réel positif.
Bof. Pas terrible. C'est intéressant de connaître l'histoire de Jean d'Arc mais sur les 3h de film on se lasse vite. Le personnage principal irrite même parfois. Je salue tout de même la très bonne prestation de Mila Jovovich. Mais sinon ce film n'est pas exceptionnel. Je ne le reverrai pas.