L'Atlantide (French version)
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lillois
lillois

124 abonnés 454 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 avril 2010
De Georg Wilhelm Pabst, je restais sur la formidable impression laissée par son "Das Tagebur einer Verlorenen" ("Le journal d’une fille perdue", l’un des plus beaux films du Monde, qu’on se le dise). Adaptée du court deuxième roman de l’Académicien Pierre Benoît paru en 1919, que je n’avais jamais lu, cette version tournée en français de "L’Atlantide" m’a stupéfait. On en soupçonnerait presque certains d’avoir abusé du kif (40% haschisch, 60% opium nous dit-on à un moment). Certes je ne m’attendais déjà pas à un récit aussi éloigné de la mythologie, mais surtout qu’est-ce que ça a vieilli ! En entendant sur les ondes une évocation de l’énigmatique Atlantide depuis un fort en Afrique, le capitaine Saint-Avit se remémore les tragiques événements qu’il connut deux ans plus tôt. Selon lui, l’hypothèse d’un enfouissement de la Cité Antique par les sables du Sahara ne fait aucun doute… puisqu’il y a été en compagnie de son ami Morhange ! Encore très théâtral, le jeu du comédien principal (Pierre Blanchar) porte l’héritage du muet. Au cours de son séjour dans la ville où règne en déesse Antinéa, Saint-Avit croisa des personnages plus ou moins lucides sur la situation (car la réalité s’estompe pour qui veut croire). L’ensemble apparaît quasiment dépourvu de rythme et on pourra trouver le temps long. Voilà en tout cas une étrangeté onirique baignant dans une douce folie. Ça se regarde avec curiosité, parfois avec amusement, mais c’est devenu si incroyablement kitch qu’il est bien difficile de se plonger encore dans l’aventure. La triste note que j’accorde reflète l’absence de plaisir que j’ai éprouvé devant ce long-métrage et non sa valeur intrinsèque probable (il s’agit tout de même d’un Pabst !). A sa sortie en 1932, il fut d’ailleurs un grand succès populaire. A souligner que comme cela se faisait parfois à l’époque, ce long-métrage a été tourné simultanément dans plusieurs langues (en allemand bien sûr, en français donc, et en anglais), avec parfois différents acteurs.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 août 2019
A la limite, 'L'Atlantide' peut se regarder si on le considère comme un document historique. Mais comme film, c'est ennuyeux, pénible même, et truffé d'idioties orientalistes.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 226 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 avril 2025
Le lieutenant Saint-Avit (Pierre Blanchar) se souvient de cette extraordinaire aventure aux côtés du capitaine Mohrange, ils furent retenus dans une étrange cité, l'Atlantide, commandée par la mystérieuse reine Antinéa.
Adaptant le roman de Pierre Benoit, Pabst joue la carte de l'étrangeté, celle qui procède de l'énigme de l'Atlantide ou qui émane des immensités désertiques et d'un exotisme saharien ostentatoire. C'est un film d'atmosphère dans lequel on voit bien que l'économie de dialogues est une façon de n'être pas tenté ou tenu de rationnaliser. La singularité de la mise en scène ne nous échappe pas mais, disons-le, elle n'est d'aucun secours à une intrigue sans portée dramatique.
Car, si les marches douloureuses du héros dans le sable du Sahara ne donnent pas le frisson de l'épopée, l'action à l'intérieur de la cité perdue, où Antinéa semble envouter son prisonnier de manière surnaturelle, se résume à d'ennuyeuses simagrées orientales et amoureuses. C'est un cinéma d'aventures vieillot, à l'image du jeu ampoulé et théâtral des acteurs. L'épreuve du lieutenant Saint-Avit et son voyage ne m'ont absolument pas touché.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2013
Ah "L'Atlantide", ce vieux rêve de l'humanitè, ce continent englouti, cette civilisation puissante du gèographe ne serait en dèterminer avec certitude l'emplacement! Pourtant, ce monde disparu a existè! Que dire, il existe peut-être encore aujourd'hui [...] On remarquera d'ailleurs que le roman de Pierre Benoît devait inspirer bien des cinèastes tel que l'immense Georg Wilhelm Pabst en 1932! Plusieurs oeuvres furent tirèes de ce fabuleux roman, sans jamais rèussir à en atteindre les cimes èrotiques qui ètaient la base même du livre, avec son hèroïne Antinèa! La première et la meilleure adaptation est de loin celle de Jacques Feyder en 1921! Pourtant cette version parlante de Pabst ne dèmèrite pas pour autant sur le papier! Alors en dèclin, Brigitte Helm, beautè de glace, constitue une fois encore le grand apport de l'Europe à l'èrotisme au cinèma en jouant d'une façon quasi-mythique le rôle d'Antinèa! En capitaine de Saint-Avit, Pierre Blanchar est convaincant et les images du sable du Sahara sont belles et fascinantes à la fois! « Celui qui a perdu aux èchecs, a perdu le repos. Celui qui a gagnè à l'amour, a gagnè la mort »...Un Pabst à (re)dècouvrir, tout comme les trois versions de "L'Atlantide" du même metteur en scène! A l'èpoque, l'habitude ètant de rèaliser le même film en plusieurs langues (française, allemande, anglaise)...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 novembre 2008
La trame du film était intéressante dommage qu'elle ne soit pas mieux exploitée, 2 étoiles à l'ancienneté.
LaFouine
LaFouine

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2009
Une belle mise en scène rétro, avec des décors naturels sublimes. Pabst réussi bien à rendre l'esprit mystérieux du livre de Pierre Benoit.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 février 2019
Un film fantastique (beaux décors) un peu décevant. Pierre Blanchar surjoue trop et se croit encore à l'époque du muet. Brigitte Helm est plus convaincante en femme fatale (belle scène érotique où le héros se prosterne devant elle). Le mystère est assez bien restitué, mais le film manque de rythme (le scénario n'est pas très riche) et Sokoloff cabotine beaucoup. Malgré de belles images, le film souffre de longueurs et d'une interprétation très quelconque.
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