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Jean-François S
61 abonnés
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Après la science-fiction, Besson s'essaye au film historique en adaptant une nouvelle version de Jeanne d'Arc. Si sa vision se démarque franchement des reconstitutions pompeuses habituelles au genre, le film après un début prometteur perd peu à peu son souffle pour arriver à la confrontation finale Jovovich / Hoffman interminable et ennuyeuse. Le renouveau du genre annoncé et espèré n'est finalement qu'une demi-réussite, dans ce film qui est surement le moins bon des Besson.
Un film tristement symptomatique. L'enigme de Jeanne est la suivante : comment une jeune paysanne, en plein quinzième siècle, a-t-elle réussi à convaincre de rudes barons poilus à prendre sa suite ? Comment a-t-elle pu moucher, lors de son procès, les savants théologiens de la prestigieuse Universté de Paris ?
Face à cet "ovni historique", on peut soit accepter ce mystère et essayer de l'approcher avec sincérité; soit faire le silence dessus, comme l'on fait de nombreux historiens rationalistes: soit le profaner par une explication révisionniste. c'est la troisième option qu'a retenu Besson. Incapabe de se hisser à la hauteur du mystère de Jeanne d'Ac, il la ramène à son niveau : ce film est une profanation.
La dimension mystique du personnage, qui inspira avec un tel bonheur Péguy et Claudel est ramenée à une approche psychanalytique de supermarché digne de la page psycho de Biba ou Elle. Pour ce faire, il s'appuie sur un fait (non historique puisque les anglais n'ont jamais mis Donrémy à sac) : le viol de sa sur, qui joue le rôle de traumatisme-de-la-petite-enfance. A partir de là, Jeanne est présentée comme une "hystérique fun", qui aujourd'hui serait une working-girl dépressive adepte du saut à l'élastique et des sports extrèmes. A mille lieues de la tranquilité et de l'assurance toute spiituelle que révèlent de Jeanne les extraordinaires comptes-rendus de son procès, sa religion est ramenée à une "névrose-due-au-sentiment-de-culpabilité-judéo-chrétien". Cette thèse révisionniste , complètement horizontale, sans hauteur de vue, semble contenter hélas nos contemporains, comme le révèlent les commentaires satisfaits des spectateurs. Ouf ! Puisque les héros et les saints n'étaient que des déséquilibrés, notre condition de médiocres petit-bourgeois s'en trouve confortée.
l'histoire de jeanne d'arc revisité par monsieur luc besson, au final c'est du grand spectacle, entre action et emotion, milla jovovich est trés convaincante.
l'intéret du film réside sur la présence de Dustin Hauffman qui en Cartésien, démonte un à un les apparitions soit disant divine de Jeanne D'Arc Le spectaculaire n'est pas au rendez vous, Mila n'est pas convaincante et Besson en manque d'inspiration
J'ai vu jeanne d'arc au cinéma à sa sortie et je ne l'ai jamais revu depuis (et ce n'est pas sans raison). c'est donc en farfouillant dans mes souvenirs que j'écris cette critique. je n'étais à l'époque pas très conscient des concepts de mise en scène, de cadrage, de photographie, de commerce, de public des masses, etc. je n'en parlerai pas car je serais bien incapable d'émettre une critique objective sur ces points. par contre, je me souviens très bien des cris que pousse milla jovovich tout le long du film (VRAIMENT TOUT DU LONG), de son jeu surdimensionné et complètement à côté de la plaque, de ses incessants hurlements et pleurnichements. jeanne d'arc c'est plus de 2h30 de pleurs et de hurlements stritents et tellement insupportables qu'on voudrait pouvoir achever soi même cette pauvre jeanne pour soulager nos tympans. dans une salle de cinéma avec le son à fond je ne vous raconte même pas... j'avais la tête comme une pastèque en sortant.
Que du bon ! Voilà enfin un film terrible tant sur les scènes d'action que sur les discours. La fin est absolument excellente, l'analyse du bien et du mal, la croyance devenant réalité et la réalité pouvant être croyance ! Les phrases sont à méditer longuement et donne un sérieux tonus aux précédentes batailles époustouflantes. Par contre, quand on fait un tout, on aime ou on n'aime pas.
Comment peut-on être français et aimer ce film ? Luc besson s'amuse à déformer ou à oublier des faits historiques importants dans la vie de jeanne d'arc afin de la mieux faire passer pour une folle (il essai, en faite, de semer le doute sur sa santé mentale). le film à été tourné en anglais , Jeanne d'Arc en a sans doute été retourné dans sa tombe. Comment peut-on massacré a ce point la vie d'une jeune fille, au parcour militaire incroyable, ayant sans qui nous parlerions anglais en ce moment?
L'un des meilleurs films de Luc Besson (n'égalisant pas Léon) ! Ce que les autres ont pu détester, comme la part de mystique, de rêverie se dégageant des fantasmes et des visions de la "Pucelle d'Orléans" sont de mon côté ce que j'ai le plus apprécié! Les batailles sont très intenses, et le sentiments de barbarie Moyenne Ageuse (le trio chevaleresque, Vincent Cassel devant, est génial) est renforcée par les cries répétées (et répétées, et répétées...) de Milla Jovovich qui nous livre une interprétation grandiose ! Je vous le dit mes frère, cette femme a tout d'une grande dommage qu'elle se limite avec des rôles comme dans les Resident Evil et le dernier Ultraviolet... m'enfin, faut bien payer ses factures...
Besson a très clairement pris position dans ce film et ne s'est absolument pas contenté de l'objectivité historique rapporté dans les manuels d'histoire. Il insiste beaucoup trop sur la "légende" selon laquelle elle aurait entendu des voix et serait directement lié à Dieu ; par la suite la question est posée quant à sa folie. D'autant plus le film semble très long pour des passages inutiles au film et les scènes essentielles sont écourtées ou banalisées. pour garder un point positif, on reconnaitra que les scènes de bataille sont tout de même très bien réalisées.
Un pur moment de cinéma. Luc Besson nous offre un film d'un très grand style, à commencer par une réalisation osée et qui met dans le mille, ainsi que des acteurs attachants à l'image de l'héroïne, véritable excentrique, ou comme les chevaliers qui l'entoure, chacun ayant sa propre personalité. Le film réussit autant dans le spectacle que dans le huit-clos, mais est peut-être des fois handicapé par cette volonté de faire dans le surenchère. En tout cas, ce film ne laissera personne indifférent de par son style: on aime ou on déteste, mais c'est une vraie leçon de cinéma. Un film très travaillé et à voir absolument.
Un film osé de Luc Besson pour lequel on sent qu'il s'est donné coeur et âme. Tout n'est pas réussi dans ce film, loin de là : on se serait bien passé par exemple de certains effets visuels de mauvais goût. Certains pourront aussi reprocher les libertés du réalisateur par rapport aux faits, mais ne l'en blâmons pas, car le but de Besson était indiscutablement de dresser le portrait de la femme plutôt que de faire un rappel historique. Ainsi, se présente à nous une Jeanne d'Arc nouvelle, brillamment interprétée par une Mia Jovovich en état de grâce, une Jeanne d'Arc qui nous touche et qui nous parle. Besson réussi à en tirer un propos intelligent sur les contradictions de la religion qui ne manquera pas de nous interpeller et de nous faire réfléchir. En somme, un film somme toute honnête qu'il serait dommage de ne pas connaître.
C'est du grand cinéma. Les scènes de bataille sont époustouflantes. L'épisme insufflé par Milla Jovovich mène à une véritable émotion, sa foi crève l'écran et nous pousse à encourager avec elle son armée. Les dialogues sont extraordinaires surtout lors des scènes de l'enfance de Jeanne d'Arc. Bien que la fin soit un peu longuette, ce film reste magistral.
Les images baroques de Luc Besson, jointes au jeu grandiose de Milla Jovovich et aux sonorités métalliques de Serra, dépassent tous les critères de beauté et de bienséance. Au-delà de la fresque brûle le triste flambeau du fanatisme humain. Fiévreux, transcendant.