L'Avventura
Note moyenne
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Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2010
Comment se montrer réservé sur ce film sans pour autant passer pour le dernier des abrutis ??? Je garantis pas que je vais réussir mais au moins je vais essayer. Bon tout d'abord, il faudrait être naze pour ne pas reconnaître certaines qualités de mise en scène d'Antonioni car c'était un formidable technicien. Choix des cadrages élégants, aucunes transparences, beau noir et blanc légèrement grisâtre, son très bon (enfin pour ce qui a à enregistrer!), bref rien à reprocher de ce côté, c'est indéniable. Reste que l'histoire est audacieuse, je veux bien le reconnaître. Je veux bien qu'elle est considérablement changée le langage cinématographique. Le fait de se concentrer sur les personnages et d'occulter toute dramaturgie, je veux bien aussi. Reste que j'ai eu plus l'impression d'avoir eu affaire à des objets qu'à des êtres de sang et de chair. L'absence de dramaturgie ne justifie pas l'absence d'émotion et si on réussit à en ressentir sur des plans fixes silencieux d'un quart d'heure tant mieux pour eux, moi c'est pas le cas. A noter aussi que sans m'attendre à du Preston Sturges, je m'attendais à mieux qu'à certains dialogues d'une platitude incroyable. Parfois j'ai même cru qu'Ed Wood a aidé dans ce domaine, c'est dire. Reste un jeu d'acteurs pas extraordinaire mais... pas extraordinaire. Voilà ça c'est fait. Bon pour résumer, techniquement l'oeuvre est réussie, l'histoire est audacieuse mais rien n'est fait pour le spectateur soit transporté par quoi que ce soit.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 décembre 2010
Film très lent et monotone. La seule intrigue réellement intéressante reste cette fameuse Anna disparue mystérieusement. Mais le reste? Les états d'âme de cette bourgeoisie décadente m'ont laissées complètement indifférent de même que l'idylle naissance entre les deux personnages centraux, dont les manies, les postures et les mimiques finissent même par agacer profondément. Le tout est très bien filmé et bien joué dans l'ensemble mais le film manque de substance et la retranscription des interactions entre les personnages reste très pataude à mon goût.
Dodeo
Dodeo

124 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2011
Suite à sa disparition sur une île, Sandro part à la recherche de sa fiancée, aidé de Claudia, dont il finira par s'éprendre...
Antonioni nous livre avec L'avventura une oeuvre sublime qui fut tout d'abord conspué à Cannes puis soutenue par un comité de critique pour sa remarquable contribution à la recherche d'un nouveau langage cinématographique. Antonioni avait coutume de dire de son film qu'il était « un polar à l'envers » dans la mesure où la victime n'est pas retrouvée, le crime n'est pas élucidé et encore mieux on ne sait même pas si il a eut lieu. L'avventura va bien au dessus d'une disparition physique, il représente avant tout une disparition psychologique. Car Anna la fiancée de Sandro finira au cours de leur périple par s'effacer des mémoires créant comme un grand vide. Mais du fait que Sandro et Claudia partent à sa recherche ils se sentent épiés et ont l'impression de ne plus pouvoir vivre pleinement, d'être limités dans leur fait. A tel point que les personnages en sont d'autant plus frustrés, à commencer par le brave Sandro qui voulait devenir peintre mais qui finit par être consultant, car c'est un travail beaucoup plus lucratif. Cette réplique résume parfaitement les pensées de ce personnage : «  " Je me croyais un génie prêt à vivre dans un meublé. Aujourd'hui, j'ai deux maisons, une à Rome, l'autre a Milan. Quant au génie je n'en suis pas un. Qu'en penses-tu ? ».

La photographie est vraiment splendide et le film malgré son coté émotionnel garde un petit air de légèreté. L'actrice Monica Vitti est resplendissante sur tout les plans, véritable objet de beauté filmé par Antonioni. Autant dans les plans fixes, que dans les mouvements, dans les regards pénétrants que dans les regards vides. L'actrice excelle en toutes conditions. La beauté d'une femme, la sensibilité d'un homme, la perte de repères, la frustration de la vie, la sensibilité érotique, la mélancolie, tant de choses qui se confrontent sous une mise en scène parfaitement maîtrisée. Il ne faut pas se mentir, L'avventura est une oeuvre contemplative et dénuée de rythme ce qui ne plaira donc pas à tout le monde. Mais c'est aussi ce qui fait sa plus grande force, en se désintéressant de la progression de l'enquête à proprement parlé, Antonioni prends son temps pour filmer les sentiments et autres errances de ses personnages.

L'avventura est donc une aventure psychologique et émotionnelle entre mort et naissance d'un amour. Une œuvre essentielle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 septembre 2010
Un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.

La légèreté du film n'est qu'apparente car elle traduit la fragilité des sentiments humains, qui sont constamment chamboulés par des évèments inattendus. Un film très bouleversant.

Je ne vais surprendre personne mais Monica Vitti est exceptionnelle, d'une beauté inouie et fragile, en parfaite adéquation avec le propos du film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 septembre 2010
Suite à sa disparition sur une île, Sandro part à la recherche de sa fiancée, aidé de Claudia, dont il finira par s'éprendre...

Le premier Antonioni que je visionne. Je m'attendais à quelquechose de plutôt posé (certains diront lents mais j'aime pas le coté péjoratif du mot) et s'attardant sur ses personnages. Et bien j'ai été servi bien au dela de mes espérances . Ce qu'Antonioni dépeint, ce n'est pas la perte d'une amie ou d'un amour, ni l'amour d'une femme pour un homme, c'est la Perte, la Culpabilité et l'Amour tout entiers.
Et cette tension vers l'universel, je peux dire sans me tromper que c'est ce que je cherche au plus profond du cinéma.

Le choix fondamental d'Antonioni est pour moi cette mise en suspens de l'intrigue. Anna est-elle morte ou s'est-elle échappée par peur d'être étouffée par sa relation avec Sandro? Ce que aurait pu rester une simple enquête/ poursuite prend par ce choix de se concentrer sur Claudia et Sandro une ampleur absolument superbe.

Antonioni peint littéralement les sentiments des personnages par petites touches. Les profonds regards hallucinés de Monica Vitti dans le lointain traduisent mieux que nimporte quel dialogue la détresse que l'on peut ressentir face à la disparition d'une amie très proche ou le doute et l'incertitude face à sa propre action.
Un autre exemple de cet attitude de peintre se trouve selon moi dans l'importance accordé aux échanges de regards entre les personnages. Rien n'est dit lors de l'échange amoureux véritable et la parole semble servir plus lors des phases de doute avant les ruptures (définitives ou non)

On parle souvent des signes au cinéma, je ne peux m'empêcher de penser à ça en voyant la manière dont le lever de soleil pénètre à nouveau dans la maison de l'île juste après la naissance d'un nouvel amour et comment au contraire on n'en trouve pas la moindre trace dans l'hotel final.

Au dela même du profond sens qu'Antonioni parvient à donner à son unité entre la réalisation et l'intrigue, le film est d'une beauté absolue. La précision et la sensation qui se dégage de certains plans est juste formidable. Chaque fois que Monica Vitti fait une pause et se tient immobile, on a droit à une véritable fascination pour Claudia comme si Antonioni était en train de peindre sa Joconde à lui. Tres fort.
A ce titre, le dernier plan du film reste dans la grande Anthologie du Cinéma.Le déchirement entre l'universel et le terrestre, l'inconnu et le présent.

Tous ces plans larges ou au contraire très près des personnages sont comme d'immenses représentations de la peur d'un inconnu et d'une incertitude immense et mélancolique, que ça soit à l'extérieur (le lointain du lever de soleil, de l'ile volcanique lointaine) ou à l'intérieur des coeurs des personnages (regards vagues et hallucinés comme exprimant une détresse bien plus grande que sa simple petite personne).

Mais le film n'est pas que mélancolie, c'est aussi sa force. Antonioni parvient à introduire une sensualité impressionante sur certains passages qui n'auraient pas classiquement lieu de l'être. Toute la scène du jeune peintre est à mon sens magnifique en ce que elle montre bien que le monde n'est pas que tristesse, qu'il est aussi possible d'y trouver la joie.

Pour ce qui est des acteurs, je pense que quiconque lit ce texte a déja repéré que j'étais très impressionné par le jeu et la beauté naturelle de Monica Vitti. Elle semble jouer tout seulement tellement naturellement et sans artifices qu'il est difficile de ne pas, à notre tour, se laisser entrainer.Je ne la connaissais pas jusqu'à aujourd'hui et je ne suis pas près de l'oublier.
Gabriele Ferzetti est lui aussi brillant dans son rôle de fiancé épris mais qui sent pourtant la tentation l'envahir très rapidement après la disparition.
Pour ce qui est des seconds rôles, je dois dire que la comédienne jouant Anna est également magnifique, et incarne clairement un autre type de beauté, plus italienne, moins à part que Monica Vitti.


En résumé, un film véritablement fascinant portée par la pureté visuelle et l'évocation profonde des sentiments des protagonistes
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 juin 2010
L'Avventura de Antonioni fut a sa sortie en 1960 considéré comme un film révolutionnaire, il est vraie que comme Hitchcock avec Psychose ouvre le film sur un personnage pour le faire disparaitre et repartir sur une histoire différentes chose inédite et déroutante pour le public de l'époque.
De plus le film n'a pas de réel histoire, ni même de progression dramatique, tout cela a contribué a faire du film une figure de proue de la modernité cinématographique. Je ne nie pas cela, mais le film est très lent, il affiche d'emblée un volonté de paraitre profond et novateur et a force d'afficher ses ambitions finis par lasser, c'est que l'on s'ennuie dans l'Avventura, comme si un philosophe se mettait a utilisé un vocabulaire technique et dialectique pour nous annoncer le petit chat est mort, le film aurait gagné en beauté et en efficacité a être plus simple
Malgré l'ennuie ressentis durant la vision du film je met deux étoiles pour la réalisation et Monica Vitti très belle et très bonne actrice.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2018
L'avventura fait parti de ces films qu'il faut revoir ou alors se faire expliquer pour pleinement l'apprécier. Antonioni est sans doute l'un des plus grands esthètes du cinéma et sa vision d'auteur toujours à contre courant mais très difficile d'accès ne l'a jamais mis dans les meilleures positions au niveau commercial. C'est aujourd'hui que l'on se rend compte que de tels cinéastes étaient importants et manquent au monde cinématographique d'aujourd'hui. Une mise en scène époustouflante par sa beauté, les plans sont tous calculés au millimètre et d'une sensualité extrême lorque un personnage féminin est au centre des attentions. Monica Vitti est d'une beauté incroyable à faire rêver le spectateur pendant tout le film, et la manière de raconter les histoires d'Antonioni est toujours une belle aventure dont le sens et l'issue ne seraient que superflus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juin 2009
Comme Antonioni l'avait dit à un peintre dont j'ai oublié le nom...)que "Ses films,comme ses toiles ne parlaient de rien mais très précisemment".Ce film représente merveilleusement cette citation:l'amour,la mort,le désespoir,la solitude sont autant de sujets abordés avec magnifiscence dans ce film.Bien évidemment,on est un peu étonné,mais pas autant que les personnages sont perdus dans leurs semtiments.Monica Vitti qui m'avait auparavant énormément séduit dans "La Notte" m'a à nouveau beaucoup plu.Et comme le jury de cannes la dit,c'est une toute nouvelle manière de filmer qui émeut et qui entraîne.En définitive,un film délicieusement lent et entraînant,qui malgré les mouvements des personnages dasn l'espace et le temps semble être une aventure immobile.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2010
Comment peut-on être aussi peu synthétique sur des thématiques aussi pauvres ? S'intéressant plus à ses décors qu'à ses personnages Antonioni réalise un joli film plein de belles images mais terriblement ennuyeux.
Photo-cineaste
Photo-cineaste

83 abonnés 572 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 mai 2009
Quant on regarde un film d' Antonioni, il ne faut pas s'attendre à un rythme très haletant. C'est long et très lent, sans pour autant être mauvais, Loin de là. Mais, il faut vraiment être accroché pour ne pas s'endormir et tenir jusqu'au bout du film.
C'est un style qu'il faut arriver à apprécier. Le scénario est très intéressant, les acteurs sont très bon. Mais voilà, le reste ne suit pas. C'est dommage.
Je ne vais pas plus annalyser un film qui a dut l'être plus de cent fois...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2010
D'un ennui mortel! Les péripéties sentimentales des personnages ne m'ont pas du tout intéressées. C'est lent, très lent, très long....zzzzzzz. A quoi bon bien filmer si c'est pour ne rien raconter? On a l'impression de regarder un diaporama powerpoint de photos de voyage. A utiliser comme soporifique!
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2009
Les relations amoureuses sont complexes, et le cinéma d'Antonioni les montrent telles qu'elles le sont dans la vie de tous les jours. Un très beau film, avec une photographie magnifique.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2009
Peinture de moeurs italiennes à travers des histoires de couples croisées, desquelles il ressort une infinité d'angles offerts à la réflexion du spectateur. La photographie d'abord, en noir et blanc, particulièrement élaborée, d'un esthétisme constant mais jamais gratuit, chaque plan de la caméra soulignant le désir de co-dépendance sans cesse contrecarré par l'envie d'être soi-même, le piège étant le besoin de séduire. Tous sont majoritairement des nantis un peu pourris par la facilité matérielle, sauf Claudia (Monica Vitti) censée apporter une note plus généreuse : qu'elle incarne une jeune femme issue d'un milieu populaire est imperceptible, tout aussi racée, élégante, et même plus à l'aise que celle qui l'invite, Anna (Léa Massari), une maniaque du cache-cache. On nage dans ce que Beauvoir commença à nommer "le malentendu entre les sexes". Antonioni tâche de "franchir le seuil de l'alcôve", direction la félicité à deux. Il sonde le mystère féminin comme rarement au cinéma, que ce soit l'absence à l'autre (en sa présence pourtant) qui débouche sur la disparition... Ou le poids des regards mâles permanent qui fait de toute jolie femme sans homme une proie... Et le summum : l'attente du partenaire, ces petits gestes affolés, la terreur d'une fin. L'Avventura, c'est l'âme féminine doucement démasquée (on sent l'amour porté par le cinéaste à Monica Vitti) : ce qui fait qu'on lui pardonne de faire de ses acteurs mâles des chats en quête perpétuelle de souris ou presque.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2009
Chef d'oeuvre réalisé par l'esthète Antonioni, qui réalise à la fois un travail de photographe (dans la partie sur l'île, il capte couchers de soleil, tourbillon dans les nuages, vent sur les falaises) et celui de peintre. Dès les premières scènes, l'héroïne se promène dans un musée. L'art influence ensuite les plans, hyper stylisés, et repris à Chirico. Le film, âpre et parfois ennuyant pour le spectateur qui le découvre, s'avère fascinant et envoûtant lors d'une deuxième vision. Antonioni parvient à créer une atmosphère magique lors de la première partie, sur l'île, puis à faire disparaître tel un illusioniste son héroïne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2009
Ce film connu pour avoir été hué à Cannes pendant la projection, avant d’être largement défendu par les critiques et les cinéastes, est considéré comme une œuvre fondatrice du cinéma moderne du fait qu’elle désoriente le spectateur en bousculant les règles de la narration et de la réalisation, ce qui peut déconcerter certains. L’histoire débute avec des gens oisifs et fortunés qui font une croisière en méditerranée sur un yatch mais lors d’une escale sur une île volcanique quasi déserte, Anna qu’on pouvait croire qu’elle est le personnage principale, disparaît mystérieusement. Alors contrairement à ce qu’on pouvait penser à ce moment du récit, le film ne s’apparente pas à un policier, ni à un triller psychologique notamment lors des recherches de la disparue par sa meilleure amie Claudia et son futur mari, Sandro mais au lieu de cela, l’intrigue concernant « l’évaporation » d’Anna se dilue peu à peu, en se centrant de plus en plus sur l’attraction entre Claudia et Sandro, sans pour autant que le réalisateur explique le pourquoi du comment de leurs comportements, comme si l’événement de la disparition devient révélateur d’un désir « inacceptable » puis qui s’impose lentement comme une évidence. Néanmoins si Antonioni n’explique rien dans son film qui peut être ressenti comme une œuvre conceptuellement ennuyeuse, il donne quand même les explications après l’avoir réalisé. Et ce n’est pas tant le fait que le réalisateur se fiche un peu de la disparition d’Anna en n’explicitant pas son mystère, ce qui rompt avec des codes narratifs et visuels, ni le fait qu’il n’explique pas ce qui nous est donné à voir à propos de la dérive des sentiments de ses personnages, en donnant à son film une orientation très introspective, ce qui peut être éventuellement une source de désaccord ce sont les explications qu’il donne pour la compréhension de son film si elles s'avèrent comme un unique mode de fonctionnement humain. On peut comprendre la démarche du réalisateur concernant par ex
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