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SociN
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3,0
Publiée le 11 octobre 2024
J'ai beaucoup aimé la composition de Delon. Il aurait mérité un césar (qui a échu à Michel Galabru pour Le juge et l'assassin). Par contre, j'ai trouvé le film brouillon. spoiler: On a du mal à envisager ce double invisible. Et on comprend ainsi mal l'obsession de M. Klein. Ce double n'est-il pas en réalité lui même qui s'était échappé de sa condition (un peu comme Edouard Norton/Brad Pitt dans Fight Club ? Le film hésite également entre la dénonciation des profiteurs de guerre et la situation kafkaïenne. Il en résulte une impression d'inachevé.
Monsieur Klein reste un film marquant. D inspiration kafkaïenne, nous suivons la perte de maîtrise progressive du personnage principale sur son ego, son existence. Je laisse à chacun juger du jeu d acteur d Alain Delon, véritable icône. Pour ma part, c est Jeanne Moreau qui concentre toute mon attention ainsi que Louis Seigner.
Chapeau bas M. ALAIN DELON. Magnifique film qui montre la cruauté de cette époque et qui dénonce certains agissements opportunistes qui tôt ou tard se payent.
À la veille de la rafle du Vel d'Hiv', dont on suit la préparation méticuleuse et acharnée sans jamais soupçonner d'autre rapport que contextuel avec le protagoniste, Robert Klein, celui-ci est en train de s'enrichir sur le dos d'un Juif. Une transaction oppressante et humiliante, à l'issue de laquelle Klein, raccompagnant l'homme aux abois quoique digne, ramasse sur son paillasson le journal d'informations de la communauté juive. Lequel lui est bel et bien adressé.
Cette apparente méprise est le point de départ de l'enquête enfiévrée que mène Robert Klein pour prouver coûte que coûte sa non-judéité, sans avoir besoin de se faire mesurer les narines ou la cambrure de ses reins. Et en bon français, c'est auprès d'une police française bureaucratique bien trop zélée et collaborationniste, qu'il s'adresse.
Le film de Joseph Losey est machiavélique et Alain Delon, à la fois acteur et producteur, incarne son personnage avec brio. À tel point qu'il en vient à maltraiter un chien qui s'attache à lui, lui qui était si attaché aux chiens. Delon a tellement misé sur ce film qu'il en a perdu sa fortune, à l'instar de son personnage, Robert Klein, si vaniteux qu'il en oublie le sens de la vie et toute humanité.
La scène finale, terrible, m'en rappelle une autre -toutes proportions gardées : celle de Jeux Interdits de René Clément lorsque Paulette, pour un cimetière des animaux clandestin et peu orthodoxe, se retrouve jetée en pâture à l'Assistance publique. Seule dans la foule, elle entend quelqu'un appeler Michel, son compagnon de jeux interdits, et croit partir à sa rencontre, à l'abri.
L'initiale en revanche, n'est comparable avec aucune autre. Pas moins marquante, elle glace, ad nauseam :
"... plante de pieds plate, absence complète de cambrure. Rhabillez-vous. Je soussigné, estime que, d'après l'ensemble des données morphologiques et du comportement, le sujet examiné pourrait appartenir à la peuplade de la race sémite d'ascendance soit judaïque, soit arménienne, soit arabe. En conséquence, le cas est à considérer provisoirement comme douteux."
L'un des meilleurs rôles, sinon le meilleur, d'Alain Delon. Un film intemporel, à revoir sur grand écran en version restaurée 4K
Spirale infernale d’un homme embarqué malgré lui dans les persécutions de la seconde guerre mondiale. Pourtant au départ il semblait totalement épargné par cela et en tirait même profit dans son commerce d’art. Delon est dans un registre différent de d'habitude. L’histoire reste un peu trop complexe avec des éléments non éclaircis à la fin.
Je viens de voir ce film et je reste dubitatif, un chef d'oeuvre? Certainement pas, même si on parle d'un sujet grave, il ne suffit pas de traiter d'un sujet grave pour en faire un grand film ! Moi je me suis sincèrement ennuyé, et il faut être un peu atteint du bocal pour se précipiter dans les bras des nazis et monter presque volontairement dans un train qui vous emmène vers l'enfer, même pour une quête d'identité. Et puis ce manque de dialogue permanent, on dirait aussi, que pour faire un soi-disant super scénario, il faut que l'acteur principal en disent le moins possible, certainement pour faire travailler le cerveau de celui qui regarde le film. Pour moi largement surestimé, une étoile et pas plus.
Un film ennuyeux pour être aussi connu et culte qu'il ne l'ai . En effet il se passe rien de bien intéressant et meme'l'écrire du film n'arrive pas à nous faire rester concentrer ainsi que de nous donner envie de regarder jusqu à la fin ce film . Alain Delon interprète avec beaucoup de sobriété ce héros ordinaire, sans pour autant transcender le rôle. Il est fort dommage également que les autres personnages ne soient guère intéressants et vite oubliés. Malgré tout la reconstitution est très soignée avec des extérieurs restituant à merveille ces temps que l’on ne veut plus connaître. Ajoutez une bonne rasade d'austérité vous obtenez au final un film mineur vers lequel il est dispensable d'aller creuser. On s'ennuie beaucoup passez votre chemin si vous souhaitez rendre hommage a delon avec ce film .
Un film qui remue, où la face la plus laide de l’homme est montrée : d’un côté la persécution des juifs en 1942, de l’autre les profiteurs du contexte qui cherchent à s’enrichir sur le dos des premiers, comme le joue Alain Delon. Ce dernier, obsédé de retrouver le juif homonyme qui a cherché à le faire passer pour juif , alors qu’il est catholique, pour pouvoir se soustraire aux bourreaux (quelle honte cette police française de l’époque), finira mal. La rafle du Veld’hiv est reconstituée en fin de film avec un réalisme qui fait froid dans le dos. Un des meilleurs films avec Alain Delon, avec le maître Joseph Losey aux commandes.
Produit par Alain Delon avec Joseh Losey à la baguette : mise en scène créative et esthétique sur un scénario confus d’usurpation d’identité. Un exercice de style avec une belle reconstitution de Paris, des scènes très fortes au début et à la fin (l’examen racial, le Vel d’hiv) malheureusement séparées par une lutte absconse et ennuyeuse contre l’Administration en marche.
Diffusé hier soir à la télévision par curiosité et comme Delon vient de décéder,j'ai regardé.Pas emballé même avec le césar 1977 du meilleur film.C'est austère,confus voire labyrinthique et même ennuyeux dans certains moments.Il n'y a que la scène finale que j'ai trouvé touchante le reste m'a laissé plutôt de marbre!
Un chef d'oeuvre du cinéma français. C'est peut être le meilleur film d'Alain Delon. Trois Cécars. Les actes sont très biens réalisés. Il y a aussi beaucoup de figurants. C'est un drame très subtil et surtout subtillement joué.
Scénario sublime, Alain Delon est superbe dans ce rôle haletant jusqu’à la dernière scène ! Ce film manquait dans ma filmographie de Delon, un de mes préférés !
Grand , tres grand film avec un Delon au summum. Un homme qui cherche sa double identité à en devenir fou . c'est superbe. Mais la dernière scène est vraiment émouvante , et touchante . Du vrai et grand cinéma