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3,0
Publiée le 3 mai 2013
Du Guitry pur souche pour un dèlicieux chassè-croisè sur fond de vaudeville! Un divertissement de qualitè sur les jeux de vèritè, les mensonges et les sentiments amoureux! Guitry, Gaby Morlay, Jacqueline Delubac...les comèdiens sont excellents et parfait de subtilitè! De plus, l'acteur-rèalisateur filme ce « quadrille » en utilisant de longs plans sèquences (comme au thèatre) sur des dialogues savoureux! Pianiste et compositeur, Adolphe Borchard ètait le musicien prèfèrè du maître Guitry, pour qu'il signa la musique du film! Avec ses renards marionnettes, Valérie Lemercier en signa même un remake soixante ans après aux dècors factices et colorès...
Guitry à son meilleur, lorsqu'il tord dans tous les sens l'idée du triangle amoureux et qu'il devient quatuor. fluidité et élégance des interactions. Du sur-boulevard.
Sacha Guitry c'est un genre à lui tout seul. Alors bien sûr que c'est théâtral, personne ne peut avoir un sens des répliques aussi aiguisé. N'empêche que le trio d'interprètes est fabuleux, Guitry en véritable bête de scène, Gaby Morlay usant d'un jeu d'une modernité étonnante et Jacquine Delubac démontrant son charme fou ! Quant au fond il est fabuleux, cela nous change des pensums moralistes, le mariage n'est considéré que comme une formalité anecdotique, on distingue l'amour physique des sentiments (du moins on essaie) Et tout cela avec un décontraction, une bonne humeur, un festival de mon mots et de bonnes phrases, et cerise sur le gâteau, Ray Ventura à la baguette ! Un régal !
Ressortie en salle de sept opus de Sacha Guitry dont " Quadrille" sorte de regard amusé sur l'adultère, l'hypocrisie du couple, l'amour ( selon l'auteur).
Alors bien sûr il y a le talent de Sacha Guitry, son côté dandy, revenu de tout et à qui on ne l'a fait pas.
Mais dans " Quadrille " les dialogues ne sont peut-être pas aussi virevoltants que dans les opus les plus remarquables de son auteur.
Gaby Morlai me semble être le point faible du film. Elle est surtout totalement éclipsée par Jacqueline Debulac, ( troisième femme de Guitry à la ville ), rarement aussi séduisante qu'ici.
Finalement, dans ces conditions le cocufiage vécu par le personnage principal ( Guitry lui-même) suscite plus l'envie que la peine !
Comme je suis un inconditionnel des films de Guitry, je n' irais pas jusqu'à le déconseiller. Mais par soucis d'honnêteté je dirais qu'il m'est apparu, malgré ses qualités, comme un des volets parmi les plus faibles de son auteur.
Paulette (Gaby Morlay) trompe, le temps d'une nuit, son amant, directeur d'un grand quotidien (Sacha Guitry), dans les bras d'une star hollywoodienne de passage à Paris (Georges Grey, avec un accent amerloque). Jacqueline Delubac, amie des deux premiers, complète ce quadrille. C'est un vaudeville façon Sacha Guitry, c'est-à-dire plus dialectique que mouvementé. A travers ses toujours cocasses et imaginatives formules, qui constituent le sel de l'intrigue et peut-être son seul intérêt- dans la mesure où le sujet ne dévolle pas d'originalité formelle- l'auteur y autopsie l'adultère de Paulette, l'adultère en général, et on est preque sûr que si Guitry, misogyne avec esprit, se montre intarissable à ce sujet, c'est bien parce qu'il s'agit d'une tromperie commise par une femme, un cas de trahison, comme le vit l'amant Philippe. et que la situation inverse n'aurait sans doute pas inspiré à l'auteur les mêmes reproches! Si l'on devait relevé une particularité dans ce vaudeville, c'est que les personnages se disent la vérité, et leur franchise n'est pas si commune au genre. Pas de cachotteries, pas de mensonges et donc pas de quiproquos nés de l'insincérité des protagonistes.
"Quadrille" vaut principalement pour l'enchainement rapide de ses répliques, et pour le jeu d'acteur phénoménal de Guitry. Toutefois, les quelques longueurs et le montage peu élaboré pénalisent véritablement le film. Certains gags sont irrésistibles, mais d'autres sont trop prévisibles. Le plaisir est donc mesuré devant ce classique de Guitry.
« Si l’on n’a pas connu la France avant 1940, on ne sait pas ce qu’est la douceur de vivre! La gentillesse des gens, la facilité de la vie, l’extraordinaire beauté de tout et la présence partout de la civilisation. Certes, le drame était là, auquel on ne pouvait pas grand-chose, mais il y avait aussi une telle aspiration au bonheur: c’est pour cela sans doute que les Français n’ont pas voulu se battre ( alors que les allemands avaient si peu à perdre. Et je ne parle même pas du souvenir de fête culturelle permanente qu’a laissé le Paris d’avant-guerre: Renoir, Jouvet, la NRF, l’opéra de Jacques Rouché…" ANDRE FERMIGIER aurait pu ajouter Guitry. Dialogues virtuoses, acteurs qui ne sont pas des caméléons, les derniers feux de ce qui fut l'élégance française avant l'effondrement!
Ce n'est pas nouveau, chez Guitry la femme est infidèle. Et parfois avec particulièrement de culot, comme dans ce Quadrille, qui malgré son nom manque un peu de rythme. Les dialogues sont comme toujours surréalistes et vraiment savoureux ; mais le duo Gaby Morlay / George Gray est assez irritant. A noter les apparitions de la domestique... véritablement à claquer mais d'une indéniable drôlerie !
Quel film amusant.Sacha Guitry y tient un rôle détestable (son propre rôle?), il y cotoie Jacqueline Delubac, sa femme, magnifique dans son rôle. Le texte est amusant, truffé de petits mots amusants, l'action bourrée de rebondissements.
Pur vaudeville aux allures de huis clos théâtral, cette comédie dramatique se distingue par de succulents dialogues, emplis de sel, de jeux sémantiques, de sarcasme, sur un rythme trépidant. Sont ainsi évoqués pour aviver réflexion, recul critique, satire, les relations de couple, l'adultère, les différences entre mâles et femelles, les jalousies féminines, les lois de la séduction, la fragilité du sentiment le plus essentiel, le plus volatile, le plus complexe. Un ballet de mots et de désir!