Jungle Fever
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Michoui96
Michoui96

87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2026
Un drame intense et courageux signé Spike Lee, qui aborde avec franchise les tensions raciales, sociales et culturelles dans l’Amérique urbaine du début des années 90. Jungle Fever dépasse la simple histoire d’amour pour devenir une réflexion complexe sur les préjugés, l’identité et le regard des autres.

La mise en scène de Spike Lee est énergique et profondément humaine, alternant moments de tension, scènes intimistes et critiques sociales percutantes. Le film refuse les réponses faciles et montre les contradictions de chaque personnage avec beaucoup de lucidité.

Wesley Snipes et Annabella Sciorra livrent des performances sincères et nuancées, tandis que la musique de Stevie Wonder apporte une identité émotionnelle forte au film.

Un film engagé, intelligent et profondément humain, qui reste encore aujourd’hui d’une grande actualité. Une œuvre forte du cinéma de Spike Lee.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 octobre 2025
Satyre d'une société en proie à ses demons,parralèllement aux clivage droite et gauche, il surprend par le style et la empreinte assez marquer,de mise en amérique du nord;un rien décevant.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2025
Une étude de mœurs sur la difficulté de mixité raciale signée Spike Lee évoquant une nouvelle fois le communautarisme imprégnant la société américaine où le mélange entre genre apparait parfois très mal vu. Pour appuyer son propos, le cinéaste tombe par moment dans la facilité et la caricature mais le point de vue du long-métrage demeure malgré tout pertinent bien qu’aujourd’hui un peu daté.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2025
Jungle Fever est la grande œuvre d’un architecte qui, à l’instar de son protagoniste, s’efforce d’accéder à une juste reconnaissance de son talent et de sa liberté qu’on ne cesse de lui refuser, en témoignent les panneaux routiers qui peuplent le générique d’ouverture. Le travelling initial, que reproduira la clausule selon un mimétisme spoiler: fatal, rend compte d’emblée de cette auscultation des corps dans leurs décors
: l’espace réfléchit l’individu, sa famille, son groupe d’appartenance, son travail de façon à le spoiler: ségréguer tels les plans qui localisent notre duo dans son quartier respectif de New York, Harlem pour lui, Bensonhurst pour elle.
Une même séquence revient plusieurs fois, celle où Flipper conduit sa fille à l’école en empruntant jour après jour le même itinéraire, à la différence de son épouse qui préférera un autre chemin.
À cet ordre établi se heurte la relation interdite entre un Roméo et une Juliette des temps modernes qui fera voler en éclats les conventions, révélant les failles de chacun des milieux investis, point de départ d’un spoiler: engrenage tragique au terme duquel les dogmatismes et les injonctions triompheront des amants
. Le symbole de cette marginalité réside dans l’appartement loué par Flipper dans une zone intermédiaire dans laquelle, néanmoins, un homme noir au contact d’une femme blanche éveille les soupçons de la brave communauté résidente, allume les spoiler: gyrophares des forces de police

Spike Lee compose son scénario comme un ensemble de vignettes, à la façon d’un film choral offrant à chaque personnage ses enjeux et sa sensibilité, éclate d’abord son intrigue pour mieux la resserrer, rassembler des trajectoires qui convergent toutes vers le maintien des traditions, aussi figées et deshumanisantes soient-elles. Il n’est pas anodin que chaque foyer vive dans l’ombre d’une figure absente soit en raison de sa disparition (la mère d’Angela, celle de Paulie) ou de son endoctrinement (le père de Cyrus et de Gator, que ces derniers nomment par des titres religieux), marque d’un déséquilibre que la haine et la peur transforment en rejet de l’autre. Un chef-d’œuvre interprété et mis en scène à la perfection.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2025
En 1991, pour son sixième long-métrage, Spike Lee aborde une nouvelle fois le thème du racisme mais sous l’angle de la comédie. Sur la base d’une tromperie entre un noir et une blanche, l’auteur donne sa vision des inégalités communautaires et des fractures sociales. Malgré quelques passages réussis (notamment les apparitions de Samuel L. Jackson dans le rôle d’une toxicomane autant drôle que tragique), ce film très bavard tourne un peu en rond avec des propos qui finissent par s’apparenter à des brèves de comptoir. La légèreté du ton donne ainsi un caractère fourre-tout très inégal. Bref, une œuvre mineure de la part du réalisateur américain.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2025
Le racisme et ses dérives, le thème de prédilection de Spike Lee. Cette fois il aborde le sujet à travers une histoire d'amour, en livrant une réalisation soignée comme on peut s'y attendre de lui. Son film "Jungle Fever" pousse évidemment à la réflexion, et même si le tout ne surprend pas toujours, on passe malgré tout un très bon moment. A noter également la présence d'une belle brochette de seconds, voire troisièmes rôles, parmi lesquels Samuel L. Jackson, Anthony Quinn, Tim Robbins, Halle Berry. 7/10
Aaym68
Aaym68

1 abonné 213 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2025
Une relation extra-conjugale d'un architecte afro-américain de Harlem avec sa secrétaire blanche italo-américaine. Film très militant de Spike Lee sur les préjugés raciaux des communautés. Il y a une belle pléiade de jeunes acteurs comme Samuel L Jackson, Tim Robbins, John Turturro, Halle Berry et moins jeunes comme Anthony Quinn. C'est bien fait et cela donne bien sûr à réfléchir.
Bober
Bober

4 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2025
Ensemble plutôt satisfaisant, ( en mode on est dans un bulletin de trimestre ouuuuu ), c’est un film avec un commencement plutôt lent, mais on sent une petite pression qui monte pour au final nous présenter un dilemme auxquels chaque personnages y sont confrontés / s’identifie à. Fin bien joué mais, j’ai pas trop compris. Potable dans son ensemble, mais lent et classique au début ! :)
Frank71
Frank71

3 abonnés 58 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 mai 2025
Ils ne sont pas si courants les films qui vous découragent en 10 mn. En voilà un. Les images datées, dans le plus mauvais sens du terme, rivalisent de lourdeur avec la bande son « funky Wonder » aussi balourde que malvenue.
On enchaîne avec scène de grosse enfilade et dialogues associés (pendant, après…) qui clôture tout espoir de pzsder un bon moment. C’est non.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
Un très bon drame sur fond de racisme réalisé par Spike Lee dans les quartiers chauds d'Harlem avec Wesley Snipes.
NTosic
NTosic

27 abonnés 73 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2023
Loving.

Le film est riche et présente un éventail large de nuances au sujet de ce couple hors-norme. On s'intéresse vraiment à tous les personnages et non pas seulement aux deux protagonistes. Merci à ce casting exceptionnel ! Mention spéciale à John Turturro très touchant en jeune italo-américain réservé, gentil et étranger à tout racisme. C'est impressionnant quand on sait qu'il jouait (avec brio) l'exact opposé dans Do the Right Thing.

À la question raciale forcément centrale se mêle un aspect politico-social : est-ce qu'un couple mixte n'est envisageable que si l'Afro-Américain a un statut plus élevé ? Quelle perception a-t-on des Italo-Américains, Blancs mais absolument pas WASP et souvent issus de la classe populaire ? L'amour que les héros se portent mutuellement est-il sincère ou la liaison relève-t-elle d'un désir de transgression ?

Tous ces sujets peuvent être pensés mais Spike Lee nous largue avant tout dans une jungle beaucoup plus dense : celle des relations, que ce soit au sein d'un quartier, d'une ethnie, d'une famille, d'une entreprise, avec ses ex ou ses amis, mais sans jamais perdre de vue le contexte tendu dans lequel tout ce beau monde évolue. C'est en quelque sorte une toute petite "comédie humaine" à la new-yorkaise.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2020
Pour moi encore un très bon Spike Lee. Étudiant une nouvelle fois le fossé qui sépare les noirs et les blancs aux États Unis il le fait ici par le biais d’une romance qui mérite largement le qualificatif d’impossible. Si le film se penche sur le racisme endémique, un racisme qui semble se former dans le cercle proche: la famille, les amis qui en voulant se resserrer exclus de fait les autres. Le film petit à petit va délaisser cette romance pour devenir un vrai film chorale avec une multitude d’histoire et de point de vue. L’ensemble du casting est formidable, je retiendrais quand même la courte mais très forte participation d’Anthony Quinn et que dire de celle de Samuel L Jackson, totalement possédé par son rôle de toxicomane. Un mot aussi sur la musique, le film est jalonné par des chansons de Stevie Wonder et forcément j’ai adoré. C’est un film bien plus étoffé et complexe que son pitch pourrait laisser à penser, un nouvel exemple pour moi du talent de son auteur.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2020
Spike Lee aborde son sujet de prédilection, celui des inégalités raciales à travers une histoire d'amour contrariée entre deux personnes d'origine différente et victimes d'ostracisme.
Un film aux dialogues percutants, porté par une interprétation géniale (énorme Samuel L Jackson mais même Wesley Snipes est pas mal !), soutenu par la BO (un peu trop présente) de Steevy Wonder.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 août 2019
Un sujet racial délicat mais superbement hilarant, joués par d'excellents acteurs, dont Wesley Snipes, Samuel L. Jackson le junkie fut son réel démon avant de jouer ce rôle qui lui colla à la peau désintoxiquée, et de remporter un prix d'interprétation secondaire mérité, le caméo réalisateur fait un bon pote. C'est toujours un plaisir de retrouver papy Anthony Quinn qui fait maintenant italien, une ethnie américaine de bigot classique versus afro-américaine complexée. C'est intelligemment écrit ce scénario sans partie pris, l'architecture qualifié trompe sa moitié avec une liaison de travail pour se détendre. Parce que cela correspond cordialement cette société multiculturelle melting pot, j'aime l'esprit professionnel passant la compétence avant tout. Tout le monde en prend pour son grade sans se sauter dessus pour en découdre. Tout ceci est dramatique avec beaucoup d'humour assez cynique, restons positif sur ce point, ne fais pas ci et ça dit ainsi la philosophie que cela se terminera à l'image du final.
l'homme qui murmurait à l'oreille des chameaux
l'homme qui murmurait à l'oreille des chameaux

25 abonnés 166 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 avril 2014
On s'ennuie relativement pas mal. Ce film met tout de même en exergue un grave problème de société.
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