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titusdu59
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4,5
Publiée le 19 juin 2011
Voilà un film d'aventures comme je les aime! Du suspense, de l'action, des rebondissement rocambolesques, de l'humour... Que du plaisir! Et si ce n'était que cela... Paysages naturels superbes, que dis-je, magnifiques, réalisation soignée et qui a peu vieilli, noir et blanc utilisé judicieusement, très bons acteurs, de premier et de second plan (Excellent Bernard Blier!), Delerue signe un nouvel exploit musical un an après sa prouesse pour "L'homme de Rio"... Bon, évidemment, le film est pas ce qu'il y a de plus crédible, et l'argot de l'époque passe aujourd'hui beaucoup moins bien, mais "Cent mille dollars au soleil" est bel et bien un régal audiovisuel très accessible (dur, très dur de ne pas aimer ce film!), où les répliques cultes signées Audiard sont à profusion. Un excellent divertissement.
De l'aventure simple et divertissante.....un bon moment de cinéma français grâce au trio Belmondo/Ventura/Blier , a la mise en scène de Verneuil et aux dialogues époustouflant d Audiard.
Des dialogues croustillants, une aventure divertissante, des acteurs splendides... (L. Ventura terrible, J-P Belmondo et B. Blier, très drôle...) Dommage que la fin ne soit pas à la hauteur et nous laisse sur notre... faim !
Je vois pas en quoi celà pose problème qu'il soit en noir et blanc, de plus la version colorisée est affreuse et de plus c'était peut être pas une question de choix mais de moyens, j'en connais pas beaucoup de films français en couleur avant 1964, c'est pas Hollywood. C'est vrai qu'il aurai pu être en couleur mais d'origine. Quant au film je cherchais des défauts, j'ai pas trouvé. Une époque ou on pouvait encore faire les choses convenablement, il illustre bien l'époque et ces milieux là, les dialogues sont impeccable évidement, les acteurs très bon dans leur rôles, ... aucun défaut pour moi.
Grand divertissement populaire mené par de très bons acteurs,on passe un très bon moment devant ce très bon film,avec une très bonnes fin. Je mettrais à ce film un 16,25/20.
Ah, le virilisme des années 60...qui s'exprime ainsi sans retenue...avec une bonne dose d'homophobie...des femmes qui trompent ou jouent les pots de fleurs soumis...et un colonialisme triomphant au pays d'autochtones passablement arriérés! Si c'est cela la quintessence du cinéma français, j'en suis navrée! Ces positions idéologiques posées, les dialogues sautillent avec truculence dans les bouches amusées d'un casting de qualité (quoi que Belmondo cabotine) et la réalisation tente d'insuffler du dynamisme à une narration parfois ronronnante, d'autant plus dénuée de suspense que les personnages ne sont guère attachants ou touchants! Dépassé!
"Cent mille dollars au soleil" nous rappel que l'on peut faire des bons films sans trop se prendre la tête. A condition, comme ici, d'y mettre une grosse pincée d'humour.
Ce tout mauvais film signé Henri Verneuil apporte la preuve qu'à un moment ou un autre chacun est capable du pire. A commencer par le réalisateur, également auteur de Mélodie en sous-sol ou de Un singe en hiver, qui n'est ici qu'au service exclusif de Belmondo, en crétin arrogant tel que l'aimait le public de l'époque. Mais aussi les acteurs, au premier rang desquels Lino Ventura en faire valoir ridicule du précédent ou Bernard Blier qui se caricature lui-même. Et comme si cela ne suffisait pas, la photo en noir et blanc (sublime pour certains !...) qui passe à côté des coloris du Sud marocain, la bande son(faut-il parler de musique ?) signé Georges Delerue, généralement mieux inspiré (exemple, Dien Bien Phu) viennent encore aggraver les dégâts. Mais la palme (d'or ?) revient, sans la moindre hésitation, au racisme qui baigne l'ensemble du film, traversé par des "indigènes" montés sur des bourricots, des femmes pliées sous des charges démesurées et à chaque instant des Marocains traités comme des esclaves par des européens d'essence supérieure (Belmondo ?!!!). La preuve que le public des années soixante n'était vraiment pas exigeant.
Ah ben en voilà du bon cinoche bien franchouillard de nos aïeux. Tandis que ma génération arrive à la vingtaine en se coltinant du cinéma d'auteur, des niaiseries qui nous font des balades touristiques à travers Paris, quais de Seine, Montmartre, Sacré Coeur, je t'aime moi non plus, elle m'a embrassée faisons en un film etc... Bien avant tous ces long-métrages produit par l'office de tourisme de Paris et à destination des 60 millions de français improvisés touristes japonais, il y avait ce genre de film, sans aucune prétention, pouvant traité de sujets divers, dramatiques ou plutôt portés sur la rigolade comme celui-ci notamment. J'ai pas vu tout ce qu'ont pu faire les Gabin et autres Lino, mais ce film est celui qui m'a fait le plus rire avec "Touchez pas au grisbi" malgré les décennies qui me séparent de cette époque. Le trio Lino - Blier - Belmondo est fabuleux, chaque personnage a une personnalité bien trempée, l'histoire est plutôt banale mais ça marche car les dialogues sont absolument parfaits tant ils respirent les rues du 18ème, ça sent vraiment le titi parisien à plein nez au beau milieu du désert marocain. Ca rigole, ça boit un coup, ça repart et ça s'chataigne. En bref, du bon cinoche à l'ancienne, toujours très agréable à voir.
C'est avec plaisir que j'ai enfin l'occasion de découvrir ce classique du film d'aventures français. Et je n'ai pas été déçu ! "Cent Mille Dollars au soleil", c'est l'histoire d'une course-poursuite entre camionneurs dans le désert marocain. L'insolent Rocco (Jean-Paul Belmondo) ayant volé une cargaison précieuse et un camion flambant neuf. Il sera pourchassé par son vieil "ami" cogneur (Lino Ventura), et un nouveau venu au passé sombre. Tandis qu'un collègue narquois (Bernard Blier) viendra régulièrement mettre son grain de sel. Avec en bonus Gert Frobe en patron bien vicieux ! S'il y a quelques scènes d'action, ce n'est clairement pas l'intérêt principal du film. Qui s'attache plutôt à ses personnages, les faisant en permanence osciller entre la rivalité et la camaraderie, avec une certaine légèreté. Le fait que chaque acteur soit impeccable dans son personnage aide évidemment (ou est-ce justement que les personnages ont été ré-écrits pour bien coller à leurs interprètes ?). Et tout cela sans vrai antagoniste ni héros, ce qui est un tour de force narratif ! Par ailleurs, un vrai parfum d'exotisme se dégage du film, tourné en décors naturels. Les montages, le sable, les routes dangereuses : Henri Verneuil exploite cette environnement magnifique pour livrer quelques très belles scènes. Avec en primes plusieurs plans inspirés. Même si la photographie noir & blanc est soignée, j'avoue regretter un poil que le film n'ait pas été tourné en couleur, afin de réellement profiter des étendues désertiques. J'ignore si le noir & blanc était un choix ou une obligation technique/budgétaire, toujours est-il qu'il a visiblement été bien pratique pour les scènes "nocturnes" filmées en nuit américaine... Cet exotisme se traduit aussi par un portrait sans fard du Maroc à peine décolonisé. Sans doute politiquement incorrect s'il était tourné de nos jour, le film donne un aperçu de l'atmosphère de l'époque ! Avec en prime la jolie musique de Georges Delerue, "Cent Mille Dollars au soleil" est réellement un beau film d'aventure et de camaraderie. Qui fait parfois un peu penser au grand classique "Le Salaire de le Peur". Et évidemment, vu d'aujourd'hui, l'idée d'avoir une course poursuite entre camion dans le désert pour un chargement précieux, fait "furieusement" penser à "Mad Max : Fury Road" (!).
Castagliano (Gert Fröbe), le directeur d’une compagnie de transport installée dans le Sud marocain a embauché un nouveau chauffeur pour lui confier la responsabilité d’un poids lourd à la cargaison mystérieuse. Flairant un bon coup, Rocco (Jean-Paul Belmondo), un autre routier, en prend le volant et s’enfuit avec le précieux chargement en compagnie de Pepa (Andréa Parisy), sa maîtresse. Fou de colère, Castagliano missionne Marec (Lino Ventura) pour le rattraper. S’engage une course poursuite dans l’Atlas marocain.
"Cent mille dollars au soleil" est un film archétypique du cinéma de Henri Verneuil qui lui vaudra d’être voué aux gémonies par les cinéastes de la Nouvelle Vague. Un « cinéma à la papa » qui louche du côté de la série B, dont les lourds relents machistes et racistes scandaliseront les wokistes les plus sourcilleux. Dans le genre, "Cent mille dollars au soleil" pousse le bouchon vraiment très loin, dont les héros machos considèrent chaque femme et chaque Arabe qu’ils croisent avec un paternalisme d’un autre âge.
Henri Verneuil a su s’entourer des plus grandes stars françaises : Fernandel ("La Vache et le Prisonnier", près de neuf millions de spectateurs à sa sortie en 1959 et combien de rediffusions à la télé), Gabin ("Le Président", "Un singe en hiver"), Delon ("Mélodie en sous-sol", "Le Clan des siciliens"), Montand ("I… comme Icare"), Dewaere (Mille milliards de dollars) mais aussi Belmondo avec lequel il ne tourne pas moins de huit films qui sont – presque – tous des succès, ou Ventura. Aucune femme ou presque dans ce cinéma viriliste où elles sont réduites aux rôles de maman ou de p...ain. À la musique Georges Delerue. Aux dialogues Michel Audiard dont certaines répliques sont devenues mythiques : « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent » ou encore « Dans la vie on partage toujours la merde, jamais le pognon ».
Le scénario du film, ses personnages, ses décors rappellent furieusement "Le Salaire de la peur". Sa dernière scène, tournée à Marrakech, est entrée dans la légende. Quand j’avais treize ans, je me souviens être allé dans le cinéma de ma petite ville de province voir "Les Morfalous" et l’avoir adoré. Je ne connaissais pas encore "Cent Mille dollars…." dont Les Morfalous constitue la lointaine et pâle resucée.
100 000 dollars au soleil c’est un peu le salaire de la peur version comédie. C’est des dialogues d’Audiard avec un duo Belmondo, Ventura exceptionnel avec en plus un Blier en second rôle. Les scènes de courses poursuites avec les camions sont vraiment réussies pour les années 60. En plus sans le vouloir le film montre les affres de la colonisation, le mépris pour les populations locales, le pillage sans vergogne des ressources pour l’argent. Un film qui a réussi a traversé le temps.
Le dépaysement est garanti par le désert marocain, et l'aventure des camionneurs Marec (Ventura) et Rocco (Belmondo) est en proportion des (modestes) ennuis mécaniques et cascades de leurs véhicule respectifs sur les routes sahariennes, le premier poursuivant le second qui a volé un mystérieux chargement. Henri Verneuil réalise cette comédie d'action à son habitude: platement. Il se repose sur les interprètes et les dialogues de Michel Audiard. Soit. Mais, suivant un scénario pas très inventif et parce que l'aventure n'est pas précisément périlleuse (rien à voir avec "Le salaire de la peur"), le récit de Verneuil s'enlise aussi implacablement que le camion de Lino Ventura dans le sable du Sahara. Souvent on a l'impression que le film s'arrête pour laisser les acteurs, Ventura, Blier et Belmondo s'échanger les formules (plutôt rigolotes) d'Audiard. L'aventure ne décolle jamais, coincée entre des péripéties automobiles sans relief et la l'éloquence envahissante d'Audiard, lequel nous refait le coup, un peu usé, de la cuite phénoménale ("Un singe en hiver", "Les tontons flingueurs"). Le plus amusant, en définitive, ce sont les quelques sarcasmes de Mitch-Mitch (Bernard Blier, en routier rondouillard et lubrique) à l'adresse d'un Ventura exaspéré.
C'est un film d'homme avec L. Ventura et J.P. Belmondo qu'on ne voit pas souvent dans les mêmes films, bien qu'il n'y ait pas tout à fait une génération complète entre les deux. Il y aussi B. Blier, jeune et fringuant qui joue un vrai rôle de camionneur aussi mais à sa façon, moins en force mais plutôt côté humour et blagues pourries. De plus, à chaque apparition de son camion à l'écran, on a la droit à une petite musique spéciale de G. Delerue, pas la meilleure à mon goût. Ce film rappelle un peu le Salaire de la peur, car c'est un road movie en camion aussi, et pas n'importe quel camion d'après ce que j'ai pu lire. Bref le scénario est un peu moyen, il manque un petit truc en plus, pour faire monter le suspense et la tension, mais ce n'est pas mal. Un classique du film français à (re)voir.
Une bonne petite comédie française à l'ancienne tourné en noir en blanc et dotée d'une bonne réalisation signée Henri Verneuil. Le scénario est assez classique mais s'étire parfois en longueur et c'est l'ensemble du film qui s'étire parfois trop en longueur. Heureusement, les acteurs sont très bons et charismatiques, Belmondo est un sacré rigolo qui se prend pas au sérieux contrairement à Lino Ventura très sérieux mais qui se lâche vers la fin. Bertrand Blier est joyeux lui aussi, bien sympathique. L'humour n'est pas à tomber mais les dialogues signés Michel Audiard sont délicieux et se laissent déguster, plein de petits clins d'oeils, de sous-entendus et de répliques plutôt énormes ! Bref c'est pas un grand film mais c'est un petit moment sympathique, à l'ancienne et avec un brin de dépaysement a la vue de certains paysages du désert très beaux ! C'est juste bien.