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Laurent B.
25 abonnés
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5,0
Publiée le 13 septembre 2026
Le meilleur film de Luc Besson, assurément, est à l'image de son héroïne, furieux et habité. C'est d'abord Milla Jovovich, qui trouve là LE rôle de sa vie, qui impressionne. Elle ne joue pas, elle EST Jeanne d'Arc dans toute sa sincérité mais aussi ses débordements. Vive, flamboyante, impétueuse, impatiente, elle irradie tant par sa beauté que par ce qu'elle fait passer de l'icône, jusqu'à littéralement porter le film sur ses frêles épaules. A ses côtés, le casting international, classieux, est au diapason. Dustin Hoffman, John Malkovich, Faye Dunaway, Vincent Cassel... Tous sont parfaits.
Jeanne d’Arc de Luc Besson mérite, à mon sens, d’être regardé autrement qu’à travers la seule question de sa fidélité historique. Oui, le film prend des libertés et réinterprète fortement son personnage, mais il gagne beaucoup à être considéré comme une œuvre utilisant Jeanne pour réfléchir à la foi, au doute, à la violence, à la conscience et à l’instrumentalisation politique.
Visuellement, le film est impressionnant. Les décors, les costumes et surtout les batailles possèdent une vraie puissance physique : la guerre y est sale, confuse, brutale, très loin d’une représentation héroïque et glorieuse. Cette violence donne d’autant plus de poids à la conviction de Jeanne lorsqu’elle affirme agir au nom de Dieu.
L’interprétation de Milla Jovovich, souvent jugée excessive, me semble au contraire cohérente avec le parti pris du film. Sa Jeanne est fébrile, exaltée, parfois dérangeante, comme dépassée par sa propre mission. Son jeu traduit moins la maîtrise que l’état d’un être humain entièrement traversé par une certitude.
C’est cependant dans les scènes avec la Conscience incarnée par Dustin Hoffman que le film atteint sa plus grande profondeur. Il ne s’agit pas simplement de nier Dieu, mais de déconstruire l’interprétation que Jeanne fait des signes : comment savoir qu’un événement est réellement un message divin ? Comment distinguer la volonté de Dieu de ce que l’on veut soi-même croire ?
Le film a l’intelligence de ne jamais trancher complètement. Jeanne peut être sainte, visionnaire, traumatisée, mystique ou tout cela à la fois. Et c’est précisément cette ambiguïté qui rend le propos si intéressant.
Plus qu’une biographie historique, Jeanne d’Arc est finalement une tragédie sur la conviction absolue : sur ce qu’elle peut produire de grand, de violent et de dangereux lorsqu’elle cesse d’être interrogée. À cela s’ajoute une lecture très juste du pouvoir : tant que Jeanne est utile, son caractère extraordinaire est célébré ; lorsqu’elle devient encombrante, la même singularité peut être retournée contre elle.
Un film spectaculaire, intense et profondément habité, dont l’ambition philosophique et morale dépasse largement le simple récit historique. Une œuvre bien plus riche que sa réputation ne le laisse parfois entendre.
(Critique volontairement refaite) La pucelle d’Orléans, l’« élue » de Dieu qui délivrera Orléans des Anglais et se fera adorer de tout un peuple. Une très jeune femme vouée corps et âme à sa cause spirituelle, de justice par la voix céleste et se moquant ouvertement des lois terrestres. Avec cette fresque survoltée et profondément ancrée dans un but de démontrée la fragilité de Jeanne, Luc Besson signe une des premières grandes œuvres de son parcours et ne lésine pas sur les moyens pour que la France Moyenâgeuse nous soit offerte dans tous ses états. Comme à son habitude (qu’il réitérera plus ou moins par la suite), son cast se diversifie autant par des nationaux que par les grands noms britishs ou US. spoiler: De John Malkovich en Roi tricolore (assez incohérent à premier vue) à la personnification divine ou paroissiale de Dustin Hoffman jusqu’à l’autorité naturelle et surtout, férocité maternelle de Faye Dunaway, le trio Hollywoodien parvient sans forcer à respecter l’allure et la posture qu’ils ont, notre roi ayant plus d’intimidation. Vincent Cassel & Tchéky Karyo en bon soldats français charismatique et enjouer face à la survolté, hyper active Jeanne, 2 hommes de combats si bien douer pour foncer dans le tas qu’obliger de se « soumettre » aux règles élémentaires de la guerre. Jeanne justement, comment ne pas souligner l’impeccable prestation d’avant horreur gaming de Milla Jovovich qui se transcende au plus haut point et envoie ses envolées lyriques dans la stratosphère. Hurler la volonté divine, hurler son obsession sa soiffe de bataille sans perdre un temps fou. Ses passages de la folie totale à la « zenitude » sont impeccables et maîtrisés et elle confirme déjà son statut star d’avance. Un rôle néanmoins plus sérieux qu’à l’avenir. Visuellement comment ne pas tomber raide dingue de la folie douce Besson ? Ses équipes réussissant sans l’aide (ou presque va savoir) . à nous plonger avec rigueur et une justesse dans cette époque tellement révolue mais dont subsiste parfois quelques malheureux héritages. Costumes haut de gamme pour décors classe. Le couronnement de Charles 7 étant la scène visuellement et musicalement élevée, surtout grâce aux choristes qui feront toujours une rendu sonore démentiel. Les combats frénétiques sont eux-aussi un atout sans faille et avec les caméras d’épaules (bien que détestant çà), le stress et l’adrénalines sont décupler en plus du tempérament explosif de Jeanne. La guerre d’antan n’était royalement pas celle d’aujourd’hui. Un récit de justice enfin puisque le but final sera de juger la pucelle pour ses paroles surdimensionnées, ses visions qu’aucune preuve ne peut illustrée. Timothy West possède à ce titre le rôle le plus délicat et incarne la justice du ciel comme de la Terre, voulant sauver la malheureuse d’une mort assurée face aux mépris des hauts gradés voulant sa tête. La . de Roger Planchon étant culte à elle-seule . Des scènes de jugements profondes et immersives, débats houleux ouverts à tous et réactions parfaitement maîtrisées. Besson signe 2h40 passant à grande vitesse sans grandes longueurs, pour l’histoire nationale, l’histoire de la plus jeune morte au combat, la plus jeune icône tricolore incarnée certes par une américaine mais qui aura su en donner rigueur. Presque heureux que ce biopic est vu le jour sous la houlette d’un frenchy car dieux sait qu’aujourd’hui, plus rare sont ceux à vouloir mettre la main à la patte, et à la poche.
Voici une époque ou mr Luc Besson nous montrait à chaque film de nouvelles prouesses dignes des grands réalisateurs Américains. The Messager" réunit tous les critères. Une pléiade d'acteurs formidables , avec surtout Milla Jovovich totalement habitée par son rôle et qui aurait largement méritée une récompense de ses pères. Images, photographie, musique. Du grand Besson. Un superbe film avec des moyens , des décors, des costumes. Le cinéma Français dans son meilleur ambassadeur. PS: mention spéciale pour la découpe du film et la présence de la conscience de Jeanne jouée par Dustin Hoffman qui nous ramène régulièrement à la réalité que l'histoire a idéalisée.
Je viens de le revoir et je me souviens : c'est le film qui m'a fait arrêter d'aller voir des productions Besson au cinéma. C'est un ratage à tous les niveaux. Une mise en scène maniérée sans aucune grâce. Une Jeanne hurlante. Des compagnons d'aventure sans noblesse. Des apparitions divines ridicules. Après cela que reste t'il, la reconstitution historique ? On a des armures fantaisistes, un langage parlé niveau CP, des costumes d'époque souvent détournés à des fins grotesques, des faits historiques bafoués de toutes les manières possibles et j'en passe. Les batailles ? Elles sont nerveuses, mais alors pour l'armement c'est un peu tout et n'importe quoi. Aussi, si vous voulez une version de Jeanne plus généreuse, il vaut mieux se tourner vers Jeanne la pucelle de Jacques Rivette qui sans être parfaite est très loin devant.
Ce film sur la pucelle d’Orlean réalisé par Luc Besson est assez intéressant avec des acteurs de choix et d’une violence comme on peut en voir. Jeanne D’Arc est également un film des plus intéressant bien qu’il ai vieilli
Ce film accumule les grandes scènes de cinéma et les acteurs sont tous excellents. Mais bon, c'est du Besson... Dans tous ses films, il omet l'essentiel, à savoir présenter tous les aspects d'un personnage. Ici, la maladresse est colossale : il dépeint la vie de Jeanne d'Arc en la transformant en Mme Schwarzenegger et en laissant totalement de côté la figure religieuse du personnage. On a droit à un hors-sujet de haut vol. Ce personnage de notre histoire était trop compliqué à appréhender pour ce réalisateur habitué surtout aux belles images mais à la psychologie des personnages bien trop approximative.
De très belles images. Un très bon jeu. Une histoire fidèle ? Pas sûr... Mais Besson n'as reculé devant rien en terme technique et au niveau de la distribution. C'est prenant certe mais caricatural à mon sens. De très bon moment avec de beaux dialogues. On dira de ce film "une épopée fantastique inspiré de faits réels".
Un ratage monumental de Luc Besson qui gâche un sujet pourtant passionnant. Visuellement, certaines scènes de bataille ont du spectacle et la reconstitution d'époque a des moments corrects, mais c'est à peu près tout ce qu'on peut sauver. Milla Jovovich est complètement à côté de la plaque, surjouant dans tous les sens avec des grimaces et des cris qui rendent le personnage insupportable au lieu d'inspirant. Le film est brouillon, hystérique, sans aucune subtilité.
Le scénario est bancal, mélange maladroitement mysticisme et psychologie de comptoir avec cette figure de la conscience incarnée par Dustin Hoffman qui arrive de nulle part. Les dialogues sont souvent ridicules, le rythme est inégal, et le film ne sait jamais s'il veut être un film d'action, un drame historique ou une réflexion sur la foi. Besson massacre le personnage historique en en faisant une hystérique incontrôlable.
Un gâchis total qui rate complètement son sujet. Trop long, trop bruyant, mal joué, mal écrit. On s'ennuie quand on ne rigole pas involontairement. Un des pires films de Besson, et probablement une des pires adaptations de Jeanne d'Arc au cinéma.
Luc Besson revisite de façon très personnelle l’histoire de Jeanne d’Arc, incarné par une Milla Jovovich plus proche de l’hystérie qu’autre chose. Le film malgré une mise en scène soignée peine à convaincre, faute d’impulser un véritable souffle à l’histoire, dont les personnages manquent trop de justesse, ou de caractère.
Vu au cinéma avec mon père. Seul le début m'a gêné. Et même maintenant, je ne comprends toujours pas comment des historiens peuvent s'imaginer que des mecs en armure lourde qui étaient incapables de monter à cheval sans un treuil et un palan auraient pu courir dans les rues pour agresser des femmes. Ca n'a juste pas de sens. L'agression dans la prison m'avait un peu choqué à l'époque. Sinon, globalement c'était un bon film d'aventure.
Le sujet est sensible et touche à un héro de l'histoire de France et également une Sainte pour les Catholique du monde entier. En bref, tout film sur Jean d'Arc peut être un sujet sensible, concernant celui-ci, il y a tous les ingrédients pour que tout le monde s'écharpe avec des ressentis très différents. Dans l'ensemble les critiques sont assez moyennes voir pas encourageante et cela ce comprends : Le film est très compliqué car à la fois, il heurte et fait plaisirs d'un point de vu cinématographique.
Le fil rouge de l'histoire de Jeanne est respecté quoiqu'il y a de grands trous et d'autres attardements inutiles voir malsains. Jeanne est présentée comme une enfant troublée par ses vision farfelues et pas très saine. Durant le film on a l'impression que ses visions du début l'imprègne de plus en plus pour en faire successivement quelqu'un de certain, d'illuminé, puis d'inconscient, de capricieux, d'imprudent, puis d'apeuré, de naif, d'irascible, sans cœur dixit : "je ne pardonne jamais".
En fait le film se compose principalement en deux parties, le début avec la fin et le milieu.
Le début et la fin, montre une fille, tourmentée dans son ascension et sa chute, cela est certains qu'Elle a dû vivre des moments terribles et de solitudes et qu'elle ne pouvait pas complètement être en phase avec son temps. Néanmoins présentez des scènes qui n'ont PAS existées pour les mêler à des traumatismes qui génèrent des visions bizarre n'est pas très bien vu : scène violente du spoiler: viol nécrophile de sa sœur sous ses yeux , de même quespoiler: de violer un tabernacle dans une église, et s'abreuver de sang . spoiler: Les visions d'un enfant au regard sévère, d'un homme représentant le Christ ? au regard bizarre, [spoiler]qui saignera de la tête plus tard dans le film ... et qui lui fera perdre les pédales en cellules durant son procès.[/spoiler] Autrement, nous n'avons pas d'élément sur sa montée à Chinon. Le début avec la fin se concentrent sur Jeanne mais il y beaucoup trop d'écarts et de raccourcis (procès) concernant le personnage et qui viennent faire une différenciation avec un milieu riche.
Le milieu, c'est du Besson, de l'action, de la baston, c'est enjoué, chaleureux et parfois épique. Le jeux des acteurs est bon (pas très compliqué pour de bons soldats), la photographie aussi, les décors. Cependant dans le milieu il manque quand même toutes la partie de la montée sur Reims et les plusieurs escarmouches et batailles remportées avec Jeanne. Ses qualités militaires reconnues, ne sont pas montrées, ses frères l'ayant rejoints aux combats non plus ...
La vie de la sainte fut très courte mais très riche et en moins de 2 ans, elle a changé l'histoire de France. Il est vraiment dommage que ce film prenne le pari de retracer l'immense destin de Jeanne d'Arc en plus de 2 heures sans ses donner les chances de réussir. Il y a trop d'exagérations et de symbolique mystique désabusée et cela est dommage d'avoir cherché à faire compliqué quand la réalisation aurait pu faire plus simple.