Bellissima
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In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2024
Dès la réalisation de son premier long-métrage, Les amants diaboliques (1943), Luchino Visconti souhaitait travailler avec Anna Magnani. L’actrice alors enceinte avait décliné la proposition. C’est ainsi que Bellissima, troisième film du cinéaste réalisé en 1951, marque la première collaboration entre le réalisateur et une actrice devenue entre-temps le symbole du néoréalisme italien depuis Rome, ville ouverte (1945) de Roberto Rossellini. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#B
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2022
On oublie peut être un peu trop vite que Visconti n’est pas seulement le peintre des affres, des états d’âme et de la trajectoire déclinante de l’aristocratie dont il est issue.
Proche de la mouvance communiste , il s’attacha dans la première partie de son œuvre à faire le portrait du petit peuple italien entremêlant théâtralité et réalisme social.
Avec Bellissima La Magnani , bouleversant personnage volontariste , synthétise à elle seule toute l’ambition et l’esthétique du projet viscontien.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 mai 2022
On oublie peut être un peu trop vite que Visconti n’est pas seulement le peintre des affres, des états d’âme et de la trajectoire déclinante de l’aristocratie dont il est issue.
Proche de la mouvance communiste , il s’attacha dans la première partie de son œuvre à faire le portrait du petit peuple italien entremêlant théâtralité et réalisme social.
Avec Bellissima La Magnani , bouleversant personnage volontariste , synthétise à elle seule toute l’ambition et l’esthétique du projet viscontien.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2021
En 1951, Visconti remettait le cinéma en question, un geste impitoyable six petites années après la fin d'une guerre que le média avait beaucoup contribué à faire oublier dans une Italie remplie de culpabilité. Difficile d'imaginer que Bellissima pouvait véritablement distraire à l'époque (sinon les spectateurs les moins politisés), mais pour une fois la verbosité braillarde de Cinecittà se révèle entièrement à propos quand elle vient d'une Anna Magnani en mère paradoxale.

Prête à soulever des montagnes pour que sa fille devienne actrice, elle pourrait tout raser sur son chemin mais se soumet volontairement au système. Pour quoi, au final ? Assurer l'avenir de son enfant ? On dirait plutôt qu'elle la jette dans la gueule du loup. En vérité, en dépit de son abnégation et de son amour pour sa fille, elle n'est plus une mère : elle fait tout pour elle-même, pour sa propre fierté et afin de réparer la misère de sa propre vie. Elle veut que sa fille soit une star pour être une mère de star.

L'enfant, traînée dans une foule d'adultes dont elle ne comprend rien des préoccupations, est objectifiée, ce qui est d'autant plus beau à voir que Visconti ne cessera jamais de considérer la jeune actrice comme telle, non comme une chose (même si son interprétation est sous-utilisée, mais c'est l'époque qui veut ça).

Le moment du lâcher-prise de la mère survient lorsqu'elle dit non au cinéma, or c'est seulement à cet instant qu'elle résout ses paradoxes et se met à agir réellement pour le bien de sa fille. Un choix fort qui confirme à quel point Bellissima est fondamentalement anti-Cinecittà, et qui n'aurait pas pu trouver mieux que la géniale anti-actrice pour le faire comprendre.
Antonino L.
Antonino L.

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2021
Ce film est une réussite parfaite, une photocopie de l'Italie d'après-guerre. Il ne faut absolument pas rater de voir ce film qui est une grande leçon de vie et d'amour. Je me répète : UN CHEF-D'OEUVRE UNIQUE et très, très précieux ! Recommandez-le à votre tour. Anna Magnani est éblouissante.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2019
Une mère veut faire de sa fille une star à Cinecittà.
Tout en dénonçant le monde du cinéma comme miroir aux alouettes et seule échappatoire à la misère pour les gens modestes, Visconti signe un émouvant portrait de femme interprétée par la géniale Anna Magnani. Mais le scénario n'est pas assez passionnant pour en faire un grand film.
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2019
On rit souvent des extravagances de la mère. Même involontairement avec son franc parler et son exaltation. Du moins au début jusqu’à la scène de la danse par exemple puis on est pris dans une tragédie bouleversante et superbe.
Une actrice formidable qui nous émeut totalement dans la façon dont elle protège son enfant. Et tout est dans cette posture de femme courage qui tient sa petite fille dans ses bras à la fin et qui abandonnera son rêve pour garder la beauté « pour moi et son père ». C’est magnifique
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 septembre 2019
L'histoire du mère qui fait tout pour que sa fille de 6 ans sois une actrice de cinéma.
C'est du pur néo-réalisme daprès guerre comme les italien savais si bien le faire. Si les acteur joue bien on peut regretter légèrement le jeux de la jeune apprentis actrice qui n'est pas toujours bien interpréter, heuresement qu'elle a un visage de gentille et tendre fillette. Sinon, tout les autres actrice sont au top a commencer par la mère.
On peut tout de fois regretter la fin qui aurait pu etre different, car cela n'est pas dans la continuité du film. Domage mais je met tout de meme 4 étoiles pour ce beau film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 juillet 2012
Une comédie dramatique sur le "miroir aux alouettes" que peut être l'univers du cinéma. Ca hurle, ça jure et ça rouspète mais cela fait le charme de ces vieux films italiens. Anna Magnani charismatique, mais c'est dommage que le scénario ne soit pas plus passionnant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juin 2012
du grand , très grand cinéma. A voir et à revoir;très belle interprétation de l'actrice principale, on vibre avec elle. Du grand art!
Gn0me
Gn0me

13 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2014
Superbe film de Visconti. Très bien interprété, émouvant et amusant. A voir absolument.
JamesDomb
JamesDomb

130 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2012
Avec ce troisième long-métrage, Luchino Visconti dénonce la cruauté du milieu du cinéma tout en dressant le portrait d'une Italie dévastée par l'après-guerre. Porté par la fantastique et intense interprétation d'Anna Magnani, Bellissima demeure pourtant un film méconnu du réalisateur de Mort à Venise, peut-être parce-qu'il n'est pas le véritable instigateur de ce projet. Pourtant, Luchino Visconti transcende cette oeuvre de commande initiée par le scénariste et écrivain Cesare Zavattini. Le personnage féminin principal est sans aucun doute l'un voire le plus beau de toute l'histoire du néoréalisme italien. Le spectateur rit et pleure avec cette mère bien décidée à offrir à sa fille un avenir confortable, cette femme faussement naïve dont certains tentent d'abuser de sa crédulité, du début du film tout en légèreté jusqu'à l'éprouvante ( spoiler: la scène humiliante du casting
) et bouleversante dernière partie. Avec cette étude de l'exploitation et de la déchéance des êtres mise en scène de manière sobre, on aura rarement vu une critique aussi virulente de l'industrie du 7ème art dans le cinéma italien.
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2011
Trois ans après la réalisation du documentaire de fiction qu'était La Terre tremble, le père du néoréalisme revient à un sujet classique de la mise en abyme au Cinéma : l'exploitation et la corruption des êtres par l'industrie cinématographique. Dans Bellissima, une pauvre mère est prête à tout, si ce n'est vendre son âme au diable, il faut le reconnaître, pour que sa fille soit prise au casting d'une grosse production, ce qui lui assurerait gloire, fortune et célébrité. Mais toute cette folie, qui affectera la petite, son père et surtout la mère (Anna Magnani retrouvera son rôle de maman-poule chez Pasolini), finira par s'évaporer. La mère ouvrira les yeux pour découvrir que le Cinéma est une épée à double tranchant, et que le bonheur de sa fille pourrait s'en trouver compromis. Visconti n'aura peut-être jamais fait plus sincèrement pathétique et sentimental : même ses grandes fresques somptueuses, de Senso à L'Innocent, si elles sont plus réussies, ne seront pas aussi fortes d'authenticité que les premières oeuvres néoréalistes, Les Amants diaboliques, La Terre tremble, Bellissima, ou plus tardivement, Rocco et ses frères.
soniadidierkmurgia

1 450 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2011
En 1951, Visconti n’est pas encore devenu le réalisateur des grandes fresques historiques qui l’ont conduit à la postérité mais demeure un réalisateur fortement inspiré par le néo réalisme italien dont il est un des initiateurs avec De Sica, De Santis et Rosselini . Dans les faubourgs de Rome encore à la frontière de la misère, les mères reportent tous leurs espoirs sur leurs enfants dont elles espèrent qu’ils les aideront à se sortir de cette condition sociale sans issue. C’est justement dans ces faubourgs de Rome que la mégalomanie de Mussolini a placé Cinecitta la fabrique à rêve de toute une Italie qui ne voit pas encore venir le miracle économique que lui promettait la chute du Duce et la fin de la guerre. Quand le grand metteur en scène Alessandro Blasetti cherche une petite fille pour tenir le rôle principal de son prochain film c’est toute les mères qui se prennent à rêver. C’est cette effervescence autour de ce casting géant que va décrire Visconti à travers le destin d’une femme jouée par la grande Magnani. L’actrice est alors à l’apogée de sa gloire et Visconti a parfois bien du mal à contenir les ardeurs de la bouillante actrice qui a quelquefois tendance à en rajouter. Mais très impliquée dans son rôle , la Magnani n’a pas son pareil pour rendre toute l’humanité de cette femme qui se laisse gagner par la folle idée de faire de sa fille une star allant jusqu’à confier ses économies à un des aigrefins qui rôdent autour des studios en promettant des passe-droit imaginaires. Visconti pousse le propos très loin, la mère finissant par ne plus regarder sa fille perdue dans ce tourbillon sans fin . Ayant perdu toute dignité, Magnani devra attendre la toute fin du long processus de sélection pour retrouver son honneur et celui de sa fille. Mais ne nous y trompons pas c’est bien des producteurs et de l’industrie du cinéma dont Visconti fait le procès, leur reprochant de jouer le rôle de paravent pour un pouvoir politique qui se cache derrière le rêve promis par Cinecitta pour masquer son incapacité à faire vivre dignement tous les citoyens d’une Italie encore sous-développée.
Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2012
N’ayant pas du tout été convaincu par Ossessione, encore moins par La terre tremble, et n’adhérant pas trop à l’esthétique glacée de Visconti à partir du Guépard, je considère Bellissima comme son meilleur film avec Rocco et ses frères. Anna Magnani y est pour beaucoup évidemment, représentant un personnage de femme aux entrailles déchirées par son amour pour son enfant mais la mise en scène de Visconti, pour une fois sobre et sans effet emphatique superflu est ici sans reproches. L’histoire est linéaire, bien construite et le propos est admirable qui décline une critique acerbe du cinéma façon Cinecittà, qui broie les âmes au profit d’une industrie standardisée… La critique sociale est tout aussi forte avec cette représentation des petites gens qui ont un rêve chevillé au corps et sont prêts à tous les sacrifices pour l’approcher. La fin, où Anna Magnani donne toute la mesure de son génie tragique en restituant à son personnage une humanité et une luminosité inattendues, est simplement sublime.
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