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Max Rss
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5,0
Publiée le 28 janvier 2024
Il y a des films qui trouvent leur public et d'autres pas et on ne sait pas expliquer pourquoi. Pour ce qui est de "Monsieur Klein", on comprend pourquoi il n'y a pas eu grande foule pour aller le voir. Après tout, à grands coups de propagande et avec une malhonnêteté intellectuelle presque fascinante, on faisait tout ce qui était possible pour donner l'image d'une France entièrement résistante lors de l'Occupation. Or, ce film jetait au visage du public quelque chose qu'il ne voulait pas voir. Non pas par traumatisme (quoi qu'il fut encore très présent) mais par lâcheté. N'oublions pas qu'il est ici question d'un marchand d'art qui, sans n'en avoir jamais dénoncés, s'est enrichi sur le dos des juifs persécutés par le régime pétainiste. Il aura fallu quelques années pour ça mais, justice a été rendue et "Monsieur Klein" est aujourd'hui estimé comme il aurait dû l'être dès le départ. Un monument de notre cinéma, tout simplement et un (si ce n'est le plus grand) des grands faits d'armes de la carrière d'Alain Delon.
''Monsieur Klein'' mérite tous les qualificatifs positifs, je ne reprendrai pas les excellents commentaires des spectateurs qui ont mis cinq étoiles, ont tout décrit et analysé parfaitement. Si j'écris ici, c'est ma ''bouteille à la mer'', c'est que je ne comprends pas QUI tend un piège à Klein-Delon ? Piège ? Vengeance ? Pourquoi le fait-ON passer pour Klein-l'homme juif ? J'ai visionné plusieurs fois le film. Lu bien des sites, des critiques, des explications. Mais, nulle part c'est évoqué. Ma seule version ( explication ) est que le vendeur du tableau ( Jean Bouise ) est ''de mèche'' avec R. Klein-l'homme juif, pour se venger de ce R. Klein-Delon qui profite sans vergogne et avec une indifférence à soulever le coeur du sort des Juifs. Si quelqu'un a une explication, merci. Même si je sais que ce site ne permet pas de discussions.
D'emblée le spectateur est prévenu, par un message affiché longuement au tout début du film : "Mr. Klein est un personnage issu des expériences vécues par différents individus. Les faits ont eu lieu en France en 1942." Cette durée d'affichage devait déjà paraître longue en 1976, année de sortie du film. En 2023 on se demande s'il y a un problème technique. Puis on se dit qu'il doit y avoir une bonne raison. Celle de laisser le temps de réfléchir, de fouiller dans sa mémoire, de faire un effort de projection vers le contexte de 1942. La suite est glaçante par la simplicité des événements, jusqu'au Vel'd'Hiv. L'implication de la police française dans la rafle des Juifs, la spoliation des biens, tout est montré avec un calme saisissant. Monsieur Klein devrait être projeté aux enfants pendant les cours de d'histoire. À voir pour se souvenir de ce qui s'est passé et se rappeler que l'horreur arrive plus vite qu'on imagine.
Joseph Losey réalise une superbe reconstitution de la France occupée et totalitaire (en 1942) avec une ambiance anxiogène, oppressante et absurde [plus efficace que celle du « Procès » (1962) d’Orson Welles, adapté du roman éponyme de Franz Kafka (1883-1924)]. C’est une tragédie qui commence dès que Robert Klein (Alain Delon), marchand d’art vivant confortablement dans le VIIe arrondissement de Paris, reçoit, dans son courrier, un exemplaire du journal « Informations juives » (spoiler: d’après son père, qui vit à Strasbourg, sa famille est française et catholique depuis Louis XIV ) et qui l’entraine, dans une spirale, à la recherche de son homonyme et finalement vers son funeste destin. Personne n’est sympathique, y compris Alain Delon, peu concerné par le sort des Juifs. Qu’importent les anachronismes, que la rafle symbolisant celle du Vél’ d’Hiv, soit tournée en hiver alors qu’elle a eu lieu en juillet 1942.
Film de Joseh Losey, Monsieur Klein est un bon film pour son histoire intriguante. Mené par Alain Delon, le film prend du sens au fur et a mesure du film. Bon film !
Je ne doute pas que Monsieur Delon soit, pour certains, un très grand acteur, puisqu'il a tourné avec les plus grands réalisateurs. Mais moi, pour être honnête, je le trouve ennuyeux à regarder jouer, car il ne laisse pas passer beaucoup d'émotions.
Et pourtant, dans ce «Monsieur Klein», Alain Delon m'a plu, car son impassibilité correspond bien à l'histoire de son personnage, Monsieur Klein, un homme plutôt cynique, mais qui ne comprend pas l'époque dans laquelle il vit, à savoir l'occupation allemande de Paris pendant la seconde guerre mondiale. Monsieur Klein traverse donc les événements sans comprendre ce qui se passe, alors que nous, spectateurs qui avons le recul historique, comprenons de mieux en mieux ce qui va lui arriver. Et quand il se termine, ce film nous rappelle que l'Histoire, dans ses tourbillons, peut emporter tout le monde.
Clairement un des meilleurs films d'Alain Delon et du réalisateur Joseph Losey, à la vie professionnelle mouvementée (exilé volontaire de son propre pays les USA à cause de ses idées politiques orientées à la gauche communiste et de son inscription sur la sinistre liste noire des persona non grata à Hollywood pendant le mccarthysme, il a mené une carrière en Angleterre, en Europe au sens plus large, et ne retournera plus jamais dans son pays). Un film presque métaphysique se déroulant pendant l'Occupation, en 1942, où l'on suit la vie d'un antiquaire d'origine alsacienne, Robert Klein, qui se retrouve à traficoter avec des biens appartenant à des familles juives. Bien entendu, la police, la Gestapo, vont lui coller au cul, le soupçonnant lui aussi d'être juif, son patronyme n'étant pas anodin. Tout le film joue sur la notion d'identité, de perte d'identité, Klein est-il juif, ou ne l'est-il pas, est-il ce qu'il prétend être ou non, le sait-il lui-même ? Dans un rôle pareil, Delon est absolument magistral, au moins aussi magistral que dans deux autres de ses films où il interprète un personnage similaire (sans identité, ou tellement lisse qu'il semble ne pas en avoir une), "Le Samouraï" et "Le Cercle Rouge". Que l'on aime ou non cet acteur, "Monsieur Klein" est, avec les deux films que je viens de citer et, accessoirement, une paire d'autres ("Les Aventuriers", "Plein Soleil"), un film à voir absolument si on se considère comme cinéphile. Ah ! oui : les autres acteurs, Lonsdale, Bouise, Jeanne Moreau, Juliet Berto, etc, sont excellents aussi, la photographie est magistrale (avez-vous déjà vu un film en couleurs qui semble être tourné en noir & blanc ? Couleurs volontairement ternes, pour accentuer le côté terne et sinistre de cette période)... Un GRAND film.
Pour certain ce film se verra porté aux nues, mis sur un piédestal etc. Pour ma part, il n'en ai rien. Ce film est certes intéressant voire captivant mais je dois bien avouer que je n'ai pas parfaitement saisi la trame du film : à aucun moment, on ne sait pourquoi spoiler: le Klein résistant a voulu qu'on l'identifie au Klein vendeur d'art . On le suppose, mais jamais on ne l'entendra de sa bouche. Une grosse frustration pour moi! De plus Wikipédia, parlant de ce film, nous apprend pas mal de chose sur les décors, les peintures qui me sont restés complètement étranger, tant cela est métaphorique voire interprétatif. Un côté un peu trop intellectuel pour moi, semble-t'il! Les acteurs sont très bons, normal, il y a Alain Delon. Par contre, on est presque étonné de voir si peu d'allemand durant tout le film, malgré l'occupation ; un choix du réalisateur, parait-il! A voir pour le côté historique de ce film mais surtout par son côté "enquête policière".
Delon joue du Delon ... avec talent, un de ses meilleurs rôles. Avant qu il prenne un tournant plus typé d homme d action ... d un alpha qui joue encore plus du Delon
Du grand Delon, du grand Losey pour un film coup de poing qui a été réalisé 35 ans après les faits donc à une époque où de nombreux témoins de cette période de la rafle étaient encore en vie. La reconstitution du Paris sous occupation avec d'un côté le Paris bourgeois qui s'accomode très bien des nazis et de l'autre le Paris extrêmement pauvre est une réussite. On se rend compte que c'était pas forcément mieux avant, notamment en matière de logement. Un film à voir.
La ressortie en salles, en copie restaurée d'un des plus importants films de la carrière de Joseph Losey et d'Alain Delon permet de le revoir opportunément dans des conditions optimales.
Tout a déjà été dit sur ce film exceptionnel dont sa nouvelle présentation et sa nouvelle vision, ne font que confirmer l' importance pres d'un demi siècle après sa sortie.
C'est aussi, par-delà le contexte historique kafkaïen, un film sur l'indifférence, tropisme humain sur lequel d'ailleurs disserte le personnage incarné par Louis Seignier, lorsqu'il apparaît à l'écran.
C'est peut-être là que finalement se cache une partie de la tragédie humaine, la difficulté ( le désintérêt ?) à se mettre à la place des autres. Certains philosophes parleront de l'inaptitude à la pensée élargie.
L'indifférence c'est aussi ce que représente le Robert Klein incarné par Alain Delon qui part à la recherche de l'autre Mr Klein, mais surtout finalement à la recherche de lui-même et de son humanité.
Malheureusement pour le spectateur, la suite de la carrière de Delon, ni de Losey d'ailleurs, ne donnera plus lieu à un film d'une telle densité, d'une telle force émotionnelle et d'une telle perfection.
« Monsieur Klein » de Joseph Losey sorti en 1976 m‘avait laissé très perplexe. Je viens de revoir le DVD à 2 reprises et reste sur ma faim. Qui tire les ficelles du pantin qu’est devenu Mr Robert Klein (Alain Delon), bourgeois, fier et sûr de lui, profiteur de guerre achetant à bas prix les tableaux et œuvres des juifs (nous sommes en janvier 1942) et qui un jour va découvrir sous sa porte le journal « Informations Juives » distribué aux seuls abonnés ? Existe-t-il un réel homonyme juif qui en prenant un garni pendant quelques temps (avec comme concierge (Suzanne Flon) et abonner Mr Klein à cette revue pour brouiller les pistes et disparaitre ? Est-ce un résistant qui a loué ce garni pour préparer un attentant (cf. la mèche, la partition de l’Internationale) et en même temps « éliminer » un profiteur de guerre ? Quid de cette photo trouvée dans le garni : une photo avec une moto, une femme (Isabelle, Cathy, Françoise ?) et un chien ? Quid de cette injonction via une lettre déposée chez lui d’aller au château d'Ivry-la-Bataille rencontrer Florence (Jeanne Moreau) qui est la maîtresse du « vrai » Mr Klein … château qui mystérieusement est qualifié comme ayant été abandonné par des juifs partis au Mexique ? Quel rôle exact de l’avocat et ami de Mr Klein (Michel Lonsdale) qui ne doit pas ignorer les infidélités de son épouse avec Mr Klein et semble également bien avide en termes d’argent ? Certes ont sent bien que dans ce contexte Mr Klein en allant à la recherche de son homonyme va mettre la puce à l’oreille de la police vichyste et mettre l’engrenage dans une machine infernale kafkaïenne qui le conduira à faire partie de la rafle du Vélo d’Hiver … mais on y sent presque un malin désir voire plaisir ! Un film qui a obtenu pas moins de 3 Césars mais une histoire pour moi trop biscornue avec une très belle (le mot est malheureux) reconstitution de la rafle de Juillet 1942 … et ce bien qu’on ne voit pas d’Allemands, simplement quelques costumes. Et c’est d’ailleurs – sauf erreur de ma part – la première fois que cette page noire de notre histoire est évoquée au cinéma.
Réalisé par le cinéaste américain Joseph Losey, il est produit par Alain Delon En évoquant le sort réservé aux Juifs sous l'Occupation, Joseph Losey intègre des éléments historiques à une œuvre artistique, voire métaphysique Auteur du premier scénario avec Franco Solinas, Costa-Gavras souhaite tourner le film avec Jean-Paul Belmondo Delon tient à produire lui-même le film et convainc Joseph Losey, avec qui il a tourné L'Assassinat de Trotsky Dans l'une des dernières scènes du film, Losey apparaît au « Vél d’Hiv » parmi la foule des futurs déportés, aux côtés d'un homme âgé Robert Klein est juif car il répond aux critères des lois de Nuremberg et de la loi française qui s'en inspire Robert Klein acquiert, pour la moitié de sa valeur, une toile datant de l'âge d'or de la peinture néerlandaise Le thème du double développé dans « Monsieur Klein » rappelle le film La Mort aux trousses Losey a choisi de ne pas tourner une reconstitution historique de l'Occupation. Pour cette raison, la présence allemande est délibérément réduite, voire occultée.le film comporte plusieurs anomalies un film pour l histoire pour ne jamais oublié
Les + - Alain Delon magistral, comme on a l'habitude dans ce genre de rôle sombre où il ne dit mot ou presque. - Des seconds couteaux très juste. - Le réalisateur américain Joseph Losey, peu connu, malgré le fait qu'il ait un sacré palmarès, remplit les codes des thrillers des années 70 lents. Pas de caméra rapide, furtive, mais des plans longs, sans être ennuyeux, utiles. Il accélère le mouvement à la toute fin, et il a raison.
Les - - Il manque quelque chose pour la bande son. Il manque "cette" musique qui rend des films excellents au rang de mythique. - Un acteur principal célèbre - mais moins que Delon - manque au casting. Sans Delon, le film ne serait sûrement pas le même, il serait un peu plus fade peut-être.