Mitten ins Herz est un film allemand des années 80, et comme pas mal de films allemands de cette époque il tend à montrer des personnages à la dérive, un peu gris, dans un environnement social pas terrible ! Honnêtement, le sujet m’intriguait, mais dans les faits, j’ai été moyennement emballé par la proposition. Sur la forme, on est typiquement dans un film qui se veut réaliste, avec une photographie grisâtre, une atmosphère plutôt terne, notamment dans les séquences urbaines, ça respire pas la joie ! La mise en scène est minimaliste, ça sent pas le gros budget ! La réalisatrice n’a pas fait grand-chose par la suite, et pour tout dire, cela ne m’étonne pas car il n’y a pas vraiment de patte dans ce premier métrage.
Côté casting on a essentiellement deux acteurs, Beate Jensen et Josef Bierbichler. L’un et l’autre tiennent bien leurs personnages, même si j’ai vraiment eu du mal à croire en leur couple bizarre. Même en leurs sentiments d’ailleurs. Les deux acteurs sont bons, mais il y a dans ce couple une sorte d’alchimie qui ne prend pas. On sent le scénario prétexte pour les réunir, et d’ailleurs, c’est ce qui m’a le plus embêté dans ce métrage, tout est trop souvent prétexte. Cette histoire n’est pas très bien conduite, elle accumule les postulats peu crédibles, jusqu’à une dernière partie assez invraisemblable. Désolé, mais comment ça peut échapper au mec ? Je veux bien que ça fasse illusion au début, mais sur neuf mois ça tient pas, à fortiori vu l’attention du personnage d’Armin Thal pour l’enfant par la suite. J’ai eu beaucoup de mal avec ce retournement de situation certes sympathique sur le papier mais d’une exécution faible.
En conclusion, Mitten ins Herz, en dépit de ses très bons retours sur imdb ne m’a personnellement pas franchement emballé. Je reconnais une atmosphère réaliste pas déplaisante, qui nous plonge dans l’Allemagne de cette époque, et des prestations solides, mais pour moi ça ne va pas vraiment au-delà de ça. 2