Ma cinquième incursion dans la filmographie d'Henri Verneuil pour un ensemble que l'on pourrait aisément placer au carrefour entre "Le salaire de la peur" d'Henri-Georges Clouzot pour sa pour son road-movie en camion dans une contrée inhospitalière, perdue et "Le trésor de la Sierra Madre" avec Humphrey Bogart pour son récit d'aventures autour d'une cargaison coûteuse nimbé d'un soupçon de "Mad Max, fury road" pour sa longue course-poursuite au coeur d'un désert semé d'embûches qui va faire appel à l'ingéniosité des personnages. Entre la mise en scène de Verneuil, la verve des dialogues de Michel Audiard et ses protagonistes magnifiquement écrits et portés par les plus grands acteurs français de leur époque, Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo, un long-métrage tout simplement génial, au ton tragi-comique truculent, légèrement cynique et impeccablement accrocheur malgré un dernier segment un peu long.
Beau casting, trois immenses acteurs aux tops de leurs formes, pour ce road movie a travers le désert. Lino Ventura chahuté et charriė par ses collègues donne une note toute particulière a ce film. Entre dialogues magistrales et aventures, c'est tout bon.
Classique un peu oublié du cinéma français, "Cent mille dollars au Soleil" est avant tout un film à l’ancienne qui fleure bon le machisme et l’amitié virile sous le cagnard africain (les paysages sont d’ailleurs superbes). La recette est à peu près la même que pour tous les grands films des années 60, c’est à dire Henri Verneuil aux commandes (de toute façon c’était soit lui, soit Georges Lautner), une BO somptueuse (Georges Delerue à la baguette), Michel Audiard aux dialogues (parmi les pépites du film, on retiendra l’excellent "il avait sa bonne femme avec lui une grande blonde avec des yeux qui avaient l'air de rêver et un sourire d'enfant...une salope quoi ! " ou le culte "Quand les types de 130 kilos disent certaine choses, ceux de 60 kilos les écoutent") et un casting en or massif avec un Jean-Paul Belmondo tout en charme et en décontraction, un Lino Ventura parfait en gros dur, un Bertrand Blier hilarant en dépanneur providentiel (il s’accapare d’ailleurs la plupart des meilleures répliques) sans oublier Gert Frobe en patron tyrannique (seul Reginald Kernan ne m’a pas particulièrement emballé mystérieux copilote). Quant au scénario, il faut saluer l’idée d’avoir fait de Bébel le "méchant" de l’histoire (ou plutôt le sympathique voleur) poursuivi par son meilleur ami qui est également son grand rival, le tout dans une ambiance légère propice aux scènes décalées (la discussion entre Marec et Angèle qui veut savoir si on la prend pour une putain est un moment d’anthologie) et aux bons mots. On pourra toujours reprocher au film quelques longueurs (l’affrontement final notamment) et des scènes de poursuites en camion pas forcément impressionnantes de nos jours mais la nostalgie des films d’antan fait oublier ces petits défauts.
Fut un temps où le cinéma français n'avait pas peur de faire des films d'aventures cocoricos plutôt que d'imiter grossièrement le modèle américain. "Cent Mille Dollars au Soleil" en est un parfait exemple, film d'aventures franchouillard qui ne s'excuse jamais de son audace et qui a un demi-siècle d'avance sur la plupart des films français du même genre qui sortent aujourd'hui.
Ce classique des années 60 est une aventure à l'ancienne, véritable western en camion, dans la sueur, le camboui et la douleur. En dehors des mouvements de caméra et des effets spéciaux "d'époque" le talent de Verneuil et la restauration récente du film laissent des images N&B d'excellente qualité. Le casting est bien sur exceptionnel avec un Belmondo en cavale aussi drôle que désinvolte, poursuivi par un Lino Ventura également très charismatique. spoiler: L'amitié sera plus forte que la poursuite de la gloire et de la richesse pour ces deux-là, mais il leur faudra souffrir pour le réaliser ;)
Aahhh, ce bon vieux cinéma Français de l'époque des Gabin, Delon, Belmondo, Bourvil, De Funés, Montand, Ventura, ce cinéma populaire d'autrefois qui faisait fleurir notre patrimoine national, je l'adores et le savoures à chaque rediffusions télévisées!!! C'est le cas avec un film que j'ai vu par hasard qui s'appelle "Cent mille dollars au soleil", réalisé en 1964 par un maitre du cinéma Français, monsieur Henri Verneuil et écrit par un génie des dialogues hilarants qui font mouches, monsieur Michel Audiard. Je qualifierais ce film comme "Le salaire de la peur" d'Henri Georges Clouzot avec plus de pointillés sur le coté divertissement. Le film se passe dans les régions et collines assez pauvres d'un pays Arabe avec des chauffeurs routiers qui se font une course poursuite aprés que l'un d'eux est dérobé un camion qui est trés chère à l'employeur. J'ai pas mal adhéré au film au ton assez comique avec des images bien faits et une superbe musique orchestrée. Le film fait penser au cinéma de Steven Spielberg bizzarement notamment les "Indiana Jones" pour le coté look vestimentaire et au niveau du cadrage (peut etre que je suis le seul a penser ça (rire)). On prend plaisir à suivre les aventures de Rocco, Plouc et compagnie, brillaments interprétés par le talentueux Jean-Paul Belmondo et le costaud pete sec Lino Ventura. Mais la surprise du film vient d'un second role qui m'a fait plier en quatre à chacune de ses apparitions, c'est Bernard Blier en dépanneur. Voila un film que l'on prend plaisir à voir et un genre de cinéma populaire qui manque de nos jours dans le cinéma Français.
S'il n'est pas toujours d'une très grande finesse, Cent mille dollars au soleil, qui fait penser par certains aspects au Salaire de la peur, se laisse regarder avec le plus grand des plaisirs. Il faut dire que beaucoup d'ingrédients de qualité y sont réunis. La mise en scène de Henri Verneuil est magistrale, et les plans larges sur le désert marocain sont magnifiques. Les dialogues, cultes, sont signés Michel Audiard. Et quel plaisir de retrouver autant de grands acteurs dans une même séquence – mention spéciale au drôlissime Bernard Blier. Un bon divertissement.
Un grand film d'aventure français à l'ancienne, bien mis en scène par Henri Verneuil qui constitue un bon moment de cinéma. L'histoire s'étire légèrement en longueur et les rebondissements ne sont pas toujours bien dosés. Néanmoins dans l'ensemble cette histoire de courses-poursuites entre 2 amis est plutôt divertissante et riche en humour. Les dialogues sont d'une qualité très au dessus de la moyenne ( signés Audiard évidemment!) et certaines répliques parsemées ci et là sont mémorables. Les acteurs s'en donnent à cœur joie. Car l'autre point fort du film est le duo d'amis/ennemis Jean-Paul Belmondo – Lino Ventura qui en impose tous les deux par leur charisme et leur aisance. Sans oublier Bernard Blier en second rôle. Malgré le noir et blanc, cette poursuite dans le désert s'avère également dépaysante et la scène finale est filmée dans un très beau cadre. Le twist final peut être deviné bien avant la fin mais qu'importe, il s'agit d'un bon film de divertissement qui remplit son contrat.
bon ben ça c'est du cinéma , du cinéma français de qualité s'il vous plait ! c'est franchement jubilatoire de voir ces "gueules", ces légendes du cinoch hexagonales s'envoyer a la tronche les répliques les plus cinglantes et les plus drôles du monde, dans un somptueux décor de western!
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5,0
Publiée le 11 juin 2021
Cent mille dollars au soleil est un film de Henri Verneuil qui constitue une capsule temporelle c'est une vision d'un monde révolu où des ressortissants français expatriés vivent et travaillent dans un pays d'Afrique du Nord fortement arabisé. Ce film a été tourné en partie à Marrakech au Maroc à un moment donné la caméra passe en revue les tanneries primitives de cette ville alors que les personnages marchent vers leur destination. Dans le film la ville est identifiée comme Le Moussorah un nom qui n'existe que sur l'enseigne de l'hôtel et les bornes kilométriques fabriquées comme décor pour ce film. Il traite des conducteurs de camions qui transportent des marchandises dans le désert et sur des terrains montagneux. Parmi ces conducteurs figurent Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura qui jouent des copains travaillant pour la société de camionnage de Gert Frobe. La fiancée de Belmondo (Andréa Parisy) a à peine le droit de terminer une phrase il attend d'elle qu'elle reste assise et qu'elle soit jolie. Quant à Angèle qui rêve des horizons plus larges de la grande ville Ventura lui dit que ce n'est pas une prostituée parce qu'elle ne prend pas de fric quand elle couche avec ses copains...
film culte pouvant rappeler le salaire de la peur , cent mille dollar démontre le fantastique savoir faire de verneuil ,pitoyablement éréinté en son temps par ces pignoufs de la critique .