Si on apprécie le Noir et Blanc, il reste un peu fade, et donc il atténue forcément la force des images en ce qui concerne les paysages marocains. Pour la musique, on a connu Delerue un peu plus inspiré. Sans être complètement râté ces deux paramètres restent plutôt décevants. Heureusement Verneuil lui est inspiré avec des cadrages peu académiques et un bon tempo qui se doit d'être partagé judicieusement entre Bébel, Lino et Blier. En prime, évidemment les dialogues avec quelques passages devenus cultes signés Audiard. Site : Selenie
Michel Audiard aux dialogues, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura dit « Le Plouc » et Bernard Blier au casting, Henri Verneuil a su s’entourer des meilleurs talents de l’époque pour réaliser Cent milles dollars au soleil. Tourné en noir et blanc dans le désert marocain, le film dévoile une sorte de western où les chevaux auraient été troqués par des camions. On peut également percevoir dans ce film une réponse d’Henri Verneuil au Salaire de la peur réalisé une décennie plus tôt par Henri-Georges Clouzot. Quelques répliques bien senties signées Michel Audiard et la musique de Georges Delerue viennent relever une réalisation maîtrisée mais classique et un scénario linéaire non dénué de quelques longueurs. Le portrait non complaisant de ces trois ouvriers pas spécialement vertueux sur les terres d’une ancienne colonie française vaut aussi pour son réalisme niché dans quelques répliques pas uniquement pittoresques…
« Dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon » Voilà la réplique qui résume parfaitement cette comédie. Sans m'avoir totalement conquis, je garderais un bon souvenir de ce film, je retiendrais la scène du début avec Bebel, Ventura et Blier sous l'emprise de l'alcool, une scène vraiment très drôle. Je retiendrais aussi comme dans tous les films ou il a participé, les dialogues de Michel Audiard, les arrivées de Bernard Blier après les mésaventures de Lino Ventura, les diverses castagnes. Un bon film, ni plus, ni moins.
Scénario simple, mais quel divertissement!!! Et des acteurs extraordinaires. Une belle course poursuite en camion dans le désert opposant deux légendes du cinéma Francais Belmondo/Ventura. Et beaucoup de répliques culte. "Dans la vie on partage toujours la merde jamais le pognon"
Des monstres sacrées du cinéma s'affronte dans cette passionnante course poursuite au milieu de superbes arides paysages africain. Pimenté par les savoureux dialogues du maître Audiard et la légendaire partition musicale de Georges Delerue, Henri Verneuil signe là un nouveau coup maître avec ce grand classique qui n'a pas pris une ride depuis sa sortie.
Audiard,Verneuil,Ventura,Belmondo et Blier(père)quel cocktail!!un film d'homme!mais surtout des répliques inoubliables!un moment rare et béni du cinéma français
Un film d’aventures à la française servi par quelque grands noms de l’époque. Dans des décors naturels superbes, Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo, baroudeurs des temps modernes, se livrent à une course-poursuite sur fond d’amitié virile. Le rythme excellent et sans temps mort, les intermèdes humoristiques réguliers, et la réflexion sur le pouvoir de l’argent et ses conséquences, donnent un relief particulier à l’ensemble.
Non seulement la "course" poursuite en camion qui dure les trois quarts du film est tres enuyeuse mais en plus on doit supporter belmondo qui est plus insupportable que jamais d'arrogance (il est beau, fort, et très intelligent). Je trouve aussi ce film tres meprisant envers la communauté maghrebine.
Quel plaisir de voir Belmondo et Ventura, si drôle, dynamique et charismatique dans un film d'aventure taillé pour eux. Certes, l'intrigue reste simple mais c'est justement ce point qui fait tout le charme de ce film, sublimé par des acteurs formidables qui restent gravés dans la mémoire collective et qui ne trouvent toujours pas d'égal de nos jours. De plus, le côté aventurier du film est totalement réussi, fait de courses poursuites poussiéreuses et de bagarres cultes. Bref, malgré la cinquantaine d'année qui nous sépare de sa sortie, ce film reste un modèle du genre et nous fait profiter de la belle époque du cinéma des années 60, simple, divertissant et hilarant grâce aux dialogues inégalables de Michel Audiard et ses acteurs cultissime. Respect à Monsieur Belmondo et Ventura qui nous feront toujours rire. Quel nostalgie! Pour finir, certains critiques et chicaneurs professionnels pourront reprocher la simplicité du film ainsi que son côté colonialiste mais s'il vous plaît, sachez appréciez ces films à l'ancienne qui ne sont évidemment pas à prendre au sérieux!
Une fois enlevé les scènes et dialogues ultra misogynes, homophobes ou racistes, il ne reste guère plus que de l'action plutôt ennuyeuse et un scénario pas très fracassant...
Cent mille dollars fait parti des meilleurs films dialogués par Audiard. Les répliques sont excellentes,elles le sont d'autant plus dit par des acteurs tel que Blier,ventura,Belmondo. Cette course poursuite dans le désert est le reflet d'une autre époque,celle du colonialisme. Si le film est bon Verneuil n’empêche pas de se répéter,ce qui embourbe son action. Enfin c'est tout de même avec une certaine délectation que l'on savoure la mise en bouche des ces dialogues hilarant.
Voilà un film dont le choix du noir et blanc est une grave erreur à mon goût car la réalisation est plutôt très bien maîtrisée mais l'absence des couleurs nous prive de goûter pleinement aux péripéties sud marocaine de Belmondo et Ventura. Outre une poursuite incroyable et trépidante sur les hauteurs désertiques entre les camions des deux acteurs (qui a sûrement eu une forte répercussion sur le travail de Spielberg pour le film Duel en 1971), je peine à m'enthousiasmer pour ce classique dont j'attendais beaucoup plus.
On tente le coup histoire de retrouver le parfum des films du Dimanche soir de notre enfance et puis on est vite assailli par le fumet déplaisant d'un racisme colonialo-paternaliste ou les indigènes sont nécessairement paresseux et et arriérés., sans compter son adjuvant naturel , la misogynie crasse ou les femmes sont des garces ou des potiches à la disposition des hommes , des vrais ; le tout ou en arrière-plan, aucun cliché exotico-orientaliste ne nous sera épargné. A l'heure ou les rues et le paysage s'embrunissent, un film plutôt de saison.
Des monstres sacrées du cinéma s'affronte dans cette passionnante course poursuite au milieu de superbes arides paysages africain. Pimenté par les savoureux dialogues du maître Audiard et la légendaire partition musicale de Georges Delerue, Henri Verneuil signe là un nouveau coup maître avec ce grand classique qui n'a pas pris une ride depuis sa sortie.