Comme trop souvent avec ce genre de film, si l’affiche donne envie, une fois que l’on est devant, on regrette amèrement notre choix…
Le Chevalier du monde perdu (1983) est un nanar post-apocalyptique qui narre l’histoire d’un justicier au volant de son « destrier supersonic » (dixit le film, alors qu’en réalité, il s’agit d’une moto tunée, avec des gadgets ridicules, 2 ou 3 loupiottes qui clignotent et un ordinateur de bord façon K2000 à la voix insupportable, aux répliques consternantes (« Beep beep beep bop a lula ») et qui répète sans cesse 3 fois la même chose, quand elle ne sort pas des insultes à tout bout de champs).
Donc ce dernier va devoir combattre un tyran avec l’aide de rebelles. S’ensuivra alors une guéguerre à grand coup de mitraillettes (qui font des bruits de pistolet laser…), des explosions à tout va, des mannequins en mousse, une chef costumière qu’il aurait fallu virer sur le champ tant les fringues sont immondes (des looks tous plus affreux les uns que les autres). C’est cheap, c’est mauvais, voir même drôle par moment (notamment lorsque l’on assiste à la lente agonie de la moto, après qu’elle se soit fait rouler dessus par un Caterpillar, du jamais vu !).
Sans oublier quelques séquences gênantes (la casse auto avec cette réplique très élaborée « Sale chien, tête de chien ! » ou encore la scène de fin où les rebelles chantent tous ensemble ♪ ♫ All You Need Is Love ♫ ♪, gênant on vous dit).
Un sous Mad Max, avec peu d’argent et surtout, pas de talent. Le film n’ait d’ailleurs pas aidé par son casting, entre Robert Ginty, Fred Williamson qui cachetonne et Donald Pleasence qui cherche sa raison d’être ici, le film de David Worth (Kickboxer - 1989) s’avère bien difficile à regarder dans son intégralité, tant il s’avère mauvais.
Bric-a-brac d'objets de récupération et d'acteurs figuratifs et méli-mélos de dialogues absurdes et de scènes incensées, cette série Z est un véritable capharnaüm. Ce foutoir est trop bordélique pour être un nanar. Seules les présences du regretté et talentueux Donald Pleasence et de la regrettée et sublime Persis Khambatta donne un charme particulier à ce boxon. spoiler: Attention voiture barrée et vulgaire
« Warrior of the Lost World » est un échec dans sa tentative d'imiter le film « Mad Max » qui lui est une vraie réussite. Le réalisateur italien a confectionné ce film avec un faible budget, ce qui a engendré un divertissement modeste et sans ambition. L'intrigue se concentre sur un motard solitaire (Robert Ginty) qui se joint malgré lui à une rébellion d'une organisation appelée « The New Way » contre un dictateur. Bien que l’intrigue présente une quantité de morts ridiculement élevée, les performances de Donald Pleasance et Persis Khambatta ajoutent un certain charme. Petite bizarrerie, le motard est équipé d'une moto high-tech qui parle, un détail que j’ai trouvé plutôt agaçant sur la longueur. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).