Blonde Vénus
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 août 2010
Le scénario est abracadabrantesque. Marlène Dietrich est de nouveau meneuse de revue, déchirée entre deux amours. Il ne faut pas manquer son striptease du gorille! A voir sinon pour le traitement de la lumière et les effets d''accélération du mouvement (superposition des images).
Intéressant aussi du point de vue du statut social de la femme.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2010
Encore une fois Sternberg retrouve sa vedette fétiche Marlène Dietrich dans ce mélodrame qui se passe encore une fois dans le milieu du music hall (cf. "L'ange bleu"). Un film plaisant, même s'il a du mal à cacher sa morale bien pensante judéo-chrétienne: la femme qui a péchée (même pour une bonne cause) devra expiée ses fautes. A noter le numéro de music-hall où Dietrich est déguisée en gorille, un costume incroyablement réaliste pour l'époque.
Plume231

4 413 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 décembre 2009
C'est le moins extravagant des films de Josef von Sternberg avec sa vedette fétiche Marlene Dietrich mais c'est aussi le plus mauvais du réalisateur que j'ai vu jusqu'ici. La première demi-heure est assez réussie, Marlène Dietrich encore magnifiquement photographiée par Sternberg montre qu'elle sait jouer, chanter et danser à la perfection, étant même convaincante dans le rôle inhabituel pour l'actrice de la mère de famille dévouée. Il est intéressant de voir Cary Grant pratiquement à ses débuts dans un second rôle même si on est encore loin de la flamboyance et du charisme de l'acteur des films d'Hitchcock ou des comédies d'Howard Hawks. Mais c'est dans la deuxième partie que le film déconne par la faiblesse de son scénario et surtout par sa psychologie de bas étage, en particulier dans le comportement excessif du personnage d'Herbert Marshall, qui mériterait la palme du bouseux de première, et qui ne correspond pas du tout à l'allure élégante de l'acteur. Et je ne vous parle pas du final qui se distingue particulièrement par par son côté grotesque. Une énorme déception.
loulou451
loulou451

147 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2009
Et un chef-d'oeuvre de plus pour Josef von Sternberg qui livreici peut-être son meilleur film. Epoustouflant de modernité, presque insensé à notre époque puritaine de glorifier l'image du'une femme vénale quittant son mari souffreteux pour un bel homme riche et intelligent, "Blonde Vénus" bouleverse la morale et offre à la grande Marlène son plus grand rôle. Un scénario puissant et riche souligné par une mise en scène exceptionnelle qui bannit de son cadre tout autre cliché qu'une fin certainement voulue et imposée par les studios. Un très grand film qui traverse le temps avec une éternelle jeunesse.
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2023
"Blonde Venus", cinquième des sept films qui concrétiseront l'inoubliable collaboration entre Josef Von Sternberg et Marlène Dietrich, fait un peu figure d'exception dans l'univers exotique au sein duquel le réalisateur se plaisait à photographier sa star. Vraisemblablement sur une idée de Dietrich, "Blonde Venus" sera un pur mélodrame comme la Paramount ou la MGM en produisaient à l'époque mais plutôt avec des actrices à l'image moins sexuée que Miss Dietrich. L'idée de voir sa star changer de registre ne devait sans doute pas ravir la Paramount vu les difficultés qu'elle causa à Von Sternberg, lui demandant entre autres de modifier la fin initialement prévue. Venant au secours de son réalisateur, Marlène Dietrich dont le remplacement par Tallulah Bankhead fut un temps envisagé, finit par obtenir gain de cause grâce à la ténacité qui la caractérisait.
L'échec public fut malheureusement au rendez-vous, donnant à priori raison au studio qui par ailleurs supportait de plus en plus mal le caractère jugé irascible de Von Sternberg. La critique encore aujourd'hui n'est pas unanime sur les qualités intrinsèques de "Blonde Venus", reprochant à Sternberg d'avoir continué à magnifier la plastique de son égérie dans un contexte qui ne s'y prêtait guère, ôtant ainsi une grande partie de sa crédibilité au récit concocté par Jules Furthman, fidèle scénariste de Von Sternberg. On peut souscrire à cette thèse mais aussi voir dans le parti pris du scénario un traitement avant-gardiste de l'image de la femme incarnée par Marlène Dietrich aussi bien à la l'écran qu'à la ville. Quelque parure, uniforme, statut ou profession qu’elle endosse, rien ne vient entraver sa soif de liberté et d'indépendance.
"Blonde Venus" éclaire donc de manière lumineuse cette donnée consubstantielle à la personnalité de l'actrice qui ne fait qu'un avec ses personnages. spoiler: Naïade tout droit sortie d'un film hédoniste de Leni Riefenstahl dans l'introduction, femme au foyer aimante une fois conquise par un chimiste obscur puis déesse à perruque afro et blonde sortant d'un costume d'orang-outan sur l'air endiablé du "Hot Voodoo" de Sam Coslow et Ralph Rainger, Helen Faraday (Marlène Dietrich) assume chacune de ses facettes sans jamais se renier ni s'excuser
. Son patronyme Faraday comme l'effet magnéto-optique du même nom, illustre bien l'effet qu'exerce la jeune femme sur chacun des hommes qui croisait son regard. Il n'a sans doute pas été choisi par hasard.
Une fois encore donc, Von Sternberg met tout son sens du raffinement esthétique au service de celle qui depuis qu'il l'a rencontrée ne cesse de le fasciner. Une fascination tellement extériorisée et magnifiée qu'elle en devient contagieuse même par-delà les décennies qui passent, permettant aux sept films du duo de constituer un ensemble parfaitement cohérent qui près d'un siècle après leurs sorties en salle place toujours Josef Von Sternberg et Marlène Dietrich au panthéon du septième art. Cary Grant tout juste débutant et Herbert Marshall dans des rôles diamétralement opposés mais aussi le jeune Dickie Moore contribuent à la force de ce mélodrame flamboyant et déchirant où Marlène Dietrich par-delà sa beauté, exprime à sa façon qui était unique, la versatilité des sentiments humains. À voir et à revoir.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2010
Alors, c'est vrai qu'il faut replacer le filmm dans son contexte, mais tout de même... Même si Von Sternberg est un formidable metteur en scène, il lui st bien difficile de se sortir de cet invraisemblable mélo, ou tout semble incroyable, que ce soit les réactions des personnages, et ou tout devient incroyablement compliqué pour pas grand chose. En effet, comment vraiment s'intéresser ou trouver une quelconque sympathie pour le personnage du père, dont la réaction est à tomber par terre, ou encore par la fin, quelque peu agacante aussi? Heureusement, les personnages gardent parfois un peu de consistance, notamment celui de Cary Grant, qui est le seul réel intérêt de ce mélo certes regardable, mais tout de même terriblement daté.
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