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Claude DL
127 abonnés
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1,5
Publiée le 1 août 2026
Pour moi insupportable. Que du blabla, en plus souvent inaudible, avec notamment Nathalie Baye mangeant ses mots, et d’incessants flashbacks sans liens entre eux. Restent de belles vues de Lyon, mais Bertrand Tavernier m’avait habitué à nettement mieux. Vraiment évitable
La semaine de vacances, ou plutôt d'arret d'une professeur en plein doute . Le film a vieilli mais a gardé quelque chose. Sur l'enseignement, les injonctions de la société, la place a se trouver. C'est une crise existentielle comme il en arrive à chacun, auquel Nathalie Baye apporte toute sa sensibilité et sa sincérité. Être meilleur, s'élever. Le film est plutôt mal écrit mais bien mis en scène ;en effet il y a des scènes maladroites, trop écrites, sûrement l'évolution des mœurs renforce ce sentiment, mais c'est devenu une radioscopie de la société Française du début des années 80, et on ressent le trouble du personnage principal.
Une Semaine de Vacances est un film de Bertrand Tavernier sorti en 1980.
Une prof a besoin d'une semaine de break pour ne pas complètement s'effondrer. Pendant cette semaine, elle va remettre en question les différents paramètres de sa vie via différentes rencontres. Dominé par la performance touchante de Nathalie Baye, ce film dispose de séquences réussies, particulièrement celles avec Michel Galabru (et en particulier le repas avec Philippe Noiret). D'autres sont plus lassantes, le personnage de Gérard Lanvin étant finalement assez agaçant dans son rôle de type qui ne sait pas comment réagir face à sa compagne qui perd pied. Ce déséquilibre rend le film par moment assez ennuyeux malgré une mise en scène sobre et une mise en musique agréable (composition de Pierre Papadiamandis et chansons d'Eddy Mitchell).
Ce long métrage est une petite déception : malgré un sujet intéressant et des acteurs convaincants, le film ne trouve pas son rythme et finit par ennuyer.
Déplorons d'abord ce travers d'alterner entre dialogues et musique (même quand la sympathique BO est signée de Claude Moine!) sur deux niveaux sonores démesurément différents! Sise dans la grisaille lyonnaise (au diapason de l'atmosphère ambiante), l'intrigue suit le questionnement d'une institutrice (délicate Nathalie Baye) sur sa profession, ses aspirations, son quotidien au moment d'une semaine de burn-out qui lui permet de se souvenir (appréciables analepses que seule la narration indique). Sans péripétie trépidante ni rythme débridé, Bertrand Tavernier s'intéresse à ses personnages qu'il nimbe d'une tendresse dépourvue de manichéisme (faux bourru vrai naïf Gérard Lanvin, pertinent Philippe Noiret distingué, lucide Michel Galabru - sur la réalité de la parentalité) jusqu'aux élèves à l'arrière-plan mais dont les inquiétudes, les problèmes, les incertitudes parsèment le récit. Entre mélancolie désabusée et étoiles d'espoir (filantes)...
"Une semaine de vacances" aborde le blues de l'enseignant, le passage à vide d'une professeure de collège que son investissement et sa générosité conduisent parfois au découragement ou à un sentiment de culpabilité. En quelque sorte, Bertrand Tavernier rend hommage à un métier difficile, peut-être sous estimé en ce début des années 80, et aux personnels qui le servent avec intégrité. Nathalie Baye incarne avec une vraie sensibilité et avec sincérité cette jeune enseignante à la fois exaltée par sa mission mais trop consciente des limites de son influence sur les élèves. Son personnage se fait ainsi le porte-parole des généralités -qui ne signifient pas lieux communs- que le système scolaire inspire au cinéaste. Au-delà du propos social qui évoque la famille éducative -le prof, l'élève, le parent d'élève- et dont on peut dire toutefois que la portée est modeste, sans doute réductrice, il y a l'humanité touchante de Laurence et ses questionnements. Autour de Nathalie Baye circulent des figures secondaires sympathiques (Gérard Lanvin en compagnon délaissé mais compréhensif, Galabru en ancien élève qui se souvient). La qualité de la photographie et quelques jolies métaphores ajoutent un supplément d'élégance au récit.
Ce Drame, dirigé par Bertrand Tavernier, nous conte l'histoire de Laurence, une jeune femme de 31 ans prof de français en burn-out professionnel, et en plein désert affectif. Le film nous propose une suite de scènes sans objectifs définis, avec un montage désolant coupant brutalement des séquences sur le point de devenir intéressantes. Desservit par un scenario minimaliste et un rythme très lent, le film nous impose en prime la détresse de Laurence qui finit presque par nous déprimer s'il n'y avait pas les intermèdes musicaux d'Eddy Mitchell. Heureusement le film bénéficie de bons dialogues et d'un casting très riche. Outre la belle participation de Philippe Noiret, il nous offre les belles prestations de Gérard Lanvin, d'un génial Michel Galabru qui bénéficie de superbes textes, et bien sur une très belle et efficace Nathalie Baye.
Voilà un film qui, sur le papier, avait absolument tout pour ennuyer celui ou celle qui le regarde. Et pourtant, ça n'est jamais le cas. Beaucoup de personnes aujourd'hui constatent que notre Éducation Nationale (du moins, le secteur public) est malade et pensent que ce problème est vieux d'une vingtaine d'années. Or, on voit très clairement ici que ça n'est pas le cas. Le mal trouve ses racines à la fin des années 70. Même si ça n'est jamais évoqué ici (puisque l'on suit une jeune professeure de Français travaillant dans un CES (en 1980, ça n'existait déjà plus)), le système éducatif français a été mis à mort (il n'y a pas d'autres mots) en 1977 par la mise en place du collège unique. En résultent des problèmes toujours actuels et qui n'ont fait que s'aggraver depuis : classes surchargées, professeurs dépassés, programmes scolaires affaiblis et j'en passe. Quant aux élèves, ils furent les premières victimes. Ceux qui étaient en galère ont été condamnés à rester sur le bord de la route. Il y a d'ailleurs un passage intéressant pour illustrer ça. On entend Laurence Cuers dire, en substance, que, depuis 3 ou 4 ans, plus le temps avance, plus les élèves sont nuls, ce à quoi il lui est répondu : "ça n'est peut-être pas eux, peut-être pas vous, mais peut-être ce qu'il y a autour". Bingo ! En 1980, la France était déjà au bord du gouffre, socialement parlant mais surtout économiquement parlant. Le tissu industriel se désagrégeait inéxorablement et le chômage de masse était bien implanté. Pensez donc : en 1979, il y avait déjà plus d'un million de chômeurs. Cuers se retrouven donc face à des élèves qui n'ont absolument aucune confiance en l'avenir, qui, avant même d'entrer dans la vie active n'ont aucun espoir, ou si peu. Plus qu'un film portant sur les questions et doutes d'une femme, cette "Semaine de vacances" est un pur film social. Brossant le portrait (très alarmant) d'un pays et de sa société au bors du gouffre et qui depuis plus de 40 ans, n'a fait que tomber dedans chaque jours un peu plus. Selon moi, une seule chose ici ne va pas : les motivations de Laurence (jouée par Nathalie Baye) restent très floues. On a du mal à s'attacher à elle. Ce qui serait suffisant pour justifier une note plus basse mais, la toile de fond sociale est si effrayant et surtout si actuelle qu'on en oublie cet accroc.
" une semaine..." est loin d'etre un des opus les plus connus de la filmographie de B.Tavernier. Sorte de portrait de son auteur ( ici un professeur de francais, nous sommes en 1980, doute de l'utilite de son metier), c'est au final une reussite.
A partir d'un scenario minimaliste, ( une semaine de conge maladie, permet a un.professeur de faire le point sur elle meme), c est une suite de rencontres, d'echanges informels avec son compagnon, une collegue, ses parents, un parent d'eleve, un ami de celui ci...
Il faut reconnaitre que la premiere partie est sans doute la meilleure de ce film qui malheureusement fait tout de meme, un peu, du surplace dans sa seconde partie.
Le point faible de " une semaine..." repose essentiellement sur des dialogues parfois un peu plat.
Par contre, certaines scenes sont particulierement reussies ( celles avec Michel Galabru- exceptionnel -sont sans doute les plus fortes de l'ensemble).
Nathalie Baye parvient a faire passer le climat interieur de son personnage. Gerard Lanvin a dit que ce film etait son meilleur souvenir de tournage et le cineaste a fait etat de sa satisfaction a l'egard de la prestation de l'acteur. Ce sont pourtant les scenes ou il intervient qui me paraissent les plus faibles.
Tavernier reviendra deux decennies plus tard sur le monde enseignant dans " c'est arrive demain" (99).
Je trouve les thèmes abordés très contemporains : le problème des profs sont les mêmes qu aujourd'hui, la peur de l'enfantement chez les trentenaires, je l entends tous les jours, et enfin la séparation avec ces parents vieillissants, me parle personnellement, la culpabilité de laisser seul et notre impuissance, notre égoïsme. Ce film est un constat de la nouvelle société moderne qui se met en place. J ai beaucoup aimer.
Y-a-t-il un film pour toutes les situations de la vie de chacun ? C’est étonnant comme ce film résonne en moi précisément à cette époque de ma vie. Le film ébauche les doutes et l’inquiétude de la femme sur son avenir dans l’enseignement. C’est un film intimiste en quelque sorte, un portrait et la remise en question sous forme de dialogues très intéressants. Un petit constat de l’état de l’école des années 80. Que diraient-ils de l’école d’aujourd’hui? 45 ans après…… Noiret dans une conversation réagit aux désillusions de l’enseignante qui « n’y arrive plus »: « c’est moi, ce sont les élèves ? » -C’est peut-être pas eux. -C’est peut-être pas vous -C’est peut-être autour….
Quelle vision juste d’une société toujours en mouvement pour le meilleur et pour le pire. Je finirai en évoquant aussi cette peur que les autres ont du changement. Elle est seule dans sa tristesse et son questionnement et elle rêve qu’on abonde dans son sens. Oui, vas-y, ose faire ce que tu envie. Ose le changement. Va-t-elle le faire à la fin? Je laisse la réponse à cette question aux futurs spectateurs de ce beau film.
"Une semaine de vacances", film de Bertrand Tavernier sorti en 1980. Hiver 1980. Un scénario intimiste, introspectif inspiré de " Je suis comme une truie qui doute" de Claude Duneton ( 1976). Avec Nathalie Baye, Gérard Lanvin, Michel Galabru, Philippe Léotard, Jean Dasté, Philippe Noiret. B.O d'Eddy Mitchel. De magnifiques vues de Lyon. Belle réalisation. Bon dialogues. Un beau film.
Une fois encore Bertrand Tavernier vise juste, et réalise un film de grande qualité. Les dialogues sont empreints de vérité et nous sont servis par de grands acteurs, notamment Michel Gababru qui livre une prestation d'une grande justesse. A noter la sympathique BO d'Eddy Mitchell.
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4,0
Publiée le 9 septembre 2018
Encore un excellent film de Bertrand Tavernier! 1978, c'ètait l'annèe de la femme ; 1979, celle de l'enfant et 1980 celle du retour du prof « sadique » [...] Une semaine de repos pour Nathalie Baye qui joue un professeur dans un CES de Lyon, ville de coeur au rèalisateur! Une semaine de plus dans l'enseignement et elle n'aurait pas eu la force de sortir sa voiture du garage! Un prof qui sèche un cour, c'est formidable dixit Michel Galabru! En fait pendant cette semaine, elle va ressasser tous ses petits ennuis de la vie et les raisons de son dèsespoir! Dès lors, pourquoi resterait-on de bois devant cette très belle chronique intimiste ? La mise en scène est remarquable, les dialogues brillants, mais il y a surtout une Nathalie Baye comme on l'aime (« On n'a tous quelque chose de très et de pas très » ). Car dans la vie c'est le bonheur qui compte, le reste on s'en fout! Avec la participation de Philippe Lèotard et Philippe Noiret! Blagues foireuses de Gèrard Lanvin et chansons magnifiques d'Eddy Mitchell (« La dernière sèance » , entre-autres)...