Bon bah c'est encore raté côté Tennesse Williams... bon là j'avoue que j'ai préféré ce film à l'homme à la peau de serpent et à soudain l'été dernier mais j'avoue que ça n'a pas été le méga coup de cœur non plus... bon j'ai beaucoup aimé le personnage de Robert Redford mais bon sang que Natalie Wood a tout gâché ! J'ai détesté son personnage, sa façon de jouer, de minauder... et honnêtement elle m'a ruiné le film à elle toute seule. Au final j'ai trouvé l'intrigue amoureuse autour d'elle très agaçante et très futile et j'ai été très déçu car j'espérais un scénario plus sombre et plus social autour des chemins de fer... c'est raté encore... Taboire !
Le film est décevant car il traite deux sujets à la fois ; l’un sur la crise économique des années 1930’ et le licenciement de cheminots [par Owen Legate (Robert Redford, 30 ans, dont c’est la 1ère collaboration sur 7 avec le réalisateur et qui retrouve Natalie Wood 1 an après « Daisy Clover » de Robert Mulligan] à la suite de la baisse du trafic ferroviaire dans le Mississipi, le plus intéressant mais pas assez développé ; l’autre, le personnage d’Alva Starr (Natalie Wood, 28 ans), personnage immature, qui minaude, qui aime séduire, manipulée par sa mère Hazel (Kate Reid, 36 ans, soit 8 ans de plus que sa « fille » !) à la mentalité de maquerelle et qui ne sait pas ce qu’elle veut (rôle souvent joué par Natalie Wood !) mais qui n’est pas vraiment passionnant. Le film doit son titre à la première scène où Willie, sœur cadette d’Alva, évoque le passé dans l’ancienne maison familiale et hôtel de gare pour cheminots et dont l’accès est interdit. Difficile de croire que le film (1h50) est adapté de la pièce éponyme (1945) en un acte de Tennessee Williams (1911-1983) car il manque de fougue, de folie et frôle la mièvrerie et le grotesque (le dramaturge était mécontent du résultat), très loin d’autres adaptations cinématographiques comme « Un tramway nommé désir » (1951) d’Elia Kazan, « La chatte sur un toit brûlant (1958) de Richard Brooks, « Soudain l’été dernier » (1959) de Joseph Mankiewicz, pour n’en citer que 3 parmi les 16 adaptations. Considérons qu’il s’agit d’une œuvre de jeunesse [cf. les 7 Oscars pour « Out of Africa » (1985)].
Sydney Pollack est un cinéaste capable du meilleur comme du cinéma le plus mou et consensuel, une sorte de centriste du 7eme art. Ici on est plutôt dans le meilleur avec cette adaptation d’une pièce de Tennessee Williams, scénarisé il faut dire par Coppola, et servit un trio d’acteurs magnifique : Natalie Wood, Robert Redford et Charles Bronson. Mélodrame rural sur le bonheur et l’impossibilité d’échappé à son milieu sociale. Le personnage de Natalie Wood véritable pivot de l’histoire, jeune fille rêveuse et fantasque, sujet aux fantasmes des hommes mais manipulé par sa mère, va se heurté à la triste réalité. La comédienne trouve là un de ses plus beau rôle tragique.
Dans la veine du cinéma de Kazan, de Wise ou de Nicholas Ray, Pollack réalise ici un drame psychologique intense et brillament interprété par une Natalie Wood au sommet de son art, sublime femme fatale du sud des Etats-Unis. Moins réussi que certaines oeuvres majeures des trois premiers cités, "Propriété interdite" n'en reste pas moins un brillant exercice de style composée par un Pollack encore trop marqué par ses influences cinématographiques.
Une sublime histoire d'amour bien compliquée entre deux protagonistes aussi magnifiques l'un que l'autre. Un film poignant, réussi jusqu'à la dernière minute. A voir tout simplement ~
Adaptation d’une pièce de Tennesse Williams, un mélodrame vibrant sur fond de crise économique et sociale, soutenu par la mise en sublime en Technicolor de Sydney Pollack et illuminé par un couple fusionnel, Nathalie Wood qui crève l’écran et Robert Redford.
C'est mignon, charmant et cul-cul ! Une sorte de Petite Maison dans la Prairie. Un monde où les seuls ennuis tournent autour des moyens financiers et le grand amour.. 3,3/5
Second film de Sydney, un début ambigu et une fin laborieuse. Une paisible histoire d'amour et de licenciement. De nombreux thèmes sont abordés, on peut trouver de la complexité dans chaque personnage et c'est un plaisir de voir les interaction dans ce petit village. Natalie Wood rayonne dans ce film comme sur le petit monde qu'Alva fait graviter autour d'elle. Des sous entendus, des désirs cachés, des non-dits, de quoi faire réfléchir et interpréter. On se pourrait presque se croire dans un Jane Austen en américain, récent et plus vulgaire, le film pourrait d'ailleurs être décomposer en mini série de 6 épisodes de 50 minutes.
On est loin du chef-d'oeuvre mais cette romance nous transporte, grâce au couple sensuel formé par Robert Redford et Natalie Wood, et grâce à l'excellente qualité d'image.
Première collaboration avec Robert Redford, Sydney Pollack (bien avant "Out of Africa") brosse le portait d'une Amérique des années 30 trop patéthique et s'engouffre trop vite vers le fond. Seule, Nathalie Wood fait ce qu'elle peut, use de son charme et de son charisme pour que le spectateur ne lâche pas. Et merci à Charles Bronson pour cette fructueuse apparition. Avis aux fans de Nathalie.
Un film qui a assez mal vieilli tant au niveau de l'intrigue qui a un air de déjà-vu qu'au niveau de la mise en scène mais qui reste tout de même charmant grâce au couple vedette (superbe Natalie Wood et charismatique Robert Redford) mais aussi grâce aux couleurs, très belles. La preuve évidente du classicisme un peu étouffant de Pollack.
Le film se met en place tout doucement avec une réalisation très classique mais sérieuse avec ce qui peut sembler être une simple histoire d'amour. Pollack arrive tout de même pour son deuxième film à créer des personnages complexes et des dialogues travaillés pour que le spectateur puisse s'intéresser de plus en plus à cette tragédie.