Cent mille dollars au soleil
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126 critiques spectateurs

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elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2014
Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo et Bernard Blier se taquinent dans ce road-movie palpitant et drôle à la mise en scène impeccable signé Henri Verneuil. Les dialogues ciselés de Michel Audiard sont d’un très haut niveau. En plus du grand spectacle du Sahara qu’offre cette course poursuite frénétique en camions, inspirée du Salaire de la peur, de H.-G. Clouzot, on notera une étude juste et humble du monde du travail ouvrier en terre décolonisée d’Afrique du Nord. Préférez la version originale en noir et blanc à la version colorisée.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2007
Du cinèma populaire comme on les aime, avec cette course poursuite entre deux camionneurs sur les pistes saharienne dont l'enjeu est 100 000$! Mise en scène carrèe d'Henri Verneuil avec de grands acteurs français de l'èpoque: Jean Paul Belmondo alias Rocco, Lino Ventura dit le plouc, Bernard Blier alias Mitch-Mitch! On y retrouve èvidemment l'alliè-ami-ennemi naturel de Bèbel, Lino, dans une course effrenèe au milieu d'un dèsert plus ou moins aride (il faut bien s'arrêter quelque part pour boire). A noter la belle bagarre finale entre les deux protagonistes dans une cour dèserte et ensoleillèe avec juste le bruit des fontaines et des poings donnès! Un film d'aventures divertissant avec la très belle musique de Georges Delerue et les dialogues bien enlevès de Michel Audiard...
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 581 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2020
Le grand cinéaste Henri Verneuil ( Peur sur la ville , le clan des siciliens , la bataille de San sebastian, un singe en hiver , i comme icare, ....) réunit au Maroc trois monstres sacrés du cinéma des années 60 avec jean Paul belmondo , Lino Ventura et Bernard blier .
Ce film fut la deuxième collaboration du cinéaste avec Bebel, cinq autres suivront .
Le casting est complété par Gert Frobe (un des méchants les plus connus des James bond dans Goldfinger )

On est dans le genre de western moderne dans les dunes de sable du Maroc avec comme cheval des gros camions .
Au scénario , un des plus illustres scénaristes : Michel Audiard, et ses répliques toujours percutantes et cultes .
Dans ce film on retrouve entre autres « quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent » ou encore «  Dans la vie on partage toujours la merde, jamais le pognon ».
Ses dialogues résonnent le mieux quand c’est Bernard Blier qui les dit. Que du bonheur.

Le Film ressemble à la trame du Bon, la brute et le truand (tout proportion gardée avec le chef d’oeuvre de Sergio Leone). Le bon Alias Rocco (Belmondo), La brute alias le Plouc (Ventura) et le truand alias Steiner (Kernan) … et le verbeux alias Mitch-Mitch (Blier) .

La course poursuite n’est qu’une anecdote pour arriver sur des scènes de face à face entre les protagonistes.

Un très bon film français et un des derniers bons en noir et blanc.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 848 abonnés 8 165 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2011
Cent mille dollars au soleil (1964) est l'adaptation de "Nous n'irons pas au Nigéria", un roman de Claude Veillot (paru en 1962). Aux premiers abords, le film nous fait penser au Salaire de la peur (1953), mais ce qui fait toute la différence ici, ce sont à la fois la prestation des acteurs, les splendides paysages magnifié par l’utilisation du Scope et du noir & blanc, une excellente initiative de la part de Henri Verneuil (Le Clan des Siciliens - 1969 & Peur sur la ville - 1975), sans oublier bien évidemment, les dialogues signés Michel Audiard. On a véritablement affaire ici à un western d’un nouveau genre, où les cow-boys et les cheveux sont remplacés par des routiers et des poids lourds. S’ensuit alors pendant près de 120 minutes, une chasse à l’homme en Afrique du Nord (au Maroc pour être précis).
Un film culte dans le paysage cinématographique français, qui avait fait grand bruit à l’époque (et qui peut en faire encore aujourd’hui, à cause de son côté colonialiste assumé). Un scénario très simpliste, mais agréable à voir et à entendre, grâce à l’écriture d’un Michel Audiard toujours aussi percutant et une belle brochette d’acteurs (Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura & Bernard Blier) qui nous entraîne dans leur road-movie qui fleure bon l’asphalte.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2008
Belmondo, Ventura et Blier dans le désert avec des dialogues de Michel Audiard? C'est un pur moment de bonheur!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le cinéma français est un art bourgeois confectionné par des bourgeois (comptez les auteurs de petite extraction sociale dans le métier) qui ne traite que de sujets bourgeois, jamais dérangeants pour le patronat et les dirigeants qui le contrôlent. Point de cinéma ouvrier (ou si peu) en tout cas un cinéma qui met en cause des gens au travail, dont le sujet serait le travail, ses conséquences sur l'homme, le rapport avec la hiérarchie, la contrainte, la peur du chef, l'aliénation.
Il ne s'agit pas exactement de ça dans 100 000 dollars au soleil, pourtant ce film a la vertu de nous décrire l'univers du travail avec ce qu'il comporte de sueur et de douleur, assez proche de La bête humaine de Renoir particulièrement dans le rapport qu'entretient Lino Ventura avec son camion, aussi charnel, aussi passionnel que celui qui liait Gabin à sa locomotive dans l'oeuvre inspirée de Zola.
La trame du film n'est pas tellement de savoir de quoi est fait ce chargement de 100 000 dollars, à qui il est adressé et pourquoi, il n'est qu'un prétexte à brosser le portrait de trois prolos – Ventura, Belmondo, Blier – au boulot, au volant de leur camion, dans un territoire décolonisé qu'on suppose être l'ex-Algérie française. Ce qui compte pour Verneuil et Audiard c'est le lien tripal qui unit Ventura le terrien à Belmondo le désinvolte en train de se faire la malle avec une fille. Ventura ne court pas après le chargement, mais après son copain. Le voir partir comme ça sans un mot sans un geste le blesse dans son amour-propre au point que dans la poursuite, le chauffeur expérimenté qu'il est se risquera à la mort plusieurs fois dans des corniches impraticables pour que son copain lui revienne.
Un cinéma ouvrier ce n'est pas simplement montrer des gars en grève, au travail ou en réunion syndicale, c'est aussi les montrer au bistrot. C'est prendre le temps de décrire leurs dérives absurdes à travers des blagues aussi indispensables à leur quotidien que leurs bulletins de salaire. Dans cet esprit, la très longue séquence où les compères déambulent dans le bled, passent d'un bar à l'autre, s'enivrent à coeur joie pendant que Bernard Blier part en cachette regarder une femme se déshabiller est un moment de cinéma plus que réjouissant où on nous montre combien ces ouvriers connaissent la saveur d'une bringue paillarde. Ils nous sont sympathiques ces gars-là, cependant Verneuil et Audiard évitent de sombrer dans l'écueil qui chercherait à nous faire croire que ces prolos sont vertueux. Une telle attitude condescendante envers ces petites gens a toujours été étrangère à Michel Audiard qui a dépeint avec une justesse et une vérité ces plébéiens-là, quitte à ulcérer ceux qui voulaient voir un cinéma prolétaire complaisant, totalement fantasmé. Verneuil et Audiard viennent tous les deux de ce prolétariat (peut-être une des raisons pour lesquelles ils ont tant été méprisés par la critique... bourgeoise elle aussi). Les camionneurs dont ils nous parlent, ils les connaissent bien, Verneuil nous les avait déjà présentés dans ce remarquable drame social que fut Des gens sans importance en 1956. Les prolos de 100 000 dollars au soleil sont aussi des affreux, des bas du front, des crétins, des maladroits, des égoïstes, bref des humains avec ce qu'il y a de meilleur et de pire. C'est justement ce pire que la critique n'a pas accepté, indignée par le comportement réactionnaire de personnages qu'ils auraient voulu unidimensionnels, seulement observés du côté de la grandeur de l'âme. Pour cette critique-là, la grivèlerie, la mauvaise foi, ou la connerie tout court n'existe pas chez ces classes populaires (qu'ils ne connaissent pas) et qu'ils veulent supérieures au commun des mortels.
On ne mesure pas à quel point les dialogues d'Audiard, au-delà de leur pittoresque, recèlent quelques vérités pas souvent bonnes à dire. Quand Belmondo, sûr de pouvoir garder le magot, dit à Ventura " Dans la vie c'est toujours les emmerdes qu'on partage, jamais le pognon " la situation renvoie un peu à l'attitude d'un des personnages du Smic Smac Smoc de Claude Lelouch qui dès qu'un espoir pécuniaire se présente envoie vite promener cette soi-disant solidarité ouvrière prêchée par les théoriciens de la révolte de classes.
Il en est de même de cette réconciliation de dernière minute entre Ventura et Belmondo. Elle a lieu parce que la fille est partie seule avec l'argent. Qu'en serait-il si Belmondo était partie avec elle ?
Au-delà du portrait sans concession de ces quelques prolos, il y a avant tout un film de Verneuil qui, quoi qu'on en dise, reste encore pour beaucoup de cinéphiles un nom qui prête à sourire. Il faudra encore du temps pour le reconnaître comme un auteur dans le sens où des préoccupations communes relient tous ces films, des thèmes tels que la double identité (ici celle du personnage joué par Réginald Kernan) de l'homme qui se cherche une famille ou qui n'arrive pas à la quitter (ici Belmondo qui veut échapper à l'emprise étouffante de Ventura)
Il faudra également se pencher sur sa manière de faire de la mise en scène. Juste quelques exemples : Un autre metteur en scène aurait expédié en deux plans la scène où Bernard Blier monte sur des caisses de bière pour regarder une femme se déshabiller. Verneuil décrit la scène en détail, nous racontant ainsi toute l'histoire du personnage, les rapports qu'il a avec ses collègues mais aussi l'histoire de Bernard Blier acteur, sa mythologie. La manière aussi dont il filme les camions, comme des êtres vivants, les coups sur la carrosserie comme des plaies sur des corps, l'huile qui pisse d'un moteur comme une hémorragie. L'utilisation de la magnifique musique de Delerue qui traduit merveilleusement la colère de Lino Ventura et son constant épuisement à poursuivre son ami à travers le désert... C'est aussi l'hitoire du passage de relais entre une génération d'acteurs et une autre à travers un thème de trahison identique à celui que nous décrivait Jacques Becker dans Touchez pas au grisbi.
Tout ça filmé dans un scope noir et blanc sublime, malheureusement le film n'est pratiquement visible que dans sa version colorisée recadrée. Espérons une version complète dans son format d'origine.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2016
Un "western sur roues". Une course-poursuite dans le désert est l'occasion de réunir un sacré trio d'acteurs. Pas beaucoup de psychologie, c'est un film d'action assez linéaire qui bénéficie quand même de dialogues excellents et souvent drôles. L'originalité vient du fait que les protagonistes sont amis... "Quand je pense qu'on a failli avoir des mots"!!!!!!
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2018
Un chef d'oeuvre. Un très beau film français d'Henri Verneuil . De très beaux rôles pour Jean-Paul Belmondo , Lino Ventura , Bernard Blier. Un très beau long métrage d'aventure.
Coach Jordano
Coach Jordano

23 abonnés 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2018
Ce film est juste une pure merveille... des acteurs fantastiques au sommet, un scenario bien ficelé et des dialogues de génie! A voir et revoir sans modération
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2012
Henry Verneuil a signé avec CENT MILLE DOLLARS AU SOLEIL l’un des plus cultes des films d’aventures français. Ce qui fit sa renommée, ce ne sont ni son scénario relativement simple ni la belle qualité de l’imagerie en noir et blanc mais incontestablement les performances de Belmondo, Ventura et Blier qui sont tous les trois aussi irrésistibles quand ils s’échangent les dialogues rédigés par un Michel Audiard en pleine forme. Quoi qu’il en soit, les course-poursuites à travers le désert saharien et la bagarre finale sont de grands moments spectaculaires qui resteront gravés dans l’histoire du cinéma populaire hexagonal.
rayonvert
rayonvert

32 abonnés 253 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2012
Des dialogues épatants au service d'un scénario qui fait du surplace. Embêtant pour une course poursuite de poids lourds. bertran Blier est magistral et l'on recherche ses apparitions. Le film a terriblement vieilli et l'on est gêné par sa vision colonialiste.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2015
Dans ce genre de film avec de tels acteurs, il y a toujours des dialogues et des petites anecdotes extraordinaires et dont on sent une authenticité certaine. Le début avec la tournée des bars entre chauffeurs est fendard. Même les dialogues et les scènes suivantes sont terribles, avec parfois une petite musique comique, notamment l'arrivée du bavard Bernard Blier auprès du camion de Lino Ventura ensablé. On n'en fait plus des comme ça :( Tout est bon !
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2021
Jean-Paul Belmondo et Henri Verneuil auront tourné huit films ensemble sur près de 25 ans. Le réalisateur avait dirigé l’anti-héros d'« A bout de souffle » (Jean-Luc Godard en 1960) dans le cinquième sketch de « La Française et l’amour » puis sur le célèbre « Un singe en hiver » où Belmondo avait fait la connaissance de Jean Gabin pour aboutir à un chef d’œuvre incontournable tiré de l’œuvre d’Antoine Blondin. Ils se retrouvent donc en 1964 alors que Belmondo vient tout juste d’achever « L’homme de Rio » avec Philippe de Broca. un autre de ses réalisateurs fétiches. De son côté Lino Ventura a lui aussi déjà travaillé avec Henri Verneuil dans « Les lions sont lâchés » en 1961. Quant aux deux acteurs, ils étaient réunis sur le plateau de Claude Sautet pour « Classe tous risques » (1960). Autant dire que tout ce petit monde est alors en proximité. On ne parlera pas de Michel Audiard qui est alors partout et notamment au générique de trois des films précités. Il connaît d’autre part très bien Henri Verneuil. Cette réunion au sommet puise sans doute ses sources dans l’envie de retrouver l’ambiance d’ « Un Taxi pour Tobrouk » (Denys de La Patellière en 1961 avec Lino Ventura) à laquelle on injecterait un soupçon du suspense du « Salaire de la peur » (Henri-Georges Clouzot en 1953), le tout teinté d’une bonne dose de dérision, façon "Les tontons flingueurs" (Georges Lautner en 1963), qui brandirait en étendard la présence du génial Bernard Blier. On l’aura compris, le film se passe dans le désert saharien, (le film est tourné au Maroc) où la confrérie des camionneurs est soumise à la dure loi de « la Betterave ». La betterave comme le sobriquet donné au patron diabétique de la compagnie de transport de marchandises qui règne en maître sur cette vaste région, interprété par un Gert Fröbe génialement explosif et grandiloquant en grande gueule qui dirige tout son monde à la schlague. L’entrée qui emprunte beaucoup à la dramaturgie du « Salaire de la peur » place le film sur les bons rails. Une course poursuite s’engage entre Rocco (Jean-Paul Belmondo) qui s’est emparé d’un chargement précieux que «La Bettererave » destinait à un conducteur novice et « Le Plouc » (Lino Ventura) à ses trousses payé pour le retrouver et ramener le précieux chargement. Sur les interminables pistes du désert marocain, les camions roulent seulement arrêtés par les avatars de la route qui sont l’occasion de l’entrée en scène d’un Bernard Blier absolument génial en routier libidineux, débitant le jargon d’Audiard comme personne. Le saccage d’un relais d’essence tenu par le trop méconnu Pierre Mirat, constitue de même un intermède très réjouissant. Mais la route est longue et Henri Verneuil comme quelquefois « Rocco », semble s’endormir au volant, peinant à relancer l’action de son film qu’il a sans doute eu tort d’étirer sur plus de deux heures. Il tente de s’en sortir en injectant une pointe de suspense dans le dernier tiers mais sans grande conviction. Le film reste donc sympathique mais semble malheureusement de nos jours, un peu atone. Un manque de rythme plutôt rare chez Henri Verneuil. On notera la présence de la très accorte Andréa Parisy qui trompera tout son monde.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2013
J'aimerais mettre "le meilleur de Verneuil" sauf qu'il y en a d'autres (Mélodie en sous-sol; Un singe en hiver, etc.). Tout y est: humour, répliques cultes, bande originale... Réunion de dinosaures du cinéma de l'époque et c'est réussi; ce qui est franchement loin d'être toujours le cas aujourd'hui. A voir absolument. Le meilleur de Verneuil.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 852 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2023
« Et pis, confidence pour confidence, tes comptes sont un peu truqués. Pendant quinze ans, qu’est-ce qu’on a partagé ? Des routes pourries, de la poussière et des coups durs. Jamais rien d’autre. Dans la vie, on partage toujours la merde, jamais le pognon. »

Adapté et scénarisé par Henri Verneuil lui-même, Marcel Jullian et Michel Audiard (pour les dialogues), Cent Milel Dollars au Soleil est l’occasion pour Verneuil de retrouver Jean-Paul Belmondo (Un Singe en Hiver, 1962, déjà avec Audiard), Lino Ventura (Les Lions Sont Lâchés, 1961… avec Audiard) et Bernard Blier (Le Président, 1961… Vous avez compris!) D’ailleurs, on compte neuf collaborations entre Verneuil et Audiard depuis L’Ennemi Public n°1 (1953) jusqu’aux Morfalous (1984).

Belmondo, donc, encore jeune et déjà Bébel, Ventura phénoménal, Blier drôle en sauveteur ironique, tous trois irréprochables chacun dans son rôle, mais aussi Gert Fröbe en patron gras, diabétique et suant, malsain en diable, Reginald Kerman et, surtout, la trop rare Andréa Parisy, voilà pour la distribution, complétée par une multitude de figurants arabes, hélas non crédités, qui donnent le ton exotique à ce grand film d’aventure en forme de course poursuite dans le désert.

S’ils sont rares, les films mettant des camions à l’honneur ont toujours une certaine aura, qu’il s’agisse du Salaire de la Peur (Henri-Georges Clouzot, 1953), de Gas-Oil (Gilles Grangier, 1955, scénarisé par Audiard, ben tiens!), de Duel (Steven Spielberg, 1971), du Convoi (Sam Peckinpah, 1978), ou d’Over the Top (Menahem Golam, 1987) et témoignent souvent d’une réelle efficacité scénaristique. Avec un humour très audiardesque (bitures, bagarres, cynisme, machisme, répliques, bref, une histoires de bonshommes), celui-ci ne déroge pas à la règle. Les scènes de poursuite directe à travers une Afrique du Nord imaginaire et pourtant bien réelle (ah, comme on regrette que le film ne soit pas en couleurs!) sont haletantes, les péripéties diverses permettant d’équilibrer le récit.

Dans ces décors, on pense aussi aux westerns, genre non français par excellence, pourtant. L’image, les variations de la caméra et des plans spoiler: (la bagarre finale est tout simplement d’anthologie)
, la musique énergique de Georges Delerue, tout contribue à cette sensation d’un autre monde, d’un film finalement bien éloigné des standards du cinéma français de l’époque et des audiardises en particulier, généralement concentrées sur Paris ou dans des villes de Province.

Au final, ce Cent Mille Dollars au Soleil, dont le chargement n’est qu’un MacGuffin, est une magnifique fresque d’aventure, avec peu de personnages mais des personnages bien typés, dont les liens sont ambivalents, entre concurrence et amitié, combats de coqs incessants. Un film d’aventure atypique qui, effets spéciaux mis à part, tient encore la dragée haute aux productions actuelles durant deux heures (durée rare pour les films français de l’époque) grâce à son rythme, ses dialogues et ses interprètes. Une réussite.
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