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GabbaGabbaHey
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5,0
Publiée le 27 août 2010
Un très grand chef d'oeuvre du cinéma belge. Une œuvre d'une grande profondeur, menée par Benoit Poelvoorde, absolument génial dans son personnage. Un film subversif, calme et saisissant, qui sait se montrer drôle comme triste, colérique, sincère, tragique, rempli d'espoir... Une symphonie émotionnelle, racontée avec une sobriété incroyable. Des dialogues d'une puissance incomparable, des personnages fascinant par leur sincérité et leur naturel, une mise en scène simple et convaincante... Une œuvre d'une intensité mémorable.
Prodigieuse satire sociale, à la fois âpre et sensible, qui se moque de la bêtise humaine et porte un regard tendre sur les "petites gens". L'excellent Benoit Poelvoorde y est également pour beaucoup dans le succès de cette oeuvre magnifique et pleine d'espoir...
Un film étrange, où l'ambition démesurée d'un père déchire sa petite famille à l'aube de l'an 2000. Le noir & blanc est un bon choix pour cette oeuvre mais, mis à part Benoît Poelvoorde le jeu d'acteur n'a rien de très attractif. On ne creuse pas les personnages. Les rôles sont à mon sens trop faciles à jouer & on ne s'y attache pas vraiment. Des scènes cocasses qui prêtent parfois à sourire mais rien de suffisant à retenir de ce film où l'histoire est dénuée de tout intérêt. Sauf si vous êtes colombophiles ou natif de la région de Charleroi & des ses alentours.
Mouai, je m'attendais à mieux, et à voir un vrai film comique. Peu de réplique qui apportent le sourire aux lèvres. Il parle d'une famille et des ambitions démesurrés du père. A voir pour les amoureux de Poelvoorde (comme moi) mais pas plus lol.
Le film est véritablement dans la veine de "c'est arrivé...." qui nous faisait découvrir cet univers satirique totalement original et par la même occasion cet acteur formidable qu'on ne présente plus maintenant. J'y vois une sorte de film familial où l'amour du père a du mal à s'exprimer face à ses enfants. La petite fille est terrorisée face à son père qu'elle aime et le garçon va seul pouvoir lui tenir tête. Mais de quelle façon..... C'est touchant assez souvent et souvent sarcastique dans un humour très personnel.
La Belgique de Striptease dans cette chronique socio-familiale décalée et attachante mais trop brouillonne, portée par un Poelvoorde aussi pathétique que touchant.
Cela fait quelques années maintenant que nous sommes en contact assez régulier avec lui mais, il nous est encore assez délicat de mettre des mots sur ce que peut vraiment être l'esprit belge. L'esprit belge, dont peut découler son humour, c'est de mettre en scène des situations (prêtant à rire ou non) complètement incongrues tout en laissant penser, par le seul biais de les jouer naturellement, qu'elles peuvent réellement avoir lieu dans la vie de tous les jours. "Les convoyeurs attendent" est tout à fait dans cet esprit. Cette histoire de tentative de battre le record d'ouvertures de porte en 24h est un défi fantaisiste que les esprits originaux d'ici et d'ailleurs adorent relever, l'arrière plan social d'une petite banlieue en proie au chômage est ultra crédible, ce qui échappe aux règles du bon sens, ce sont certaines actions effectuées par tous les personnages, avec un détachement qui laisse pantois. C'est à la fois la force et la faiblesse du film. Car s'il y a des passages absolument hallucinants, comme le mariage à l'hôpital, on a cette féroce impression qu'il en manque. Et on ne peut qu'en avoir le regret puisque Mariage (qui sait aussi se faire touchant dans certaines séquences) avait à sa disposition, en plus du terreau idoine, une distribution impeccable, Benoît Poelvoorde en tête.
La bêtise et la beauferie de ce père de famille qu'interprète avec justesse l'excellent Benoît Poelvoorde qui, pour améliorer son quotidien par le gain d'une voiture, contraint son fils à battre un record stupide, pourraient ne prêter qu'à sourire si le ton du film de Benoît Mariage ne se teintait pas d'une réelle amertume, si surtout le comportement imbécile du père n'avait pas d'incidences pénibles pour ses enfants. Le réalisateur trouve des circonstances atténuantes à ce pauvre type. Son univers, filmé dans un noir et blanc déprimant, est celui d'une province industrielle belge particulièrement sinistre, et c'est ce décor populaire, indiciblement triste, qui s'offre tous les jours au photographe de presse cynique qu'est par ailleurs le père indigne et à sa famille. Cette vision sociale désenchantée déteint forcément sur les moments de comédie initiés par l'ignominie d'un type qui peut-être aussi plus méchant que bête. Cependant que la grâce mélancolique de la petite fille de ce dernier ou les qualités de coeur d'un voisin simplet et méprisé contribuent, parfois, par leur caractère poétique, à détourner le film de la farce noire du genre "Affreux, sales et méchants". On est touché mais notre plus grand plaisir reste lié à la brillante composition de Poelvoorde, à la navrante authenticité de son personnage cultivant avec arrogance ses clichés sur la vie, son autorité patriarcale sans appel et symbolisant la désarmante médiocrité de gens qui n'ont pas la vie facile.
Ce film de Mariage avec Poelvoorde est presque devenu culte je trouve. C'est la Belgique, la Wallonie, Liège, enfin c'est comme ça que je le vois. Ca pourrait presque être du Dardenne... L'intrigue est moyenne, mais les personnages sont attachants. Le film a vieilli, je trouve, une petite restauration lui ferait le plus grand bien.
Contrairement à ce que laisse penser son titre, "Les convoyeurs attendent" n'a pas pour sujet principal la colombophilie. Il est plutôt question d'un absurde record du monde d'ouverture de porte.
Il ne laisse pas le meilleur souvenir car, si les deux premiers tiers (inspirés de la comédie italienne) sont hilarants, le ton change brutalement vers un mauvais mélodrame, prévisible comme du Ismaël Saidi. Poelvoorde est particulièrement médiocre lorsqu'il revend ses couverts au voisin attardé.
Il s'agit du film, après le moins original "Les randonneurs" deux ans plus tôt, qui a véritablement lancé la carrière de l'acteur, sept ans après la sortie du film de fin d'études rallongé "C'est arrivé près de chez vous".
C'est également le film qui a lancé la carrière de Bouli Lanners, dans un important second rôle, clairement inspiré par le personnage du futur bourgmestre de Bruxelles Michel Demaret dans le chef-d'œuvre du duo Jean-Jacques Péché et Pierre Manuel "Week-end ou La qualité de la vie" (1972), que l'acteur avait découvert détourné par les Snuls.
La mise en scène s'inspire, entre autres, de celle de "La Vie de Jésus" (1997) de Bruno Dumont.
Mais "Les convoyeurs attendent" se distingue surtout par sa remarquable photographie en n/b de Philippe Guilbert, qui rappelle fort celle de "L'Atalante" (1934) par Boris Kaufman. Et celle de "Déjà s'envole la fleur maigre" (1960) par André Goeffers.
Les décors de Marchienne et La Docherie sont très importants. Ils ajoutent une identité visuelle sombre.
Benoît Mariage a commencé sa carrière en collaborant à l'émission "Strip-Tease", dont on retrouve des traces ici comme "Radio Chevauchoir" ou l'imitateur d'Elvis Presley.
(À noter que "Les convoyeurs attendent existe en version télévisée en couleurs. C'est comme ça qu'il a été diffusé en Australie.)
Un concentré d’esprit belge, peut-être plus précisément d’esprit wallon. On y retrouve une faculté étonnante à faire déraper le prosaïque, le banal, le ringard, dans l’absurde et le délirant à froid (la séance du record de fermetures de porte devant public de kermesse provinciale est le plus grand moment du film, à cet égard). Il y a aussi une tendresse pour les gens simples, dépourvue de tout paternalisme déplaisant (même si ça tombe un peu dans le gentillet). La banlieue ouvrière de Charleroi est très bien filmé, dans un beau noir et blanc, avec petits intérieurs pleins de sulpiceries, et la passion nationale pour la colombophilie. Un film très attachant, surtout si l’on aime la Belgique. Il manque simplement de la consistance dans le scénario pour faire une grande œuvre.
Beau film au niveau des images et de ses personnages touchants, un peu décevant sur la fin qui tourne court par rapport aux pistes ouvertes par le scénario.