La Fille à la casquette
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soniadidierkmurgia

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2,5
Publiée le 30 octobre 2025
Décidement, Paul Newman se sera imposé le martyr autour du mitan des années 1960 alors que déjà sur le chemin de la starisation après des films comme « Marqué par la haine » (Robert Wise, 1956), « Le Gaucher » (Arthur Penn, 1958), « La chatte sur un toit brûlant » (Richard Brooks, 1958), « L’Arnaqueur » (Robert Rossen, 1961) ou « Le plus sauvage d’entre tous » (Martin Ritt, 1963), il s’entêtera tout au long de cinq comédies à prouver qu’il pouvait élargir son registre dans un genre où avaient brillé avant lui nombre d’acteurs de l’âge d’or des studios tels James Stewart, Spencer Tracy, Gary Cooper, Cary Grant et même Clark Gable. Seul « La brune brûlante » où il bénéficie outre du grand savoir-faire de Leo McCarey spécialiste du genre ainsi que de la présence rassurante à ses côtés de son épouse Joanne Woodward et de la piquante Joan Collins est une réelle réussite parmi cinq métrages majoritairement insipides.
En 1963, la Paramount alors que Newman vient de remporter un très solide succès avec « Le plus sauvage d’entre tous », décide de surfer sur la vague en mettant le couple que l’acteur forme avec Joanne Woodward à l’affiche de « La fille à la casquette » une comédie dirigée par Melville Shavelson, réalisateur-maison spécialiste du genre. Le couple qui a déjà été réuni quatre fois à l’écran est de nouveau envoyé à Paris après y avoir tourné « Paris Blues » sous la direction de Martin Ritt. Joanne Woodward incarn spoiler: e une styliste à l’allure un peu garçonne entièrement dévouée à son métier en voyage avec son patron (George Tobias) et son adjointe (Thelma Ritter) dans la capitale de la mode pour renouveler leur collection. Dans le même avion se trouve un jeune journaliste (Paul Newman) coureur de jupons envoyé en pénitence en Europe après avoir séduit l’épouse du son directeur de journal.

spoiler: L’intrigue s’enroule assez hardiment autour de la relation tout d’abord conflictuelle née dans le New York-Paris. Naturellement rien de plus excitant que deux tempéraments opposés qui s’aimantent.
Rien de très novateur non plus. Melville Shavelson mise alors sur le dépaysement parisien et ses clichés pour relever une sauce un peu fade. C’est donc sans trop de surprise que l’on retrouve l’éternel titi de Ménilmontant, Maurice Chevalier pour pousser la chansonnette alors qu’il inaugure la fête annuelle de la Sainte Catherine. Paul Newman dans son rôle de séducteur compulsif un peu porté sur la bouteille est souvent en surrégime. Mais malheureusement cette fois-ci Joanne Woodward empêtrée dans un rôle franchement improbable pour lequel elle n’a pas le physique requis ne peut pas grand-chose pour venir au secours de son cher et tendre. Chose très rare chez la très talentueuse actrice oscarisée à seulement 28 ans pour « Les trois visages d’Eve » son troisième film.
On l’aura compris « La fille à la casquette » un peu bancal ne confirmera pas Paul Newman dans sa vocation d’acteur comique même s’il récidivera encore trois fois. C’est donc le couple plus âgé formé par Thelma Ritter et George Tobias qui dans l’ombre des deux vedettes à la ramasse qui est la bonne surprise du film, leur relation étant finement décrite par Shavelson. Se découvrant amoureux l’un de l’autre à près de soixante ans, ils sauvent avec l’impayable Eva Gabor le film du naufrage. Rappelons pour l’occasion quelle grande actrice était Thelma Ritter aujourd’hui oubliée qui durant les années 1950 et 60 fut nommée six fois pour L’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Heureusement on l’a déjà dit Paul Newman comprendra quelques années plus tard où se trouvait son meilleur emploi. Arrivé à l’âge mûr, libéré de tous les tics de l’Actor’s Studio, il parviendra à se montrer comique notamment dans le mal compris « Blaze » (Ron Shelton, 1989) ou encore dans « Un homme presque parfait » (Robert Benton, 1994) où l’acteur à son summum réalise l’une de ses meilleures interprétations. Par quelle magie ? Tout simplement en ne cherchant pas à être drôle.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 juin 2014
Une comédie romantique moyennement originale surtout avec le voyage à Paris, elle possède tout de même un ton particulier mais il lui manque une vrai dynamique.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2014
Joan Woodward est « la fille à la casquette » dans ce film sympathique de la Paramount dont l'action se dèroule dans les milieux de la haute couture parisienne! Dans "A New Kind of Love", Woodward a un prènom inspirè de la Bible! D'ailleurs, elle a une puretè biblique pour certaines choses! C'est une « voleuse » a l'air innocent et doux, une styliste espionne...bref, une modèliste new-yorkaise qui porte bien les lunettes de soleil bleutèe! Signe du destin ou coïncidence ? Elle s'amourache du très charismatique Paul Newman qui incarne ici un journaliste passionnè de sport! Leur attirance est èvidente! Elle se poursuivra à une fête de catherinettes animèe par un certain Maurice Chevalier qui n'hèsite pas à pousser la chansonnette, puis par une partie de foot et une course à vèlo! Paris devient alors une sorte de no man's land dont les hommes savent, pourtant, profiter! Comme souvent, Thelma Ritter enchaine les apparitions alimentaires, celle de Leena, secrètaire du propriètaire d'une maison de couture, Joe (George Tobias), qu'elle finira par èpouser! On soulignera les magnifiques cartes postales du Paris des 60's, du côtè de Montmartre ou du Sacrè Coeur! Attention tout de même aux contrefaçons...
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