Docteur Folamour
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396 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 novembre 2007
Mein furher! ... I can walk!
La scène du coup de téléphone entre les présidents américain et russe est plus que fantastique ... du grand Peter Sellers.
_Royal_
_Royal_

163 abonnés 1 600 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 août 2011
Notre réalisateur barbu préféré, avant de s'être attelé sans prétention aucune au meilleur film spatial, au meilleur film fruitier, au meilleur film en costume, au meilleur film d'horreur, et au meilleur film de guerre, a voulu faire un film comique. Haha. Il y arrive incroyablement bien, il oubli juste de nous faire rire. Si seulement le film était sorti en 1964, pendant la guerre froide, il aurait vraiment été révolutionnaire, mais là, c'est juste un bon James Bond, à moitié incomplet.
Vincent M
Vincent M

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 février 2019
Diffusé sur Arte il y a quelques jours, donc après avoir tant entendu parler de ce film comme étant un supposé "Classique du Cinéma", j'ai pris la décision de le regarder (en VO). Le navet intégral. Sellers et Scott surjouent à en être ridicules au plus haut point, scènes de dialogue longues et ch*antes, fin en queue de poisson... Seule la scéne avec Flynn et le distributeur automatique avec sa ligne de dialogues assez cocasses vaut le coup (soit 2 mns env.). Et dire que ce film revient parfois dans certaines listes des meilleurs films de tous les temps... Il faudrait que les critiques fassent preuve d'un peu plus de pensée autonome, ça nous éviterait des remises de prix et de distinctions quelconques à des films qui ne les méritent aucunement. Quoique dans ce cas précis je suppose que certains se content aussi de regarder le nom du réal' pour déterminer la qualité du film (et de remarquer qu'il est en N&B, preuve assurée que l'on a à faire à un chef-d'oeuvre, bien sûr...), ce qui n'aide pas. L'un des moments les plus pénibles de ma vie de cinéphile, sans aucun doute.
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Une comédie grinçante sur l'absurdité de la guerre, de l'armée et de la dissuasion nucléaire (à une époque où la guerre froide était à son pic). A la fois prenant, drôle et subtilement mis en scène.
Redzing

1 455 abonnés 4 943 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2019
En pleine guerre froide, un officier américain paranoïaque perd les pédales, et parvient à lancer à l'attaque contre l'URSS une escouade de bombardiers armés de bombes nucléaires ! Le gouvernement va-t-il profiter de l'occasion pour lancer une guerre nucléaire totale, ou parlementer avec les Russes ? Reprenant exactement le même pitch que le thriller "Fail Safe" sorti la même année, "Dr Strangelove" est quant à lui une satyre cynique et antimilitariste, assez osée pour l'époque (produit peu après la crise de Cuba). Dénonçant la course à l'armement, la paranoïa militaire, la politique de destruction mutuelle assurée, et la personnalité des généraux, "Dr Strangelove" fait autant froid dans le dos que sourire. Peter Sellers y est désopilant et énergique à souhait dans un triple rôle : le président apaisant mais gêné, un officier britannique flegmatique, et un savant fou allemand qui s'extasie devant ce risque de guerre totale nucléaire. Les autres ne sont pas en reste, avec notamment George C. Scott, très amusant en général coureur de jupon et fier de son armée en toutes circonstances. En outre, on relève de jolis décors signés Ken Adam, un montage réussi, et des plans particulièrement inspirés de Kubrick (dont le fameux spoiler: bombardement final
), qui s'accordent à merveille avec l'humour très noir de l'ensemble.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2022
À travers sa filmographie truffée de chefs-d’œuvre, Stanley Kubrick laisse plutôt l’image d’un réalisateur froid et très sérieux soit tout l’inverse d’un auteur de comédie. Pourtant, le cinéaste a abordé le genre via le registre de la satire avec Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe spoiler: (on comprend le registre du film dès le générique de début où le ravitaillement d’un avion en vol est filmé avec des connotations sexuelles)
. Sans être hilarant, ce film cynique possède de nombreux passages très amusants grâce au regard critique et méchant qu’il possède sur ses personnages, sur le patriotisme excessif spoiler: (c’est à cause d’un nationaliste paranoïaque que le monde va vers sa destruction)
et sur la course à l’arme nucléaire. Ce n’est pas étonnant, avec cette vision, qu’un militant d’extrême-droite tel que John Wayne y ait refusé un rôle ! La réussite de cette adaptation libre (le roman étant une œuvre d’anticipation sérieuse) de 120 minutes pour sauver le monde de Peter George bénéficie de l’excellente prestation de Peter Sellers qui n’incarne pas moins de trois rôles à l’écran (un accident sur le tournage l’ayant empêché d’en tenir un quatrième : celui du Commandant T.J. "King" Kong). On notera notamment qu’un de ceux-ci (le docteur Folamour ou doctor Strangelove en V.O.) donne même son nom au long-métrage alors que le personnage n’apparaît que très peu à l’écran. Une fois de plus, le cinéaste offre une réalisation à la précision implacable tout à fait caractéristique de son style et une histoire prenante de bout en bout. On pourra juste regretter que le réalisateur ait choisi de supprimer la scène qui devait clore le film spoiler: (une séquence d’une dizaine de minutes où les membres du centre de commandement s’affrontent dans une bataille de tartes à la crème)
car la fin choisie paraît incomplète et coupe de manière trop abrupte (chose d’autant plus surprenante que cela n’aurait pas été le cas s’il avait décidé de terminer son film sur la séquence précédente spoiler: où la bombe chevauchée par le commandant T.J. "King" Kong est larguée
!). Malgré ce petit bémol, Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe reste une œuvre passionnante toujours autant d’actualité. Une fois de plus, une grand film signé Stanley Kubrick.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

221 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2021
Docteur Folamour (ou : comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe selon le titre original), célèbre comédie satirique culte réalisée par Stanley Kubrick en 1934. Le seule comédie de Kubrick, inspirée par le roman anticipation "120 minutes pour sauver le monde", écrit par Peter George et publié en 1958. Une production anglo-américaine.
Une comédie noire sur la guerre froide et la difficulté d'enrayer la machine infernale nucléaire lorsque des fous et des incapables sont aux manettes. Avec Peter Sellers dans 3 rôles différents.
Une grande qualité de réalisation, un grand sens du cadrage, excellente B.O.
Un grand classique du cinéma.
dougray
dougray

275 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2012
Un classique du 7e art et un des meilleurs films de Stanley Kubrick (en tout cas un des plus accessibles). Malgré une mise en scène très sérieusement datée (les effets spéciaux risibles, quelques lenteurs au début…), "Docteur Folamour" peut s’appuyer sur le show concocté par l’énorme Peter Sellers qui se réserve pas moins de 3 rôles hilarants (un militaire anglais dépassé, le président US et un savant fou), de solides 2nds rôles (George C. Scott en tête), des dialogues épatants (les conversations entre les 2 présidents, la théorie du complot sur les fluides corporels…) mais aussi sur la force de son propos. Car, sous couvert d’une satire de la Guerre Froide, Kubrick dresse un portrait aussi effrayant que réaliste de cette situation de crise où la connerie militaire et la course à l’armement provoque la fin du monde avec la bénédiction d’un ancien scientifique nazi. Une description par l’absurde pas si éloignée de la réalité de l’époque. A ne pas manquer : le final où le pilote fait du rodéo sur une bombe nucléaire fraîchement larguée !
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2022
J’ai revu sur grand écran avec plaisir – premier terme d’un oxymore terrifiant vu la situation en Ukraine - « Docteur Folamour ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe » de Stanley Kubrick, film sorti en 1964 donc 2 ans après « Lolita ».
Le sujet est – je pense – connu de tous et cette fois-ci j’aimerais souligner l’importance du chiffre 3 dans ce film : 3 lieux avec la base aérienne de Burpelson commandée par le Général Jack D. Ripper (Sterling Hayden) qui a fait couper tous les liens de sa base avec le monde extérieur et qui atteint d’une crise de paranoïa (« mes fluides vitaux » sont altérés par « la fluorisation de l’eau par les Russkoffs ») a lancé tous les bombardiers B52 armés de missiles nucléaires sur les cibles soviétiques ; le bombardier B52 du commandant texan T.J. King Kong (Slim Pickens) coupé du monde par les systèmes de codage des messages et endommagé par l’explosion d’un missile russe à quelques kilomètres de l’avion et – troisième lieu - le PC du Pentagone avec le Général Buck Turgidson (George C. Scott), le Président des États-Unis et l’Ambassadeur de l‘URSS appelé pour prouver la bonne foi des américains. Mais il n’y a que 30 minutes pour éviter le pire et comme dit, les 3 lieux ne sont pas en contact direct entre eux : à la base de Burpelson il n’y a qu’un seul téléphone public et le colonel Lionel Mandrake de la RAF devra appeler en PCV le Président des États-Unis car un des marines venus libérer la base a des scrupules à tirer sur un distributeur de Coca-Cola, ne voulant pas avoir de problème avec cette firme, et inversement le Président des États-Unis ne pourra joindre son homologue russe que via un numéro privé donné par l’Ambassadeur. Sur le chiffre le 3, rappelons bien sûr que Peter Sellers incarne 3 rôles : le colonel Mandrake, Merkin Muffley le Président des États-Unis et le Docteur Strangelove ou Folamour pour la version française. Je m’arrêterai là pour la symbolique du chiffre 3 et pour dire que ce film est truffé également d’allusions sexuelles (y compris dans les noms) et de très rares moments d’humour (la pancarte « La Paix est notre profession » à l’entrée de la base, le distributeur de Coca-Cola, le minuscule dictionnaire américain/russe dans la boîte de secours des aviateurs, les 3 préservatifs dans cette même boîte, la mention « A manier avec précaution » sur les bombes nucléaires …).
In extremis le colonel Mandrake devinera le code (en 3 lettres) pour annuler l’attaque et rappeler les bombardiers… sauf l’avion du commandant King Kong qui malgré ses 3 réacteurs touchés et la trappe de la soute qui ne veut pas s’ouvrir arrivera à libérer la bombe en la chevauchant Stetson sur la tête, en bon texan, et avec son cri de guerre Yahoo.
Mais l’ambassadeur russe a révélé que son pays avait mis au point un système automatique d’auto-défense en cas d’attaque nucléaire, la Machine du Jugement Dernier ou Machine de l'Apocalypse… Le Docteur Folamour – un ancien savant nazi – proposera alors au président des Etats-Unis de sélectionner par ordinateur de bons américains (avec même un ratio d’un homme pour 10 femmes « sélectionnées pour leurs qualités hautement stimulantes ») pour qu’ils soient mis à l’abri dans d’anciennes mines pendant 100 ans pour régénérer la race ! A la fin de son exposé, le Docteur Folamour paraplégique se lèvera et s’écrira « Mein Führer mais je marche » en faisant le salut nazi… mais c’est trop tard car l’arme de l’apocalypse nucléaire est en route avec de multiples champignons nucléaires explosant partout sous la chanson emblématique de la Seconde Guerre mondiale We'll Meet Again.
Un film engagé qui fut assez mal accueilli aux USA puisque sorti en 1964 donc en pleine guerre froide, la crise des missiles de Cuba datant d’octobre 1962.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2011
Le génie de Kubrick dans une oeuvre au discours à la fois incisif, pertinent et hilarant. Une grande leçon de cinéma avec des repliques cultes et des personnages qui le sont tout autant. La finesse de l'écriture s'allie avec le jeu d'acteur extraordinaire de Peter Sellers dans un triple rôle, et le jeu halluciné de George C Scott. On est autant amusé que l'on est impressionné par la façon dont Kubrick frappe dans le mille avec ce film clairement anti-militaire qui fait mal au système américain. Un film naturellement culte qui non seulement a tout pour plaire, mais possède aussi le mérite de faire réfléchir.
NeoLain

5 896 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2013
En adaptant le roman Red Alert de Peter George, Kubrick se rendit compte que, même raconté sérieusement, l'histoire paraissait absurde et drôle. Il décide alors d'en faire une comédie noire sur le sujet le plus tragique qui soit : la fin du monde. D'une concision extrême, Docteur Folamour se divise en trois lieux : la base aérienne ou un général devenu fou lance une attaque nucléaire contre la Russie. Le B52 ou son équipe accomplit la mission. Et la salle de guerre à Washington, ou le président des Etats-Unis, tente d'éviter l'apocalypse, malgré les souhaits de son conseiller militaire, ex-nazi, le Dr Folamour, et la joie d'en découdre de son chef d'état-major. Avec son sens du grotesque, Kubrick met en relief la pulsion de mort qui gouverne la société, tout autant que l'homme. Et le gouffre qui sépare le développement technologique de la nature humaine. Réalisé deux ans après la crise des missiles de Cuba, qui avait failli déclencher une guerre atomique, le film a la précision implacable d'un mécanisme d'horlogerie et la liberté loufoque que lui confèrent ses interprètes. En particulier Peter Sellers (immense acteur) dans son triple rôle de président américain, d'officier britannique et de savant allemand. Par ailleurs, pour cette performance, 55 pour cent du budget du film lui fut versé. Un chef-d'oeuvre de plus pour Kubrick.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2016
À part la peur de l apocalypse nucléaire qui est moins présente dans notre société qu'à l'époque où il a été réalisé et qui a peut être légèrement atténué son effet; que reprocher au Dr Folamour ? Un pur chef d'œuvre d'humour noir et de burlesque. Seule tentative de Kubrick dans le genre, c'est une merveille d'écriture et de mise en scène. Jouant à fond la carte de la caricature il arrive à rendre ses personnages aussi ridicules qu'ils peuvent l'être et le plus effrayant c'est qu'ils finiraient presque par devenir crédibles. Niveau mise en scène comme je le disais c'est absolument géniale avec notamment la scène absolument dingue du dialogue téléphonique entre le président américain et le président russe, ce dernier absent à l'écran mais dont on imagine les réactions, le hors champ est rarement utilisé dans la comédie, ici il fait merveille. Avec d'autres scènes et dialogues complètement barrés: comme le distributeur de Coca, les fluides corporels ou le "Mein Furher" du Dr Folamour, c'est un grand moment de comédie par un réalisateur de génie que j ai redécouvert avec grand plaisir.
Jérôme H
Jérôme H

208 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2008
Kubrick n'aime pas la guerre et il le revendique haut et fort par ce pastich complètement dingue.
Les différents personnages sont tous caricaturé à mort et en deviennent hilarant de débilité. Super parodie du monde militaire.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2010
Un monument d'humour noir où les scènes cultes sont légion. "Dr Folamour" est un film unique que l'on peut voir et revoir avec un plaisir toujours constant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 juin 2011
Les films de Kubrick étaient d'un tel cynisme qu'il aurait été surprenant de ne jamais le voir réaliser une comédie ; "Docteur Folamour" est sa seule incursion dans le genre, et si ce n'est pas son film le plus inventif sur le plan visuel, le ton du film, en revanche, était très audacieux. Cynique, ironique, satirique jusqu'à l'absurde, "Dr Folamour" est un film très divertissant qui fait en même temps pas mal réfléchir, la folie des hommes ayant déjà prouvé que ce qui se passe dans le film n'est pas totalement improbable. Le film n'a rien perdu de son actualité en 45 ans, malgré la fin de la Guerre Froide, les belligérants n'étant plus les mêmes. Malgré la qualité indéniable du scénario, il est évident que "Dr. Folamour" n'aurait peut-être pas été un tel chef d'oeuvre si Peter Sellers n'avait pas interprété trois des rôles principaux (il devait même interpréter le rôle du commandant Kong, mais n'avait pu le faire à cause d'une blessure à la cheville). Sellers, un des plus grands acteurs comiques au monde, a rarement tourné dans des films à la hauteur de son talent ; "Dr Folamour" lui rend à ce niveau tout à fait justice.
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