L'homme qui en savait trop version 1934 n'atteint certes pas le chef d'oeuvre de 1956 ( qui reste l'une des réussites majeures du cinéma d'Hitchcock, au même rang que La Mort aux Trousses ) mais témoigne déjà d'une formidable inventivité scénique. Le maître du suspense multiplie les mises en abîme et les résonances entre plusieurs séquences, articulant ces analogies par la seule force de sa réalisation : la torture anesthésiante du dentiste ressemble à une mise en scène utile à la progression de l'intrigue ; au premier climax de l'Albert Hall répond celui de la fusillade ultime ; la mort de la conspiratrice fait écho avec l'assassinat de Louis Bernard... Modèle scénaristique du film d'espionnage L'homme qui en savait trop 1934 parvient, en 70 minutes, à développer un récit fourmillant de trouvailles comiques, parfois prétextées, toujours efficaces. L'ampleur quasiment épique du film de 1956 ( inauguré par un Maroc spectaculaire et pittoresque ) n'aura rien à voir avec le format standard ici utilisé ( Noir et Blanc fauché, bande-son ébauchée, éclairages probablement hérités de l'expressionnisme allemand, scène d'exposition tournée en décors suisses...) mais les deux versions partagent les mêmes moments clés, simplement représentés par des objets ou des outils différents. Si l'on excepte un dernier quart d'heure légèrement appuyé et une interprétation assez moyenne ( seul Peter Lorre excelle véritablement ) L'homme qui en savait trop 1934 reste un film tout à fait remarquable. A voir absolument.
Ce film souffre inévitablement de la comparaison avec son remake, également réalisé par Hitchcock, en 1956. Plus connue, la deuxième version est davantage élaborée, mieux maîtrisée sur le plan dramatique et plus aboutie visuellement. Lors de ses entretiens avec Truffaut, Hitchcock disait que le film de 1934 avait été tourné par un "amateur talentueux" et celui de 1956 par un "professionnel". Cela dit, cette première mouture tient plutôt bien la route : riche en rebondissements, efficace, avec une touche d'humour très british (la scène de l'église) et un double suspense : empêcher le meurtre, sauver l'enfant. Sans oublier la présence unique de Peter Lorre (célèbre depuis M. le Maudit), flegmatique et désabusé. Mais au-delà de ces considérations, le petit jeu consiste bien sûr à repérer les différences avec le remake. En voici quelques-unes : les scènes inaugurales se passent à Saint-Moritz et non à Marrakech, dans une ambiance moins lourde de mystère ; la femme est ici championne de tir (ce qui aura son importance à la fin du film) et non chanteuse ; l'enfant kidnappé est une fille et non un garçon ; après la fameuse scène du coup de cymbales à l'Albert Hall (plus courte), le dénouement se déroule dans et autour d'un immeuble assiégé. À noter : c'est Pierre Fresnay qui interprète l'espion français, rôle que reprendra Daniel Gélin dans le remake.
Ahhh pas la meilleure version, on comprend pourquoi Hitchcock, le grand maître du suspens et l'uns des meilleurs cinéastes au monde a voulu reprendre ce film 20 ans après sa sortie... Hitchcock prônait la perfection, il eut raison car ses œuvres ne sont que des chefs d'oeuvres et garder la 1ère version de "l'homme qui en savait trop"n'aurait guère été digne de son rang général de réalisateur renommé!
Bon film dans l'ensemble où l'on trouve le savoir-faire du maître du suspense(la scène du concert est formidable) dans ces prochains films,Peter Lorre est formidable dans ce film,il arrive à incarné un méchant sympathique,attachant et charismatique.Mais le film est trop court alors l'histoire se boucle trop rapidement(spoiler: Bob Lawrence trouve sa fille trop rapidement et facilement à mon gout ).
Très bon film qui n'égalise pas son remake, mais qui a certains charme. Le premier est qu'il y a Peter Lorre, le deuxième est que la photo est superbe, et le troisième est que c'est drole aussi. Par contre ça va un peu trop vite.
Un polar très bien mise en scène par le maitre du suspense anglais , Mr Alfred Hitchcock et qui n'a pas si mal vieilli . Malgré un certain manque d'explications sur les évènements , le scénario créer un suspense omniprésent , un sentiment de découverte qui est bien aidé par des dialogues qui peuvent être assez drôles , et un final peu clair mais efficace . Le casting s'illustre par d'excellents méchants , et un duo de héros malgré eux assez second degré avec notamment , l'excellent Peter Loore ou encore le redoutable Frank Vosper , qui a un air de John Goodman plus jeune . Mené tambour battant , Hitchcock montre déjà des qualités de mise en scène indéniables , variant entre un humour de situation perceptible et une certaine tension , mais tout en maintenant cet ambiance calme , ce style anglais qui démarque sa filmographie : on reste toujours intrigué mais sans jamais se presser ! Un bon polar d'époque , un petit suspense qui amuse et intrigue pendant les courtes 1 heure 15 .
Un chef-d'oeuvre de réalisation, qui a sans doute un peu vieilli, mais dont chaque plan est un pur instant de cinéma. L'intrigue est bien ficelée, et la magie des films de l'époque opère. Un classique à voir absolument pour tous les amateurs de Hitchcock.
ouch! sans doute une des plus mauvaises intrigues du maitre, décidemment en petite forme car la réalisation n'est pas non plus spécialement brillante malgré son casting international.
Un film de Alfred Hitchcock plutôt décevant... Ça n'arrive pas souvent, mais ca arrive quand même parfois. Un thriller parti d'une tres bonne idée, mais qui est plutôt mal exploitée (Hitchcock lui-même n'a pas trouvé ce film assez abouti, et décidera d'en faire un remake en 1956 avec James Stewart, remake vraiment excellent d'ailleurs). La mise en scène n'est pas mauvaise, et la présence au casting de Robert Mitchum est agréable, mais le scenario manque cruellement de subtilité, de finesse... Un film légèrement raté, qui a bien mérité d'avoir sa seconde chance un peu moins de 30 ans plus tard !
Alfred Hitchcock lui-même avait estimé que son "L'homme qui en savait trop" n'était pas assez abouti ; il l'a donc retourné 20 ans plus tard, en 1954. Ceci dit, on retrouve ici tout le savoir-faire du grand réalisateur : une mise en scène fine, une construction virtuose et de séquences intenses (la scène de l'opéra est presque un moment d'anthologie ... aurait-elle d'ailleurs inspiré Coppola pour le final du troisième volet du "Parrain" ?). On remarquera la présence de l'excellent Peter Lorre, l'inoubliable interprète de l'assassin de "M le maudit" de Fritz Lang ...
Un film qui a quelque peu vieilli, pour preuve, Hitchcock lui-même a senti le besoin de faire son propre remake. Reste une histoire bien ficelée et une mise en scène soignée.