Monsieur Klein
Note moyenne
3,9
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156 critiques spectateurs

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kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2025
"Monsieur Klein" est un film plutôt étrange où son personnage pris dans une sorte de piège va provoquer
spoiler: sa propre perte à force de vouloir en éclaircir les mystères
. C'est un film assez lent mais fascinant, à la limite même du fantastique tant l'histoire pose de questions. Au-delà de cela, de belles thématiques sont développées sur les profiteurs de guerre, l'indifférence aux persécutions dont des minorités peuvent être les victimes. Un très bon film de Joseph Losey avec un Alain Delon au sommet de son art.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2024
La dernière image ? Le Vel d'Hiv, cette longue séquence qui glisse imperceptiblement de la ville, de la rue vers l'atmosphère carcérale d'un train de marchandises, ou de transport de bêtes. Ce qui renvoie parfaitement à la séquence inaugurale où l'on scrute dans les traits et maxillaires d'une femme le signe, la preuve indubitable de sa judaïté qui la condamnerait de fait.

La grande force de ce film est avant tout sa matière sombre et presque fantastique, son atmosphère puissamment Kafkaïenne (on pense au Procès, ou à Invitiation au supplice de Nabokov). sa radiographie du double, et d'une forme de folie qui en découle chez le personnage principal, avec l'obsession qu'il se cheville au corps pour son autre moi, cette humanité perdue, celui qu'il aurait pu être ou devenir... Une idée fixe qui l'amène à fréquenter les mêmes lieux, à séduire les mêmes fréquentations, adopter le même chien, embarquer dans le même train de la mort.... Le film aurait d'ailleurs pu s'intituler Le deuxième homme tant on peut penser parfois au chef-d'oeuvre de Carol Reed.

Décidément Joseph Losey est un très très grand réalisateur. Il me rappelle ici le Roman Polanski à ses plus grandes heures. Quant à Delon, avec le recul, je me demande s'il ne tient pas là son plus grand rôle. Magnifique, flambeur, vénal, retors puis fragile, touchant, curieux, obsessionnel et pour finir complètement fou !
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2025
Alain Delon est d'une sobriété rare pour interpréter ce Dandy marchand d'art, pris pour un homonyme juif à une époque où une rafle se prépare. L'intrigue originale et sujette à rappeler les heures sombres de l'histoire, ainsi que l'interprétation d'Alain Delon ont participé à son 1er César.
mazou31
mazou31

133 abonnés 1 374 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2019
Très grand film, admirable par sa profondeur, sa complexité et son intensité. Un film que l’on peut considéérer comme un chef-d’œuvre de Joseph Losey… et que je persiste à peu apprécier et même à trouver ennuyeux. Comme dirait Macron, le chef de nous : « J’assume ! »
Et en plus remarquablement interprété par Alain Delon… qui ne m’a jamais émerveillé non plus. Décidemment !
Un film profond car sur une trame historique volontairement peu minutieuse – tout peut se dérouler ailleurs et en d’autres temps – l’histoire traite avant tout de l’inhumanité de l’homme et de son indifférence aux malheurs de autres, s’il n’estt pas touché directement. C’est le cas ce grand bourgeois marchand d’art, et de son entourage splendidement égocentrique, indifférent à la colllaboration antisémite de Vichy jusqu’à en profiter sans état d’âme. Mais la situation va évoluer, devenir kafkïenne quand Robert Klein va perdre la raison et tomber dans l’obsession de démasquer son double mystérieux. C'est évidemment à travers sa propre humanité qu'il court. Il le fait avec une justesse et une sobriété qui force l’admiration. Si curieusement ni Jeanne Moreau ni Juliet Berto n’impressionnent quiconque, Jean Bouise, trop rare, et Michel Lonsdale sont ex cellents. Un très grand film qui me laisse pour la troisème fois très mitigé.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2023
Un très bon film de Joseph Losey avec un excellent Alain Delon, film qui n'a pas pris une ride en 35ans.
Il y a d'abord ce thriller un peu kafkaïen, d'une personne qu'apparemment un homonyme juif, s'évertue à faire passer pour lui-même, sans doute pour échapper aux persécutions... homme dont au final, on n'est même pas certain de l'existence... il y a Klein lui même, peu sympathique, marchand d'art qui profite de la persécution des juifs pour leur racheter à vil prix des œuvres d'art et qui tente d'élucider le mystère, tout en réalisant que peut-être par ses aïeux arrivés de Hollande il y a bien longtemps, il serait juif lui-même... et puis ses proches, son ami avocat aux intentions pas toujours limpides ni désintéressées, sa maitresse ingénue, la maitresse de l'autre Klein, chatelaine, qui disparait avec toute sa famille, ce logement insalubre déserté (ou occupé) par l'invisible Klein, la logeuse amoureuse et protectrice.... et en arrière plan, l'antisémitisme du début des années 40, la rafle du vel d'hiv, les comportements coupables de la police..
On est pris à la fois par l'atmosphère pesante et lourde, l'intrigue dont on n'est pas sûr d'avoir la solution à la fin du film, et séduit par le très bon jeu des acteurs, la mise en scène rigoureuse et la qualité de la photographie
Claude DL
Claude DL

123 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2024
Un film qui remue, où la face la plus laide de l’homme est montrée : d’un côté la persécution des juifs en 1942, de l’autre les profiteurs du contexte qui cherchent à s’enrichir sur le dos des premiers, comme le joue Alain Delon. Ce dernier, obsédé de retrouver le juif homonyme qui a cherché à le faire passer pour juif , alors qu’il est catholique, pour pouvoir se soustraire aux bourreaux (quelle honte cette police française de l’époque), finira mal. La rafle du Veld’hiv est reconstituée en fin de film avec un réalisme qui fait froid dans le dos. Un des meilleurs films avec Alain Delon, avec le maître Joseph Losey aux commandes.
brianpatrick
brianpatrick

118 abonnés 1 870 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2024
Un chef d'oeuvre du cinéma français. C'est peut être le meilleur film d'Alain Delon. Trois Cécars. Les actes sont très biens réalisés. Il y a aussi beaucoup de figurants. C'est un drame très subtil et surtout subtillement joué.
Michael78420
Michael78420

66 abonnés 1 941 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
D'emblée le spectateur est prévenu, par un message affiché longuement au tout début du film : "Mr. Klein est un personnage issu des expériences vécues par différents individus. Les faits ont eu lieu en France en 1942." Cette durée d'affichage devait déjà paraître longue en 1976, année de sortie du film. En 2023 on se demande s'il y a un problème technique. Puis on se dit qu'il doit y avoir une bonne raison. Celle de laisser le temps de réfléchir, de fouiller dans sa mémoire, de faire un effort de projection vers le contexte de 1942. La suite est glaçante par la simplicité des événements, jusqu'au Vel'd'Hiv. L'implication de la police française dans la rafle des Juifs, la spoliation des biens, tout est montré avec un calme saisissant. Monsieur Klein devrait être projeté aux enfants pendant les cours de d'histoire. À voir pour se souvenir de ce qui s'est passé et se rappeler que l'horreur arrive plus vite qu'on imagine.
mickael l.
mickael l.

51 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2024
Grand , tres grand film avec un Delon au summum. Un homme qui cherche sa double identité à en devenir fou . c'est superbe. Mais la dernière scène est vraiment émouvante , et touchante . Du vrai et grand cinéma
rocky6
rocky6

48 abonnés 1 869 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2021
Un film psychologique très dense dominée par l'interprétation magistrale d'Alain Delon. On suit le parcours de Mr Klein, marchand d'art parisien, qui découvre qu'un homonyme juif se fait passer pour lui. Il va décider de mener l'enquête durant cette période troublée (nous sommes en 1942). Un film intrigant qui s'appuie sur de très bons acteurs. Outre Alain Delon qui est au sommet de son art, on y découvre aussi Jeanne Moreau, Michael Lonsdale ou encore Suzanne Flon.
SB88
SB88

37 abonnés 1 614 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2021
J'aime beaucoup le synopsis et l'histoire mais en regardant le film, j'ai eu de l'intérêt pour les 18 premières minutes puis me suis fortement ennuyée.
2,7/5
Shawn777

814 abonnés 3 966 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2022
Mais qui est monsieur Klein ? C'est en effet la question que l'on se pose durant tout ce film, réalisé par Joseph Losey et sorti en 1976. Enfin plus précisément, qui est l'autre monsieur Klein puisque ce dernier, qui rachète au rabais des œuvres d'art à des juifs en fuite, apprend un jour qu'il est victime d'une usurpation d'identité par un juif. C'est alors à partir de cette simple erreur "amusante" (qui amuse en tout cas plus ou moins Klein dans un premier temps, lorsqu’il reçoit un journal juif par erreur) que la vie de monsieur Klein va basculer dans une spirale infernale d'erreurs judiciaires mais également d'absurdité. Le film aborde par ailleurs plusieurs sujets. Nous avons tout d'abord l'aspect purement thriller avec cette enquête sur cet autre Robert Klein, en accompagnant le personnage principal dans sa quête de vérité ; mais également d’identité. Toutes ces erreurs vont en effet pousser Klein à prouver qu'il n'est pas juif en obtenant des certificats de naissance de ses parents et grand-parents et il va, de fait, apprendre certaines choses qu'il ignorait sur ses origines. D'un autre côté, le film aborde bien-sûr l'absurdité de la Seconde Guerre Mondiale et plus particulièrement des lois mises en place concernant les juifs sous l'occupation mais également sur les critères des lois de Nuremberg concernant la reconnaissance de l'identité juive. Évidemment que tout cela nous parait de toute manière aujourd'hui absurde mais le film, à la manière du "Procès" d'Orson Welles, en rajoute une couche avec cet homme qui s'enlise dans ses problèmes en voulant prouver son innocence et en voulant persévérer dans sa quête de vérité. Nous avons également une certaine dimension punitive de cet homme qui n'accordait pas vraiment d'importance au contexte anxiogène dans lequel il vivait, mais qui, au contraire, en profitait pour se faire de l'argent. Concernant les acteurs, nous retrouvons principalement Alain Delon, Michael Lonsdale et Juliet Berto qui jouent très bien (je n'ai seulement pas bien compris le jeu très théâtral de Jeanne Moreau qui ne colle pas vraiment au ton du film). "Monsieur Klein" est donc un très bon film !
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2018
Lorsqu'il reçoit le périodique "Informations juives" à son domicile, un marchand d'art se met en quête de son homonyme. Pour Joseph Losey, "Monsieur Klein" fut réalisé durant sa flamboyante période des années 1970 qui vont culminer avec "Don Giovanni" à la fin de la décennie. Kafkaïen, troublant, envoûtant, "Monsieur Klein" est une féconde réflexion sur l'identité. On pense forcément au "Procès" dans ce processus où un individu finit par accepter le reproche qu'on lui fait. Losey fait en outre partie de ces cinéastes qui ont su le mieux saisir l'Occupation, son aspect administratif et bureaucratique notamment, loin des démarches plus hagiographiques. En marge de la quête identitaire de cet homme, l'évocation en filigranes de la rafle du Vel d'Hiv est une merveille de suggestion, finement préparée. C'est enfin l'occasion de voir un Alain Delon impérial, grandement impliqué dans le développement du film puisqu'il agit en tant que producteur. Après "Plein Soleil", on ne peut que constater combien le thème du double lui sied. Magistral.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2022
Réalisé par le cinéaste américain Joseph Losey, il est produit par Alain Delon En évoquant le sort réservé aux Juifs sous l'Occupation, Joseph Losey intègre des éléments historiques à une œuvre artistique, voire métaphysique Auteur du premier scénario avec Franco Solinas, Costa-Gavras souhaite tourner le film avec Jean-Paul Belmondo Delon tient à produire lui-même le film et convainc Joseph Losey, avec qui il a tourné L'Assassinat de Trotsky Dans l'une des dernières scènes du film, Losey apparaît au « Vél d’Hiv » parmi la foule des futurs déportés, aux côtés d'un homme âgé Robert Klein est juif car il répond aux critères des lois de Nuremberg et de la loi française qui s'en inspire Robert Klein acquiert, pour la moitié de sa valeur, une toile datant de l'âge d'or de la peinture néerlandaise Le thème du double développé dans « Monsieur Klein » rappelle le film La Mort aux trousses Losey a choisi de ne pas tourner une reconstitution historique de l'Occupation. Pour cette raison, la présence allemande est délibérément réduite, voire occultée.le film comporte plusieurs anomalies un film pour l histoire pour ne jamais oublié
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2016
"Monsieur Klein" est l'un des plus grands fims de Losey et l'un des meilleurs de Delon qui y est remarquable. Sans oublier les seconds rôles, exceptionnels : Jeanne Moreau, Jean Bouise, Suzanne Flon, Michel Lonsdale, Louis Seigner, Francine Bergé... et j'en passe. Tout contribue dans ce film, la photo de Gerry Fisher, les décors, la musique de Egisto Macchi, à apporter une atmosphère oppressante, glauque, suintante, quasi expressionniste. Le mal y rôde en permanence; tout comme un sentiment de malaise qui se faufile entre chaque plan, tout semblant s'enfoncer inexorablement dans un monde décadent et mortuaire, fait de décrépitude, d'isolement, prélude à une extermination programmée. Un labyrinthe où l'humain perd comme Klein peu à peu son identité pour ne plus être que son fantôme squelettique l'amenant progressivement à Dachau ou à Auschwitz. Chacun est Klein, devenant l'objet des bourreaux par le jeu pervers de manipulation mentale qui conduit progressivement à la perte de l'identité, du moi, chacun finissant par succomber malgré lui au processus de destruction orchestrée par la machine d'anéantissement nazie. On pense parfois au "Testament du Dr Mabuse", le monde devenant kafkaïen, diabolique, aboutissant à cette séquence terrifiante et inouïe de réalisme qu'est celle de la rafle du Vel d'hiv. Rarement un film aura montré et avec un souci de précision exemplaire le processus d'infiltration du mal dans les consciences quitte à en rendre le spectateur mortifié, pris au piège, scellé à double tour, cadenassé vers les convois de la mort. Qui est Klein ? Nous ? L'autre ? Celui qu'on cherche ? Qu'on chasse ? Qu'on persécute ? Et pourquoi lui ? Et pourquoi pas nous ? C'est là toute la question posée par le film dont la seule réponse est que Losey a voulu que nous soyons nous-mêmes l'instrument de ce qu'il dénonçait.
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