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JR Les Iffs
101 abonnés
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2,0
Publiée le 29 octobre 2017
Un homme quitte sa femme pour une autre plus plantureuse et qui est aussi une "bête" de sexe. Ils vivent dans une maison au bord de la mer. Une autre femme vient vivre avec eux. Mais l'homme tue la femme plantureuse etspoiler: ... la mange.
Film assez faible de Ferreri. Une réalisation assez plate, des acteurs pas très chaleureux, un faux érotisme, une provocation facile, des dialogues sans saveur. Un film très moyen et sans humour.
Vingt ans après, Ferreri reproduit la thématique de « La grande bouffe », mais sur un mode plus mineur, plus dépressif. La condition humaine selon le réalisateur, c’est « L’homme machine », un être dominé par ses fonction génitales et nutritives, avec pour seul perspective un matérialisme désespérant. « La grande bouffe » était une fable pleine de démesure et de sens de la transgression, avec « La chair » il ne reste que de la dérision et de l’humour. Et la chair reste triste.
"La chair" contient des éléments qui rappellent incontestablement certains précédents opus du réalisateur, notamment "La semence de l'homme" (où on se replie en bord de mer, fuyant une menace inconnue), "Liza" (où la femme remplace le chien pour se faire aimer de son maître) et "La grande bouffe". Concentrée sur le sexe, qui occupe l'essentiel de l'emploi du temps des protagonistes (l'homme devient ici, pendant plusieurs jours, un objet dont use et abuse sa compagne), et sur la nourriture (on passe le reste du temps à se goinfrer), l’œuvre se présente comme le constat lucide et froid que la société de consommation met fin, peu à peu, aux relations humaines, chacun(e) voyant dans l'autre un objet de désir ou d'intérêt dont on finit inexorablement par se lasser. Francesca Dellera et Sergio Castellitto incarnent remarquablement des personnages tourmentés.