Carbone 14, le film
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

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3,0
Publiée le 11 mai 2026
Au début des années 80, les radios libres explosent partout en France sur la bande FM. Parmi elles, on y retrouve Carbone 14, qui ne laissera personne indifférent, à tel point qu’elle sera interdite de diffusion par les services de l’État.

Pendant seulement 2 saisons, Carbone 14 viendra bousculer les ondes de la bande FM avec une rare irrévérence. Du mauvais goût et de l’audace, voilà comment on pourrait résumer cette émission de radio dont le slogan résumait à lui tout seul ce qu’elle était : « La radio qui vous encuIe par les oreilles ! ».

Cette radio libre était tellement provocatrice qu’elle fut contrainte d’arrêter d’émettre (les forces de l’ordre finiront par saisir le matériel pour s’assurer que cette radio cesse toute activité). Elle poursuivra un temps, sous forme de radio pirate, sans la moindre autorisation des autorités compétentes, avant de définitivement arrêter (sa fréquence sera attribuée à la radio Fréquence Gaie, qui deviendra par la suite Radio FG).

« La radio des ɔons, faite pour des ɔons et par des ɔons ! »
(autre slogan de la radio)

La programmation très orientée spoiler: sexe, drogue et alcool sera même taxée de "pornophonie" par Jean Dutourd (membre de l'Académie française). Dans le documentaire, on y retrouve Jean-Yves Lafesse en train de se faire suɔer en direct pendant qu’il tient des propos hyper misogynes auprès d’une auditrice. Ça parlait régulièrement, voir essentiellement de sexe (un couple sera même invité à faire l’amour en direct), de façon très cru, des propos que l’on ne pourrait absolument plus entendre de nos jours sur les ondes
.

Carbone 14, le film (1982) est un témoignage assez édifiant de ce qu’était la radio libre à ses débuts, avant qu’elle ne devienne plus "grand public", plus aseptisée et bien moins anarchiste & libertaire. Ce film réalisé par Jean-Francois Gallotte & Joëlle Malberg (aka "David Grossexe” & "Simone Cuisses d’acier") est une véritable capsule temporelle où l’on y retrouve Jean-Yves Lafesse, Jean-François Gallotte, Catherine Pelletier (aka "Supernana") ou encore Michel Fiszbin (aka "Robert Lehaineux"). Nul doute qu’ils étaient tous sous substances psychotropes et/ou bien éméchés, il n’y qu’à les voir faire les ɔons et débiter des insanités entre potes.

Seul regret, que le film n’ait pas laissé plus de place aux autres émissions de Carbone 14, en dehors des émissions irrévérencieuses (aucun mot sur celles diffusées en journée). Le film a été tourné en seulement 3 jours, à l’arrache, réalisé en mode guérilla, de manière amateur et avec du matos non professionnel, dans le seul et unique but de garder une trace de ces moments hors du temps, de ces derniers instants de liberté.

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2009
Une plongée directe dans le tout début des années 80. Epoque où je tentais de capter les radios libres Parisiennes en réalisant des antennes invraissemblables avec du fil de cuivre. CARBONE 14 aura bercer quelques unes de mes nuits. J'avais 17 ans, et entendre ce genre d'émissions sur une radio, était plus qu'improbable. Salut à vous les DAVID GROSSEXE, SUPERNANA (Catherine PELLETIER, décédée en 2007), LAFESSE (Jean-Yves LAMBERT, 24 ans à cette époque). Pour des gens de ma génération, c'est un flash back de 25 ans, ca fait franchement drôle de réentendre tout ceci, et de voir "ENFIN" ce que je n'avais qu'entendu ... Reportage à voir, pour les vieux ados nostalgiques des 80's, comme moi.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 avril 2019
S'il existe sur Internet des archives sonores du phénomène des radios dites "libres" ou radios locales, plus rares sont les témoignages visuels de leurs coulisses. C'est l'intérêt principal de Carbone 14, le film. Il est relatif à cette radio qui a émis de 1981 à 83.
Ce film a l'apparence d'un documentaire mais repose sur une reconstitution tournée en quelques jours d'une compilation d'émissions emblématiques de cette radio à la réputation scandaleuse.
Le co-réalisateur Jean-Francois Gallotte, également animateur de la station, apparaît régulièrement à l'écran avec une attitude délibérément provocatrice (dans le sens de provoquer des évènements ou des situations), voire hystérique. On ressent son intention de rendre l'animation radio plus cinégénique, quitte a pousser artificiellement les confrontations. Pour autant, la comparaison avec des archives d'émissions réalisées à d'autres périodes permet d'écarter le reproche d'une reconstitution factice, a fortiori lorsque l'on sait qu'une part de la notoriété de la station s'est bâtie sur des canulars pour, comme on ne le disait pas encore à l'époque, "faire le buzz".
Le film se concentre sur les émissions noctures, qui parlaient sans doute davantage de sujets tabous comme la sexualité ou la drogue, que les programmes diurnes.
Le sulfureux propriétaire de la station apparaît à plusieurs reprises en interview, ce qui renforce l'impression globale d'assister à un OVNI radiophonique, dont le caractère éphémère devient consubstantiel de l'ambiance générale. A voir avant tout si l'on souhaite se remémorer une époque parfaitement révolue ou la découvrir. Quelques années plus tard, la publicité se généralise sur les radios libres, les grilles de programmes sont rationalisées, la programmation musicale formatée, les émissions diffusées par satellite depuis Paris pour toute la France. Rideau.
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