Rendez-vous
Note moyenne
4,3
903 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

82 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 décembre 2020
LA lubitsch fait des merveille dans ce film. Et pourtant l'histoire est toute simple... l'histoire de deux collègue qui se déteste mais qui vont avoir un rendez vous sans qu'aucun des deux ne le sache. Le film est léger mais le film va droit au but. On peut regretter un tout petit peu que la deuxième partie soit moins bonne que la première mais cela reste de haut vol...
JAMES STEWART toujours aussi formidable en jeune premier naif...
Apleupleu
Apleupleu

10 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2025
Excellent. ça fonctionne à merveille entre ces 2 amoureux .La scene du cafe ou l'un apprends qui est l'autre sans se demasquer et particulierement jouissive et reussie.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2019
Sympathique film ancien où l'on peut s'évader dans quelques bons sentiments à travers une pièce de théâtre filmée. J'ai apprécié cette fois-ci où les relations entre les personnages qui se cherchent ne se contentent pas d'être unilatérales : James Stewart n'est pas un de ces personnages tombeurs qui obtient qui il veut quand il veut. Ici les relations sont égales. Dommage que cet aspect soit rétroactivement supprimé par cette petite phrase de Madame : "Vous savez, vous avez eu des occasions dans l'arrière boutique, où vous auriez pu faire de moi ce que vous vouliez", remettant à sa place comme il se doit ce qu'un James Stewart doit pouvoir faire dans ses films...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 août 2019
La parfaite comédie romantique de Noël, que j’avais largement sous-notée la première fois, sans doute parce que je n’étais pas un grand amateur du genre et que j’espérais plutôt y trouver un film dans la veine de To be or not to be. C’est à ma connaissance le prototype le plus ancien de la comédie romantique moderne, avec malentendus, chassés-croisés, romance contrariée et personnages secondaires pittoresques. Les dialogues sont des bijoux de bout en bout, le traitement des personnages transpire la tendresse, c’est un parfait mélange de théâtral et de romanesque et James Stewart n’a jamais été aussi juste et touchant. Un régal.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2019
On reconnait tout de suite dans ce film le regard subtil et aiguisé de Lubitsch sur les complexes rapports humains. Le résultat est un film léger mais prenant sur le quotidien des employés d'une boutique hongroise dans les années 1930. Tout y passe : les rapports difficiles entre le propriétaire hargneux et ses employés, les affaires de cœur de chacun... Les scènes cocasses et situations hilarantes s'enchaînent allègrement. Les retournements de situation viennent rappeler que rien n'est jamais figé, que ce que des malentendus ont crée, des éclaircissements peuvent le régler. Les scènes s'enchaînent avec fluidité, les acteurs sont talentueux, et Lubitsch nous régale comme toujours avec sa capacité à tourner en ridicule les travers et faiblesses de ses personnages.
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2018
Le premier feel good movie ? L'histoire est belle et les acteurs sont émouvants. Tout dans ce film respire la bienveillance et on ressent une volonté de divertir les gens. Le thème du chômage est omniprésent et avec l'environnement des magasins, du commerce, des relations entre collègues, tout ça m'a fait penser au Bonheur des Dames de Zola..... seul le doublage en français est une horreur....
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2020
Avec Frank Capra, Howard Hawks, Billy Wilder, George Cukor, Preston Sturges, Leo McCarey et Gregory la Cava, Ernst Lubitsch est un des maitres de la comédie classique hollywoodienne des années 1930 et 1940, genre dont l'étoile n'a jamais pâli au contraire d'autres comme le western, le film noir ou le film d'épouvante qui ont connu de longues éclipses. Sans doute parce que rire des autres a toujours été une façon détournée de s'accepter soi-même. Ernst Lubtisch était un maitre dans le domaine. Ses comédies enlevées aux dialogues époustouflants mettent en scène princes, duchesses et personnages de la haute société. Quand il quitte la Paramount après en avoir été un temps le directeur de production, il rejoint la MGM avec pour projet d'adapter une pièce de Miklos Laszlo (The shop around the corner). Il doit auparavant mettre en scène "Ninotchka" destiné à relancer la carrière de Greta Garbo en proposant une autre image de l'icône suédoise du studio alors en perte de vitesse. Aidé de son scénariste attitré, Samson Raphaelson, il concocte une comédie intimiste au ton doux amer inspirée du "Kammerspiel" cher à Max Reinhardt qu'il avait côtoyé lors de ses débuts au théâtre à Berlin dans les années 1910. Le report imposé par la MGM lui a permis d'obtenir la participation du couple vedette qu'il désirait composer avec James Stewart et Margaret Sullavan. Le titre américain "La boutique au coin du la rue" donne sans aucun doute une meilleure indication que le titre français ("Rendez-vous") de l'atmosphère du film. L'intrigue se situe à Budapest mais les décors laissent à penser qu'il pourrait s'agir de n'importe quelle grande ville européenne ou américaine, Lubtisch voulant que son propos soit universaliste. Lubitsch qui dans sa jeunesse à Berlin avait travaillé dans le magasin de vêtements de son père est bien sûr très à l'aise pour faire évoluer ses personnages dans un huis clos qui sera tout sauf étouffant. L'arrivée des employés devant le magasin de maroquinerie de Monsieur Matuschek (Frank Morgan) permet à Lubitsch de décrire en moins de cinq minutes la petite communauté qui va interagir autour du duo romantique qui servira de prétexte à l'intrigue. Dans la période de chômage massif qui est celle du film, les employés font corps autour de leur patron qui spoiler: derrière un paternalisme bon teint cache l'angoisse d'une comptabilité précaire ajoutée à une situation familiale instable (il soupçonne sa femme de le tromper avec un de ses employés). Surnage au-dessus du lot, Alfred Kralik (James Stewart) l'employé de confiance qui tente par ses analyses froides et acerbes de sortir son patron de la torpeur qui progressivement le gagne pour l'aider à relancer une activité en berne
. Lubtisch se fait donc un peu plus grave qu'à l'accoutumée tout en conservant la légèreté habituelle de ses dialogues et la cocasserie qui lui est coutumière dans certaines scènes. Il utilise notamment l'argument imparable du quiproquo qui place Kralik et une des employés récemment recrutée (Margaret Sullavan) en amoureux épistolaires qui s'ignorent alors qu'ils se chamaillent à longueur de journée dans le magasin. Selon une recette éprouvée, le spectateur qui a un temps d'avance sur les personnages attend avec délectation la découverte du pot-aux-roses. En totale maitrise de son art, le réalisateur articule tous les retournements de situation pour nourrir le portrait finement ciselé de chacun des personnages dont il présente les défauts avec la tendresse qu'on lui connait. La petite boule à neige à travers laquelle Lubitsch nous fait observer la vie de la petite échoppe a bien sûr peu à voir avec la réalité mais cette approche que certains jugeront naïve voire lénifiante contribue à réchauffer le cœur notamment en période de crise. Bien avant les autres, Lubistch avait inventé le "feel good movie" en plaçant la barre très haut par le raffinement qui teintait toutes ses entreprises. Inutile dans ses conditions d'insister sur la direction d'acteurs qui en sus de la qualité des personnages permet à chacun d'entre eux de donner le meilleur de lui-même. On nommait cette façon de faire la "Lubitsch Touch".
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2017
"The shop around the corner" est un titre qui semble à première vue anecdotique; or, il exprime parfaitement la confidentialité qui habite un film où tout se joue dans une boutique de maroquinerie. Lubitsch suit les membres de cette boutique et s'intéresse aux rapports entre eux, notamment ceux entre Alfred Kralik et la nouvelle venue Klara Novak, conflictuels pendant les heures de travail et amoureux dans leur correspondance épistolaire. Sauf que la jeune femme ignore longtemps que l'homme avec qui elle se dispute toute la journée est le même qui lui envoie des lettres poétiques, une situation cocasse qui donne lieu à quelques gags savoureux en même temps qu'elle oriente le film vers sa dimension plus mélodramatique, plus sombre. Car à côté d'une drôlerie réjouissante qui doit autant au jeu des acteurs qu'à l'inventivité des dialogues se joue une réflexion profonde sur la jalousie et la confiance, centrée autour du personnage de Matuschek, peut-être le plus émouvant du film en ce qu'il est à la fois un patron autoritaire et bienveillant, un homme manipulé par l’hypocrisie de l'un de ses employés qui voile l’honnêteté des autres. C'est sur ce plan moraliste que "The shop around the corner" ressemble à un film de Capra, dans la manière de voir en quoi la méchanceté peut dominer mais qu'elle finit tôt ou tard par être ébranlée. Ernst Lubitsch signe un film irrésistiblement drôle et émouvant, porté par une écriture d'une grande intelligence.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2017
« The Shop Around the Corner » (préférons ce titre plus éloquent au titre français bien fade...) est reconnu comme le chef-d’œuvre de Lubitsch. Et s'il n'est pas forcément le plus représentatif de son œuvre, c'est un film assez exceptionnel, notamment dans les thèmes qu'il brasse, et surtout dans la représentation de ses deux (anti-)héros. C'est en effet un des rares longs métrages à évoquer le chômage frontalement, dans un réalisme social louable et qui lui confère une intemporalité d'autant plus criante à notre époque où le travail se fait rare... Bien des situations de ce film parleront donc au spectateur d'aujourd'hui. Mais plus encore, ce qui fait son intemporalité et même son universalité, c'est ce couple interprété magistralement, tout en nuances et en finesse, par James Stewart et Margaret Sullavan. Car ces deux personnages principaux sont bourrés de petits défauts, comme tout être humain qui se respecte, loin des héros en deux dimensions que l'on nous sert trop souvent... Alfred Kralik (Stewart) est un jeune vendeur en chef un peu pédant, méticuleux, un peu grognon et surtout direct, très voire trop direct, que ce soit avec les femmes ou son patron. Klara Novak (Sullavan), quant à elle, est une jeune femme charmante mais assez irritante, tantôt fragile (lorsqu'elle cherche un nouvel emploi) tantôt un peu trop sûre d'elle, n'hésitant pas à taquiner les hommes, surtout ceux qui lui opposent de la résistance. Forcément, ces deux-là ne pouvaient qu'entrer en conflit. On assiste alors, la majeure partie du long métrage, à ce jeu de « je t'aime - moi non plus », à ces deux êtres qui semblent s'aimer comme chien et chat... Bien sûr on se doute dès le début de l'issue, c'est d'ailleurs ce qui nous fait accepter ces chamailleries tellement réalistes qu'elles en deviennent légèrement exaspérantes. Pour autant par bien des détails, incluant la galerie fort sympathique de personnages secondaires, tout aussi essentiels au récit et à l'atmosphère de l'ensemble, Lubitsch nous dépeint une humanité attachante car imparfaite. Chacun a ses petites manies, sa personnalité, mais quand ses qualités ressortent lors d'un évènement particulier, alors ce personnage est comme transfiguré. Tout cela fait de « The Shop Around the Corner » un film particulier, très original, loin des canons et des standards hollywoodiens, mais proche d'une humanité qui confère au spectateur une joie communicative. Cela en fait donc un long métrage fort recommandable !
gotein
gotein

11 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2017
Un film brillant, subtil, d'une incroyable finesse. Pourtant l'histoire parait simple et la mise en scène semble modeste. En réalité le film est un bijou de subtilité à la mise en scène prodigieusement moderne et limpide tant les scènes s'enchaînent avec une évidence étonnante. Mais ce qui transparait ici c'est l'amour de Lubitsch pour ses personnages, les deux héros grognons mais tellement timides, l'ami couard mais sympathique et chaleureux et le patron autoritaire mais finalement malheureux. Peut-être un des plus beaux films du monde , tout simplement.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2017
Ils se détestent sur leur lieu de travail mais tombent amoureux l'un de l'autre dans leurs échanges épistolaires anonymes ! C'est un des quiproquos qui fait le sel de cette comédie romantique signée Lubitsch, l'un des plus subtils réalisateurs de l'histoire du cinéma. Presque tourné comme un conte de Noël, ce superbe film se voit avec un plaisir d'autant plus délectable qu'il n'a pas pris une ride ! Outre les saillies d'humour qui ne manquent pas, on remarque dans ce "Rendez-vous" un ton doux-amer alors que le réalisateur s'attarde sur des travailleurs, parle du chômage et de la solitude. C'est cependant l'optimisme bienveillant qui triomphe, un optimisme non sans rappeler les films de Capra et qui dévoile un humanisme incroyable, jamais suranné, toujours élégant. Il faut dire que Lubitsch maîtrise son art : l'air de rien, il met en scène un joli ballet de scènes qui en disent long sur les personnages, manie les ellipses pour mieux servir le récit et offre à ses acteurs d'irrésistibles rôles : le couple formé par James Stewart et Margaret Sullavan, se prenant le bec pour mieux se tomber dans les bras mais aussi Frank Morgan, plus touchant que jamais en patron bafoué mais bienveillant. On ne s'étalera pas sur tout ce qui fait la réussite de ce film humain, drôle et sensible, on préfère vous laisser le découvrir, ça vaut tous les mots du monde.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2015
Ernst Lubitsch signe ici une comédie romantique fraiche et agréable. Si la machine a du mal à démarrer, une fois lancée, on rigole de cet humour juif et des situations cocasses parsemant le film. Les dialogues offrent quelques répliques intéressantes et drôles mais malheureusement souvent trop retenues. "Rendez-vous" pèche par son manque d'audace scénaristique et son côté gentillet qui flirte parfois avec la mièvrerie. Bon long métrage pimenté par un James Stewart en bonne forme.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2025
C’est la petite vie d’un magasin de Budapest.
L’histoire romantique se tisse autour de cette petite boutique aux employés sympathiques.
Mention spéciale au vendeur avec son bébé, complice amusant de notre héros.
L’histoire est jolie et charmante mais bien différente de « vous avez un message ». Je trouve qu’ici l’histoire d’amour est moins intime et la fin est décevante quand il dénigre son « amoureux »
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2014
Ayant réalisé plus de 50 films en 30 ans de carrière, Ernst Lubitsch signe son quatorzième film parlant avec « Rendez-Vous » où il nous emmène à Budapest dans une boutique de maroquinerie où deux vendeurs ne s’entendent pas. L’un correspond par petites annonces avec une femme qu’il n’a jamais vue mais il va très vite se rendre compte que celle qu’il aime n’est autre que sa collègue de travail…

Ce qui frappe en premier, c’est la manière dont Lubitsch rend ses personnages attachant, bénéficiant notamment d’une écriture de qualités, fine et intelligente. Il prend le temps de les présenter, de se les faire rencontrer, de filmer des scènes de vies banales ainsi que leurs évolutions et il donne une dimension sentimentale et mélancolique importante à son œuvre. Ce qui les rend encore plus touchant et attachant, c’est qu’on sent que ses personnages sont proches de nous, qu’ils sont fragile et ne savent pas toujours comment s’y prendre. Lubitsch arrive à être toujours juste vis-à-vis à des sentiments, sans jamais tomber dans la lourdeur ou la caricature, il est toujours d’une grande justesse.
Il n’hésite pas à user (intelligemment !) de quiproquos ou autres gags en tout genre, faisant souvent mouche.

Si les personnages sont aussi bien réussis, c’est aussi grâce à leurs interprètes. James Stewart est une fois de plus génial, campant à merveille son personnage et Margaret Sullavan lui donne de belle manière la réplique.
Pour ma part c’était ma première expérience avec le cinéma de Lubitsch et surement pas la dernière. Il nous livre un film léger, marrant, subtil, attachant, très bien écrit et réalisé et campé par deux acteurs au sommet.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mai 2014
Une comédie romantique qui fonctionne à merveille grâce à un duo d'acteurs exceptionnel : James Stewart et Margaret Sullavan et plus globalement un casting excellent et un rythme parfait. Le scénario est très bien réfléchi avec des dialogues très pertinants. Il ouvre également la voie sur l'aboutissement de la réflexion (cf Matuschek). On regrettera une petite perte de temps vers la fin du film. L'image est sublime, les plans très travaillés. Ernst Lubitsch réalise un chef-d'oeuvre, un classique de la comédie romantique qui reste intemporel.
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