Cent mille dollars au soleil
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4,0
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126 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juin 2007
Avec des dialogues d'Audiard, une réalisation de Verneuil, et des tetes d'affiche comme Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier, vous m'accorderez que l'on ne prend pas beaucoup de risques. Ce road movie en camions à travers des paysages désertiques est magnifique. Assurément un chef d'oeuvre. Bonne séance.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2017
Si on apprécie le Noir et Blanc, il reste un peu fade, et donc il atténue forcément la force des images en ce qui concerne les paysages marocains. Pour la musique, on a connu Delerue un peu plus inspiré. Sans être complètement râté ces deux paramètres restent plutôt décevants. Heureusement Verneuil lui est inspiré avec des cadrages peu académiques et un bon tempo qui se doit d'être partagé judicieusement entre Bébel, Lino et Blier. En prime, évidemment les dialogues avec quelques passages devenus cultes signés Audiard.
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 février 2007
Une belle réussite , ce film de Henri Vernueil !Le tandem Belmondo-Ventura fonctionne a merveille dans cette traversée du désert saharien . Le fait que le film soit en N&B ,apporte justement un petit + qui fait tout son charme . C'est aussi l'une des premiére incursion de Belmondo dans la comédie aprés L'homme de Rio .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le cinéma français est un art bourgeois confectionné par des bourgeois (comptez les auteurs de petite extraction sociale dans le métier) qui ne traite que de sujets bourgeois, jamais dérangeants pour le patronat et les dirigeants qui le contrôlent. Point de cinéma ouvrier (ou si peu) en tout cas un cinéma qui met en cause des gens au travail, dont le sujet serait le travail, ses conséquences sur l'homme, le rapport avec la hiérarchie, la contrainte, la peur du chef, l'aliénation.
Il ne s'agit pas exactement de ça dans 100 000 dollars au soleil, pourtant ce film a la vertu de nous décrire l'univers du travail avec ce qu'il comporte de sueur et de douleur, assez proche de La bête humaine de Renoir particulièrement dans le rapport qu'entretient Lino Ventura avec son camion, aussi charnel, aussi passionnel que celui qui liait Gabin à sa locomotive dans l'oeuvre inspirée de Zola.
La trame du film n'est pas tellement de savoir de quoi est fait ce chargement de 100 000 dollars, à qui il est adressé et pourquoi, il n'est qu'un prétexte à brosser le portrait de trois prolos – Ventura, Belmondo, Blier – au boulot, au volant de leur camion, dans un territoire décolonisé qu'on suppose être l'ex-Algérie française. Ce qui compte pour Verneuil et Audiard c'est le lien tripal qui unit Ventura le terrien à Belmondo le désinvolte en train de se faire la malle avec une fille. Ventura ne court pas après le chargement, mais après son copain. Le voir partir comme ça sans un mot sans un geste le blesse dans son amour-propre au point que dans la poursuite, le chauffeur expérimenté qu'il est se risquera à la mort plusieurs fois dans des corniches impraticables pour que son copain lui revienne.
Un cinéma ouvrier ce n'est pas simplement montrer des gars en grève, au travail ou en réunion syndicale, c'est aussi les montrer au bistrot. C'est prendre le temps de décrire leurs dérives absurdes à travers des blagues aussi indispensables à leur quotidien que leurs bulletins de salaire. Dans cet esprit, la très longue séquence où les compères déambulent dans le bled, passent d'un bar à l'autre, s'enivrent à coeur joie pendant que Bernard Blier part en cachette regarder une femme se déshabiller est un moment de cinéma plus que réjouissant où on nous montre combien ces ouvriers connaissent la saveur d'une bringue paillarde. Ils nous sont sympathiques ces gars-là, cependant Verneuil et Audiard évitent de sombrer dans l'écueil qui chercherait à nous faire croire que ces prolos sont vertueux. Une telle attitude condescendante envers ces petites gens a toujours été étrangère à Michel Audiard qui a dépeint avec une justesse et une vérité ces plébéiens-là, quitte à ulcérer ceux qui voulaient voir un cinéma prolétaire complaisant, totalement fantasmé. Verneuil et Audiard viennent tous les deux de ce prolétariat (peut-être une des raisons pour lesquelles ils ont tant été méprisés par la critique... bourgeoise elle aussi). Les camionneurs dont ils nous parlent, ils les connaissent bien, Verneuil nous les avait déjà présentés dans ce remarquable drame social que fut Des gens sans importance en 1956. Les prolos de 100 000 dollars au soleil sont aussi des affreux, des bas du front, des crétins, des maladroits, des égoïstes, bref des humains avec ce qu'il y a de meilleur et de pire. C'est justement ce pire que la critique n'a pas accepté, indignée par le comportement réactionnaire de personnages qu'ils auraient voulu unidimensionnels, seulement observés du côté de la grandeur de l'âme. Pour cette critique-là, la grivèlerie, la mauvaise foi, ou la connerie tout court n'existe pas chez ces classes populaires (qu'ils ne connaissent pas) et qu'ils veulent supérieures au commun des mortels.
On ne mesure pas à quel point les dialogues d'Audiard, au-delà de leur pittoresque, recèlent quelques vérités pas souvent bonnes à dire. Quand Belmondo, sûr de pouvoir garder le magot, dit à Ventura " Dans la vie c'est toujours les emmerdes qu'on partage, jamais le pognon " la situation renvoie un peu à l'attitude d'un des personnages du Smic Smac Smoc de Claude Lelouch qui dès qu'un espoir pécuniaire se présente envoie vite promener cette soi-disant solidarité ouvrière prêchée par les théoriciens de la révolte de classes.
Il en est de même de cette réconciliation de dernière minute entre Ventura et Belmondo. Elle a lieu parce que la fille est partie seule avec l'argent. Qu'en serait-il si Belmondo était partie avec elle ?
Au-delà du portrait sans concession de ces quelques prolos, il y a avant tout un film de Verneuil qui, quoi qu'on en dise, reste encore pour beaucoup de cinéphiles un nom qui prête à sourire. Il faudra encore du temps pour le reconnaître comme un auteur dans le sens où des préoccupations communes relient tous ces films, des thèmes tels que la double identité (ici celle du personnage joué par Réginald Kernan) de l'homme qui se cherche une famille ou qui n'arrive pas à la quitter (ici Belmondo qui veut échapper à l'emprise étouffante de Ventura)
Il faudra également se pencher sur sa manière de faire de la mise en scène. Juste quelques exemples : Un autre metteur en scène aurait expédié en deux plans la scène où Bernard Blier monte sur des caisses de bière pour regarder une femme se déshabiller. Verneuil décrit la scène en détail, nous racontant ainsi toute l'histoire du personnage, les rapports qu'il a avec ses collègues mais aussi l'histoire de Bernard Blier acteur, sa mythologie. La manière aussi dont il filme les camions, comme des êtres vivants, les coups sur la carrosserie comme des plaies sur des corps, l'huile qui pisse d'un moteur comme une hémorragie. L'utilisation de la magnifique musique de Delerue qui traduit merveilleusement la colère de Lino Ventura et son constant épuisement à poursuivre son ami à travers le désert... C'est aussi l'hitoire du passage de relais entre une génération d'acteurs et une autre à travers un thème de trahison identique à celui que nous décrivait Jacques Becker dans Touchez pas au grisbi.
Tout ça filmé dans un scope noir et blanc sublime, malheureusement le film n'est pratiquement visible que dans sa version colorisée recadrée. Espérons une version complète dans son format d'origine.
zombie85
zombie85

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un excellent film d'aventures,course poursuite haletante, dans lequel le trio Lino Ventura/Jean Paul Belmondo/Bernard Blier sont parfaits et hilarants de par les subtils dialogues de michel Audiard avec en prime le lyrisme du paysage du desert saharien.Le tout était filmé par Henri Verneuil ,qui connaissait son métier,avec brio.

Un chef d'oeuvre du cinéma français indémodable.
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un road-movie à la française mais superbement emballé par un maitre du cinéma français M.Henri Verneuil ! Avec un casting de choc , des dialogues d'Audiard ciselés , le tout sous un soleil de plombs , le public est heureux face à cette belle demonstration d'un des plus grands réalisateurs ! C'est prenant , on rit , c'est du bon cinoche du dimanche soir à regarder en famille !
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