Une semaine de vacances
Note moyenne
3,0
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mai 2011
Un film avec des flashbacks qui ne sont jamais annoncés comme tel et qui nous oblige à être attentifs peut-être pour compenser la lenteur.
Les femmes sont plus matures et plus cultivées que les hommes et se cherchent, les hommes Lanvin et Galabru en tête malgré leurs airs "couillons" nous livrent des réflexions assez profondes. Du Tavernier, du bon Tavernier. Le Lyon du début des années 80 en bonus.
Alain69
Alain69

5 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2012
Si Coup de torchon ou Que la fête commence sont des symphonies en ton majeur, Une semaine de vacances est une fugue en ton mineur. Finesse de la réalisation pour coller à l'âme de Laurence Cuers. Finesse de l'utilisation des décors urbains de Lyon dans la brume hivernale - rarement un cinéaste aura bénéficié du sublime d'un tel décor et su l'utiliser aussi délicatement. Délicatesse du jeu de Nathalie Baye et de Michel Galabru, tous deux au sommet de leur art.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Une fois encore Bertrand Tavernier vise juste, et réalise un film de grande qualité. Les dialogues sont empreints de vérité et nous sont servis par de grands acteurs, notamment Michel Gababru qui livre une prestation d'une grande justesse. A noter la sympathique BO d'Eddy Mitchell.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Voilà un film au sujet typiquement français et qui a toutes les cartes pour être d'un ennuis des plus mortelle. Mais Tavernier met tellement de convictions et de soins dans son film, qu'il finit par nous envouter de cette histoire plutôt déprimante. Les lumières et les mouvements de caméras sont ici particulièrement soignés et il est très agréable de découvrir la ville de Lyon en cinémascope. Nathalie Baye elle-même nous surprend avec une interprètation fine et sensible, et que dire de celle de Michel Galabru...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 avril 2011
J'avais vu ce film lors de sa projection en salle et j'avais bien aimé son rythme lent, contemplatif. Je viens de le revoir à la télévision, et je n'ai pas changé d'avis. Pour avoir exercé le métier de la touchante Laurence (Nathalie Baye) , j'apprécie aussi la description du milieu enseignant de l'époque, dont les conditions d'exercice n'ont fait que se dégrader depuis. La relation enseignants-élèves-parents est autrement plus crédible que celle des "Noces Blanches".

De toute manière, il ne faut pas chercher de l'action dans les films plutôt intimistes de Tavernier.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juin 2011
Le blues, les doutes et la dépression d’une jeune prof de français (Nathalie Baye) au début des années 80. Morosité et grisaille, Tavernier capte bien l’air du temps de ce début de décennie qui voit la fin des utopies. Hélas tout cela est loin d’être palpitant, « Entre les murs » à côté c’est du Michael Bay.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2023
Y-a-t-il un film pour toutes les situations de la vie de chacun ?
C’est étonnant comme ce film résonne en moi précisément à cette époque de ma vie.
Le film ébauche les doutes et l’inquiétude de la femme sur son avenir dans l’enseignement.
C’est un film intimiste en quelque sorte, un portrait et la remise en question sous forme de dialogues très intéressants.
Un petit constat de l’état de l’école des années 80. Que diraient-ils de l’école d’aujourd’hui? 45 ans après……
Noiret dans une conversation réagit aux désillusions de l’enseignante qui « n’y arrive plus »: « c’est moi, ce sont les élèves ? »
-C’est peut-être pas eux.
-C’est peut-être pas vous
-C’est peut-être autour….

Quelle vision juste d’une société toujours en mouvement pour le meilleur et pour le pire.
Je finirai en évoquant aussi cette peur que les autres ont du changement.
Elle est seule dans sa tristesse et son questionnement et elle rêve qu’on abonde dans son sens.
Oui, vas-y, ose faire ce que tu envie. Ose le changement.
Va-t-elle le faire à la fin?
Je laisse la réponse à cette question aux futurs spectateurs de ce beau film.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 janvier 2009
Lyon la ville est ce qu’elle est, belle comme elle se présente, morne ou vive au gré du hasard. «Une semaine de vacances» (France, 1980) de Bertrand Tavernier est à l’image de la ville, fluctuante et, par nature, aussi émouvante qu’elle se peut frivole. L’histoire de cette enseignante au bord de la crise de nerf relève tant de la part intime et psychologique du personnage (interprété avec délicatesse et belle incertitude par Nathalie Baye) que de la triviale insignifiance de son quotidien. De la juxtaposition de ces deux registres, où les souvenirs traumatiques côtoient un quotidien banal, résulte une impression de réalisme. Tavernier est bien cela : un impressionniste du réalisme. Ces plans troubles, volant grâce à la steadycam captent les pointes émotives de la vie et reconstituent dans le même geste la partialité du réel. D’autres films de Tavernier, comme «Que la fête commence», renvoie davantage au surréalisme. Or du point de vue de l’image, de sa texture, de sa composition et de la majorité de ses couleurs, son œuvre assimile réalisme et impressionnisme. Du réalisme de Courbet, il y a cette présence ramassée des corps hétérogènes, de l’impressionnisme d’un Manet, il y a cette fulgurante luminosité que Glenn, pour «Une semaine de vacances», ternit afin d’évoquer le bref désarroi mental de l’héroïne. Cette immixtion du réalisme avec l’impressionnisme (pourtant deux mouvements picturaux fondamentalement contraire puisque le second est né en réaction au premier) permet à Tavernier de cultiver deux régimes narratifs : l’un qui se veut ancrer dans la «représentation triviale de la réalité, sans choix ni arrangements» selon les termes de Théophile Gautier pour qualifier le réalisme et l’autre qui entend explorer occasionnellement, comme un effet de surprises dans le récit, comme les touches incertaines des peintures de Sisley, des souvenirs enfouis qui, le temps d’une semaine, remonte à la surface. La curieuse alchimie visuelle et narrative délaisse la vraie passion.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 novembre 2010
Ce film ancré dans le réalisme de 1980 ne présente que peu d'intérêt,et ce en dépit de toute la passion que met Bertrand Tavernier dans la balançe.Une jeune enseignante prend "une semaine de vacances" pour faire le point sur sa relation à son métier,et pour se remttre en question.D'une trivialité peu engageante,cette chronique de l'ordinaire permet à Nathalie Baye de dévoiler un jeu tout en finesse,en non-dits,mais son personnage est trop distant et fuyant pour créer l'empathie.Il y a quand même 2 belles choses dans le film,ciblant tout à fait l'amour que porte Tavernier au cinéma.A ses acteurs,tout d'abord en conviant Phllippe Noiret à une apparition clin d'oeil et pleine de clairvoyance,en donnant un rôle complet au truculent Michel Galabru,pour reformer le duo gagnant du "Juge et l'Assassin".A sa manière documentariste de filmer également.La ville de Lyon a rarement été aussi bien mise en valeur,entre les quais du Rhône,les rues intérieures et la lumière rasante de l'hiver.Au niveau du contenu,par contre,il s'agit d'une parenthèse pour rendre hommage au métier de l'enseignant,qu'il admire.La quête de Baye est opaque,et le manque d'enjeux crée l'ennui.Sans scénario rigoureux,point de salut.
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mai 2011
Bertrand Tavernier rend un hommage au métier d'enseignant.. Et c'est principalement ce que l'on en retiendra. C'est au travers du portrait de la jeune professeur d'école primaire jouée par Nathalie Baye que le réalisateur démontre les angoisses et les frustrations permanentes ressenties par cette femme , résultats sentimentaux des rapports conflictuels prof-élèves et l'attitude insouciante des bambins. Le mal être et les doutes de la jeune femme représentent le malaise refoulé éventuel que peut procurer ce métier auquel Tavernier définit de combat épuisant demandant un engagement total personnel. Malgré la gravité évidente du sujet, le traitement ennuyeux et à la vue de beaucoup de scènes linéaires, "Une semaine de vacances" ne sera malheureusement qu'un film aussitôt vu , aussitôt oublié car un lassement trop lourd se fait ressentir.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 septembre 2022
Portrait intimiste sensible mais très ennuyant d'une jeune prof en pleine crise existentielle, porté par l'interprétation touchante de Nathalie Baye.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2025
Déplorons d'abord ce travers d'alterner entre dialogues et musique (même quand la sympathique BO est signée de Claude Moine!) sur deux niveaux sonores démesurément différents! Sise dans la grisaille lyonnaise (au diapason de l'atmosphère ambiante), l'intrigue suit le questionnement d'une institutrice (délicate Nathalie Baye) sur sa profession, ses aspirations, son quotidien au moment d'une semaine de burn-out qui lui permet de se souvenir (appréciables analepses que seule la narration indique). Sans péripétie trépidante ni rythme débridé, Bertrand Tavernier s'intéresse à ses personnages qu'il nimbe d'une tendresse dépourvue de manichéisme (faux bourru vrai naïf Gérard Lanvin, pertinent Philippe Noiret distingué, lucide Michel Galabru - sur la réalité de la parentalité) jusqu'aux élèves à l'arrière-plan mais dont les inquiétudes, les problèmes, les incertitudes parsèment le récit. Entre mélancolie désabusée et étoiles d'espoir (filantes)...
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2018
Encore un excellent film de Bertrand Tavernier! 1978, c'ètait l'annèe de la femme ; 1979, celle de l'enfant et 1980 celle du retour du prof « sadique » [...] Une semaine de repos pour Nathalie Baye qui joue un professeur dans un CES de Lyon, ville de coeur au rèalisateur! Une semaine de plus dans l'enseignement et elle n'aurait pas eu la force de sortir sa voiture du garage! Un prof qui sèche un cour, c'est formidable dixit Michel Galabru! En fait pendant cette semaine, elle va ressasser tous ses petits ennuis de la vie et les raisons de son dèsespoir! Dès lors, pourquoi resterait-on de bois devant cette très belle chronique intimiste ? La mise en scène est remarquable, les dialogues brillants, mais il y a surtout une Nathalie Baye comme on l'aime (« On n'a tous quelque chose de très et de pas très » ). Car dans la vie c'est le bonheur qui compte, le reste on s'en fout! Avec la participation de Philippe Lèotard et Philippe Noiret! Blagues foireuses de Gèrard Lanvin et chansons magnifiques d'Eddy Mitchell (« La dernière sèance » , entre-autres)...
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2024
Voilà un film qui, sur le papier, avait absolument tout pour ennuyer celui ou celle qui le regarde. Et pourtant, ça n'est jamais le cas. Beaucoup de personnes aujourd'hui constatent que notre Éducation Nationale (du moins, le secteur public) est malade et pensent que ce problème est vieux d'une vingtaine d'années. Or, on voit très clairement ici que ça n'est pas le cas. Le mal trouve ses racines à la fin des années 70. Même si ça n'est jamais évoqué ici (puisque l'on suit une jeune professeure de Français travaillant dans un CES (en 1980, ça n'existait déjà plus)), le système éducatif français a été mis à mort (il n'y a pas d'autres mots) en 1977 par la mise en place du collège unique. En résultent des problèmes toujours actuels et qui n'ont fait que s'aggraver depuis : classes surchargées, professeurs dépassés, programmes scolaires affaiblis et j'en passe. Quant aux élèves, ils furent les premières victimes. Ceux qui étaient en galère ont été condamnés à rester sur le bord de la route. Il y a d'ailleurs un passage intéressant pour illustrer ça. On entend Laurence Cuers dire, en substance, que, depuis 3 ou 4 ans, plus le temps avance, plus les élèves sont nuls, ce à quoi il lui est répondu : "ça n'est peut-être pas eux, peut-être pas vous, mais peut-être ce qu'il y a autour". Bingo ! En 1980, la France était déjà au bord du gouffre, socialement parlant mais surtout économiquement parlant. Le tissu industriel se désagrégeait inéxorablement et le chômage de masse était bien implanté. Pensez donc : en 1979, il y avait déjà plus d'un million de chômeurs. Cuers se retrouven donc face à des élèves qui n'ont absolument aucune confiance en l'avenir, qui, avant même d'entrer dans la vie active n'ont aucun espoir, ou si peu. Plus qu'un film portant sur les questions et doutes d'une femme, cette "Semaine de vacances" est un pur film social. Brossant le portrait (très alarmant) d'un pays et de sa société au bors du gouffre et qui depuis plus de 40 ans, n'a fait que tomber dedans chaque jours un peu plus. Selon moi, une seule chose ici ne va pas : les motivations de Laurence (jouée par Nathalie Baye) restent très floues. On a du mal à s'attacher à elle. Ce qui serait suffisant pour justifier une note plus basse mais, la toile de fond sociale est si effrayant et surtout si actuelle qu'on en oublie cet accroc.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

219 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2022
"Une semaine de vacances", film de Bertrand Tavernier sorti en 1980.
Hiver 1980. Un scénario intimiste, introspectif inspiré de " Je suis comme une truie qui doute" de Claude Duneton ( 1976).
Avec Nathalie Baye, Gérard Lanvin, Michel Galabru, Philippe Léotard, Jean Dasté, Philippe Noiret.
B.O d'Eddy Mitchel. De magnifiques vues de Lyon. Belle réalisation. Bon dialogues. Un beau film.
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